13.05.15

06:43:11, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Clarisse accepte, pour satisfaire la perversité de son mari, de suivre quotidiennement des expériences sexuelles de toutes natures dont elle doit ensuite lui décrire les moindres détails.

Mon avis :

Deuxième film de la collection "Cinéma érotique français" de chez Bach Films (après "Belles d'un soir") à mettre en scène la star incontestée du cinéma pornographique français, la merveilleuse Brigitte Lahaie, "La maison des phantasmes" nous est ici proposé dans sa version soft, après avoir été édité depuis belle lurette chez Alpha France dans sa version hard...

Également connu sous les titres "Soumission", "Clarisse" ou encore "Je mouille pour vous" (Tout un programme!), "La maison des phantasmes" fût réalisé en 1979 par Burd Tranbaree, alias Claude Bernard-Aubert ("L'ardoise", "L'affaire Dominici", "La fessée ou Les mémoires de monsieur Léon maître-fesseur", "Les filles du régiment", "Le denier du colt"), réalisateur de films classiques, qui comme de nombreux autres passa à la mise en scène de films pornographiques dans les années 70 durant la période que l'on nommera par la suite l'âge d'or du X français.

Au cours de cette période, nombre de films comme celui-ci virent le jour dans deux versions, l’une pornographique et l’autre érotique destinée en général à des pays moins permissifs que le notre. L'avantage d'avoir affaire à des cinéastes ayant eu une carrière plus classique auparavant, c'est que l'on avait le droit à des films avec un vrai scénario et qui étaient joliment filmés.

Alors que la plus part des films de cul commencent en déshabillant leurs actrices, celui-ci fera le contraire, en habillant sensuellement la sublime Brigitte Lahaie ("Parties fines", "Parties de chasse en Sologne", "Fascination", "Le couteau sous la gorge", "Les prédateurs de la nuit", "Calvaire") pour notre plus grand plaisir... Une scène où l'on appréciera les formes toutes en courbes de la belle! Eh oui mesdames! Si on a tant fantasmé sur Brigitte Lahaie, c'est bien parce qu’elle avait une vraie poitrine (fabuleusement belle, il faut l’avouer!), avec de jolies hanches, pas comme ce que l'on voit le plus souvent de nos jours...

Toujours est-il qu'alors que Madame Clarisse s'habille, Monsieur Matthieu, joué par celui qu'on surnommait « Queue de béton » (Surnom qui lui fût attribué suite à un film du même nom!), Richard Allan ("Mes nuits avec... Alice, Pénélope, Arnold, Maud et Richard", "Le sexe qui parle 2", "Veuves en chaleur", "La femme-objet", "L'exécutrice"), l'un des mousquetaires du X hexagonale, joue pendant ce temps du piano dans le salon de leur splendide demeure aristocratique.

Matthieu, assez froid il faut l'avouer, lui confie alors une enveloppe et lui indique de se rendre dans la chambre d'un hôtel assez miteux où l'attend un certain Monsieur Morange, joué par Dominique Aveline ("Fièvres nocturnes", "Les petites écolières", "Les bas de soie noire"), l'une des figures les plus mythiques du cinéma porno de l'époque, faisant parti d'ailleurs des fameux mousquetaires. En parlant de Dominique Aveline justement, je me souviens l’avoir rencontré il y a environ une vingtaine d'années tout près de chez moi se faisant bronzer au soleil sur les bords de Marne, près du pont de Nogent portant juste un petit short en jean... L'acteur nous a quitté en mars 2009 des suites d'un cancer. Souvenir ému!

Enfin, bon, ce que notre pauvre Clarisse ne sait pas, c'est qu'elle va devoir lui obéir et satisfaire ses fantasmes! Pourquoi la livrer au loup comme ça me direz-vous? Eh bien parce que lors d'un accident de voiture où elle était au volant, il est devenu impuissant et qu’un psychiatre lui a dit qu'il pourrait peut-être retrouver l'usage de son organe grâce à un choc psychologique!

Il a donc élaboré un plan où sa femme sera soumise à ses moindres caprices, la faisant prendre par plusieurs hommes qui la « violeront » même sous ses yeux ou encore il l'humiliera devant leurs domestiques et convives, jusqu'à évidemment un final où il retrouvera enfin ses capacités!

A travers des scènes parfois étranges, à la limite de l'onirisme, le réalisateur signe un film curieux, parfois étrangement comique, comme lors de la scène finale où tous les protagonistes émus s'agenouillent devant le couple faisant enfin l'amour, mais souffrant tout de même de quelques longueurs en partie dues au fait que les scènes érotiques soient un peu trop sages, que cela soit dans cette version ou dans la version hard.

En revanche, le film sera tout de même assez déviant puisque notre châtelain donnera des cours de piano à une adolescente et qu'il n'hésitera pas à abuser d'elle, lui mettant par exemple la main dans la culotte en présence de sa mère tricotant tranquillement à côté...

Quant à l'air mélancolique au piano qui se répète continuellement, même s'il ne sera pas désagréable, il finira tout de même par devenir un peu lassant à la longue. Il est à noter que celui-ci sera signé par Alain Goraguer ("Sur un arbre perché", "L'affaire Dominici", "La planète sauvage"), signant ici sous le pseudonyme de Paul Vernon une musique plutôt réussie notamment pour ce qui est de deux morceaux de rock progressif assez sympathiques.

Eh oui, il y a même le sosie d'Henri Guybet dans "Les Aventures de Rabbi Jacob"!

Parmi le reste du casting, on remarquera essentiellement la présence d'une véritable gueule incontournable du X de l'époque, Piotr Stanislas ("Nous étions un seul homme", "Adorable Lola", "Caligula et Messaline", "Vacances à Ibiza"), premier hardeur à avoir revendiqué sa bisexualité, connu pour réussir à se sucer lui-même la queue (Eh oui, cela laisse songeur!) et d'Élisabeth Buré ("Zob, zob, zob", "Le droit de cuissage", "Les bas de soie noire", "L'Initiation d'une femme mariée") dont le visage évoquera forcément des souvenirs aux amateurs de films pornos des années 70/80...

Malgré son côté un peu trop soft et son rythme assez langoureux, "La maison des phantasmes" est un film érotique pas inintéressant donnant des vrais rôles de composition à ses deux acteurs principaux, deux des plus grandes stars du X français des années 70.

"La maison des phantasmes" est sorti en DVD dans sa version soft le 27 janvier 2015 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.66:1 4/3 avec au choix les versions française et anglaise en Dolby Digital 2.0 mono. Au niveau des bonus, on a le droit à un excellent entretien avec Christophe Bier qui revient sur le film et aux bandes annonces de la première vague de films de la collection, ainsi qu’aux visuels des 6 titres de cette collection.

Il est à noter que la version hard du film est sortie en DVD chez Alpha France en double programme accompagnée du film "Couple cherche esclaves sexuels".

La maison des phantasmes

La maison des phantasmes
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