Archives pour: Février 2015

26.02.15

09:21:15, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Kolia habite une petite ville au bord de la mer de Barents, au nord de la Russie. Il tient un garage qui jouxte la maison où il vit avec sa jeune femme Lylia et son fils Roma qu’il a eu d’un précédent mariage. Vadim Cheleviat, le maire de la ville est bien décidé à s’approprier, de gré ou de force, le terrain de Kolia, sa maison et son garage. Mais ce dernier ne peut pas supporter de perdre tout ce qu’il possède, non seulement le terrain mais aussi la beauté qui l’entoure depuis sa naissance. Face aux intimidations de l’homme politique, il fait appel à Dmitri, son vieil ami devenu avocat à Moscou. Alors Vadim Chelevia devient plus agressif.

Mon avis :

Contrairement à ce que pourrait laisser supposer le titre et l'affiche du film, il ne sera pas vraiment question dans "Léviathan" d'un monstre marin, même si effectivement le squelette d'un cétacé assez imposant sera bien présent sur la plage longeant le terrain tant convoité du film et même si un prête orthodoxe évoquera à un moment le terrible monstre de la mythologie phénicienne présent dans la Bible. En fait, comme dans l’œuvre éponyme du philosophe anglais Thomas Hobbes, il sera plus ici question d'une métaphore désignant l'État, du moins le pouvoir représenté dans le film par le Maire et par la justice de toute évidence corrompue...

Depuis son premier long métrage, Andreï Zviaguintsev ("Le Retour", "Le Bannissement", "Elena") ne cesse de remporter des prix dans les plus prestigieux festivals du monde entier, ses trois derniers films ont notamment été à Cannes où "Elena" a remporté le Prix spécial du jury de la sélection « Un certain regard » et "Léviathan", en compétition officielle, a quant à lui reçu le Prix du scénario...

Le réalisateur nous livre un film âpre et violent où la violence ne sera jamais réellement montrée. Ainsi les actes violents seront le plus souvent filmés hors champ, Andreï Zviaguintsev préférant nous montrer la beauté des paysages à travers de longs plans contemplatifs, le tout porté par la sublime musique composée par Philip Glass ("Hamburger Hill", "Candyman", "The Hours", "L'illusionniste"), plutôt que de nous montrer de façon frontale la violence qui règne dans cet environnement glacial, mais absolument magnifique du nord de la Russie.

En revanche, cela ne l'empêchera pas de dresser par ailleurs un portrait très sombre de la société russe en dénonçant notamment la corruption qui y règne, le penchant également pour la boisson de ses compatriotes et la violence qui en découle notamment envers les femmes et les enfants. Le réalisateur en profitera également pour s'en prendre aux dirigeants russes lors d'une scène où les hommes, partis faire du tir à la campagne, vont remplacer les bouteilles qui leur servaient de cibles par des portraits des anciens dirigeants...

"Léviathan" est un drame qui vire à la tragédie, où un homme vivant dans une maison en bord de mer avec son fils et sa nouvelle compagne, menacés d'expropriation par l’administration locale, fait appel à un ami avocat de Moscou ayant des relations pour les défendre contre les poursuites d'un Maire corrompu abusant de son pouvoir à des fins personnelles...

Le cinéaste retrouve ici une nouvelle fois la très belle Elena Lyadova ("Elena"), qui interprète le rôle de Lilya, la compagne de Kolya, le personnage central du film. Ce dernier est interprété par Aleksey Serebryakov ("Le 9ème escadron", "Code apocalypse"), dont la descente en enfer sera rendue d'autant plus crédible que celui-ci sera décrit comme un homme rude et pas forcément toujours très sympathique, se réfugiant dans l'alcool pour affronter ses problèmes.

Les différents personnages du film font tous plus vrais que nature, quitte à en être presque caricaturaux comme c’est le cas de Roman Madyanov ("12") dans le rôle du Maire, un être sans foi ni loi, violent et alcoolique, mais surtout ivre de pouvoir.

Le casting est dans sa globalité de qualité, avec des acteurs tous convaincants et parfaitement choisis pour leur rôle, comme par exemple Vladimir Vdovichenkov ("Taras Bulba", "360", "War Zone") dans le rôle de l'ami avocat. Heureusement d’ailleurs, car quasiment chaque personnage a ici son importance. Une importance qui ne se révèle d’ailleurs pas de suite.

La mise en scène de Andreï Zviaguintsev est impeccable, mise en valeur par une très belle photographie signée par son chef opérateur attitré Mikhail Krichman ("Le bannissement", "Le dernier voyage de Tanya", "Mademoiselle Julie"). Par cette lutte contre les autorités, "Léviathan" fait quelque peu penser à un "Erin Brockovich" qui se passerait en Russie, sauf que comme on s'en doute, cela ne finira pas aussi bien pour cet homme du peuple et sa petite famille.

La dernière partie du film avec notamment ce lien que le réalisateur fait entre le pouvoir politique et la religion est par contre un peu confuse et perdra quelque peu le spectateur, qui de plus, n'aura au final pas toutes les réponses attendues...

Avec ce quatrième long métrage le réalisateur Andreï Zviaguintsev démontre une nouvelle fois qu’il est un metteur en scène exigeant et talentueux sur lequel il faut compter. Il ne fait aucun doute que "Léviathan" a mérité son Prix du scénario à Cannes l’année dernière, mais il aurait peut-être même mérité plus que ça...

"Léviathan" est sorti le 3 février 2015 chez Pyramide Vidéo en DVD et en Blu-ray (Exclusivité Fnac dans un premier temps pour le Blu-ray avant une sortie généralisée le 7 avril). Le DVD nous propose le film au format 2.35:1, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio russe et française Dolby Digital 2.0 et russe Dolby digital 5.1. Le Blu-ray propose quant à lui une image au format 2.35:1, 16/9ème avec une résolution HD de 1920x1080p et un encodage MPEG4/AVC et des pistes audio russe et française dts-HD Master Audio 5.1. Il est à noter que les deux éditions contiennent le sous-titrage pour sourds et malentendants. Les bonus, communs aux deux éditions, se composent d'un entretien avec le réalisateur Andreï Zviaguintsev (23’), de scènes coupées (21’) et de 3 bandes-annonces dont celle du film.

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25.02.15

07:46:28, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Bien connue dans son quartier pour sa nymphomanie, livrée à elle-même, la jeune et ravissante Anita fait toutes les expériences sexuelles possibles, même les plus sordides. Elle cherche désespérément la satisfaction qu'aucun de ses partenaires de passage ne songe à lui donner. Seul un étudiant en psychologie comprend son problème et lui fait découvrir les véritables joies de l'amour...

Mon avis :

Devenue une actrice culte grâce à son rôle de Madeleine dans "Thriller - en grym film" ("Crime à froid" en France), un personnage rendu célèbre grâce à Quentin Tarantino qui s'en inspira pour son personnage de Elle Driver dans son diptyque "Kill Bill", Christina Lindberg est autrement essentiellement connue pour ses films érotiques et sa carrière de modèle dans des revues coquines...

Sorti en France en 1974 sous le titre "Les impures" dans une version plus courte, mais en revanche plus érotique, "Anita" est le dernier grand rôle de Christina Lindberg ("La Possédée", "Crime à froid", "Sex & Fury", "Libre-échanges") au cinéma. Elle y incarne une lycéenne mal dans sa peau, nymphomane insatisfaite sexuellement, prête à coucher avec n'importe qui, n'importe où...

Si le film dans son montage français comporte de nombreuses scènes érotiques, par de nombreux côtés, celui-ci n'en sera pas réellement un dans le sens où aucune scène ne suscite particulièrement le désir. L'actrice suédoise y est pourtant tout à fait charmante, mais Torgny Wickman ("Journal intime d'une demi-vierge", "Les brebis du révérend", "Les envoutées") nous montre avant tout une jeune femme en souffrance.

On ressent tout au long du métrage son mal-être à travers ses différentes expériences qui ne la mèneront qu'au même résultat d'insatisfaction. Sa quête perpétuelle du plaisir va naturellement la mener à explorer de nombreuses options passant, comme on peut s'en douter, par les relations dans des lieux publics avec des inconnus, les godemichets, les gang bangs et les relations saphiques... Jusqu'à ce qu'elle comprenne enfin que sa recherche n'est liée qu'à une seule chose, l'Amour!

Un amour qui va, comme on s'en doute très rapidement, être juste devant elle presque depuis le début en la personne d'Erik, interprété par Stellan Skarsgård ("Insomnia", "Will Hunting", "Dancer in the Dark", "Pirates des Caraïbes - Le secret du coffre maudit", "Thor", "Avengers"), l'acteur fétiche de Lars von Trier, qui joue ici le rôle d'un musicien étudiant en psychologie qui va se prendre d'affection pour elle et la prendre sous son aile...

L'intrigue est assez prévisible, malgré une chute plutôt inattendue et d'ailleurs assez dispensable, mais le personnage d'Anita est suffisamment touchant et complexe pour qu'on la suive avec un certain intérêt. D'ailleurs sa souffrance se traduira par moments par des actes provocateurs assez surprenants comme lorsqu'elle fera un strip-tease devant les invités de son oncle et sa tante chez qui elle vit.

L’érotisme est dans l'ensemble assez soft, même si les actes sexuels sont montrés par fois de façon assez explicites comme par exemple lors de la scène lesbienne. En revanche, par rapport au montage initial, plus subjectif au niveau de l’érotisme, on y perd tout de même quant à la profondeur des personnages...

Plus qu'un film purement érotique, "Anita" est avant tout un drame sur une jeune femme pas encore sortie de l'adolescence souffrant de nymphomanie, ce qui pourrait bêtement prêter à sourire, mais qui ici est montrée de façon grave et aucunement amusante...

"Anita" est sorti en DVD le 17 août 2011 chez Bach Films dans une édition proposant le film au format 1.66, 4/3 avec une unique piste française mono. Au niveau des bonus, pas grand chose d'intéressant à se mettre sous la dent, une courte présentation du film et une autre de "La possédée" par Francis Mischkind, fondateur de Alpha France qui coproduisit et distribua le film à l'époque de sa sortie en salle et puis c'est tout! Si vous souhaitez en savoir plus sur les deux montages et sur les différentes éditions sorties à travers le monde, je vous conseille de jeter un œil sur les excellents articles que le site Psychovision a consacré au film et à son actrice principale.

Enfin, il est à noter que l'actrice Christina Lindberg sera présente cette semaine en France, invitée par Bach Films à l'occasion de la sortie de "Inga... bonne à tout faire" et "Le tour du monde de Fanny Hill" dans leur collection "Sexploitation". Tout d'abord le jeudi 26 février 2015 à Nantes pour la projection de "Thriller : A Cruel Picture" à L'absurde Séance, puis à Paris le samedi 28 février pour une séance de dédicaces à la boutique Metaluna Store (7 rue Dante - 75005 - Paris) de 16h à 19h et pour la projection organisée par Psychovision & Hors-circuits du très rare "Young Playthings" de Joe Sarno à 21h45 à l'institut finlandais (60 rue des Écoles - 75005 - Paris) où le film sera présenté par Christina Lindberg en personne et Rickard Gramfors (Klubb Super 8). Places disponibles auprès de la boutique Hors-circuits (4, rue de Nemours - 75011 Paris) ou par Paypal, en contactant Christian Valor sur Facebook ou à valor@numericable.fr.

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24.02.15

08:42:05, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Verde Valley, une petite communauté rurale d'Arizona où la vie s'écoule paisiblement. Ou, du moins, s'écoulait jusqu'à que des animaux ne meurent dans des circonstances étranges, victimes de doses massives de poison dont le vétérinaire Rack Hansen ne parvient pas à trouver l'origine. Quand il y réussit, avec l'aide de l'entomologiste Diane Ashley, il est trop tard. Des dizaines de milliers de mygales déferlent déjà sur la ville, rendues plus agressives encore par les produits chimiques que le maire déverse sur elles.

Mon avis :

Depuis les années 50, avec des films comme "Tarantula !" ou "Earth vs. the Spider", les araignées font parti du paysage du cinéma d'épouvante, mais le succès de "Jaws" au milieu des années 70 va relancer la mode des films avec des bébêtes tueuses et notamment ceux avec des arachnides avec des films comme "The Giant Spider Invasion", sorti tout comme le film de Spielberg en 1975 ou encore "Tarantula : Le cargo de la mort" et "L'Horrible Invasion" sortis au cours de l'année 1977...

Le film de John « Bud » Cardos ("The Dark", "Mutant", "Les bannis de Gor") peut aisément être considéré comme la référence du genre (avec peut-être "Arachnophobie" de Frank Marshall) de part son utilisation de 5000 véritables mygales qui donneront assurément des frissons dans le dos à tout arachnophobe qui se risquerait à le regarder.

En effet, si certaines de ces « vilaines » bébêtes velues peuvent être absolument ridicules dans certains films, ici cela ne sera jamais le cas et on ne peut qu'admirer le courage des comédiens et des figurants qui ont dû être entouré de centaines, voir de milliers d'araignées suffisamment grosses pour susciter l'effroi de la majorité des gens et qui dans certains cas se trouveront même sur eux.

Ainsi William Shatner ("Les frères Karamazov", "The Intruder", "Incubus", "Star Trek", "La pluie du diable", "Terreur à l'hôpital central", "Hooker"), vous savez le capitaine Kirk de la série "Star Trek", va se retrouver avec environ une cinquantaine de tarentules sur lui lors d'une des dernières scènes... Je ne suis pas particulièrement fan du bonhomme, mais là, franchement chapeau bas!

Les charmantes Tiffany Bolling ("Bonnie's Kids", "The Candy Snatchers", "The Centerfold Girls") et l'ex-femme de William Shatner, Marcy Lafferty ("Le jour de la fin des temps", "Star Trek, le film") sont également assez étonnantes, semblant également très à l'aise avec les petites bêtes.

Mais la plus surprenante dans le film, c'est la jeune Natasha Ryan ("Amityville, la maison du diable", "Le jour de la fin des temps", "L'emprise"), qui se meut parmi les araignées avec un naturel déconcertant. Bon apparemment, elle a été un peu choisie pour ça au départ, mais quand même!

Parmi le reste du casting, on remarquera la présence d'une vraie gueule du cinéma, Woody Strode ("Il était une fois dans l'Ouest", "Keoma", "Vigilante", "Cotton Club", "Storyville") dans le rôle de Walter Colby, le fermier noir chez qui tout démarre et de Hoke Howell ("L'exécuteur noir", "Les monstres de la mer", "Horizons lointains") dans le rôle d'Earl Forbes.

Malgré un début un peu lent et un scénario simpliste au message vaguement écologique, le film va s'avérer tout à fait convaincant et même prenant au fur et à mesure que l'intrigue va avancer, nous offrant même quelques scènes assez mémorables comme celle assez époustouflante de l'avion. Le gros point fort de ce "Kingdom of the Spiders" est son réalisme.

Le fait que le réalisateur ait choisi de n'utiliser que peu d'artifices et notamment de nombreuses vraies araignées, apporte un plus indéniable au film de même que les cascades, effets pyrotechniques et maquillages d’effets spéciaux tous très réussis. En fait, seul le matte painting de la dernière scène viendra quelque peu gâcher le spectacle...

"L'Horrible Invasion" fait certes assez daté, mais le film reste tout de même très efficace et les "Arac Attack", "Spiders 3D" & Cie ne sont pas prêts de le détrôner!

Sorti en avant-première avec le numéro 278 du mois d'octobre 2014 du magazine Mad Movies, "L'horrible invasion" est ressorti officiellement dans le commerce le 3 février 2015 chez Sidonis Calysta en DVD. Cette édition DVD nous offre le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0 mono. Les bonus se composent d'une présentation du film et plus généralement des films d'horreur avec des araignées, intitulée "Les petites bêtes qui montent", d'une galerie d'images et de la bande annonce. Attention, la version DVD sortie avec Mad Movies ne contient elle que la bande annonce...

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21.02.15

16:13:16, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Cherchant à se faire un peu d’argent pour payer ses études de médecine, la jeune Mary est engagée dans une boîte de massage, mais ce sont plutôt ses talents de chirurgienne qui attirent l’attention de son employeur. Elle accepte d’abord de soigner un homme torturé par les gros bras du salon, avant d’opérer quelques freaks qui cherchent les sensations extrêmes en modifiant leurs corps. Un pacte de sang qui va l’entrainer dans une spirale de violence de plus en plus extrême et insupportable.

Mon avis :

Remarqué dans de nombreux festivals où le film remporta d’ailleurs quelques récompenses bien méritées, "American Mary" des terrifiantes Soska Sisters débarque enfin chez nous grâce à Elephant Films qui revient en force en matière de films d'horreur en ce mois de mars 2015 après de longs mois d’abstinence...

Avec ce "American Mary", Jen et Sylvia Soska ("Dead Hooker in a Trunk", "The ABCs of Death 2", "See No Evil 2") nous surprennent grâce à un scénario sortant pas mal des sentiers battus, du moins en matière de films d'horreur. C'est avec beaucoup de plaisir que l'on retrouve la charmante Katharine Isabelle ("Ginger Snaps", "Insomnia", "Freddy contre Jason", "See No Evil 2"), dans ce genre qui lui réussit si bien. Malgré ses 34 ans, la jeune femme incarne une étudiante en médecine tout à fait convaincante qui se retrouve du jour au lendemain à exercer illégalement ses talents de chirurgienne pour de l'argent...

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la petite dame va y prendre goût, aux billets verts comme au bistouri! Pour de l'argent donc dans un premier temps, puis pour se venger dans un second temps, la demoiselle va charcuter dans la clandestinité la plus totale devenant même une star dans son domaine grâce à internet.

Les deux sœurs nous livrent un film très esthétique au sujet certes dérangeant, mais ne tombant jamais dans les excès gores. Un parti pris très féminin que les amateurs de films d'horreur reprocheront très probablement, mais apportant un côté assez classe au film, même si du coup, on ne voit la plus part du temps que le résultat et non les actes en eux-mêmes qui sont soit filmés hors-champ, soit carrément zappés comme par exemple pour l'opération où la jeune femme va opérer sa vengeance.

Avec ses personnages étranges et son univers très particulier, on pense parfois au cinéma de David Lynch, mais en légèrement moins barré et onirique tout de même... Cette galerie de personnages devenus des sortes de monstres avec la chirurgie esthétique ne sera pas non plus sans rappeler le "Freaks" de Tod Browning. Que ce soit Tristan Risk ("Darkest Hour", "The Editor", "House of Manson") en jeune femme voulant devenir Betty Boop, Paula Lindberg ("Charlie") en poupée Barbie grandeur nature ou nos « Twisted Twins » qui sont ici également devant la caméra, toutes ces jeunes femmes sont en tous cas bien flippantes avec une mention spéciale pour les jumelles! D'ailleurs face à elles, on pourra déplorer un casting masculin un peu faible...

Tout comme dans "Nip/Tuck", le film des sœurs Soska nous offre une vision très acerbe des dérives de la chirurgie esthétique, mais en étant ici encore plus trash que dans la série à succès. Si par certains côtés on peut apparenter ce deuxième long métrage des sœurs Soska aux Rape & Revenge, cela ne semblera pas être la motivation principale des réalisatrices qui vont utiliser ici le viol uniquement pour mieux développer la dérive psychologique de leur héroïne qui va suite à cela basculer dans la folie.

En plus de nous livrer un film d'horreur atypique, les canadiennes nous offrent une critique de notre société actuelle où l’apparence revêt une importance de plus en plus importante au risque de tomber dans des excès complètement ridicules. Ce ridicule sera d'ailleurs parfaitement illustré ici apportant au film un humour noir quelque peu dérangeant.

La mise en scène très prometteuse des jumelles est mise en valeur ici par une photographie très soignée signée Brian Pearson ("Meurtres à la Saint-Valentin", "Hell Driver", "Destination Finale 5") et par l'interprétation impeccable de Katharine Isabelle, que seule une fin, certes assez surprenante, mais un peu abrupte vient, non pas gâcher, mais nous laisser un léger goût de trop peu...

Avec ce deuxième long métrage, les sœurs Soska font une entrée vraiment remarquée dans le monde de l'horreur et s'imposent comme de futures références! A suivre...

"American Mary" sort le 3 mars 2015 chez Elephant Films en DVD et Blu-ray. L'édition DVD nous offrira le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec une piste audio anglaise Dolby Digital 2.0 sous-titrée en français. Le Blu-ray sera quant à lui au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et contiendra une piste audio anglaise dts-HD master Audio 5.1 sous-titrée en français. Peu de bonus par contre avec seulement une galerie photos et la bande annonce!

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17.02.15

13:32:43, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Alors que se déclenche un violent orage, les Bower et leur fille Judy trouvent refuge dans le manoir isolé de Gabriel et Hilary Hartwicke, un vieux couple à première vue paisible et accueillant. Bientôt rejoints par deux adolescentes rebelles et un jeune homme, ils découvrent que, dans chaque pièce ou presque, leurs hôtes accumulent poupées, marionnettes, polichinelles et soldats de bois. Des jouets certes, mais pas vraiment inanimés. Ils sont même vivants et se montrent particulièrement cruels envers ceux qui n’ont pas su conserver leur âme d’enfant. Il semble que ce soit le cas de tous, ou presque.

Mon avis :

Sorti en DVD depuis belle lurette à l'étranger, notamment aux États-Unis dans une édition MGM proposant d’ailleurs des sous-titres français, "Dolls", ce petit classique de l'horreur des années 80 est enfin disponible chez nous grâce à Sidonis Calysta, qui quelques mois après avoir sorti "From beyond", nous permet une nouvelle fois de compléter un peu plus la filmographie du génial Stuart Gordon...

Initié à l'origine par le producteur Charles Band ("Ghoulies", "Troll", "Fou à tuer", "Puppet Master"), sur la simple idée d'une poupée tueuse représentée par une affiche teaser la montrant avec les orbites vides et tenant ses yeux dans les mains, "The Doll", devenu par la suite "Dolls", avec non plus une, mais toute une horde de poupées tueuses , fût ensuite confié à Ed Naha ("Troll", "Chérie, j'ai rétréci les gosses", "C.H.U.D. II - Bud the Chud"), qui en tira un scénario que Stuart Gordon ("Re-Animator", "Robot Jox", "Fortress", "Castle Freak", "Dagon", "Stuck") mettra ensuite en images.

Stuart Gordon fait parti des maîtres incontestés de l'horreur (Du moins pour ma part!) et ce long-métrage fait bien entendu parti de ses classiques... Malgré le poids des années, "Dolls" surprend encore par ses effets spéciaux réellement bluffants signés notamment par le réalisateur de "Puppet Master II", David Allen ("Hurlements", "Willow", "Chérie, j'ai rétréci les gosses") et cela en dépit d’un budget très restreint.

En fait, la seule scène où l'on peut reprocher que les effets spéciaux soient un peu cheap, c'est la première où un ourson géant se transforme en loup-garou, mais comme celle-ci est toute droit sortie de l'imagination d'une petite fille, cela n'est finalement pas vraiment gênant. Le réalisateur a réussi à imposer ici sa vision de l’histoire, signant un film à l'ambiance plus proche du conte macabre que du film d'horreur pur et dur, malgré quelques effets gores tout de même bien présents.

Le film comporte un casting très restreint, avec notamment dans le rôle de l'horrible belle-mère, Carolyn Purdy-Gordon ("Re-Animator", "From beyond", "Robot Jox", "Stuck"), la propre femme du réalisateur au physique idéal pour jouer les mégères. Autrement, le rôle de la jeune héroïne est tenu par Carrie Lorraine ("Poltergeist II") ; la jeune actrice s'en sort ici très bien, mais curieusement cela sera sa dernière apparition au cinéma.

Dans le rôle de son père, on trouve Ian Patrick Williams ("Re-Animator", "TerrorVision", "Untold"), acteur qui apparaîtra au cours de sa carrière dans pas mal de petits rôles de nombreuses séries télé, mais qui jouera également dans plusieurs autres films de Gordon.

Impossible de passer à côté du vieux couple formé par Guy Rolfe ("Ivanhoé", "Le roi des rois", "Puppet master III : La revanche de Toulon"), acteur qui interprétera le rôle Toulon dans plusieurs épisodes de la saga "Puppet master" et Hilary Mason ("Ne vous retournez pas", "Robot Jox", "Haunted"). Ces derniers sont véritablement fabuleux dans le film, tantôt attendrissants, tantôt, il faut l’avouer, assez inquiétants.

Les deux actrices interprétant les deux punks sont en revanche plus dispensables, voir quelque peu agaçantes et finalement on ne sera pas si déçu que ça de les voir disparaître, dans des scènes assez mémorables qui plus est, même si elles apportaient un peu de sex-appeal au film!

Par contre, Stephen Lee ("WarGames", "Les jours et les nuits de China Blue", "La Bamba", "Le puits et le pendule", "Burlesque") y campe un personnage touchant, un homme un peu nounours ayant gardé son âme d'enfant, le pigeon idéal donc pour les deux punkettes (Eh oui, ce ne sont pas de gentilles punks!).

Voilà donc le casting complet du film, car autrement celui-ci est peuplé de jouets, une multitude jouets même, pas toujours très commodes! Les visiteurs de l'étrange demeure habitée par le vieux couple Hartwicke vont d'ailleurs l'apprendre à leurs dépens!

Le réalisateur va une nouvelle fois signer avec ce long-métrage d'assez courte durée, un film très personnel (même s’il n’en est pas à l’origine!) à la mise en scène particulièrement inspirée, nous offrant quelques scènes assez mémorables, comme celle filmée au ralenti où le personnage d’Enid est exécuté par de petits soldats.

Après "Re-Animator" et "From beyond", Gordon collabore ici pour la troisième fois avec le réalisateur Brian Yuzna ("Society", "Le retour des morts-vivants 3", "Le dentiste"), ici producteur, une collaboration qui malheureusement ne perdura plus très longtemps ensuite...

A l'origine, "Dolls" devait avoir une suite, mais celle-ci ne se fera jamais, ce qui n'empêchera pas Charles Band de lancer par la suite des projets similaires comme les "Puppet Master" et les "Demonic Toys"...

D'autres titres de la filmographie de Stuart Gordon comme "Robot Jox" ou "Le puits et le pendule", restent toujours inédits chez nous, alors croisons les doigts maintenant pour les voir enfin édités dans notre beau pays! En attendant, précipitez-vous sur ce petit classique de l'horreur qui vaut largement le détour!

Sorti en avant-première avec le numéro de novembre 2014 du magazine Mad Movies, "Dolls" est enfin ressorti officiellement dans le commerce le 3 février 2015 chez Sidonis Calysta en DVD et en Blu-ray. L'édition DVD nous offre le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 2.0 mono. L'édition Blu-ray nous propose quant à elle le film au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et des pistes audio anglaise et française dts-HD master audio 2.0 mono. Les bonus communs aux deux formats se composent d'une présentation du film intitulée "La maison des poupées", d'une galerie d'images et de la bande annonce. Attention, la version DVD sortie avec Mad Movies, au code barre identique à l'édition DVD commerce, ne contenait que la bande annonce...

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16.02.15

10:12:01, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Lassées des exigences sexuelles de leurs petits amis, trois jeunes femmes, Martine, Mimi et Doris s'installent ensemble après avoir quitté ces messieurs. Enfin libres d'assouvir leur propres désirs, elles s'adonnent à leurs plaisirs érotiques les plus insoupçonnés.


Mon avis :

Connu pour être l'un des tous premiers rôles pornographiques de la star incontestée du X français, j'ai nommé la sublime Brigitte Lahaie, "Belles d'un soir", sorti à l'époque sous les titres "Suprêmes jouissances" (pour sa sortie en salle en province) et tout simplement "Jouissances" (pour la sortie en salle parisienne), nous est proposé ici par Bach Films dans sa version soft, expurgée de toutes scènes à caractère pornographique...


Réalisé en 1977 par Frédéric Lansac, alias Claude Mulot ("La Rose écorchée", "Le sexe qui parle", "Les petites écolières", "L'Immorale", "La vénus noire", "Le Couteau sous la gorge"), "Belles d'un soir" est un film érotique assez intéressant du fait qu'il y ait une vraie mise en scène, des acteurs et actrices qui savent jouer la comédie (Eh oui, c'était une autre époque!) et un scénario (Oui, oui!!! Vous avez bien lu!).

Une Heineken, c'est quand même vachement rafraîchissant!!!


Il est question dans ce film de trois jeunes femmes que leurs compagnons considèrent comme des simples femmes-objets, qu'ils utilisent principalement pour les servir et assouvir leurs désirs sexuels. Seulement voilà, un jour ces trois jolies jeunes femmes se révoltent et décident de quitter leurs compagnons et de se débrouiller seules, sans contrainte. Elles vont alors pousser le vice jusqu'à s’adjoindre les services d'un homme de ménage dont elles abuseront éhontément...


Mulot signe là un film au propos très féministe, ce qui ma foi, est assez surprenant pour l'époque, malheureusement, très vite les choses vont rentrer dans le droit chemin et ne réussissant pas à s'en sortir financièrement, elles devront vendre leurs charmes, pour finalement revenir avec leurs hommes, qui les feront tapiner! Dommage, le scénario s’avérait pourtant plus intéressant que cela, la conclusion du film venant ainsi quelque peu gâcher le propos assez avant-gardiste qu'aurait pu avoir le film...


Heureusement côté érotique, le film offre tout de même quelques scènes assez sympathiques comme celle où le personnage de Mimi se fait prendre par un ersatz de Tarzan pour les besoins d'un tournage ou encore celle où l'homme de ménage doit cirer les pompes des trois demoiselles ne portant bien entendu pas de culottes... Enfin, il y a surtout cette scène géniale où notre homme de ménage est obligé de satisfaire ces trois patronnes sous le regard changeant d'une photo-portrait de sa femme, tout en jurant qu'il est marié et fidèle!


Les trois héroïnes sont interprétées par Martine Grimaud ("Lèvres de sang", "Silence... on tourne", "La fessée ou Les mémoires de monsieur Léon maître-fesseur"), Véronique Maugarski ("Stella", "Doubles pénétrations", "Faites-moi jouir") et une Brigitte Lahaie ("Parties fines", "Parties de chasse en Sologne", "Fascination", "Le couteau sous la gorge", "Les prédateurs de la nuit", "Calvaire") alors encore brune et aux formes particulièrement généreuses (On en croquerait!!!).


Au niveau du casting masculin, on retrouve quelques grands noms du cinéma X français comme Alban Ceray ("Vibrations sexuelles", "Les petites écolières", "Dans la chaleur de Saint-Tropez", "Le lit d'Élodie", "Les délices du tossing") et Dominique Aveline ("Helga, la louve de Stilberg", "Le droit de cuissage", "L'infirmière n'a pas de culotte") et dans une moindre mesure de Hubert Géral ("Zob, zob, zob", "L'initiation porno de Virginie", "Laisse tomber ta culotte").


Parmi l'équipe technique, on remarquera enfin quelques noms assez connus comme celui du frère de Gérard Kikoïne ("Adorable Lola", "Les délices du tossing", "Lady Libertine"), Gilbert Kikoïne ("Coplan sauve sa peau", "Le miroir obscène", "Célestine... bonne à tout faire") qui était monteur, de Francis Leroi ("L'infirmière n'a pas de culotte", "Emmanuelle IV", "Rêves de cuir") en tant que producteur ou encore celui de Roger Fellous ("Le diable et les 10 commandements", "Le journal d'une femme de chambre", "Mes nuits avec... Alice, Pénélope, Arnold, Maud et Richard") en tant que directeur de la photographie.


Cette version soft sera au final assez sage niveau érotisme malgré des scènes bien évidemment assez explicites, car elles ne laisseront apparaître que très peu de choses. On imagine bien entendu qu'il n'en était pas de même avec la version hard...


Avec ce "Belles d'un soir", les amateurs d'érotisme à la française et les fans de Brigitte Lahaie devraient normalement être ravis, car malgré son côté forcément un peu rétro, il demeure très plaisant à regarder et la star y est absolument magnifique!


"Belles d'un soir" est sorti en DVD le 11 août 2014 chez Bach films dans une édition proposant le film au format 1.85 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby digital 2.0 mono sans sous-titres et en guise de bonus, une présentation du film par Christophe Lemaire et les trois bandes annonces des films de la collection.


Belles d'un soir

Belles d'un soir
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11.02.15

08:11:16, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Quand Harry Altmann apprend qu’il n’a plus que 90 minutes pour vivre, il se lance dans une course contre la montre pour terminer « sa liste de choses à faire », notamment prouver l’amour qu’il porte à sa femme. Pendant ce temps, le jeune Docteur Sharon Gill tente désespérément de le retrouver pour lui expliquer qu’il a été victime d’un mauvais diagnostique...

Mon avis :

Le décès de l'acteur Robin Williams survenu au cours du mois d'août 2014 donne un parfum particulièrement étrange à ce "The Angriest Man in Brooklyn", où un homme hyper colérique et acariâtre apprend qu'il ne lui reste que 90 minutes à vivre... Comment peut-on diagnostiquer cela me direz-vous? Eh bien, tout simplement lorsqu'on met son médecin à bout! On pourrait alors imaginer que le film va ressembler à une comédie loufoque avec ses quiproquos et compagnie... Sauf que malgré le fait que le film ne soit pas dénué d’éléments comiques, c’est avant tout une comédie dramatique, où il ne reste réellement que très peu de temps au personnage d’Henry Altmann pour essayer de réparer ses erreurs ...

Rebaptisé en France, "Deuxième chance à Brooklyn", ce film de Phil Alden Robinson ("Jusqu'au bout du rêve", "Les Experts", "La Somme de toutes les peurs") est en fait le remake du film israélien "Mar Baum" d’Assi Dayan ("La Vie selon Agfa"), décédé également en 2014 (Décidément!!!).

Robin Williams ("Good Morning, Vietnam", "Le Cercle des poètes disparus", "Hook", "Madame Doubtfire", "Jumanji", "Will Hunting") y tient un rôle comme il affectionnait tant, le genre de rôle qui lui permettait d'être excessif, grimaçant et totalement extravagant, une sorte de Louis de Funès à l'américaine en somme. Alors bien sûr, l'acteur va s'en donner à cœur joie et en faire des tonnes! Sauf que par moments, il en fera tout de même un peu trop et cabotinera quand même pas mal...

Cela n'empêche pas le film d'être par moments touchant, drôle, voir émouvant (Oui, j'avoue! J'ai versé ma petite larme!). Et puis, Robin Williams n'est évidemment pas seul dans le film! D'ailleurs, le casting de ce long métrage est assez intéressant avec notamment la charmante Mila Kunis ("Extract", "Le livre d'Eli", "Black Swan", "Ted", "Jupiter: Le destin de l'univers") dans le rôle du docteur Sharon Gill, Peter Dinklage ("Nip/Tuck", "Le monde de Narnia: chapitre 2 - Le prince Caspian", "Game of Thrones") dans le rôle de Aaron Altmann, le frère de Robin Williams dans l’histoire, Melissa Leo ("Frozen River", "Fighter", "Charlie Countryman", "Oblivion", "Prisoners") dans celui de sa femme et Hamish Linklater ("Les 4 fantastiques", "Battleship", "42") dans celui de son fils.

Même parmi les rôles secondaires, on y trouve quelques têtes bien connues comme par exemple James Earl Jones ("L'exorciste II: L'hérétique", "Conan le barbare", "Jusqu'au bout du rêve"), la voix de Dark Vador dans la version originale, ici dans le rôle d'un marchand de matériel Hi-fi ou encore Richard Kind ("Les producteurs", "A Serious Man", "Bad Seed", "Argo") dans le rôle d'un ancien « ami » de faculté...

Le film qui est une véritable course contre la montre où d'une part le personnage d’Henry Altmann va essayer de revoir les personnes qui ont compté le plus dans sa vie pour tenter de réparer ses erreurs passées et d'autre part une course contre la montre également pour le personnage du docteur Sharon Gill, qui elle, va tout faire pour retrouver son malade, est entrecoupé de flashbacks expliquant ce qui a amené cet homme à devenir ainsi.

Dans l'ensemble, le film se suit agréablement, mais certaines scènes sont tout de même assez pénibles en grande partie à cause du jeu de Williams, qui certes incarne un personnage fortement agaçant, mais qui manque quand même de crédibilité. C'est dommage, car avec un peu plus de retenu, celui-ci aurait permis d'obtenir un film beaucoup plus plaisant.

La mise en scène de Phil Alden Robinson fait souvent assez télévisuelle et parfois même artificielle, les séquences par exemple sur le pont sont assez mal incrustées, mais bon, rien de scandaleux non plus... Enfin, la fin inéluctable est assez prévisible et plutôt amusante.

"Deuxième chance à Brooklyn" est un film tantôt assez irritant, tantôt par contre très touchant, qui dans tous les cas devrait ravir les fans de Robin Williams qui apprécieront très certainement le fait de pouvoir découvrir la star dans l'un de ses tous derniers rôles et cela malgré une prestation très inégale et loin de faire parti de ses meilleures performances... En tous cas, « Ô Capitaine! Mon Capitaine! » Vous allez nous manquer Monsieur Williams!

"Deuxième chance à Brooklyn" est sorti en DVD le 4 février 2015 chez Factoris Films/Warner Bros. dans une édition proposant le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1. Une édition malheureusement dépourvue de bonus...

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09.02.15

06:39:33, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

1914, Canada. Le lieutenant-vétérinaire Harry Colebourn sauve un ours brun des mains d’un trappeur sans pitié. L’ourson, baptisé Winnie, va devenir la mascotte des soldats et entrer dans la légende...

Mon avis :

Si les aventures de Winnie l'ourson et de ses petits compagnons Tigrou, Bourriquet, Porcinet, Maître Hibou et Co sont bien évidemment de pures fictions issues à l'origine de l'imagination de Alan Alexander Milne, celui-ci s'inspira au départ d'une vraie ourse qu'il allait régulièrement voir avec son fils au zoo de Londres. Cette femelle avait été apprivoisée durant la Première Guerre mondiale par le Capitaine Harry Colebourn, un vétérinaire de l’armée canadienne qui avait fait d'elle la mascotte de sa compagnie, mais qui dû se résoudre à s'en séparer lorsque son régiment partit combattre sur le front français...

"Un ourson nommé Winnie", traduction littérale du titre original "A Bear Named Winnie" (Au départ, le film avait pourtant été rebaptisé en France "Winnie, un ourson de légende") est un téléfilm canadien de John Kent Harrison ("Le Dernier Justicier", "Hélène de Troie", "Les Aventuriers des mondes fantastiques"), datant de 2004, avec en vedette Michael Fassbender ("300", "Eden Lake", "Inglourious Basterds", "X-Men: Le commencement", "Prometheus") dans le rôle de Harry Colebourn.

Le réalisateur a principalement œuvré pour la télévision et cela se ressent immédiatement. Ce long-métrage fait très téléfilm que ce soit dans la mise en scène ou au niveau de la photographie. C’est très classique, très fonctionnel, mais pas de quoi s’offusquer, cela demeure très correct. On a ici affaire à un film familial dans la veine d'un film comme "Deux Frères" de Jean-Jacques Annaud (Eh oui, curieusement on pensera plus à son film sur les deux tigres qu'à "L'ours"...).

Le film est la plus part du temps bon enfant, souvent souriant, mais avec quelques scènes un peu plus graves comme cette scène à la fin se déroulant sur le front où le héros va perdre la majorité de ses compagnons. Michael Fassbender campe ici un personnage très touchant accompagné d'un casting de qualité avec d'excellents acteurs comme Gil Bellows ("Les évadés", "Un amour de sorcière", "Ally McBeal", "La maison au bout de la rue"), génial dans le rôle du colonel Barret ou encore David Suchet ("Bigfoot et les Henderson", "Un monde à part", "Hercule Poirot", "Meurtre parfait") complètement halluciné dans celui du général Hallholland.

Parmi les autres acteurs, on remarquera également la présence de Aaron Ashmore ("The Skulls II", "Missing: disparus sans laisser de trace", "Veronica Mars", "XIII: la série"), touchant dans le rôle du caporal Randy Taylor, Ted Atherton ("Menace Andromède", "Max Payne", "XIII: la série") dans celui du capitaine Elliot et Stephen Fry ("Oscar Wilde", "Gosford Park", "V pour vendetta", "Sherlock Holmes - Jeu d'ombres") dans celui de Protheroe, le gardien du zoo.

L'ourse, incarnée ici par plusieurs bêtes, sera bien évidemment le personnage le plus attendrissant du film. Il sera d'ailleurs difficile de ne pas craquer comme tous les protagonistes du film tellement cette petite boule de poils est adorable. A aucun moment, celle-ci ne se montrera menaçante contrairement à ce qu'on aurait pu penser notamment lorsque celle-ci sera devenu adulte, montrant bien au contraire une bête totalement domestiquée par l'homme. Le réalisateur n'évitera toutefois pas quelques passages un peu mièvres, en particulier à la fin, mais signera tout de même un spectacle télévisuel familial de qualité.

Même si ce téléfilm pourra s'adresser à un public très jeune, cela demeure avant tout le genre de spectacle pouvant toucher tous les âges et donc à partager en famille. Ce type de divertissement n'étant finalement pas si courants, profitez-en pour passer un agréable moment avec vos proches!

"Un Ourson nommé Winnie" est sorti en DVD chez Koba Films le 7 janvier 2015 dans une édition proposant le film au format 1.77:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0. Pas grand chose à se mettre sous la dent, mais tout de même un petit quizz de 8 questions sur les ours, des notes écrites sur la véritable histoire de Winnie l’Ourson et des bandes annonces de Koba Films & Showshank Films.

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03.02.15

09:38:26, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Bouleversé par la mort de sa mère, Charlie Countryman quitte les États-Unis et atterrit dans l’une des villes les plus survoltées d’Europe : Bucarest. En plein deuil, seul parmi des inconnus, entre virées en boîte et trip hallucinogènes, il rencontre la très énigmatique Gabi... et en tombe violemment amoureux. Harcelée par son ex, un dangereux caïd local, Gabi tente toutefois de repousser Charlie pour mieux le protéger... Mais rien ne fait entendre raison au jeune homme - pas même la peur de mourir. Pour Charlie Countryman, cet amour-là vaut tous les sacrifices...

Mon avis :

Ah l'Amour!!!! Qu'est-ce qu'on ne ferait pas par amour? Mais qu'est-ce qu'on peut être con des fois quand même! Charlie Countryman est comme nous, un homme faible prêt à tout pour une femme à peine rencontrée... Un vrai couillon en somme! Sauf que lui ne va pas hésiter à mettre sa vie en danger pour l'amour de sa belle!

"The Necessary Death of Charlie Countryman" est le premier long métrage de Fredrik Bond et pour un premier essai, on peut dire que le jeune réalisateur suédois, qui s’est fait un nom dans la pub et le clip, s'en sort vraiment très bien. Mise en scène inspirée et dynamique, le tout porté par une excellente bande son et des comédiens au top! Shia LaBeouf ("I, Robot", "Transformers", "Wall Street: l'argent ne dort jamais", "Nymphomaniac - Volume 1 & 2", "Fury") est juste magnifique dans le rôle de Charlie Countryman, d'une justesse incroyable faisant qu'on n'aura pas d'autres choix que d'avoir de la sympathie pour son personnage. Une sympathie renforcée par le fait qu'il semblera physiquement assez fragile (pourtant l'acteur peut paraître aussi assez costaud comme dans "Des hommes sans loi"!).

Il incarne ici un jeune homme qui quitte les États-Unis pour se rendre à Bucarest sur les conseils post-mortem de sa défunte mère. Dans l'avion le menant à la capitale Roumaine, son voisin décède (Eh oui, notre gars est un peu poissard!) et arrivé à l'aéroport, il va faire la connaissance de sa fille, la charmante Gabi Ibanescu, jouée par Evan Rachel Wood ("Les ensorceleuses", "Thirteen", "Les disparues", "The Wrestler", "Les marches du pouvoir"), et cela va être le coup de foudre immédiat!

Seulement pas de bol, la jeune femme est normalement libre, mais elle a un ex possessif, hyper jaloux et accessoirement très dangereux! Il faut dire que le bonhomme en question est un mafieux pas très commode! Ce dernier est joué par l'excellent Mads Mikkelsen ("Pusher", "Casino Royale", "Royal Affair", "The Salvation"), qui est une fois de plus assez impressionnant!

Notre fougueux amoureux transi, en tous cas, va passer son temps à poursuivre sa jolie Gabi, malgré le fait qu'elle le repoussera durant la majeure partie du film afin de le protéger. Et malgré qu'il va se prendre dans la poire, celui-ci va persister au point de mettre le « pas gentil du tout » Nigel, très, mais alors très en colère! Le film mêle romantisme et violence assez frontale, un peu à la manière d'un "True Romance" et cela filmé avec beaucoup d'élégance et d'inventivité, même si l’inspiration clipesque du réalisateur se ressentira quand même pas mal!

Au niveau du casting, Fredrik Bond va aussi pas mal nous surprendre avec notamment la présence assez inattendue de Rupert Grint ("Harry Potter à l'école des sorciers", "Plein gaz", "Cherrybomb"), Ron Weasley dans la série des Harry Potter ou encore celle de Vincent D'Onofrio ("Ed Wood", "The Cell", "Chained"), habitué des petits rôles et surtout connu pour son rôle du détective Robert Goren de la série "New York - Section criminelle".

On remarquera également la présence de Til Schweiger ("Un tueur pour cible", "Lara Croft Tomb Raider: Le berceau de la vie", "Les Dalton", "Inglourious Basterds") dans le rôle de Darko, l'homme de main de Nigel, l'ex-petit ami mafieux!

Avec "Charlie Countryman", Fredrik Bond fait une entrée remarquée dans le monde du cinéma. Espérons maintenant qu’il confirme par la suite... En tous cas, vous auriez vraiment tord de passer à côté de cette jolie romance qui devrait plaire, pour une fois, aussi bien aux femmes qu'aux hommes!

Disponible pendant un temps en exclusivité chez la Fnac, "Charlie Countryman" est sorti officiellement dans le commerce le 19 novembre 2014 en DVD et Blu-ray chez Marco Polo Production. L'édition DVD nous propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 et pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1, alors que l'édition Blu-ray est au format 2.35:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et pistes audio anglaise et française dst-HD Master audio 5.1. Par contre, aucun bonus à déclarer! Dommage!

Charlie Countryman

Charlie Countryman
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Charlie Countryman (Blu-ray)

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02.02.15

13:11:27, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A Cap Kennedy, les essais de lancement d’une station sur la Lune échouent mystérieusement. Inquiète des répercussions sur le plan international, la section secrète de la CIA envoie l’agent Harry Sennet enquêter. Plus connu sous le nom de Goldman, l’agent secret disposant d’un crédit illimité auprès de la banque fédérale, commence par en savoir plus sur l’étrange disparition du savant Runi. Épaulé par la très sexy capitaine Flanagan, Goldman va alors affronter Rehte, le chef de l’organisation, fomentant une domination mondiale.

Mon avis :

Comme de nombreux pays, l'Italie a naturellement voulu surfer dans les années 60 sur le succès des premiers James Bond, nous offrant quelques films d'espionnage plus ou réussis comme par exemple ce sympathique "Opération Goldman" d'Antonio Margheriti...

Sorti en 1966, soit un an après le succès de "Goldfinger", le film d'Antonio Margheriti ("La vierge de Nuremberg", "Danse Macabre", "La sorcière sanglante", "Joe l'implacable", "Avec Django, la mort est là", "Et le vent apporta la violence", "Les Diablesses") va nous entraîner dans une intrigue entretenant quelques similitudes avec "James Bond 007 contre Dr No".

Bon, on ne peut pas dire que le pauvre Harry Sennet, interprété par l’américain Anthony Eisley ("The Wasp Woman", "The Naked Kiss", "Dracula contre Frankenstein"), ait forcément un physique de séducteur, bien au contraire, le rouquin gominé qu'on essaye de nous faire passer pour un grand tombeur n'a vraiment rien de particulièrement attrayant pour la gente féminine. En plus le malheureux porte durant une bonne partie du film un pantalon trop court avec des chaussettes blanches faisant de lui un espion plutôt plouk...

Bon, vous allez me dire, ce n'est pas très engageant tout ça! Eh bien, pourtant ce côté un peu décalé n'est pas inintéressant et apporte même une touche d'humour assez sympathique, même si celle-ci ne sera peut-être pas volontaire. Notre homme ne sera d'ailleurs pas non plus un as du combat rapproché et préférera essayer de régler ses affaires avec son chéquier, utilisant sans vergogne et surtout sans compter l'argent qui lui a été confié.

Contrairement à Bond, le lieutenant Harry Sennet opérera sur le terrain, non pas en solo, mais sous les ordres de sa très charmante supérieure, le capitaine Patricia Flanagan, spécialiste en karaté (On ne la verra pourtant jamais mettre ses talents en pratique!!!), jouée par Diana Lorys ("L'horrible Docteur Orlof", "Pancho Villa", "Les cauchemars naissent la nuit").

Mais notre « super » agent peut aussi se débrouiller seul, c'est d'ailleurs ce qu'il fera finalement assez rapidement, partant à la poursuite d'un illuminé voulant bien entendu devenir le maître du monde, incarné par le très prolifique José María Caffarel ("Le plus grand cirque du monde", "Tristana"). Sennet n’hésitera pas alors à mettre sa vie en danger, parfois dans des scènes manquant totalement de réalisme comme celle où il va se jeter avec son bolide sur une fusée au moment même du décollage!

Cette scène, d’ailleurs, sera en grande partie composée d’un montage de stock-shots de la NASA et de trucages faits avec des maquettes. Margheriti étant un grand amateur d’explosions en tous genres et de maquettes, une fois de plus il va s’en donner à cœur joie dans ce film jamais avare en action et en explosions diverses. Le film est d’ailleurs assez plaisant à voir en bonne partie pour cette raison!

Contrairement aux James Bond, "Opération Goldman" ne regorgera pas de gadgets en tous genres, mais n'en sera malgré tout pas dénué, avec notamment une montre compteur Geiger ou encore un pistolet tirant de l'acide sulfurique! Ouais, ce n’est pas le même budget et donc pas le même standing!

Comme dans de nombreux Bond, notre héros va devoir faire face à de vilaines espionnes, naturellement très jolies. Ici, cela sera Wandisa Guida ("Les vampires", "Maciste dans les mines du roi Salomon", "Crime au cimetière étrusque") qui incarnera la dangereuse Kary et Luisa Rivelli ("La loi", "Les possédées du démon", "Colorado") dans le rôle de Sylvia.

La seconde partie du film, celle où notre agent opérera seul, virera à la science-fiction avec notamment deux scènes visuellement très réussies où l'on y verra des scientifiques cryogénisés et des décors futuristes assez réussis. Quant à la fin, elle est typiquement James Bondienne. Entendez par là que notre joyeux coureur de jupons va bien évidemment demander à être tranquille pour enfin aller faire des galipettes sans qu'on vienne le perturber...

Malgré un côté assez rétro, "Opération Goldman" demeure un petit film d’espionnage d’exploitation assez plaisant à regarder qu’il serait dommage de bouder...

"Opération Goldman" sort officiellement le 3 février 2015 chez Artus Films dans une très jolie édition digipack slim. Le film est présenté au format 2.35:1, 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio italienne et française Dolby Digital 2.0. Niveau bonus, on a le droit à une intéressante présentation du film par Alain Petit intitulée "Rayons mortels à Cap Canaveral", à un diaporama de photos et à la bande-annonce du film en version italienne.

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