Archives pour: Mars 2015

31.03.15

07:56:53, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Totalement amnésique, Jonah se réveille dans une fosse remplie de cadavres. Secouru par une femme, il l'accompagne jusque dans une maison isolée en pleine forêt où il retrouve cinq autres personnes, toutes dans le même état que lui. Petit à petit, des flashs d'évènements brutaux refont surface et des tensions apparaissent dans le petit groupe et Jonah se demande si le responsable du massacre est parmi eux.

Mon avis :

Parmi la multitude de films d'horreur qui débarquent régulièrement, peu sortent finalement du lot et arrivent à nous surprendre... Cela sera pourtant le cas de cet "Open Grave", qui arrive sans crier gare et crée indéniablement la surprise!

Le nouveau film de Gonzalo López-Gallego ("Nómadas", "Les Proies", "Apollo 18") démarre sur les chapeaux de roues avec une ambiance bien glauque, crasseuse et étrange comme on les aime! Dès la première scène, on découvre le personnage de Jonah, interprété par Sharlto Copley ("District 9", "Elysium", "Old Boy", "Maléfique"), qui se réveille sur un monceau de cadavres sans avoir le moindre souvenir de pourquoi il est là.

Sorti de la fosse commune dans lequel il se trouvait par une jeune femme mystérieuse, il va rapidement tomber sur d'autres survivants qui comme lui n'ont aucun souvenir. Alors que la petite communauté se demande ce qu'ils font donc là et qui ils sont, rapidement ils vont se mettre à douter les uns des autres au fur et à mesure que certains souvenirs referont surface et surtout de ce pauvre Jonah arrivé le dernier. Ils vont également s'apercevoir qu'une menace extérieure les guette en découvrant notamment des cadavres attachés à des arbres de la forêt qui entoure la demeure où ils se trouvent...

Parmi les survivants, on reconnaîtra bien entendu l’acteur allemand Thomas Kretschmann ("La reine Margot", "Le syndrome de Stendhal", "Blade II", "Resident Evil: Apocalypse", "Dracula"), l'un des acteurs fétiches de Dario Argento, ici dans le rôle de Lukas, l’hongkongaise Josie Ho ("Dead or Alive 3", "Exilé", "Dream Home", "Contagion") dans le rôle de la muette, mais aussi dans le rôle de Nathan , Joseph Morgan ("Master and commander", "Alexandre", "Les immortels"), bien connu des adolescentes prépubères pour son rôle de Klaus dans la série "Vampire Diaries".

Un joli casting donc auquel s'ajouteront principalement deux acteurs moins connus, mais également très bons, Max Wrottesley ("Hugo Cabret", "The Cosmonaut", "Les Gardiens de la Galaxie") dans le rôle de Michael et la charmante Erin Richards ("Breaking In", "Les âmes silencieuses", "Gotham") dans le rôle de Sharon.

Si d'un point de vue horreur, "Open Grave" ne sera pas forcément très démonstratif, il tiendra tout de même assez bien à la route grâce à la qualité d’interprétation de ses acteurs et à un scénario bien construit réservant quelques surprises assez inattendues et se démarquant des autres films traitant du même style de sujet.

Enfin, la photographie assez sale du film, toujours signée par José David Montero ("Les Proies", "Apollo 18", "The End") avec qui Gonzalo López-Gallego travaille depuis ses débuts, jouera également un rôle important dans la réussite de celui-ci...

Ce thriller horrifique est donc plutôt une bonne surprise et Gonzalo López-Gallego nous rassure quelque peu après le peu convaincant "Apollo 18", lui qui nous avait tant donné d'espoirs avec son excellent film précédent, "Les Proies"...

"Open Grave" est sorti le 3 mars 2015 chez Factoris Films en DVD et Blu-ray. Le DVD nous propose le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 et anglaise dts Surround 5.1, alors que le Blu-ray est au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 7.1. Il est à noter que les deux éditions inclus la copie digitale illimitée du film au format 1.78:1 16/9ème avec piste audio française 2.0 AAC.

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30.03.15

07:56:41, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

À la périphérie d’une petite ville du Maine. Une soirée qui s’annonçait paisible est interrompue brutalement lorsque Seth voit son meilleur ami Mark disparaître dans un éclair de lumière bleue. Deux ans plus tard, Seth peine à se remettre des conséquences de ce terrible accident, d’autant que les soupçons continuent de peser sur lui. Lorsqu’une série de meurtres viennent bouleverser la communauté locale, Seth ne peut s’empêcher de penser que Mark est de retour.

Mon avis :

Au vue de l'affiche du film, aucun doute possible, ce "Almost Human" n'a strictement rien à voir avec la série télé créée par J.H. Wyman et produite par J.J. Abrams! En fait on devine même assez aisément qu’il s’agit d’une petite production horrifique teintée de fantastique...

Ce petit film d'horreur indépendant est le premier long-métrage de Joe Begos, qui n'avait jusque-là signé qu'un court métrage appelé "Bad Moon Rising". Le faible budget dont a dû bénéficier le jeune réalisateur se ressent immédiatement par l'esthétisme peu soigné du film, les acteurs assez moyens et les effets spéciaux assez rudimentaires.

Le scénario, également signé par Joe Begos, fait immanquablement penser à celui de "Xtro" de Harry Bromley Davenport et bien entendu à celui de "L'Invasion des profanateurs de sépultures" de Don Siegel, film de 1956 inspiré du roman de Jack Finney, "L'Invasion des profanateurs", qui sera de nouveau adapté en 1978 par Philip Kaufman.

Le film débute comme un film de science-fiction avec le personnage de Mark, joué par l'imposant Josh Ethier ("Bad Moon Rising", "The ABCs of Death 2"), qui va être enlevé par des extraterrestres, mais ensuite, cela va très rapidement virer à l'horreur lorsque deux après son enlèvement, Mark va réapparaître et commencer à massacrer tous les personnes qui tomberont sur son chemin!

Le scénario est assez léger et essentiellement prétexte à aligner un maximum de meurtres bien sanglants et pour ça, on va être servi! C'est d'ailleurs le véritable point fort du film! Celui-ci est particulièrement généreux en hémoglobine, enchaînant les meurtres atroces et variés à un rythme sacrément soutenu durant les 1 heure et 10 minutes que dure réellement le film (On a le droit en effet à un générique de fin de tout de même 9 minutes! Un peu exagéré, non?).

De ce point de vue là en tous cas, on en aura pour notre argent et les amateurs de petites productions gores seront aux anges! Là où le film pêchera le plus, c'est au niveau des comédiens qui, il faut l'admettre, ne seront pas très, très bons! Mention spéciale d’ailleurs à Graham Skipper, dans le rôle de Seth, qui est même assez mauvais! Le bonhomme persiste apparemment dans l'horreur, puisqu'il aura bientôt le rôle principal dans "Space Clown" dont il est d'ailleurs le réalisateur...

Sans être très original, le film contient toutefois quelques idées assez sympathiques, voire déviantes comme par exemple cet égorgement expéditif à la scie ou encore ce viol commis par l'extraterrestre pour le moins amusant et mémorable! Enfin, même si certains effets spéciaux feront un peu cheap, les effets de maquillages sont dans l'ensemble plutôt convaincants, nous offrant des scènes gores généreuses comme on les aime...

Malgré son faible budget, cet "Almost Human" est donc plutôt une agréable surprise, à condition bien entendu d'être tout de même un peu indulgent quant à ses défauts...

"Almost Human" est sorti le 4 février 2015 chez Marco Polo Production en DVD et Blu-ray. L'édition DVD propose le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 alors que l'édition Blu-ray est au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Par contre, on pourra quand même déplorer l'absence totale de bonus alors que l'édition américaine par exemple en proposait en nombre!

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28.03.15

07:59:08, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

En 2014, cinq amis partent pour une virée au Texas. Le soir, ils rejoignent la cabane d’un proche, abandonnée depuis bien longtemps. Quelque chose semble avoir fait fuir les derniers habitants du coin. Rattrapés par la nuit et coupés du monde, ils se retrouvent confrontés à un mal mystérieux qui hante la forêt.

Mon avis :

Depuis l'incroyable succès de son tout premier film, "Le projet Blair Witch", le film qui lança véritablement la mode des found footage, le réalisateur d'origine cubaine, Eduardo Sánchez ("Altered", "Septième lune", "Lovely Molly") continue bon an mal an son petit bonhomme de chemin sans pour autant réussir à convaincre réellement, pourtant même s'ils n’étaient pas des chefs d’œuvre, ses films suivants étaient malgré tout loin d’être désagréable à voir... En fait, pour ma part, c'est surtout "Le projet Blair Witch" qui m'avait particulièrement déplu, voire même agacé!

Avec "Exists", Eduardo Sánchez revient au found footage, espérant peut-être renouer avec le succès. Il y a fort peu de chances que cela soit vraiment le cas avec cette histoire de jeunes gens partis en forêt et attaqués par un Bigfoot, pourtant "Exists" est de mon point de vue beaucoup plus sympathique que "Le projet Blair Witch". Probablement, car le réalisateur signe là un faux found footage dans le sens où on n'aura jamais vraiment la sensation de regarder une vidéo amateur trouvée.

En effet, le film est monté à partir de plusieurs points de vue, rendant celui-ci beaucoup plus agréable à regarder que s'il n’avait été filmé que d'un unique point de vue. Le deuxième point positif du film, cela sera sa créature, le fameux Bigfoot! Il faut dire Spectral Motion Inc. a fait du bon boulot, créant un Sasquatch particulièrement convaincant.

Pour incarner ce monstre légendaire, il a bien entendu fallu faire appel à un acteur hors norme, du moins au niveau taille et c'est donc tout naturellement l'acteur Brian Steele ("Earth 2", "Underworld", "Predators"), connu notamment pour avoir joué le rôle de Harry dans la série "Harry et les Henderson" (Harry étant un Bigfoot!), série inspirée du film "Bigfoot et les Henderson", qui va endosser le costume de la bête. Grâce notamment à son côté assez impressionnant, notamment par ses grognements, celui-ci va créer une tension qui sera croissante jusqu’à un final assez stressant et plutôt réussi.

Le film est d’ailleurs plutôt bien rythmé pour un film en caméra subjective, offrant plus d’action que la moyenne. Certaines scènes comme celle où le Bigfoot pourchasse l’un des protagonistes à vélo ou encore celle où il attaque une caravane, sont assez efficaces. Pas de gros casting par contre, mais ce n'est pas plus mal, car au final, cela rend le film plus crédible, d'autant plus que le réalisateur a choisi une distribution 100% texane comme l'action se passe au Texas!

Parmi les plus connus, on remarquera essentiellement la présence de la jolie Dora Madison Burge ("Humans vs Zombies", "Dexter", "The Loft"), Samuel Davis ("Machete Kills", "From Dusk Till Dawn", "Sin City: j'ai tué pour elle") et de Roger Edwards ("Coast Guards", "Unités d'Elite", "Circus of the Dead") en beau gosse athlétique de service.

Le film bénéficie également d'une photographie assez réussie pour du found footage, signée John Rutland ("Lovely Molly", "The ABCs of Death 2"), mettant notamment en valeur les paysages de cette forêt en partie ravagée par les incendies.

Au final, ce "Exists" sera donc un survival filmé façon found footage pas désagréable du tout à regarder... Ce serait même plutôt une bonne surprise, ma foi!

"Exists" est sorti le 18 mars 2015 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD nous propose le film au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio française, allemande et anglaise Dolby Digital 5.1. Le Blu-ray, lui, est au format 1.78 16/9ème avec une résolution de 1080/24p et contient des pistes audio française, allemande et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Il est à noter qu'outre les sous-titres français, les deux éditions comportent des sous-titres en allemand, néerlandais, suédois, norvégien, danois et finlandais. Les bonus, communs aux deux formats, se composent d'un making of de 25 minutes divisé en 3 parties, d'une featurette de 9 minutes sur la création du monstre et de 6 scènes coupées d'une durée totale de 14 minutes comprenant notamment un début et une fin alternative.

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27.03.15

07:58:44, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Nick et Jonah sont deux étudiants passionnés de piratage, en première année au MIT. Lors d’un road trip à travers le Sud-Ouest des États-Unis avec la petite-amie de Nick, Haley, ils sont attirés par un génie de l’informatique dans une zone étrangement isolée... Soudain, tout devient noir. Lorsqu’il reprend conscience, Nick est seul, déboussolé. Une lutte contre des forces qui le dépassent va alors commencer...

Mon avis :

Avec son casting de jeunes stars montantes du cinéma US, "The Signal" pourrait nous laisser croire qu'on a affaire à un nouveau blockbuster à grand spectacle réalisé dans l'unique but d’engranger un max de blé... Mais il n'en sera rien!

Pour son second long-métrage, William Eubank continue dans la lignée de "Love" (Sorti en France chez Emylia sous le titre "Space Time : L'ultime Odyssée"), le film qu'il avait réalisé pour le groupe de rock alternatif AvA (Angels & Airwaves), nous livrant une nouvelle fois un film de science-fiction plutôt intimiste, souvent proche de l'onirisme et ne cherchant pas forcément à nous en mettre plein la vue, en dehors de quelques scènes assez spectaculaires où l'on identifie bien la patte du réalisateur avec notamment ses explosions au ralenti. On reconnaît d'ailleurs le style du cinéaste dès le générique de début, par sa façon de filmer, mais aussi par le choix de la musique.

Eubank a su s'entourer ici de jeunes acteurs talentueux avec pour son trio d'amis au centre de l'histoire, Brenton Thwaites ("Oculus", "Maléfique", "The Giver", "Son of a Gun") dans le rôle de Nick Eastman, Beau Knapp ("Super 8", "No One Lives") dans celui de Jonah Breck et la jolie Olivia Cooke ("The Quiet Ones", "Ouija", "Bates Motel") dans celui de Haley Peterson, mais aussi d'une valeur sûre en la personne de Laurence Fishburne ("Juste cause", "Matrix", "Mystic River", "Les experts", "The Colony"), qui interprète ici le Dr. Wallace Damon.

Le film débute de façon somme toute assez classique avec une première partie où Nick et Jonah, deux étudiants, hackers surdoués, vont se mettre en tête de piéger un autre génie de l'informatique qu'ils ont provoqué. Ils vont alors profiter du déménagement de Haley, la petite amie de Nick, pour se rendre chez le hacker, mais tout ne va pas se passer comme ils l'auraient imaginé!

Le film va alors prendre une tournure radicalement différente, puisqu'après avoir, on le suppose, été enlevés par des extraterrestres, ceux-ci vont se retrouver mis en quarantaine dans un laboratoire où l’équipe du Dr. Wallace Damon va leur faire subir une batterie d’examens... Et on ne sera pas au bout de nos surprises!

Par ses changements de direction, plutôt inattendus il faut le reconnaître, le film est à la fois assez déroutant et en même temps totalement envoûtant par son ton très mélancolique et mystérieux. Contrairement à "Love" qui était très lent durant la quasi totalité du film, "The Signal" est lui un peu plus rythmé Je dis bien un peu plus!), tout en conservant tout de même ce côté presque onirique, limite planant que le cinéaste semble tant affectionner.

Le film est porté par une excellente BO et des images absolument splendides mises en valeur par la photographie très réussie signée David Lanzenberg ("Celeste & Jesse Forever"). Le réalisateur nous réserve enfin un twist final auquel on pourra tout de même s'attendre mais qui ne nous apportera que très peu de réponses, déroutant encore un peu le plus le spectateur...

Une nouvelle fois, William Eubank nous livre un film de science-fiction sortant des sentiers battus, basé essentiellement sur l'ambiance, mais qui comme pour "Love" risque fortement de diviser le public... Moi, je suis plutôt client!

"The Signal" est sorti le 4 février 2015 chez Wild Side Vidéo en DVD et en Blu-ray collector avec boîtier steelbook. Le DVD propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise Dolby Digital 2.0 et française et anglaise dts digital surround 5.1. Le Blu-ray, quant à lui, est au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080/24p et des pistes audio française et anglaise dts-HD master audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions, nous offrent un making of, des scènes coupées ou alternatives et la bande annonce. Il est à noter enfin que le film est également sorti en coffret DVD avec le film "Chronicle".

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26.03.15

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après les terribles événements qui ont ravagé l’immeuble de Barcelone, une unité d’élite est envoyée pour mettre un terme au chaos. Seule une survivante est retrouvée : la journaliste Ángela Vidal. Mise en quarantaine pour subir une batterie de tests et coupée du monde dans un quartier de haute sécurité, les médecins vont tenter de découvrir l’origine du mal. Le compte à rebours est lancé...

Mon avis :

Après avoir travaillé main dans la main pour les deux premiers volets de la saga "[●REC]", Paco Plaza ("Les Enfants d'Abraham", "L'Enfer des loups") et Jaume Balagueró ("La Secte sans nom", "Darkness", "Fragile", "Malveillance") ont ensuite décidé de se retrouver seuls aux commandes des deux épisodes suivants ; Plaza s'est donc occupé dans un premier temps de "[●REC]3 Génesis", le troisième volet complètement fou et débridé se passant avant les faits survenus dans le premier film et Balagueró s'est donc occupé de "[●REC]4 Apocalypse", se déroulant lui juste après les faits s'étant déroulés dans [●REC]2...

Contrairement à "[●REC]3 Génesis", où Paco Plaza avait choisi un ton résolument fun, voir assez comique par moments, avec tout de même une bonne dose d'hémoglobine (L'un n'empêche pas l'autre d'ailleurs!), Jaume Balagueró, a lui choisi de rester dans la lignée des deux premiers volets, reprenant l'action au moment où s'était terminé l'action du deux, mais en abandonnant quasiment complètement cette fois le fait que cela soit filmé en caméra subjective (Seules subsistent quelques images tirées des caméras de sécurité!).

On retrouve immédiatement le personnage d'Ángela Vidal, toujours interprétée par Manuela Velasco ("La Loi du désir", "[●REC]", "La chica de ayer", "Amigos..."), là où on l'avait laissée, mais pour une courte durée puisque celle-ci, ainsi que d'autres survivants de l'immeuble et du mariage vont se retrouver en quarantaine sur un cargo transformé en laboratoire.

Après une mise en place assez longue (environ une demi-heure), on va rentrer dans le vif du sujet avec des infectés toujours aussi réussis et impressionnants et des scènes d'action toujours très efficaces et violentes. En fait, les principaux éléments ayant fait le succès de la saga seront bien là, claustrophobie comprise, en revanche la peur sera elle beaucoup moins présente...

On aura en effet plus l'impression de regarder un film d'action qu'un film d'horreur, malgré la présence d'infectés bien repoussants et de quelques scènes assez gores. La tension sera moins efficace et on sursautera également nettement moins! Pourtant, ce dernier volet comporte quelques idées assez sympathiques comme par exemple lorsque certains protagonistes utiliseront un moteur hors-bord pour combattre les infectés...

Mais le film manquera tout de même un peu de rythme et surtout les personnages seront pour la plus part quasi transparents, ce qui fait qu'on ne s'attachera réellement à aucun d'entre eux en dehors peut-être du personnage de Nic, joué par Ismael Fritschi ("Al final todos mueren"). Même le personnage d'Ángela Vidal, pourtant présent dans les deux premiers volets, ne suscitera que peu d'intérêt!

Quel dommage que Balagueró n'ait pas réussi à nous offrir un épisode final un peu plus spectaculaire! Car en titrant son film "[●REC]4 Apocalypse", on était quand même en droit de s'attendre à une invasion de zombies, non? Mais forcément en plaçant l'action sur un cargo, c’était un peu trop limité! Heureusement, la toute dernière partie sera un peu plus haletante avec une petite horde d'infectés bien énervés qu'on aurait bien voulu apercevoir avant!

Le film se suit toutefois avec plaisir, même si on pourra également déplorer une incohérence quelque peu dommageable à l’histoire... Il faut dire aussi que le film a quand même de la gueule grâce notamment du travail du chef opérateur, Pablo Rosso ("Les enfants d'Abraham", "Saint Ange", "Malveillance") à qui on doit la photographie de toute la saga.

La saga "[●REC]" se termine donc sur un épisode plus faible que les autres, sans pour autant être une catastrophe, loin de là! Espérons simplement qu'ils ne décident pas d'en faire un cinquième, car le dernier plan pourrait alors laisser imaginer le pire! Quoique... cela pourrait être fun!

"[●REC]4 Apocalypse" est sorti le 25 mars 2015 chez Wild Side Vidéo en DVD collector, Blu-ray et VOD. La version DVD nous propose le film au format 2.40:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises dts Digital Surround 5.1 et Dolby Digital 2.0 et espagnole Dolby Digital 5.1. La version Blu-ray, elle, est au format 2.40:1 16/9ème avec une résolution de 1080/24p et pistes audio française dts-HD Master Audio 5.1 et espagnole dts-HD Master Audio 7.1. Il est à noter que les deux formats contiennent l'audiodescription pour aveugles et malvoyants et des sous-titres français pour sourds et malentendants.

Les bonus, communs aux deux éditions, se composent d'un making of et de la bande annonce (placés sur le premier DVD pour la version DVD) et du très sympathique film documentaire "Why horror?" de Nicolas Kleiman et Rob Lindsay (placés sur le second DVD pour la version DVD), où un fan de films d'horreur, en l’occurrence Tal Zimerman, s'interroge, comme la plus part d'entre nous, sur les origines de sa fascination pour tout ce qui est horrible et provoque la peur. Pour cela, il ira à la rencontre de nombreux réalisateurs, acteurs et autres intervenants comme John Carpenter ("La nuit des masques", "The Thing", "Vampires"), George A. Romero ("La nuit des morts-vivants", "Creepshow", "La part des ténèbres"), Alexandre Aja ("Haute tension", "La colline a des yeux", "Mirrors"), Eli Roth ("Cabin fever", "Hostel", "The Green Inferno"), Ben Wheatley ("Kill List", "Touristes", "English Revolution"), Álex de la Iglesia ("Le jour de la bête", "Crimes à Oxford", "Balada Triste"), les Soska sisters ("American Mary", "See No Evil 2"), Don Coscarelli ("Phantasm", "Bubba Ho-Tep") ou encore la sublime Barbara Crampton ("Re-Animator", "From beyond", "You're Next"), afin d'essayer de trouver des réponses à ses questions. Alors si comme lui et comme moi d'ailleurs, beaucoup de gens de votre entourage se demandent si vous êtes bien normal, évitez-vous une séance de psychanalyse en regardant ce film!

Il est à noter également que la saga est également ressortie pour l’occasion en coffret DVD et en coffret Blu-ray.

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25.03.15

06:53:12, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Michael a quitté sa femme après la mort de leur fils et retrouve sa maitresse à Paris. À New York, Julia ne peut plus voir son fils depuis qu’on la soupçonne d’avoir voulu l’assassiner. Sean, en voyage en Italie, tombe amoureux d’une femme visiblement clandestine et va l’aider à récupérer sa fille auprès du passeur...

Mon avis :

Pour son cinquième long-métrage en tant que réalisateur, Paul Haggis ("Collision", "Dans la vallée d'Elah", "Les trois prochains jours") réunit un casting 4 étoiles (Oui, pas 5, il ne faut pas abuser non plus!) pour un nouveau film choral assez déroutant, après son excellent "Collision" avec lequel il nous avait totalement bluffé...

Le réalisateur canadien, ancien adepte de la scientologie, connu notamment pour la qualité de ses scénarios (On lui doit tout de même celui de "Million Dollar Baby"!), nous livre ici, non pas une, mais trois histoires d'amour ; une se déroulant à New-York, la deuxième à Paris et la troisième à Rome.

C'est celle se passant dans notre belle capitale qui fera le lien entre les trois, une histoire d'amour impossible entre Michael, un écrivain à succès, interprété par Liam Neeson ("Darkman", "La liste de Schindler", "Rob Roy", "Gangs of New York", "Love Actually", "Taken"), en pleine séparation d'avec sa femme jouée par la toujours très belle Kim Basinger ("Jamais plus jamais", "9 semaines 1/2", "Boire et déboires", "L.A. Confidential", "Cellular") et Anna, une jeune romancière rêvant de connaître le même succès que lui, incarnée par la très jolie Olivia Wilde ("Turistas", "Cold Blood", "Dr House", "Une semaine ordinaire"). Les deux amants vont jouer au chat et à la souris, mais malgré leur attirance respective, leur relation ne sera pas si facile...

A New-York, cela sera une histoire plus cruelle, celle de Julia, une ancienne actrice de feuilletons télé, interprétée par Mila Kunis ("Extract", "Le livre d'Eli", "Black Swan", "Jupiter: Le destin de l'univers"), contrainte de faire la femme de ménage dans un hôtel de luxe qu’elle avait l’habitude de fréquenter, luttant contre Rick, son ancien compagnon joué par James Franco ("Spider-Man", "Harvey Milk", "127 heures", "Lovelace", "Le monde fantastique d'Oz") afin de pouvoir obtenir un droit de visite pour voir son fils qu'elle aurait failli tuer...

Enfin, la troisième histoire ayant pour cadre la capitale italienne met en scène Scott, un homme d'affaires magouilleur, joué par Adrien Brody ("Oxygen", "Le pianiste", "King Kong", "Splice", "Lost Identity"), qui tombe amoureux d'une belle gitane, interprétée par la sublime Moran Atias ("Mother of Tears", "Les trois prochains jours", "Crazy Eyes"), cherchant à récupérer sa fille retenue par le passeur, un petit malfrat qui compte bien profiter de la situation.

Comme on peut s’en douter les trois histoires auront des liens communs et s’entrecroiseront, mais la complexité de l’histoire, les incohérences du scénario et le manque de réponses à la fin laisseront quelque peu dubitatif. On a d’ailleurs l’impression que les liens qui unissent les trois histoires ont été rajoutés comme ça à la fin sans que cela n’ait été prévu au départ.

Heureusement, le film est sauvé par la qualité d’interprétation de ses acteurs, qui constitueront assurément la force première du film. La mise en scène de Paul Haggis, mise en valeur par l'élégante photographie signée Gianfilippo Corticelli ("À corps perdus", "Venir au monde", "Last Summer"), est assez bien maîtrisée, le réalisateur arrivant sans problème à nous tenir en haleine jusqu’au bout malgré une durée du film relativement longue...

Si vous cherchez un film sur lequel vous allez pourvoir débattre des heures durant avec vos amis, votre moitié ou qui que soit d'autres d'ailleurs, "Puzzle" me semble l’idéal tant le film semble au final hyper complexe, chacun pouvant alors y aller de son interprétation!

"Puzzle" est sorti le 18 mars 2015 chez TF1 Vidéo en DVD et Blu-ray. Le DVD propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 et 5.1, alors que le Blu-ray est au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Il est à noter que les deux formats contiennent une piste en audiodescription (pour malvoyants). Enfin, côté bonus, les deux formats nous offrent un making of de 9 minutes qui ne nous éclairera guère plus sur le film...

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24.03.15

06:51:09, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Megumi veut profiter d’un road trip dans la forêt japonaise. Mais c’était sans compter sur la tourista historique de sa copine top model suite un abus de poisson contaminé par des parasites aliens! Voilà qui suffit à déclencher une invasion de zombies émergeant des toilettes, en ayant après le popotin de Megumi et ses amis. Pour contrer cette invasion nauséabonde, la jeune fille est forcée d’user de son arme ultime : la maitrise de la puissance de ses pets destructeurs!

Mon avis :

Avec un titre pareil, vous vous doutez bien qu'en matière de bon goût, on va toucher le fond... Mais que peut-il bien se passer dans la tête de Noboru Iguchi ("The Machine Girl", "RoboGeisha", "Mutant Girls Squad", "Karate Robo Zaborgar", "Tomie Unlimited", "Dead Sushi") pour qu’il nous ponde de tels films?

Ce petit bonhomme, né une certaine année érotique (Ça a dû sérieusement le perturber vue le nombre de jeunes filles en petite tenue que l'on voit dans ses films!), proche physiquement d'un Robin Williams japonais, accouche avec "Zombie Ass : The toilet of the Dead" d'un film complètement déjanté où des zombies tout droit sortis des toilettes et bien évidemment entièrement recouverts de merde, vont s’en prendre à une bande de jeunes partis faire une balade en forêt à la recherche de ténias qu'une des demoiselles modèle comptent bien ingérer, obsédée qu'elle est par son poids!

Bon, autant vous dire qu'entre les multiples pets et la merde que vous verrez à l'écran et même si votre odorat n’est pas censé être sollicité, vous aurez probablement l'impression qu'une odeur particulièrement nauséabonde envahit la pièce dans laquelle vous vous trouvez, même si on n'atteindra quand même pas de ce point de vue là le niveau d'un "Carcinoma" de Marian Dora...

Comme dans les autres films du réalisateur, on retrouve une bonne partie des ingrédients ayant fait le succès de sa recette, qu’il s’applique à nous resservir à chaque fois ; une jolie héroïne la plus part du temps en mini-jupes et sachant se battre, un personnage masculin complètement débile, des monstres hallucinants, un humour au raz des pâquerettes très pipi/caca et bien évidemment du gore à gogo!

La jolie héroïne, ici interprétée par Arisa Nakamura ("The ABCs of Death"), à la poitrine guère plus imposante que celle de Jane Birkin (Bon, il n'était peut-être pas nécessaire alors de nous la montrer!) et à la carrière cinématographique pour le moment assez limitée, s'en sort plutôt bien.

Parmi le casting féminin (Le plus intéressant du film!), on remarquera autrement la présence, comme dans une bonne partie de la filmographie de Noboru Iguchi, de la splendide Asami ("The Machine Girl", "RoboGeisha", "Gothic & Lolita Psycho", "Dead Sushi", "Gun Woman"), ainsi que celle de Asana Mamoru, dont c'est ici le premier rôle et dont l'opulente poitrine ne laissera pas indifférent.

Comme dans les autres films du réalisateur, on ressent assez nettement qu'il s'agit d'un tout petit budget, notamment en raison d'effets spéciaux un peu cheap comme c'est le cas par exemple de ces verts solitaires géants qui sortent des anus des protagonistes infectés du film, mais ça les amateurs de ce type de production en ont l'habitude et cela ne devrait pas les gêner.

D'ailleurs derrière les effets spéciaux de maquillages, on retrouve le fidèle compagnon d'Iguchi, Yoshihiro Nishimura ("Tokyo Gore Police", "Vampire Girl vs Frankenstein Girl", "Mutant Girls Squad", "Helldriver", "The ABCs of Death") que les fans connaissent bien! En fait, là où le film déçoit un peu, c'est dans sa première partie qui manque un peu de folie, heureusement sur la fin, ça part grave en vrille et c'est bien ça que l'on attendait de la part du réalisateur japonais...

Une nouvelle fois, Noboru Iguchi nous offre du cinéma déviant complètement débridé, mais cette fois il ira encore plus loin dans le côté thrash et le mauvais goût, mais un peu moins loin dans la folie... A réserver donc uniquement aux amateurs de ce type de films!

"Zombie Ass" est sorti le 3 mars 2015 en DVD et en Blu-ray chez Elephant Films. Le DVD nous propose le film au format d'origine 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et japonaise Dolby Digital 2.0, alors que le Blu-ray est quant à lui également au format d'origine respecté 16/9ème, mais avec un encodage 1080p et des pistes audio française et japonaise dts-HD Master Audio 2.0. Les bonus du DVD se composent d'un texte de présentation du film par Yannik Vanesse, chef de la rubrique du site eastasia.fr, une galerie d'images et des bandes annonces de la collection Sushi Typhoon, alors que le Blu-ray se limite uniquement à la galerie d'images et aux bandes annonces de la collection, dont celle du film curieusement placée également avant le menu!

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20.03.15

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Dans le train qui la ramène des Balkans chez elle, Iris se lie avec une vieille dame, Miss Froy. Or celle-ci disparaît pendant le sommeil d'Iris : à sa place se trouve une autre dame portant les mêmes vêtements. Aucun passager du train ne se souvient de Miss Froy. Assistée par un jeune musicien, Gilbert, Iris mène l'enquête...


Mon avis :

Durant sa carrière, le maître du suspens réalisa une dizaine de films d'espionnage, dont "Une femme disparaît", son avant-dernier film de sa période britannique avant qu'il ne parte réaliser des films aux États-Unis. Ce fabuleux mélange de comédie et de film d'espionnage connaîtra un important succès en 1938, que ce soit public ou critique, un succès amplement mérité tant le film est savoureux...


A l’origine, cette adaptation du roman "The Wheel Spins" d'Ethel Lina White devait être réalisée par Roy William Neill, mais suite à un incident survenu durant les repérages en Yougoslavie avec la police locale, le projet fût abandonné. Un an plus tard, celui-ci fût confié par le producteur Edward Black à Alfred Hitchcock ("L’Homme qui en savait trop", "Fenêtre sur cour", "Sueurs froides", "La Mort aux trousses", "Psychose", "Les Oiseaux"), ce qui ma foi, fût un excellent choix de sa part!


Le génial réalisateur anglais remania alors le script à sa sauce, plaçant notamment l’action dans un pays fictif et non en Yougoslavie, et apportant beaucoup plus d’humour à celui-ci (Avec son remake réalisé en 1979, Anthony Page appuiera d'ailleurs encore plus ce trait!). Cet humour, c’est d’ailleurs ce qui fait le charme de la première partie du film avant que celui-ci prenne un ton quelque peu différent, plus accès sur le suspens à partir du moment où Miss Froy, interprétée par Dame May Whitty ("La force des ténèbres", "Marie Walewska", "Soupçons", "Hantise"), va disparaître.


Pour jouer le rôle d'Iris Henderson, l'héroïne de son film, Hitchcock va choisir la délicieuse Margaret Lockwood ("Sous le regard des étoiles", "Train de nuit pour Munich", "Le masque aux yeux verts", "L'affaire Manderson", "L'assassin s'était trompé") à laquelle on va immédiatement s'attacher tant on va tomber sous son charme...


Tout comme Gilbert d'ailleurs, le héros joué par Michael Redgrave ("Au cœur de la nuit", "L'Ombre d'un homme", "Il importe d'être Constant"), même si leur relation ne démarrera pas forcément de la meilleure façon qu'il soit, puisque celui-ci, musicien, l’empêchera de dormir! Mais on se doute bien évidemment immédiatement que les deux jeunes gens vont finir par s’apprécier et qu’ensuite une belle histoire romantique va naître...


Le duo, en tous cas, va fonctionner vraiment à merveille, prouvant que le cinéaste a fait le bon choix, en confiant à Redgrave le rôle de Gilbert, ce qui était son tout premier rôle au cinéma, puisque celui-ci n’avait joué jusque-là qu’au théâtre. Tout en conservant un humour bien présent, Hitchcock va instaurer un réel suspens à son intrigue se déroulant en grande partie dans un train, dans laquelle le spectateur va se laisser embarquer, suivant avec intérêt l’enquête de nos deux détectives amateurs.


Il faut dire, qu’outre des rebondissements fréquents, Hitchcock entretiendra durant une bonne partie du film, un doute quant au fait que les faits soient la réalité ou simplement le fruit de l’imagination de notre héroïne. Et puis, il y a également quelques personnages particulièrement truculents, comme ces deux amis près à tout pour ne pas manquer un match de cricket ou ce magicien faisant parti du complot, qui rendront également ce métrage très bien rythmé, fort sympathique.


Même si le film a été tourné en bonne partie aux studios d'Islington et de Shepherd's Bush à Londres, ce qui se ressent par certains décors faisant tout de même très artificiels (Notamment ceux en matte painting, ce qui était bien entendu très courant à l'époque!), la mise en scène d'Hitchcock est absolument impeccable et impressionne déjà vraiment, même s'il se révèlera encore plus à partir du moment où il tournera aux États-Unis.


Avec "Une femme disparaît", Alfred Hitchcock signe là l'un de ses tous meilleurs films de sa période anglaise. Un film qui n'a finalement pas pris une ride, malgré son aspect assez rétro, et que tout amateur du maître se doit de posséder!


"Une femme disparaît" était déjà sorti chez plusieurs éditeurs, mais cette réédition sortie le 3 mars 2015 chez Filmedia surpasse assez nettement les anciennes éditions jusque-là sorties, se rapprochant au niveau de la qualité de celle éditée au États-Unis par Criterion. Le film nous est présenté ici au format 1.33:1 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0 mono. Les bonus de cette édition se composent quant à eux de la première partie d'un documentaire intitulé "L'espionnage selon Hitchcock" concocté par Christophe Champclaux et Linda Tahir-Meriau d’une durée de 16 minutes, ainsi que l'épisode de la série "Les hommes qui ont fait les films" consacré à Alfred Hitchcock, d'une durée de 59 minutes, datant de 1973.


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19.03.15

08:06:56, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Fille d’une grande lignée de Maitres Sushi, Keiko est élevée dans la pure tradition familiale pour prendre le relais de ses illustres aïeux. Lasse d’un entrainement âpre à la découpe de sashimis, elle décide de s’enfuir pour échapper à son destin. Trouvant refuge dans la cuisine d’une petite auberge, Keiko doit faire face à des hordes de sushis cannibales. Face à ses propres démons et une destinée qui la poursuit, la jeune fille n’a plus le choix et doit désormais achever les poissons morts par la lame de son Ghinzu le plus aiguisé! Noburo Igushi, le roi du gore japonais se met à table et concocte son menu le plus délirant, à base de sushis tueurs impitoyables cuisinant la jeune prodige des arts-martiaux Rina Takeda. De l’action menée à cent à l’heure, des idées complétement folles : un festin sanglant et hilarant qui comblera l’appétit des plus affamés.

Mon avis :

Si vous aviez comme une envie de manger japonais, un petit conseil, évitez de regarder juste avant "Dead Sushi", car cela risquerait franchement de vous couper l’appétit... En même temps, le regarder juste après, cela semble également être une très mauvaise idée, car vous risqueriez de vous précipiter aux toilettes directement!

Ce monument du mauvais goût est l’œuvre de Noboru Iguchi ("The Machine Girl", "Robo-geisha", "The ABCs of Death", "Tomie Unlimited"), qui après "Zombie ass" enfonce le clou en signant un nouvel OFNI (Objet filmique non identifié) complètement barré et délirant ne faisant jamais dans la demi-mesure. Le réalisateur cumule une fois de plus un nombre hallucinant d'idées complètement folles, transformant notamment ses sushis tueurs, en nunchaku, en lance-flammes ou encore en destroyer... Eh oui, comme on s’en doute, c’est du grand, grand n’importe quoi!

Ce "Dead Sushi" est par contre quelque peu inégal, alternant humour au raz des pâquerettes très pipi/caca, assez lourdingue il faut bien l’avouer et humour beaucoup plus fin (Si je peux m’exprimer ainsi!) comme cette scène très amusante où Asami ("The Machine Girl", "Robo-geisha", "Gothic & Lolita Psycho", "Gun Woman") exécute une danse de robot. Le film pêche également par des effets spéciaux numériques pas toujours très convaincants, voir assez laids pour certains ; le manque de moyens se faisant alors pas mal ressentir!

En revanche les effets de maquillages de Yoshihiro Nishimura ("Tokyo Gore Police", "Vampire Girl vs Frankenstein Girl", "Mutant Girls Squad", "Helldriver", "The ABCs of Death") fonctionnent eux plutôt bien, mais on n’en attendait pas moins de sa part!

Il y a donc un déséquilibre constant durant tout le film, ainsi que quelques longueurs faisant qu'on décrochera quelque peu par moments, mais ce genre de films est bien entendu avant tout destiné à un certain public assez tolérant quant à ce type d’imperfections, recherchant principalement du gore et des idées complètement farfelues et déviantes.

C’est évidemment un film qui ne sera pas à mettre entre toutes les mains, car ça éclabousse quand même pas mal!On peut par contre se demander légitimement à quoi Noboru Iguchi carbure, car pour pondre autant d’idées complètement barrées, comme par exemple créer un monstre à tête de thon armé d’une hache, il faut, à mon avis, ne pas très être net dans sa tête!

Comme dans la quasi-totalité des films de ce style, celui-ci met en scène une redoutable combattante ultra sexy apportant un côté presque féministe au film. Ici c’est la jeune Rina Takeda ("High Kick Girl!", "Karate Girl"), qui endosse ce rôle et elle remplit d’ailleurs très correctement son rôle, mais c'est quand même Asami qui tirera le plus son épingle du jeu avec des mimiques vraiment excellentes...

Même si ce "Dead Sushi" ne sera pas le meilleur film de son réalisateur et qu’il pâtit quelque peu d’effets numériques assez cheap et de quelques baisses de rythmes, il devrait tout de même satisfaire pleinement les amateurs du genre, ne serait-ce que pour ses idées complètements folles et sa bonne dose d’hémoglobine!

"Dead sushi" est sorti le 3 mars 2015 en DVD et en Blu-ray chez Elephant Films. Le DVD nous propose le film au format d'origine 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et japonaise Dolby Digital 2.0, alors que le Blu-ray est quant à lui également au format d'origine respecté 16/9ème, mais avec un encodage 1080p et des pistes audio française et japonaise dts-HD Master Audio 2.0. Les bonus du DVD se composent d'un texte de présentation du film par Yannik Vanesse, chef de la rubrique du site eastasia.fr, une galerie d'images et des bandes annonces de la collection Sushi Typhoon, alors que le Blu-ray se limite uniquement à la galerie d'images et aux bandes annonces de la collection.

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16.03.15

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Dans une île du Pacifique Sud, un homme poursuivi par une bande de tueurs se jette dans une mer infestée de requins. Phénomène surprenant, aucun des requins meurtriers qui l’entourent ne le touche. Reconnaissant en lui l’incarnation d’un héros légendaire, un vieil homme lui fait cadeau d’une amulette, lui assurant que, tant qu’il la portera, il n’aura rien à craindre des requins. Bientôt, une étrange relation s’établit entre Tom, considéré par tous comme un simple d’esprit, et les redoutables squales. Excédé par les agressions de pêcheurs de la région contre ses nouveaux amis, il décide de les venger et déchaîne la folie meurtrière des requins contre les habitants de le ville. Une impitoyable chasse à l’homme s’engage.

Mon avis :

Parmi la multitude de films ayant voulu surfer sur l’immense succès du chef d’œuvre de Steven Spielberg, "Mako: The Jaws of Death" est un peu part dans le sens où il nous offrira un scénario très différent de "Jaws" et sortant réellement des sentiers battus...

Pourtant, lorsqu'on y regarde de plus près, William Grefe' ("Sting of Death", "Death Curse of Tartu", "Wild Rebels", "Secret Pulsion") semble avoir en grande partie repris la recette qu'il avait utilisé pour "Stanley", sorti quatre ans plus tôt. En effet, comme dans son film de serpents, le personnage principal du film, ici un vétéran de la Guerre du Pacifique interprété par Richard Jaeckel ("3h10 pour Yuma", "Les douze salopards", "Justice sauvage 2 - la revanche", "Grizzli, le monstre de la forêt", "Starman"), utilise ses redoutables amis pour tuer ceux qui leur veulent du mal...

Un discours écolo assez surprenant où les requins ne seront jamais réellement menaçants, mais au contraire, des victimes qui s’en prendront uniquement à ceux qui les chassent ou leur feront du mal et cela par l’intermédiaire de notre héros qui lui ne craindra rien de leur part grâce à une amulette qu’il porte autour du cou. Richard Jaeckel incarne ici un personnage quelque peu pathétique, il faut l’avouer, à la fois naïf et complètement borderline, mais qui sera tout de même au final plutôt sympathique.

On appréciera notamment lorsqu’il nagera avec les requins se laissant entraîner par eux comme on peut le faire avec des dauphins. On se croirait presque alors dans "Flipper le dauphin"! D'ailleurs on retrouvera comme par hasard au générique des acteurs ayant joué dans la célèbre série comme Richard O'Barry ("Lenny") et Luke Halpin ("Le commando des morts-vivants").

Par contre, même si le héros paraîtra bien dérangé dans sa tête, on n'éprouvera absolument aucune empathie pour ses victimes, car il ne s'attaquera qu'à des gens cupides, sans morale, voir des escrocs ou des violeurs. On s’attachera donc plus à notre vétéran vengeur qu’à eux. Le personnage de Sonny Stein se comporte durant tout le film en véritable justicier et comme dans tout Vigilante movie, la morale sera bien entendu très limite, mais elle sera ici quelque part justifiée par la folie du héros.

Même si le manque de moyens se ressentira lors des attaques de squales qui ne seront pas toujours très démonstratives, le film fonctionne tout de même plutôt bien (Il faut dire que William Grefe' n'est pas un manchot pour filmer ces petites bêtes, d'ailleurs il travailla sur les scènes de requins de "Vivre et laisser mourir"!) et reste très plaisant à voir, notamment grâce à quelques personnages hauts en couleurs apportant pas mal d'humour au métrage.

Parmi le casting, on remarquera principalement la présence de Harold Sakata ("Goldfinger", "Opération Opium", "Dimension de la mort"), John Davis Chandler ("Pat Garrett et Billy le Kid", "Nuit de folie", "Phantasm III") et Buffy Dee ("Quand faut y aller, faut y aller", "Les super-flics de Miami").

Quant à Jennifer Bishop ("Horror of the Blood Monsters", "House of Terror", "Secret Pulsion"), dont ce sera ici le dernier rôle de sa courte carrière, elle apporte une touche de charme au film en ne dévoilant malheureusement pour nous que son bikini... Contrairement aux "Dents de la mer", qui grâce à un budget conséquent avait pu utiliser des requins mécaniques pour rendre ses attaques particulièrement spectaculaires, William Grefe' dut se contenter de tourner avec de vrais requins-tigres, rendant donc les attaques plus réalistes mais en revanche moins spectaculaires...

Ce qui n’empêchera toutefois pas le réalisateur de nous offrir quelques scènes où certains personnages du film se feront bien entendu croquer. Comme dans tous ses autres films, le réalisateur a tourné celui-ci en grande partie en Floride d'où il est originaire et tout particulièrement dans le parc national des Everglades apportant un certain cachet au film grâce à ses paysages sauvages. Alors qu’on aurait pu s’attendre à une pure série Z, étonnamment on a en fait plutôt affaire ici à une petite série B pas désagréable...

Au final donc, sans être un chef d’œuvre, loin de là je vous rassure, ce film de requins sera plutôt une bonne surprise. Je serai d’ailleurs maintenant assez curieux de découvrir d’autres films William Grefe' comme par exemple son "Stanley", qui m’a l’air, ma foi, assez sympathique...

"Les mâchoires infernales" sort le 17 mars 2015 chez Crocofilms en double DVD proposant en plus du film, "Secret Pulsion", un autre long-métrage de William Grefe'. Le film est ici proposé au format 1.33:1 16/9ème compatible 4/3 avec uniquement la piste audio française en Dolby Digital 2.0 mono. Côté bonus, cette édition nous offre une courte introduction par le réalisateur, une compilation de bandes annonces de films de William Grefe' par par Otto Rivers du blog Videotopsy et le court métrage "Shark Attack" de Benjamin Belando.

Petit rappel des autres titres également sortis chez Crocofilms dans la collection "Les inédits du cinéma Bis": "Terreur extra-terrestre", "Hollywood Chainsaw Hookers", "Evil Toons", "Deep Blood", "L'invasion des araignées géantes" et "Le dernier dinosaure"

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14.03.15

06:29:50, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un petit village de péquenauds perdu dans l’Ouest des USA est victime d’une épidémie ravageuse ! L’eau a été contaminée par une teinture étrange qui transforme les hommes en monstres misogynes, barbares et sanguinaires. Les femmes sont pourchassées et massacrées une à une par les gars du village. Au milieu de ce chaos, Phil doit protéger sa petite amie Miranda de la folie meurtrière des hommes, et trouver un remède pour endiguer l’épidémie.

Mon avis :

C'est bien tardivement que "The Taint" nous arrive enfin chez en vidéo après avoir été annoncé en décembre 2013 et en plus projeté dès 2011 à Nantes lors de l'Absurde Festival et à Nice lors du Samain du cinéma fantastique où le film a notamment remporté le Prix du film le plus original et le Prix de la meilleure bande-son...

Cette petite production complètement déjantée de la firme Troma (Et non, Trauma comme indiqué sur la jaquette!), réalisée par Drew Bolduc (Science Team") et Dan Nelson, n'est pas sans nous rappeler par ses effets gores complètement fauchés hyper fun et généreux le génial "Bad Taste" de Peter Jackson.

Comme c'est souvent le cas dans ce type de petits budgets, les deux réalisateurs ont ici de multiples casquettes, ainsi Drew Bolduc, en plus d'être réalisateur, est également acteur principal du film, scénariste, producteur, compositeur de la musique et monteur image et son, alors que Dan Nelson, lui est également monteur image et son, producteur, chef opérateur, il s'est aussi occupé des effets spéciaux et visuels et il tient également un petit rôle dans le film...

Le résultat est un film faisant certes très série Z, mais sans limite et totalement allumé! Le scénario complètement débile a finalement que peu d'importance et est prétexte à aligner les scènes gores avec un maximum d'explosage de têtes et surtout de bites! Oui, oui, vous avez bien lu! En gros, il est question ici d'une épidémie se transmettant par une eau contaminée, transformant les hommes en monstres misogynes se baladant la queue à l'air et au garde à vous, en ayant plus qu'une idée en tête, tuer des femmes! Tout un programme, non?

Autant vous dire qu'avec un scénar pareil, le film est à réserver à un public averti et amateur de ce type de péloche complètement délirante et de très mauvais goût. Le côté très amateur de la chose en rebutera également certainement plus d'un, mais pour peu qu'on se prenne au jeu, le film est plutôt plaisant et bénéficie en plus d'un musique très sympa. Bon, on ne peut pas dire qu'on ait affaire à de grands acteurs, mais pour ce type de production, cela n'a guère d'importance!

Avec ce premier long-métrage, Drew Bolduc et Dan Nelson nous offre (Pratique pour ce cher Drew!) un film totalement dans l'esprit des films de la firme Troma, qui devrait donc réjouir pleinement les amateurs de ce type de films complètement barrés...

"The Taint" est sorti le 3 mars 2015 chez Elephant Films en DVD et Blu-ray. La version DVD nous propose le film dans son format 1.77:1, 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 alors que la version Blu-ray également au format d'origine respecté, 1.77:1, 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio dts-HD Master audio 5.1. Côté bonus, on aurait pu espérer mieux puisque l'édition annoncée en décembre 2013 nous avait laissé miroiter un making of et des scènes coupées... Finalement, on aura tout de même droit au délirant court métrage "Biocop", sorte de fausse bande annonce d’un film purement fictif, à une galerie d'images et à des bandes annonces de l'éditeur, dont celle du film.

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13.03.15

06:29:20, Catégories: Nouveautés, Test / Critique, Box office cinéma  

Par Flo001fg


Synopsis :

Qui est LOUISE ? Un simple prénom ? Une femme ? Ou un songe ?
Et si ce n'était que trois points de suspension... Louise, ça pourrait être vous, eux, nous.
C'est un fantôme qui aime sa liberté et qui souhaiterait ne jamais la perdre.
Autour d'elle, deux personnes. Deux générations. Un dialogue.
A gauche, Charlotte, frêle jeune femme, hésitante, et essayant de prendre des décisions.
A droite, Madeleine, 84 ans et toujours aussi amusée, cherche une dame de compagnie.
Charlotte sera l'élue. Mais quelque chose ne va pas. Quelque chose se trame.
Et c'est à cet instant, que (re)surgit LOUISE.


Mon avis :

Même s'il n'a jamais mis de côté la mise en scène, puisqu'il a régulièrement tourné pour la télévision et qu'il nous a également offert quelques courts métrages entre temps, c’est avec joie que l’on découvre "Louise", ce nouveau long-métrage de fiction de l'acteur Jean-François Gallotte qui revient enfin à la réalisation pour le cinéma après de longues années d'absence puisque son précédent long-métrage, "Igor !", un documentaire sur un jeune toxicomane, datait tout de même de 1993...


Jean-François Gallotte ("Carbone 14, le film", "Baby Blood", "15 août", "Filles perdues, cheveux gras", "La beuze", "Gomez vs. Tavarès", "Q", "La vérité si je mens! 3") fait partie des « gueules » du cinéma français, mais vous savez ceux que l'on reconnaît au premier coup d’œil certes, mais dont on ne connaît pas forcément le nom... C'est pourtant un acteur talentueux qui mériterait vraiment une plus ample reconnaissance de la part du public, mais il est vrai aussi qu'on ne le voit principalement que dans des seconds rôles, ce qui est d’ailleurs bien dommage!


C'est aussi un réalisateur sensible (Comment pourrait-il en être autrement de la part de quelqu’un qui s’est fait également appeler David Grossexe ?) proposant un cinéma au ton décalé comme en atteste "Louise", son cinquième long-métrage où Charlotte, interprétée par Charlotte Sohm ("Jamais deux sans trois"), sa propre fille, joue une trentenaire à la recherche d'un emploi qui va accepter un job de dame de compagnie pour s'occuper de Madeleine, une vieille dame âgée de 84 ans pas très commode (C’est le moins qu’on puisse dire! C'est même réellement une vraie peste!).


Dès le générique de début, le côté poétique du film nous saute littéralement aux yeux grâce aux très jolis dessins de Charlotte Sohm mis en mouvement ici par la chef opératrice du film, Aurélie Martin, accompagnés par la très belle musique tout en délicatesse composée par Modraw. Dans les premières scènes, le ton décalé fait également mouche, rendant immédiatement le film attachant, avec par exemple cette consultation peu commune se passant chez un médecin pour le moins particulier proposant notamment un nouveau test de grossesse trouvé sur internet et que la jeune femme va être la première à tester...


Un humour assez léger se dégage ainsi du film à travers des personnages assez étranges (Mention spéciale au personnage de Julie Borgne interprétée par Julie Marboeuf qu’on a pu voir notamment dans "Betty" de Claude Chabrol) ou à travers certaines situations assez singulières et parfois cocasses.


Malgré son attitude assez nonchalante (Du moins en apparence!), on va s'attacher assez rapidement au personnage de Charlotte, mais étonnamment on s’attachera également au fur et à mesure du film au personnage de Madeleine, incarnée par Claudine Baschet ("Le soleil au-dessus des nuages", "Joséphine", "Les âmes de papier", "Papa Was Not a Rolling Stone"), grâce à son côté filou et aussi grâce à ses fêlures, car sous ses apparences de vieille femme insupportable, se cache en fait une femme beaucoup plus humaine et sensible qu'il n'y paraît. D’ailleurs comme on s’en doute, les deux femmes vont peu à peu s’attacher l’une à l’autre, malgré deux caractères assez forts.


Le film traite bien entendu des rapports entre la jeune génération et la génération actuellement retraitée, en montrant notamment les difficultés rencontrées par les jeunes dans leurs recherches d’emplois et de logements face à une génération plutôt aisée (Ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas!) et de plus, souvent propriétaires de leur habitation.


Le scénario signé encore une fois par Irène Sohm ("Point final à la ligne", "La Galette des rois"), qui interprète ici le rôle de Louise, nous réserve quelques surprises, même si certains indices seront disséminés ici et là laissant deviner en partie la chute du film.


Jean-François Gallotte, qui se retrouve une nouvelle fois devant (Il interprète dans le film le médecin de Madeleine) et derrière la caméra nous offre là un film plein de tendresse, malgré des personnages qui eux sont loin de l'être (Quelque part, ils nous ressemblent, avec leurs qualités et leurs défauts!). Les passages avec les dessins de sa fille, ainsi que la musique jouent en cela un rôle important, mais il y a aussi la photographie du film, le choix des couleurs, l'interprétation des acteurs au ton toujours très juste et bien sûr, le regard incroyable de Claudine Baschet...


Quel joli film! Cela fait vraiment plaisir à voir! Espérons maintenant que celui-ci remporte le succès qu'il mérite et que son réalisateur ne mette pas autant de temps que cette fois-ci pour nous offrir son prochain long-métrage...


"Louise" sort officiellement en salle le 18 mars 2015, alors si vous souhaitez vous tenir au courant des différentes projections, dont certaines se feront en plus en présence de l'équipe du film, suivez son actualité sur sa page Facebook, ainsi que sur son site officiel.


Sortie en salle le 18 mars 2015

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12.03.15

06:53:23, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Kingsman : services secrets

Réalisateur : Matthew Vaughn

Année : 2015

Origine : Royaume-Uni

Durée : 2h09

Avec : Colin Firth (Harry Hart / Galahad), Samuel L. Jackson (Richmond Valentine), Taron Egerton (Gary “Eggsy” Unwin), Mark Strong (Merlin), Michael Caine (Arthur), Sofia Boutella (Gazelle), Mark Hamill (James Arnold), etc.

Par Nicofeel

Après des films mettant en scène des super-héros avec Kick ass (2010) et X-men le commencement (2011), le cinéaste Matthew Vaughn se fait à nouveau remarquer avec son nouvel opus : Kingsman : services secrets.
Cette fois, Matthew Vaughn laisse la part belle aux agents secrets, même si le but reste le même : sauver la population ! Toujours orienté vers le fun, le réalisateur britannique parodie gentiment les films d'espionnage, ce qui n'empêche pas d'avoir des choses à dire.
Dès sa scène d'ouverture, on comprend que Kingsman ne va pas se prendre au sérieux. Le film débute au Moyen-Orient, en 1997. Des forces spéciales britanniques bombardent des bâtiments de terroristes, sur la musique Money for nothing de Dire Straits. Même si tout cela a l'air bien marrant, il y a tout de même des explosions et un mort est recensé parmi les membres de Kingsman.
Mais qu'est-ce que ce Kingsman ? C'est une organisation secrète, supra-nationale, qui agit dans l'ombre, pour résoudre des problèmes mondiaux. Ses membres sont habillés chez un tailleur et ont tout du dandy britannique. Ils ont la classe mais ils détonnent par rapport aux héros traditionnels.
D'autant qu'ils ont tous un nom de code qui rappelle les chevaliers de la table ronde. Ainsi, Colin Firth joue le rôle de Galahad (le fils de Lancelot dans la légende arthurienne) alors que Michael Caine est tout simplement Arthur et Mark Strong Merlin. Il y a un côté délicieusement désuet à être accoutré comme un noble et à s'appeler comme un héros de la table ronde.
Comme dans les James Bond, ces personnages disposent de gadgets sophistiqués, à l'instar d'un parapluie qui sert de protection ou d'arme selon l'emploi mais aussi d'un stylo qui renferme un poison. Avec cet attirail, nos Kingsmen sont prêts à aller au combat.

Et là encore, Matthew Vaughn fait plaisir au spectateur en lui en mettant plein la vue : les combats sont dynamiques et d'une grande fluidité. Ils sont chorégraphiés et surtout très fun. On se croirait par moments dans Kill Bill. Il y a un rapport distancié au regard de la violence : les combats donnent par instants le sentiment d'être dans un jeu vidéo grandeur nature ; par ailleurs à des nombreuses reprises des têtes explosent (clin d’œil à Scanners de Cronenberg) mais en forme de feu d'artifice. Le réalisateur Matthew Vaughn a voulu que son film soit un spectacle jouissif, regardable par – presque – toute la famille.
Cela étant, Kingsman ne se limite pas à amuser le spectateur. Ce long métrage comporte un fond qui est loin d'être idiot.
D'abord, il s'agit d'un film sur le dépassement de soi. Parallèlement aux combats qu'ils mènent aux quatre coins de la planète, les membres du Kingsman recrutent de nouveaux membres. Il s'agit de jeunes gens qui vont devoir faire leurs preuves lors de tests particulièrement poussés.
Une citation d'Ernest Hemingway résume à elle seule l'état d'esprit du film et des membres du Kingsman : “Il n'y a rien de noble à être supérieur à vos semblables. La vraie noblesse est d'être supérieur à celui que vous avez été auparavant.” De ce point de vue, le personnage principal du film, le jeune “Eggsy”, vient d'un milieu pauvre, est démuni d'éducation mais il est prêt à apprendre et à faire preuve de courage pour s'en sortir. Sans avoir l'air d'y toucher, le film évoque les différences de classes sociales à travers le personnage d'Eggsy qui détonne par rapport à ses camarades de chambre mais aussi par rapport à Galahad, son mentor.

Mais où est l'essentiel dans tout ça ? Il convient de juger quelqu'un par rapport à ses actes.
Et sur ce plan, le grand méchant du film, est loin d'être un bisounours. Il compte tuer des milliards de gens qui sont reliés à son réseau. A travers cet exemple de danger mondial poussé à l'extrême, le film met en exergue les dangers liés aux nouvelles technologies. A l'heure actuelle, les gens sont – presque tous – connectés à leur smarthphone ou ipad. Ils consultant n'importe quelle information sur internet, toute la journée. Ils sont drogués d'internet et ne peuvent plus s'en passer. Ce sont quasiment des êtres humains 2.0 (voir la puce électronique que l'on loge dans leur cou), qui agissent comme des moutons de Panurge. Ces nouvelles technologies ne sont pas la panacée et dans plusieurs années, certains déchanteront peut-être (risques liés au cancer, risques d'avoir la vue qui baisse, etc.).
En synthèse, Matthew Vaughn propose avec Kingsman un spectacle extrêmement dynamique et fort réjouissant. Dans un rôle inattendu, Colin Firth est excellent en dandy britannique qui met la pâtée à des petites frappes. L'acteur nous fait aussi profiter de son flegme et de son humour typiquement britannique. Samuel L. Jackson est également hilarant dans le rôle du grand méchant qui a un cheveu sur la langue et qui s'habille comme un jeune rappeur. Et puis Taron Egerton n'est pas mal non plus en tant que “mini James Bond” qui a pour but de sauver le monde et qui termine en charmante compagnie... comme à la fin des James Bond !
Voilà un film fort réussi qui se regarde très facilement et qui ne comporte pas de temps morts, en dépit de sa durée relativement longue (2H09).

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11.03.15

06:54:06, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Leigh, jeune et ambitieuse agente immobilière, est chargée de vendre la maison d'un couple mystérieux. Tandis qu'elle travaille dur afin de dénicher des acheteurs, elle rencontre la fille du couple ayant mis la maison en vente, une jeune femme perturbée... Lorsque Leigh essaie de l'aider, elle se trouve piégée par une force surnaturelle aux intentions bien sombres...

Mon avis :

Présenté hors compétition lors du Festival du Film Fantastique de Gérardmer 2015, "At the Devil's Door" est le second long métrage de Nicholas McCarthy, qui avec "The Pact" nous avait plutôt agréablement surpris. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'une suite réalisée par Dallas Richard Hallam et Patrick Horvath a vu le jour l'année dernière...

Ce "At the Devil's Door" ne brille pas par son originalité, cela se ressent d'ailleurs dès le départ avec rapidement une impression de déjà-vu. Cela n'empêche pourtant pas ce film de possession démoniaque d'être assez efficace et de plus, de ne pas se fiche de la gueule des spectateurs...

En effet, non seulement certaines scènes seront assez flippantes, mais en plus lorsqu'on aura peur, on aura peur pour quelque chose contrairement à la plus part des films actuellement qui ont tendance à vouloir nous faire sursauter pour absolument rien. A force, on s'y attend tellement que cela plus le moindre effet!

Ici, les jump scares auront tous une raison d'être et ça, il faut avouer que cela fait vraiment plaisir. Voilà qui nous change des "Paranormal activity" & Cie! Car franchement, il y en a ras-le-bol de ces soi-disant films d'horreur qui ne font aucunement peur et surtout où il ne s'y passe strictement rien!

Dans "At the Devil's Door", il sera question du Diable, qui essayera de se reproduire en rentrant dans le corps de plusieurs jeunes femmes... Cela sera d'ailleurs l'un des points forts du film! Il n'y aura pas un personnage principal, mais trois...

Ashley Rickards ("Les frères Scott", "Struck", "A Haunted House 2") dans le rôle d'Hannah, la première jeune fille possédée, qui fera d'ailleurs son petit effet en petit chaperon rouge démoniaque et enfin les deux sœurs Leigh et Vera interprétées par Catalina Sandino Moreno ("Maria pleine de grâce", "Che - 1ère partie - L'Argentin" & Che - 2ème partie - Guerilla") et Naya Rivera, essentiellement connue pour son rôle de Santana dans la série "Glee".

Un casting féminin qui apportera donc un charme certain au film et qui remplira de plus très correctement son rôle avec une interprétation très convenable. Le film distille autrement une ambiance assez malsaine qui arrivera à créer un certain malaise, d'autant plus efficace que des enfants seront concernés. Allez savoir pourquoi, dès qu'il y a des sales mioches dans un film d'horreur, on est balise deux fois plus!

Toujours est-il qu'en dehors d'une fin quelque peu expédiée, nous laissant donc sur notre faim, le film est dans l'ensemble une plutôt bonne surprise, surtout que celui-ci bénéficie d’une mise en scène très correcte servie par la belle photographie de Bridger Nielson ("The Pact"), avec qui le réalisateur a maintenant pris l'habitude de travailler.

Dire que l’idée de faire ce film est venue à Nicholas McCarthy, lorsqu’il était dans un taxi durant le festival de Sundance pour la sortie de son précédent long, où le chauffeur lui parla d’un pacte qu’il avait fait avec le Diable! Un pacte qu’il a ensuite regretté, allez savoir pour quoi... Drôle d’inspiration en tous cas!

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’est pas si courant qu’un film d’horreur occasionne quelques frissons sauf pour les âmes très sensibles, alors même si ce "At the Devil's Door" laissera au final un sentiment quelque peu mitigé, ne boudons pas notre plaisir!

"At the Devil's Door" est sorti le 25 février 2015 chez Wild Side Vidéo en DVD, Blu-ray et VOD. Le DVD propose une image au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française Dolby Digital 5.1 et anglaises dts 5.1 & Dolby Digital 2.0 avec sous-titres français. Le Blu-ray, quant à lui, nous offre une image au format 2.40 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 5.1 et sous-titres français. Enfin, les bonus, communs aux deux éditions, se composent de 5 scènes coupées (11') et de différentes featurettes composées d'entretiens avec l'équipe du film : "Le diable au corps" (10'), "Le personnage de Vera" (2'), "Aux origines du film" (2'40") et "Le diable au cinéma" (2').

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10.03.15

06:53:42, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Discount

Réalisateur : Louis-Julien Petit

Année : 2015

Origine : France

Durée : 1h45

Avec : Olivier Barthelemy (Gilles), Corinne Masiero (Christiane), Pascal Demolon (Alfred), Sarah Suco (Emma), M'Barek Belkouk (Momo), Zabou Breitman (Sofia Benhaoui), etc.

Par Nicofeel

Prix du public au festival du film francophone d'Angoulême, Discount est considéré comme une comédie. Si le film utilise bien les ficelles de la comédie, il évoque une réalité sociale qui n'a rien de drôle et qui est même un miroir de notre société.
Le synopsis indique qu'un magasin hard discount compte licencier plusieurs de ses salariés pour les remplacer par des machines automatiques. La société commence un travail de minutage de ses agents afin de savoir lesquels garder.
On voit bien que l'on est dans la triste réalité de notre société actuelle, axée sur la productivité, où l'argent est roi et où la relation avec le client réduite à peau de chagrin (alors qu'en sera-t-il avec des caisses automatiques...). Pour preuve, ce projet de remplacement de certains agents par ces machines automatiques. Le jour où il n'y aura plus de caissières, on ira pas se plaindre...
Prenant le contre-pieds de cette situation qui apparaît comme injuste, certains agents se révoltent en choisissant de récupérer des produits alimentaires destinés à être détruits ou encore à voler certains articles. Avec ce butin – qui prend des proportions non négligeables (ce qui donne plus de poids au propos) – ils montent un marché parallèle, où le mot d'ordre est la solidarité. Tout le monde y gagne : ces salariés rebelles ont l'occasion d'arrondir leur fin de mois et des clients peu fortunés trouvent un moyen idéal de faire leurs courses à bas prix. Évidemment, pour le magasin hard discount, le manque à gagner avec les produits volés n'est pas une bonne affaire : “mais quand on vole des voleurs, ce n'est pas du vol”.

Mine de rien, le réalisateur de Discount, Louis-Julien Petit fait preuve d'une grande justesse de ton pour parler des victimes de la crise. Eh oui, si cela n'est pas écrit sur leur front, il y a des gens qui rencontrent des difficultés certaines pour joindre les deux bouts. A cet égard, le personnage de Christiane, une caissière d'une cinquantaine d'années criblée de dettes, est symptomatique de cet environnement socio-économique particulièrement délicat. L'actrice Corinne Masiero se fond très bien dans ce personnage de femme désabusée, qui n'est toutefois pas prête à se laisser marcher dessus “avec le sourire” (quelle idée horripilante de devoir garder le sourire en toutes circonstances, même quand on vous annonce que vous êtes licencié).
Louis-Julien Petit montre aussi avec beaucoup d'à-propos le monde terrible de l'entreprise, obnubilé par la notion de profit. Il n'y a que cela qui compte et s'il y a des dégâts sur le plan humain, cela ne semble pas déranger les dirigeants de ces entreprises. L'actrice Zabou Breitman interprète de façon convaincante cette femme cadre, Sofia Benhaoui, qui en fait baver à ses employés et n'hésite pas à prendre des mesures drastiques pour que les vols cessent. De prime abord, c'est une femme détestable, dont on comprend d'autant moins les agissements qu'elle vient elle-même de l'immigration. Mais en y réfléchissant bien, c'est aussi une victime. Ses supérieurs hiérarchiques lui imposent des techniques de management qu'elle doit exécuter à la lettre.
On sent bien que madame Benhaoui n'est pas à l'aise quand elle reçoit ses salariés dans son bureau, faisant appel à l'un de ses vigiles, dans le cas où la discussion tournerait au vinaigre.
Alors, au-delà de ces thématiques qui n'ont rien de réjouissant, y-a-t-il des raisons d'espérer ? Peut-être. On notera l'existence de cette fameuse solidarité où des gens se donnent des coups de main, sans arrière pensée (le porte à porte à domicile, le prêt du frigo, les ventes à la bonne franquette, etc.) et refusent de rentrer dans le jeu de la police lorsqu'elle demande à des gens ce qui se trame.
C'est cette conscience collective qui semble capable de soulever des montagnes. Il en faut de l'énergie positive et ça fait du bien. De là à renverser la toute puissante machine capitaliste, il y a encore du boulot.
Dans tous les cas, voilà une comédie française intelligente, qui défend de vraies valeurs, et qui n'a pas galvaudé son appellation de “comédie sociale à la Ken Loach”.

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09.03.15

06:54:20, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Cinq amis sont invités dans la maison du père de l’un d’entre eux. Ils décident de filmer leur week-end pour réaliser un petit souvenir. Rien ne se passera comme prévu et leur film va devenir la preuve que des choses étranges, violentes, mystérieuses et effrayantes existent.

Mon avis :

Profitant d'avoir un petit peu de temps avant la mise en chantier de "Séquelles", le réalisateur indépendant suisse Jean-Clément Gunter ("3 Psychopathes", "Décadence", "La forêt des démons") en a profité pour réaliser "Pourquoi nous !", un petit found footage dans l'esprit des "[REC]" au budget riquiqui...

Plusieurs films utilisant le système du found footage, c'est-à-dire faisant croire qu'une vidéo a été retrouvée montrant des faits à l'issue souvent fatale pour les protagonistes qui figurent dessus, ont connu un énorme succès commercial ces dernières décennies comme par exemple "Le Projet Blair Witch" ou "Paranormal activity". Alors Jean-Clément Gunter, en grand amateur de films d'horreur, a dû se dire « Pourquoi pas moi! »... Effectivement, pourquoi pas! (Oui, je sais, elle était facile!). Toujours est-il que vu la qualité de ces deux « merdes » (Excusez-moi du terme!) et tout particulièrement de la bouse signée Oren Peli, il ne prend pas trop de risques et a de fortes chances de faire mieux... Surtout en s'inspirant du chef d’œuvre de Paco Plaza et Jaume Balagueró, qui lui est bel et bien une référence en la matière!

Dès les premières images on comprend qu'on est bien dans un film d'infectés, les protagonistes se protégeant avec des masques anti-pollution et deux d'entre eux évoquant la situation du monde dans lequel ils vivent. Puis on arrive aux origines de la catastrophe lorsque l'un d'eux va faire visionner une vidéo retrouvée à l'autre personnage. Cette vidéo agit alors comme un flashback où l'on va découvrir un petit groupe d'amis qui va se retrouver par un concours de circonstances enfermés dans un bunker se trouvant en pleine forêt, de toutes évidences peuplé de créatures peu accueillantes...

Même si comme dans ses précédents longs, on ressent le faible budget et que le jeu des acteurs manque par moments de naturel, on ne peut que saluer le soin apporté à l'image avec notamment un étalonnage apportant une colorimétrie donnant un certain cachet au film sans nuire pour autant à l'aspect véridique du film et une interprétation dans l'ensemble assez naturelle donnant une crédibilité au film (Peut-être grâce à plus d'improvisations?). Le film va mettre un peu de temps à se mettre en place, mais cela va tout de même permettre qu'on s'attache quelque peu aux différents personnages, notamment à la charmante Eve (Ce qui n'est pas un mal d'ailleurs, car autrement elle aurait eu vite fait de nous énerver ensuite...).

On retrouve ici une partie des habitués (Mehdi Boccard notamment) des films du réalisateur et ce dernier fera également parti de la distribution, même si on ne le verra que très peu à l'écran, puisqu'il interprète le rôle de Matthieu, le caméraman de la petite bande. Étonnamment, celui-ci ne se servira aucunement des charmes de ses deux actrices, Laura Cecere et Simone Jenni, pour nous offrir quelques plans un tant soit peu coquins, alors que d'habitude il n'est jamais avare en scènes érotiques... Côté trouillomètre, seules les personnes ayant peur du noir seront probablement concernées, mais on a tout de même droit à quelques effets de maquillages assez amusants (Mention spéciale aux doigts coupés!).

Par contre, curieusement le réalisateur ne donnera au final aucune réponse sur les origines de la contamination. Peut-être dans le but de faire un autre film? Une préquelle? Allez savoir, c'est peut-être la faute à un champignon! En tous cas, le réalisateur s'est trouvé un endroit bien sympathique pour tourner son film, une champignonnière contenant des kilomètres de couloirs et de galeries que le cinéaste a plongés dans l'obscurité... Jean-Clément Gunter aurait pu, comme Jean-Marc Vincent et son très amusant "Eject", nous offrir une parodie de "[REC]", mais non, il n'en sera rien, le réalisateur helvétique préférant jouer la carte du sérieux en nous livrant une sorte d'hommage au chef d’œuvre espagnol...

Bon, au bout du compte, ce petit found footage ne sera certes pas un chef d’œuvre, en partie handicapé par son maigre budget, mais il n'aura malgré tout pas à rougir face à un "Paranormal activity" et autres ersatz du film de Peli...

"Pourquoi nous !" est sorti en DVD le 7 octobre chez JCG Production. Le film est présenté au format 1.89 16/9ème compatible 4/3 avec pistes françaises Dolby Digital 2.0 et 5.1. L'édition regorge de bonus, avec pour en savoir plus sur le film, un making of, un reportage intitulé "Des champignons dans le bunker ?", une interview du compositeur de la musique, une interview du créateur de l’affiche, une galerie de photos du film et du plateau, un petit comparatif avant et après l’étalonnage du film, un bêtisier et des bandes-annonces.

Crédits photos : © JCG Production

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07.03.15

06:41:30, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : It follows

Réalisateur : David Roobert Mitchell

Année
: 2015

Origine
: Etats-Unis

Durée : 1h40

Avec
: Maika Monroe (Jay), Keir Gilchrist (Paul), Lili Sepe (Kelly), Olivia Luccardi (Yara), Daniel Zovatto (Greg), etc.

Par Nicofeel

Auréolé d'une réputation flatteuse après son passage dans divers festivals (semaine internationale de la critique à Cannes, l’Étrange festival) qui lui ont permis de remporter des trophées (prix de la critique internationale au festival de Deauville, grand prix de Gérardmer), le film It follows débarque enfin sur les écrans de cinéma. Ce long métrage est-il à la hauteur de sa renommée ?
Après l'avoir visionné, une évidence s'ouvre à nous. It follows n'est plus ni moins que le meilleur film d'horreur vu au cinéma depuis un certain The descent (2005). C'était il y a 10 ans déjà !
Alors pourquoi tient-on enfin la perle rare ? Pour deux raisons principales. Parce que It follows est un film d'horreur qui évolue entre classicisme et modernité. Et parce que cela n'est pas qu'un film d'horreur.
Quand on voit It follows, on pense immédiatement à une figure sacrée des fantasticophiles : John Carpenter. La mise en scène très classieuse de David Robert Mitchell avec notamment ses très beaux travellings (avants, latéraux) fait clairement penser à Halloween. D'autant que l'action se situe dans une banlieue pavillonnaire où un danger semble latent.
Mais quel est ce danger ? Au début du film, une adolescente, Jay, fait l'amour avec son petit ami du moment. Pas le temps de jouir de ce plaisir immédiat. Son petit ami la séquestre et lui explique qu'il vient de lui refiler une sorte de malédiction. Désormais, elle sera suivie par une chose, une entité maléfique qui prend diverses apparences : celle d'une jeune fille nue, celle d'une vieille dame, celle d'une connaissance de Jay. Le but est de réussir à échapper à cette chose car si elle s'approche de sa proie, c'est la mort assurée.
A la différence de nombre de films d'horreur actuels qui aiment en mettre plein la vue au spectateur, It follows est très subtil. Le monstre n'est pas un spectre doué du don d'ubiquité. Il suit sa victime à la trace. Il ne la précède jamais. Et lorsque Jay parvient par exemple à lui échapper en partant en voiture ou à vélo, le monstre ne pourra la retrouver que dans le laps de temps nécessaire en marchant.
Il en est ainsi lors de la scène de la piscine où les jeunes attendent de nombreuses heures avant l'arrivée du monstre. La séquence, de par son lieu et le côté suggestif, fait immanquablement penser à La féline de Jacques Tourneur.

Même si It follows ne s'appuie pas sur de l'action à tout prix ou sur des effets gore, il n'empêche qu'il dégage une ambiance tendue à souhait. David Robert Mitchell adopte une mise en scène qui joue sur la durée et les espaces (les travellings), ce qui confère à son œuvre un dynamisme certain, et surtout cela contribue à la tension latente. La seule présence d'une vieille femme dans le cadre, crée un sentiment de peur chez l'héroïne et par ricochet chez le spectateur. D'autant que l'entité maléfique est très intelligente (voir la scène de la piscine).
Le cinéaste américain dispose astucieusement son monstre dans la réalité quotidienne, de telle sorte que l'on est droit de penser s'il ne s'agit pas au final d'un mauvais cauchemar. Jay est sans cesse en train d'observer avec inquiétude si la chose arrive. Car elle est la seule à la voir.
Là où le film surprend également, c'est qu'il ne se limite pas aux codes du film d'horreur. It follows rejoint plusieurs des préoccupations des protagonistes du précédent film de David Robert Mitchell, à savoir The myth of the american sleepover. Dans ces deux longs métrages, on a affaire à des adolescents qui boivent, qui fument, qui glandent ensemble, et qui désirent l'autre. Dans la précédente œuvre de Mitchell, les personnage ne réussissent pas à sortir avec l'être aimé.
Dans It follows, on va plus loin puisque les protagonistes, qui sont un peu plus âgés, couchent ensemble. La découverte de la sexualité, qui n'est pas un moment facile pour un adolescent, devient carrément une malédiction avec cette chose qui attend, tapie dans l'ombre.
David Robert Mitchell décrit aussi des adolescents qui demeurent insouciants alors que le danger guette. Ainsi, dans It follows, plusieurs garçons veulent coucher avec Jay, alors que celle-ci est porteuse d'un Mal extrêmement dangereux. Mais ces jeunes n'écoutent que leurs désirs. Il faut voir comment ils regardent la très jolie Jay. D'une certaine façon, le film peut être vu sur ce point comme une métaphore du sida. Le lien entre Éros et Thanatos aura rarement été abordé aussi intelligemment.
Il ne serait pas juste d'évoquer ce film sans parler de la musique. Cette dernière joue un rôle considérable. David Robert Mitchell filme avec beaucoup d'à-propos les les fuites de ses personnages dans une ville de Détroit où les maisons à l'état d'abandon font peur à voir. Mais le filmage de ces errances n'aurait pas le même impact sans la musique synthé-pop du groupe Disasterpeace. De la même façon que ces adolescents fuient une réalité insoutenable, le spectateur est transporté vers un ailleurs avec ces synthétiseurs aux ambiances très eighties. Le son est lui aussi à l'honneur dans certaines scènes où sa saturation crée un vrai malaise.
Au final, It follows constitue à la fois un film d'horreur et un film d'auteur aux enjeux sous-jacents multiples. Sa mise en scène très fluide, sa BO marquante et son scénario astucieux en font un film majeur du début de cette année 2015.

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06.03.15

06:41:12, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Mitchell et Carter, deux amis de longue date, se retrouvent en panne le long d’une route isolée en plein désert. Au fil des heures les tensions grandissent et finissent par exploser de manière assez brutale.

Mon avis :

Évitons immédiatement toutes confusions, nous n'avons nullement affaire ici à une ressortie du film "Detour" de S. Lee Taylor sorti chez nous en DVD également sous le titre "Route vers l'enfer"... En fait sous ce retitrage français se cache "Scenic Route" de Kevin Goetz et Michael Goetz, un film qui s'apparentera paradoxalement plus à un huis clos qu'à un road movie, contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer...

Pour leur premier long métrage, les frères Goetz, qui ont d’ailleurs été choisis pour réaliser prochainement le remake américain de "Martyrs" de Pascal Laugier, nous livre un petit budget plutôt bien fichu mettant en scène un duo d'amis qui vont tomber en panne en plein désert.

Interprétés par deux excellents acteurs, Josh Duhamel ("Turistas", "Transformers", "Las Vegas", "Bébé mode d'emploi") et Dan Fogler ("Charlie, les filles lui disent merci", "Fanboys", "Une soirée d'enfer", "Don Peyote"), les deux principaux protagonistes, Mitchell et Carter, vont se déchirer au fur et à mesure que le désespoir va progressivement prendre le dessus.

Si dans un premier temps, ils vont commencer à se faire des reproches par rapport à leur situation, il faut l’avouer, peu enviable, les deux amis d'enfance vont ensuite se reprocher des choses plus personnelles sur ce qu’est devenue leur amitié suite aux choix de chacun.

Carter notamment, qui est un vrai looser, va en effet jalouser Mitchell, d'une part d'avoir réussi professionnellement et d'autre part lui en vouloir de l'avoir délaissé à partir du moment où il s'est mis en couple. Le moins qu'on puisse dire en tous cas, c'est qu'ils vont sacrément se foutre sur la tronche! D'ailleurs, cela engendrera quelques scènes bien violentes et efficaces, même si on ne verra finalement pas grand-chose (petit budget oblige?).

Les deux réalisateurs utilisent pour donner un certain cachet à leur film les splendides décors naturels de ce désert qui emprisonne leurs deux personnages principaux, magnifiés par une très belle photographie signée Sean O'Dea ("Red Sands", "Mischief Night"). Ce qui est assez surprenant dans ce long, c'est qu'ils arrivent à donner l'impression d'un huis clos alors que l'action se déroule en plein air... Ils auront également l'intelligence de sortir parfois de ce huis clos grâce à quelques flashbacks donnant un peu de légèreté à ce survival assez oppressant, même s'il n'est pas également dénué d'humour noir.

Malgré quelques éléments un peu gros et peu crédibles, le film tient plutôt bien la route allant inexorablement vers une fin attendue. Du moins c'est ce qu'on pense, car au final, le film nous réservera tout de même quelques surprises, surtout la fin particulièrement réussie...

Ce "Route vers l'enfer" est donc une bonne surprise, le genre de DTV qu'on aimerait voir plus souvent! Voilà qui est plutôt prometteur en tous cas pour le remake de "Martyrs", même si je ne suis pas particulièrement friand en général de remakes...

"Route vers l'enfer" est sorti le 23 février 2015 en DVD et Blu-ray chez Marco Polo Production. Le DVD propose une image au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray est au format 1.85 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Par contre, comme souvent chez l'éditeur aucun bonus n'est présent... Dommage!

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05.03.15

06:40:47, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Phoenix

Réalisateur : Christian Petzold

Année : 2015

Origine : Allemagne

Durée : 1h38

Avec : Nina Hoss (Nelly Lenz), Ronald Zehrfeld (Johnny Lenz), Nina Kunzendorf (Lene Winter), etc.

Par Nicofeel

Le hasard du calendrier veut que la sortie française du film Phoenix coïncide avec les 70 ans de la fin de la deuxième guerre mondiale.
Or, Phoenix se déroule tout juste lors de l'après guerre. Dès le départ, le cinéaste allemand Christian Petzold met le spectateur dans l'ambiance avec ces deux femmes qui sont arrêtées à un poste de police américain, situé en Allemagne. Ces deux juives doivent décliner leur identité, comme si la guerre n'était pas totalement terminée pour elles.
Pourtant, l'une des deux revient de très loin. Nelly Lenz (Nina Hoss) est une rescapée du camp d'extermination d'Auschwitz. Elle ne s'en est pas sortie indemne puisqu'elle a été gravement défigurée. Le début du film évoque la “reconstruction” de cette femme à qui les chirurgiens promettent un visage neuf. Si son physique commence à s'améliorer, en revanche la douleur d'avoir perdu les siens est vivace. Nelly Lenz est presque une étrangère dans son propre pays.
Toute la première partie du film de Christian Petzold s'attache à indiquer le difficile retour de cette femme brisée. Avec un sublime travail sur la photographie qui rappelle les grands maîtres impressionnistes, on voit à de nombreuses reprises Nelly qui n'ose sortir que le soir, de peur d'être vue. Elle donne l'impression d'être une sorte de fantôme, qui a peur de tout. Comme si sa vie n'avait plus de sens. On songe immanquablement à la jeune femme des Yeux sans visage de George Franju. Sauf que dans le cas de Phoenix, une chose continue de motiver Nelly dans ses virées nocturnes.
Elle est obsédée à l'idée de revoir son mari Johnny. Pourtant, elle a été prévenue qu'il l'a sans doute trahie. Mais Nelly n'ose y croire. Elle se raccroche à son amour d'antan, à la seule chose qui peut encore la faire avancer, même si les plaies – physiques et morales – sont toujours béantes.

Dans un cabaret intitulé Phoenix et dont l'ambiance festive tranche singulièrement avec les débris qui jonchent la ville, elle écoute la sublime chanson de Cole Porter, Night and day, qui se prête très bien à sa pensée du moment : “Je pense à toi, jour et nuit”. C'est alors qu'elle tombe nez à nez avec son Johnny, lequel travaille dans cet endroit en tant qu'homme à tout faire. La joie n'est malheureusement que de courte durée.
Johnny ne reconnaît pas sa femme. Il est persuadé que celle-ci est morte. Pourtant, la nouvelle Nelly lui ressemble assez pour qu'il lui fasse une curieuse proposition : celui de jouer le rôle de son épouse dans le but de toucher un important héritage. L'ironie du sort veut donc que Nelly réapprenne à être la femme qu'elle était avant d'avoir été arrêtée par les nazis.
Le titre du film prend alors plusieurs sens : comme le phénix qui renaît de ses cendres, Nelly est amenée à (re)vivre dans une Allemagne détruite, jonchée de débris qui ont fait de Berlin une ville quasi fantôme. Mais le titre peut aussi faire penser à la ville de Phoenix, en Arizona, où se déroule l'action de Psychose d'Alfred Hitchcock. Avec cette Nelly à la double identité, on songe immanquablement à Hitchcock et notamment à Vertigo. Toute la question réside alors dans le fait de savoir ce que va faire Nelly. Quelles sont ses intentions ?
Passé son souhait de revoir son époux, Nelly peut se poser plusieurs questions : comment son mari ne peut pas la reconnaître alors qu'elle est presque la même sur le plan physique et qu'elle multiplie les indices à cet effet ? Ne tombant jamais dans le moindre pathos, Christian Petzold livre un drame poignant avec cette femme qui espère toujours que son mari lui reviendra, qu'il ouvrira enfin ses yeux. La scène où elle lui demande si elle le reconnaît, lorsqu'elle s'est habillée et maquillée comme l'ancienne Nelly, est d'une grande force émotionnelle. Le mari croit à cet instant qu'elle joue parfaitement la comédie...
A l'instar d'un Fassbinder qui a créé de très beaux portraits de femme dans l'après-guerre, Christian Petzold donne une profondeur et une superbe humanité à son personnage principal. Le mari de Nelly étant animé par des considérations uniquement vénales, on peut se demander s'il a déjà aimé sa femme. A moins que son aveuglement résulte d'un remords qui le ronge de l'intérieur.
De son côté, Nelly profite de ses discussions quotidiennes avec son mari pour savoir ce qu'il pensait d'elle et le contexte de son enlèvement. Johnny n'est manifestement pas blanc comme neige dans cette affaire et il évident qu'une rédemption ne passe pas par le rapt d'un héritage immérité.
Nelly est bien motivée à savoir si son mari l'a ou non trahie. Et à ce jeu-là, Christian Petzold a la bonne idée de ne pas limiter son astucieux scénario aux origines de l'enlèvement de Nelly. Les non-dits, le jeu de regard incessant avec son époux parlent d'eux-mêmes et dégagent une intensité émotionnelle importante.
Évidemment, Phoenix doit beaucoup à l'excellente interprétation de ses acteurs. Christian Petzold reforme le couple de son précédent film, son actrice fétiche Nina Hoss (vue aussi dans Yella et Jericho) et Ronald Zehrfedl, mais dans un tout autre contexte. C'est assez troublant.
Nina Hoss interprète avec beaucoup de subtilité le rôle de cette femme brisée qui part à la recherche de son amour d'antan avant d'enquêter sur le passé récent de ce dernier. De son côté, Ronald Zehrfeld joue un mari qui paraît peu à l'aise et a manifestement des choses à se reprocher. Le réalisateur a l'intelligence de laisser le spectateur juger.
Dans ce sublime mélodrame où l'amour pur côtoie des notions de culpabilité et de trahison, quelques mots sur la fin du film qui est somptueuse. Nina Hoss interprète de façon personnelle le très beau Speak low de Odgen Nash et Kurt Weill (1943) avec une telle intensité qu'elle donne un nouveau sens à la vie de Nelly. Cette dernière irradie la scène entière comme si elle personnalisait le phénix qui renaît des cendres d'une Allemagne détruite. Et Nelly de s'en aller voler de ses propres ailes, dans une lumière aveuglante, alors que la vérité est désormais connue. Magnifique.

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04.03.15

07:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Gunilla est une jeune femme mariée à Jan, qui en secret vit une aventure avec Nora, la meilleure amie de sa femme. Les deux amants aimeraient beaucoup que Gunilla accepte qu'ils vivent leur histoire d'amour à trois, alors Nora imagine un stratagème pour qu'elle accepte cette idée. Seulement voilà, alors que Gunilla emménage quelques jours chez son amie, elles font la connaissance d'une curieuse voisine, Britt, restauratrice de jouets anciens et professeur de mimes. Une rencontre qui va quelque peu bouleverser leur existence...


Mon avis :

La venue en France en cette fin de mois de février 2015 de Christina Lindberg ("La Possédée", "Crime à froid", "Anita", "Sex & Fury", "Libre-échanges"), icône de la sexploitation et actrice culte pour beaucoup d'amateurs de films d'exploitation, bien évidemment marqués par son rôle de Madeleine dans "Thriller : A Cruel Picture", constituait un évènement à ne surtout pas manquer pour les fans, d'autant plus que c'était l'occasion pour les nantais de pouvoir découvrir le mythique Rape & Revenge de Bo Arne Vibenius sur grand écran et surtout pour les parisiens de pouvoir enfin découvrir le rarissime "Young Playthings" de Joe Sarno...


En dehors d'une horrible copie VHS issue d'un enregistrement provenant de l'unique diffusion du film sur Playboy Channel, "Young Playthings" était jusque là totalement invisible et pour beaucoup considéré comme irrémédiablement perdu.


Heureusement une copie 16mm a récemment été retrouvée à la mort du cinéaste, seulement voilà, la copie en question étant malheureusement incomplète, l'éditeur suédois Klubb Super 8, qui nous permet enfin de découvrir ce film, dut se résoudre à en proposer un montage incluant une partie du film récupérée sur cette ignoble version pour sa sortie DVD...


C'est cette version remontée justement que les personnes présentes le soir du 28 février à l'Institut Finlandais de Paris ont eu le privilège de voir, accompagnée pour l’occasion de sous-titres français créés par monsieur Christian Valor du site Psychovision (Un grand merci à lui!).


Le très prolifique réalisateur Joseph W. Sarno ("Vibrations", "All the Sins of Sodom", "Le château des messes noires", "Échanges", "Abigail Lesley Is Back in Town") nous livre ici un film fort étrange, on pourrait même parler de véritable OFNI (Objet Filmique Non Identifié), mais pour autant pas inintéressant et surtout très amusant.


Le film est partagé entre deux types de scènes s’alternant durant pratiquement tout le film, d'une part celles souvent assez oniriques et complètement barrées se passant chez Britt, une voisine restaurant de vieux jouets et en même temps professeur de mimes très, très spécial, dont Gunilla et Nora vont tomber accros et d'autre part les autres scènes beaucoup plus classiques où l'on suit les deux amies le reste du temps et où Nora va tout mettre en œuvre pour convaincre Gunilla que la vie à trois c'est le pied...


Il faut dire que la très dévergondée Nora, jouée par la charmante Eva Portnoff, dont c'est d'ailleurs l'unique film, couche avec le mari de sa très naïve meilleure amie et que les deux amants aimeraient bien convaincre celle-ci de vivre à trois!


C'est sans surprise qu'ils vont parvenir à leurs fins, le côté original du film résidant principalement dans les scènes se passant dans l’appartement de Britt où les deux jeunes femmes vont jouer des pièces très érotiques en compagnie d'autres voisins ayant changés de métiers à la demande de l'étrange voisine. Je ne vous raconte pas d'ailleurs les métiers!!! Pickpockets, maquereaux ou encore prostituées...


Côté érotisme, ce film de 1972 sera relativement soft, tout en étant assez généreux au niveau nudité, comme en scènes coquines, celles-ci réservant tout de même quelques surprises notamment lors des scènes de spectacles de mimes.


Au final, on ressort du film avec un drôle de sentiment, celui d'avoir vu un film pour le moins bizarre, mais je dois avouer que j'ai eu le sourire aux lèvres durant tout le film (C'est un signe, non?) et j'ai également bien rigolé sur certaines scènes, comme le reste du public d'ailleurs...


Espérons maintenant que ce "Young Playthings" soit un jour édité en DVD chez nous... Cela serait bien!


En attendant une éventuelle sortie française, si vous souhaitez vous procurer le film en DVD, vous pouvez le faire auprès de la boutique officielle de Christina Lindberg où vous pouvez acheter l’édition éditée par Klubb Super 8 qui a sorti celui-ci accompagné de "Siv, Anne & Sven", un autre film du réalisateur Joe Sarno. Attention par contre, il vaut mieux être anglophone ou savoir lire le suédois! Enfin, si vous souhaitez être tenus informer de l'actualité de Christina Lindberg, n'hésitez pas à suivre sa page Facebook officielle.


Il est à noter que Christina Lindberg était présente en France grâce à l'éditeur Bach Films qui l'avait invité à l'occasion de la sortie de trois nouveaux titres de sa collection "Sexploitation", dont deux films avec la jolie suédoise, "Inga... bonne à tout faire" et "Le tour du monde de Fanny Hill", mais aussi afin de réaliser des interviews destinées à de futures éditions... Patience, on en reparlera!

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03.03.15

07:26:02, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Assigné à résidence dans la maison où elle a grandi, Kylie Bucknell trouve sa peine d'autant plus insupportable qu'elle doit la purger avec sa mère Myriam, une pipelette bien intentionnée, convaincue que la maison est hantée. Kylie ne voit dans les superstitions de sa mère qu'une distraction pour échapper à une routine faite de légumes bouillis et de commérages de province. Mais quand elle commence elle aussi à entendre des chuchotements troublants et des heurts étranges pendant la nuit, Kylie se demande si elle a hérité de l'imagination débordante de sa mère ou si la maison est en effet hantée par un esprit hostile qui n'est pas particulièrement ravi de son retour.

Mon avis :

Pour son premier long-métrage, le jeune réalisateur néo-zélandais Gerard Johnstone, connu dans son pays pour être le créateur de la série satirique "The Jaquie Brown Diaries", s'essaye à un genre assez peu exploité, la comédie horrifique, du moins de la manière dont celui-ci nous la présente...

En effet, nous n'avons pas affaire avec "Housebound" à une grosse comédie loufoque, mais au contraire à une comédie plus mesurée un peu à la manière d'un "Vampire, vous avez dit vampire ?" ou encore d’un "Fantômes contre fantômes" de son compatriote Peter Jackson. Pourtant dès la première scène, on s'amuse beaucoup avec ce cambriolage qui tourne au ridicule!

On y découvre le personnage de Kylie Bucknell, interprétée par la ténébreuse Morgana O'Reilly ("We Feel Fine", "Les voisins"), une jeune délinquante qui suite à ce braquage raté, va se retrouver assignée à résidence au domicile de sa mère avec un bracelet électronique à la cheville, afin d’y purger sa peine...

Seulement voilà, pas de bol, il semble se passer d'étranges choses chez elle! La maison serait-elle hantée? C'est du moins ce que pense sa mère Miriam, jouée par Rima Te Wiata ("50 façons de dire fabuleux"), avec qui Kylie ne s’entend pas vraiment (C’est le moins qu’on puisse dire!), mais c'est aussi ce que va finir par penser la jeune rebelle, même si elle sera pourtant pour le moins septique au départ...

"Housebound" nous surprend par son ton très décalé, passant constamment du sérieux au comique, ce qui pourra d’ailleurs être quelque peu perturbant, mais qui fera aussi la force du métrage. L'autre force du film, c'est évidemment son scénario qui nous réserve quelques surprises assez inattendues, prenant une direction pour le moins surprenante en cours de route.

Enfin, il y a les acteurs qui sont tous très bons, comme par exemple Glen-Paul Waru ("The Jaquie Brown Diaries") dans le rôle d'Amos, un attachant agent de sécurité passionné de phénomènes paranormaux qui va venir en aide à notre jeune délinquante et à sa maman...

Malgré un budget très restreint, le réalisateur s'en sort très bien, nous offrant même un film visuellement très réussi et ne faisant en aucun cas amateur contrairement aux premières œuvres de Peter Jackson auquel il est souvent comparé. Et même si chaque scène sera désamorcée par un élément comique, le réalisateur arrivera quand même à créer une ambiance angoissante, voir à occasionner quelques frissons, chose pas si facile que ça à faire! Chapeau!


Malgré son mélange des genres qui pourra en déstabiliser plus d'un, "Housebound" est une belle réussite qui a bien mérité ses récompenses reçues lors de sa tournée des festivals et notamment au NIFFF (Festival International du Film Fantastique de Neuchâtel) de 2014 où il remporta le Prix H.R. Giger «Narcisse» du meilleur film.

Après être sorti en pack en avant-première avec le numéro 232 du mois de février 2015 du magazine Mad Movies, "Housebound" est officiellement disponible dans le commerce en DVD et VOD depuis le 16 février 2015 chez Luminor dans une édition basique nous proposant le film au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec une unique piste anglaise Dolby Digital 5.1 accompagnée de sous-titres français et contenant que la bande annonce du film en guise de bonus.

Housebound

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02.03.15

07:22:15, Catégories: Nouveautés  

Par Flo200

Synopsis :

Dans les années 70, un jeune new-yorkais sans histoire se métamorphose en meurtrier lorsqu’il est exposé aux sonorités particulières d’une toute nouvelle musique : Le Disco ! Incapable de contenir ses pulsions meurtrières, Duane Lewis deviendra malgré lui un dangereux tueur en série en exil à Montréal.

Présentation :

Au mois de novembre 2013, quelques jours avant l'avant-première française qui se déroula au Nouveau Latina à Paris le samedi 16 novembre, je vous parlais de "Discopathe", le premier long-métrage très réussi du cinéaste canadien Renaud Gauthier ("Inspector Bronco"), un film d'horreur fort sympathique au ton plutôt décalé, mais beaucoup plus sérieux et malsain que ce que l'on aurait pu l'imaginer au départ. Un slasher très old school qui ravira les vrais amateurs de films d'horreur grâce notamment à des effets spéciaux de maquillages très graphiques réalisés par la référence en la matière au Canada, j'ai nommé Rémy Couture ("Inner Depravity" 1 et 2, "Humains", "Thanatomorphose", "Art/Crime").

Après une telle réussite, espérons maintenant que Renaud Gauthier nous surprenne à nouveau avec "Pierrot" un giallo sur lequel il travaille actuellement et que je vous invite à suivre via sa page Facebook...

En attendant, "Discopath" est disponible depuis le 3 février 2015 grâce à UFO Distribution dans une très jolie édition DVD digipack slim accompagnée d'un poster du film et en VOD. Cette édition française contient le film au format 2.35, 16/9ème compatible 4/3 avec une piste audio Dolby Digital 5.1 respectant parfaitement l’œuvre originale à savoir que la première partie du film est en anglais, alors que la deuxième partie du film qui se déroule à Montréal est en québécois. Heureusement pour nous, des sous-titres français sont disponibles sur tout le film, sachant que la partie en québécois est très accentuée et par moments difficilement compréhensible. Au niveau des bonus, cette édition nous propose un documentaire sur le tournage du film d'une durée de 24 minutes jamais promotionnelles, 4 titres de la BO au format MP3 et le storyboard, ces deux derniers suppléments étant accessibles en insérant votre DVD dans votre ordinateur.

Discopath

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