Archives pour: Janvier 2015

30.01.15

06:28:21, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Suite à un accident quatorze ans plus tôt, Christine est affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille sans se souvenir de rien, ni même de son identité. Son dernier espoir réside dans son médecin, Ed Nasch, qui lui conseille de tenir un journal vidéo. Elle pourra ainsi enregistrer les informations qu’elle traque et se souvenir peu à peu de son passé, reconstituant progressivement le fil de son existence. Mais très vite, ses rares certitudes vont voler en éclat.

Mon avis :

Avant d'aller rejoindre les bras de Morphée, on est en général plutôt bien, la journée se termine et on va enfin pouvoir se reposer... Ce n'est par contre pas vraiment le cas de Christine, l'héroïne de "Avant d'aller dormir", qui elle, part se coucher en sachant pertinemment qu'elle n'aura plus aucun souvenir lorsqu'elle se réveillera le lendemain...


Après avoir partagé l'affiche du film de Jonathan Teplitzky, "Les Voies du destin", Nicole Kidman ("Calme blanc", "Eyes Wide Shut", "Les Autres", "Retour à Cold Mountain") et Colin Firth ("Love Actually", "A Single Man", "Le discours d'un roi", "Les 3 Crimes de West Memphis") se retrouvent à nouveau, cette fois à l'affiche de ce thriller psychologique signé Rowan Joffé ("Brighton Rock"), scénariste notamment de "28 semaines plus tard" et de "The American" et accessoirement fils du réalisateur Roland Joffé ("La Déchirure", "Mission", "La Cité de la joie").

Ce long-métrage s'inspire du roman éponyme de S.J. Watson qui s'inspirait lui-même de la vie d'un homme qui suite à une opération se réveilla tous les jours et ce, jusqu'à sa mort à l'âge de 82 ans, en pensant en avoir 26... Rowan Joffé nous livre un thriller froid, mais plutôt bien ficelé, faisant énormément penser à ceux que l'on pouvait voir dans les années 80. Personnellement j'ai par exemple pensé à "Malice" avec justement la même Nicole Kidman... Impossible également de ne pas penser à des films comme "Memento" par son approche de l'amnésie ou à "Un jour Sans Fin" pour le côté répétitif de ce quotidien qui semble se répéter tous les jours. Difficile aussi de ne pas penser par certains côtés à Hitchcock...

Le film est assez lent, se met doucement en place, mais devient ensuite, peu à peu, de plus en plus oppressant, au fur et à mesure où on découvre comment Christine, l'héroïne amnésique du film, est manipulée. Manipulée par qui? Son mari? Son médecin psychiatre? Bien entendu, tout sera fait pour qu’on doute des uns et des autres, jusqu’à une révélation finale forcément surprenante (Du moins si on n’a pas lu le livre auparavant!). Le réalisateur semble prendre un malin plaisir à nous envoyer sur des fausses pistes, à semer le doute dans notre esprit, pour mieux lui-même nous manipuler! Aidé par son duo d’acteurs vedettes tout à fait convaincants, il arrive à bien gérer le suspens jusqu’à la fin.

Dans le rôle du médecin, Mark Strong ("Oliver Twist", "Sunshine", "Sherlock Holmes", "Green Lantern") s'en sort également correctement, mais ne sera tout de même pas au niveau des deux stars du film. En revanche, le reste du casting semble quelque peu transparent face à ce trio, donnant presque l’impression d’être là qu’en tant que décor. Malgré des qualités évidentes, le film souffre quelque peu d'une mise en scène pas toujours très inspirée, voir un peu pataude. Le film aurait ainsi gagné à avoir une fin un peu moins mièvre et surtout plus sombre...

Sans être un chef d’œuvre du genre, "Avant d'aller dormir" demeure toutefois un thriller psychologique d’assez bonne facture et plutôt plaisant à regarder...

"Avant d'aller dormir" sort le 4 février 2015 en DVD et Blu-ray chez TF1 Vidéo. Le DVD nous propose le film au format 1.85:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio françaises et anglaises Dolby Digital 5.1 et 2.0, alors que le Blu-ray nous offre le film au format 1.85:1 16/9ème avec une résolution de 1080p AVC et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master audio 5.1. Les bonus, communs aux deux éditions, elles, se composent d'un making of d'une vingtaine de minutes et de quelques bandes annonces avant le menu.

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28.01.15

13:10:26, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Alors que Zoé, Mary et Jenn rêvent d’un week-end paisible entre filles dans un chalet isolé, sans garçons à l’horizon, quelques amis arrivent par surprise. Ce qu’ils ignorent tous, c’est que des déchets toxiques ont été déversés dans le lac voisin, entraînant une mutation des habitants des lieux. Le week-end au calme devenu week-end de débauche vire au cauchemar : des castors OGM aux dents ultra acérées, prêts à tout dévorer sur leur passage débarquent! Une horde de castors zombies (des Zombeavers) qui n’ont qu’une envie : se délecter de sang et de délicieuse chair humaine, transformant au passage leurs victimes en des créatures humanozombiescastors complètement enragées!

Mon avis :

Des castors zombies attaquant des jeunes venus se ressourcer près d'un lac... Voilà qui a de quoi attirer les amateurs de films d'horreur très Bis ou de séries Z bien délirantes! Évidemment on peut légitiment se demander ce que les créateurs de cette bizarrerie ont bien pu s'envoyer pour pondre une telle idée...

Rien ne semblait prédestiner Jordan Rubin, scénariste de nombreux programmes télé à nous livrer un film si délirant, du moins sur le papier... L'idée du titre, "Zombeavers", est venu au départ d'Al Kaplan ; une idée qui séduisit immédiatement Rubin qui suggéra alors qu'ils travaillent ensemble sur un scénario basé sur ce titre fort accrocheur...

Alors qu’avec un tel scénario on aurait pu penser que ce film serait sorti chez la firme Troma ou chez The Asylum, celui-ci va finalement voir le jour chez Epic Pictures connu pour nous avoir offert des films de qualités souvent discutables, capable du meilleur comme du pire, avec des longs métrages comme "Eleven", "Bang Rajan 2", "Chicago massacre : Richard Speck", "The Mother", "Jack Brooks : Tueur de monstres", "Pig Hunt" ou encore "Primal". Une boîte, qui tout de même, n'hésite pas à nous livrer depuis quelques temps quelques films aux idées assez folles comme par exemple avec "Big ass spider!" (Dans lequel on retrouve un certain Lloyd Kaufman! Tiens donc!) et "Killer Mermaid".

Le film démarre plutôt bien avec une première scène qui plante le décor et nous explique comment ces gentils castors vont devenir de méchants zombies ; une scène suivie d’un générique assez amusant et plutôt bien fait, composé d’images réelles et de dessins. Le film cumule ensuite tout ce qu'on peut attendre de ce genre de films débiles : des dialogues au raz des pâquerettes, des ados tous plus demeurés les uns que les autres et ne pensant bien entendu qu'au sexe, des jolies filles peu farouches, des autochtones peu engageants et évidemment de la tripaille!

Dans l'ensemble le film est assez plaisant, mais il aurait gagné à être un peu plus fou d’une part et que les castors soient un peu mieux faits d’autre part, car là, on a vraiment l'impression de tomber sur une production fauchée des années 80 au niveau des effets spéciaux. Dans le genre, "Black Sheep" et ses moutons tueurs, fruits d’une mutation génétique, étaient quand même plus convaincants, mais en même temps, cela contribue à renforcer le côté nanar du film.

Le film ne fait naturellement jamais dans la finesse, l’humour est même souvent lourdingue, mais on a quand même le droit à quelques idées assez marrantes et quelques répliques amenées probablement à devenir cultes comme lorsque l’idiot de la bande clame « Je suis un vrai Power Ranger » en prenant sa petite amie en levrette. Quelle délicatesse! N’est-ce pas?

La mise en scène de Jordan Rubin est dans l’ensemble très correcte, mais certaines idées auraient pu être plus exploitées, surtout que le film est tout de même assez court. Niveau casting, on remarquera essentiellement la présence de la jolie Cortney Palm ("Silent Night", "The Hit Girl", "See How They Run"), la Sushi Girl de justement "Sushi Girl", une autre production Epic Pictures, en petite aguicheuse forcément un peu nunuche, de Jake Weary ("Altitude", "It Follows") en beau gosse de service et de Rex Linn ("Cliffhanger", "Ghosts of Mars", "Les experts: Miami", "Django Unchained", "Les 3 crimes de West Memphis") dans le rôle de l'autochtone bourru et chasseur de castors. Un petit conseil : pensez à aller jusqu’à la fin du générique!

Sans atteindre les promesses de la bande annonce qui nous avait tant fait fantasmer durant ces longs derniers mois, "Zombeavers" remplit tout de même son contrat de divertissement idiot et sans prétention, fait uniquement dans le but de nous divertir...

"Zombeavers" sort le 17 février 2015 chez Zylo en DVD et Blu-ray. La version DVD proposera le film au format 1.78:1 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1 et stéréo avec sous-titres français, alors que la version Blu-ray proposera le film au format 1.78:1 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1 et sous-titres français. Côté bonus, les deux éditions devraient contenir une scène coupée, des featurettes sur le casting, les coulisses du film, la fabrication d’un beaver et sur le maquillage/transformation d’un homme en beaver et la bande annonce du film.

Afin de suivre l'actualité de l'éditeur, rendez-vous sur ses pages Facebook et Twitter...

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27.01.15

06:59:35, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le premier chef-d’œuvre du maître de l Érotisme fantastique français : FRÉDÉRIC LANSAC. Le film qui inventa le genre. Les révélations impudiques et tapageuses d'un sexe féminin placent les protagonistes dans les situations les plus incongrues et les obligent à évoluer dans les endroits les plus sordides. Ironie, obscénité et franche sauvagerie sexuelle sont les ingrédients de ce must absolu.

Mon avis :

Classique parmi les classiques du cinéma pornographique français, "Le sexe qui parle" nous ait présenté ici par Bach Films dans sa version soft dépourvue de toutes ses scènes à caractère pornographique ; une version destinée à l’origine à d’autres pays que le nôtre, mais toutefois à réserver à un public averti et adulte, car le film demeure tout de même très explicite...

Déjà sorti depuis belles lurettes chez Alpha France dans sa version hard, accompagné d’ailleurs de "La Femme objet", ce classique de Frédéric Lansac, alias Claude Mulot ("La Rose écorchée", "Belles d'un soir", "Les petites écolières", "L'Immorale", "La vénus noire", "Le Couteau sous la gorge") ressort donc dans sa version soft, sans les scènes pornographiques donc, mais incluant par contre une scène inédite pas inintéressante (qui figure d’ailleurs en bonus des deux éditions!), des scènes alternatives aux cadrages différents (souvent zoomés) et comportant par moments des plans différents totalement absents de l'autre version.

Ainsi, par exemple, lorsque Joëlle, interprétée par Pénélope Lamour (dont cela sera l'unique film!), ira s'envoyer en l'air avec deux messieurs dans les toilettes d'un cinéma, celle-ci sera observée par les autres hommes de la salle venus se regrouper autour du trio, alors que dans la version hard, ils seront seuls... Ce côté voyeur apportera un côté assez pervers, voir malsain, ayant à mon avis plus d'impact que les plans explicites de la version hard.

Le film date de 1975 et a donc été réalisé en plein "âge d'or" du cinéma porno avant que la censure fasse son apparition à la fin de cette même année, interdisant ainsi toute diffusion dans les salles obscures accessibles au plus grand nombre.

Dans sa version hard, le film comporte des scènes de sexe évidemment filmées en gros plan, incluant du classique comme des fellations, des pénétrations vaginales bien entendu, mais aussi une anale, mais il y a surtout quelques scènes plus originales où des objets assez insolites seront utilisés, comme par exemple un nez de Pinocchio qui servira ici à la jeune Joëlle, interprétée par Béatrice Harnois ("Lèvres de sang", "Les mille et une perversions de Felicia", "Suce moi vampire"), à se déflorer (la faute à un petit ami un peu trop précoce!) ou encore un pinceau ou le talon d'un escarpin utilisés par la tante Barbara, jouée par Sylvia Bourdon ("Lèvres de sang", "Prostitution clandestine", "Suce moi vampire"), pour se faire plaisir... Pourquoi pas! Tous les goûts sont dans la nature!

Dans la version soft, en revanche, ces actes seront filmés hors-champs, certains éléments seront carrément supprimés et parfois des dialogues seront en revanche rajoutés... Contrairement à la plus part des films porno actuels, celui-ci présente l'avantage d'être bien joué, bien filmé et d'avoir un vrai scénario. D'ailleurs il faut savoir que les acteurs et actrices étaient ici doublés pour les gros plans.

Parmi les acteurs et actrices, on remarquera essentiellement la présence de Jean-Loup Philippe ("Lèvres de sang", "Suce moi vampire", "La nuit des horloges"), dans le rôle d'Eric, le mari de Joëlle, l'un des acteurs fétiches de Jean Rollin et de Ellen Earl ("Silence... on tourne", "La fessée ou Les mémoires de monsieur Léon maître-fesseur") dans le rôle de la psychiatre.

Le film est autrement assez étonnant, souvent amusant et même par moments un peu flippant. D'ailleurs lorsque la foufoune de la jolie Joëlle se met à parler (idée complètement farfelue pourtant pas si nouvelle que ça, puisque Denis Diderot en avait déjà eu l'idée en 1748 dans son roman libertin "Les Bijoux indiscrets"!), on pense immédiatement à "L'exorciste" pour son côté possédé, ce qui, il faut bien l'avouer, à quelque peu tendance à calmer nos ardeurs...

Enfin, on notera également au générique les noms de Francis Leroi ("L'infirmière n'a pas de culotte", "Emmanuelle IV", "Rêves de cuir") en tant que producteur et de Gérard Kikoïne ("Adorable Lola", "Les délices du tossing", "Lady Libertine") au montage.

Le film remporta à l'époque de sa sortie un franc succès et le réalisateur en fera du coup une suite, "Le sexe qui parle 2" (sorti en DVD également chez Alpha France), sortie trois ans plus tard, partant du même principe, avec quelques acteurs bien connus comme Richard Allan et Alban Ceray et comportant quelques scènes assez originales et joliment filmées comme celles se passant dans un laboratoire scientifique...

Même dans sa version soft, "Le sexe qui parle" demeure un film très plaisant à voir, ayant plutôt bien vieilli et qui devrait plaire aussi bien à Madame qu'à Monsieur... Cela demeure même un incontournable du cinéma érotique et pornographique français!

"Le sexe qui parle" est sorti en DVD le 11 août 2014 chez Bach films dans une édition proposant le film au format 1.85 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby digital 2.0 mono sans sous-titres et avec en guise de bonus, une présentation du film par Christophe Le maire, une scène inédite (qui figure pourtant dans le film dans sa version soft!) et les trois bandes annonces des films de la collection.

Comparatif image entre les éditions Alpha France et Bach Films :

Alpha France
Bach Films
Alpha France
Bach Films
Alpha France
Bach Films
Le sexe qui parle

Le sexe qui parle
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24.01.15

09:24:04, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Essex, 1995, le triple meurtre de deux trafiquants de drogues et de leur chauffeur dans des circonstances mystérieuses est revisité dans ce thriller anglais décapant. Sous la direction de Paul Tanter, cette histoire vraie prend un nouveau souffle et nous entraîne dans un monde violent où s’entremêlent drogues et meurtres.

Mon avis :

Inspiré d'un fait divers survenu en Angleterre le 6 décembre 1995, non-loin du petit village de Rettendon dans l'Essex où trois trafiquants de drogues, Tony Tucker, Patrick Tate et Craig Rolfe, furent retrouvé assassinés dans leur Range Rover, sans que l'on ne sache qui étaient les auteurs de ce crime, "The Fall of the Essex Boys", retitré, chez nous "Gangster Playboy" est le quatrième film à ce jour à relater ces évènements, après "Essex Boys", "L'ascension d'un homme de main" et "Bonded by Blood"... Mais malheureusement celui-ci n'est pas forcément le meilleur des quatre!

En effet, le film de Paul Tanter ("Jack Falls", "The Hooligan Wars", "Essex Boys Retribution") est immédiatement plombé par une voix off absolument insupportable que cela soit dans sa version originale ou dans son doublage français (Là, c’est encore pire!). Une voix genre kaïra au débit semblant être constamment en accéléré! Mais franchement quelle idée saugrenue d'avoir inclus cette immonde voix off!

A part ça, le film n'est pas désagréable à regarder et même si aucun des protagonistes ne sera particulièrement attachant (En même temps ce sont tous dans l'ensemble de sacrées ordures!), on suivra leur parcours sans grand intérêt certes, mais sans ennui non plus. Peter Barrett ("U.F.O.", "Airborne", "Shame the Devil"), l'un des acteurs fétiches du réalisateur, est assez convaincant dans le rôle de Pat Tate, le genre de personnage qu'on n'a pas forcément très envie de côtoyer...

Jay Brown ("Outlaw", "The Hunters"), avec sa coupe à deux balles absolument ridicule, fait plus vrai que nature dans le rôle de Tony Tucker. Simon Phillips ("Jack Says", "U.F.O.", "Airborne"), autre acteur fétiche de Paul Tanter, sera quant à lui plus effacé et même un peu transparent dans le rôle de Craig Rolfe. Ce qui est d'ailleurs assez amusant concernant ce dernier, c'est de constater que celui-ci avait précédemment joué le rôle d'un policier dans "Bonded by Blood", l'un des autres films traitant du sujet.

En fait, l'acteur le plus marquant du film sera autrement Robert Cavanah ("Hanuman", "Lara Croft Tomb Raider: Le berceau de la vie", "Sahara"), dans le rôle de Mickey Steele, le personnage le plus sympathique du film. Parmi les personnages les plus intéressants du film, on remarquera celui de Karen jouée par Kierston Wareing ("Fish Tank", "The Take"), femme bafouée par son mari violent, n'hésitant pas à aller coucher avec l'un des autres membres de la bande. Là encore il sera étonnant de constater que cette dernière a également jouée dans deux des précédents films ayant traité de ce fait divers, "L'Ascension d'un homme de main" et "Bonded by Blood"!

Autrement, on sent chez Paul Tanter le désir de faire du Scorsese à la sauce British, on pense même souvent à "Les Affranchis", mais malheureusement le réalisateur est loin d'avoir le talent du cinéaste new-yorkais. Aucune scène n'est particulièrement marquante, la violence est bien timide et les quelques scènes qui auraient pu envoyer un peu sont bâclées en quelques secondes et en plus peu lisibles... On a donc le sentiment d'un gros gâchis! D'ailleurs au final on se fichera totalement de ne pas savoir qui a tué les trois malfrats, leur sort ne nous intéressant aucunement...

Narration off horripilante, acteurs jamais attachants, mise en scène bâclée, ce "Gangster Playboy" cumule les points négatifs au point de rendre inintéressant un fait divers qui en toute logique l’était forcément...

"Gangster Playboy" est sorti le 7 janvier 2015 en DVD et Blu-ray chez Marco Polo Production. Le DVD nous propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1, alors que l'édition Blu-ray contient quant à elle une image au format 2.35 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Aucun bonus, c'est d'autant plus dommage qu'un documentaire sur ce fait divers aurait pu être intéressant...

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22.01.15

06:15:24, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Morten, apprend le meurtre sordide de sa fille Johanna, tuée à la perceuse. Pourtant, à sa grande surprise, celle-ci est devant lui à son ordinateur. Johanna semble être dans un mauvais état, complétement ailleurs, un liquide noire coulant de sa bouche. Tout en essayant de sauver sa fille, Morten va enquêter sur les motivations de ce tueur en série transformant les gens en zombie.

Mon avis :

Malgré le fait que "Dark Souls" soit l’œuvre de deux petits frenchies, cet étrange thriller fantastico-horrifique datant de 2010, nous vient en fait de Norvège. Il débarque enfin chez nous grâce à l'éditeur indépendant Le Chat qui Fume, près de quatre ans après sa sortie en salle dans son pays natal, où il est d’ailleurs par la suite sorti en DVD et Blu-ray et alors qu’il est déjà sorti en DVD également en Angleterre en 2012 et en DVD et Blu-ray en Allemagne en 2013 sous le titre "Zombie Driller Killer"...

"Mørke sjeler" (Oui, c'est le titre original!) est le premier long métrage de César Ducasse ("Lies Inc.") et Mathieu Péteul ("Ultimate Super 8"), deux jeunes réalisateurs français partis tourné en Norvège avec des acteurs locaux. Le film commence assez fort avec une scène plutôt marquante où une joggeuse est agressée et finalement assassinée par un psychopathe armé d'une perceuse.

Seulement voilà arrivée à la morgue, la jeune femme va s'avérer être pas si morte que cela malgré le fait qu'on lui ait percé le crâne! Johanna Ravn va alors rentrer tranquillement chez elle, mais elle ne sera plus vraiment la même... En effet, elle marchera comme un zombie et crachera un liquide noir ressemblant à du pétrole!

"Dark Souls" fait parti des films dit d'infectés, mais contrairement à la plus part des films existants, celui-ci est un curieux mélange de genres, oscillant constamment entre le film fantastique, le film d'horreur, le thriller, le film policier, le drame et même étonnamment la comédie... Cette variété de styles sera d'ailleurs assez déstabilisante et beaucoup risquent de ne pas accrocher à cause de cela, pourtant c'est aussi ce qui fait la force de ce métrage et le fait sortir du lot.

Les réalisateurs apporteront qui plus est une vision assez originale de ces infectés puisque ceux-ci vivront par la suite parmi le reste de la population sans que cela ne gêne qui que ce soit. D'ailleurs, même s'ils fonctionneront quelque peu au ralenti et qu'ils ne parleront plus, ils continueront à avoir une certaine intelligence comme le prouvera l'appel à l'aide de Johanna lorsqu'elle sera sur son ordinateur, comme si elle était prisonnière de son propre corps.

Le côté décalé du film sera essentiellement apporté par la musique du film, signée Wojciech Golczewski ("Corruptions", "Late Phases"), parfois en total décalage avec les images à l'écran et par quelques personnages fort étranges.

Le film tourne essentiellement autour du personnage de Morten Ravn, le père de Johanna, interprété par Morten Rudå ("La nouvelle vie de Monsieur Horten", "La femme dans le frigo"), un homme d'une cinquantaine d'années, un total anti-héros donc, qui va mener son enquête en parallèle avec celle de la police.

Une partie du casting est amateur, la plus part étant des amis de l'un des réalisateurs, mais pour les rôles parlés les plus importants, les réalisateurs ont tout de même fait appel à des professionnels comme par exemple la charmante Ida Elise Broch ("L'homme qui aimait Yngve", "Pax"), qui joue ici le rôle de Maria ou encore Kyrre Haugen Sydness ("Opération sabotage", "Headhunters") dans celui de l'inspecteur Richard Askestad. Une bonne chose en tous cas, car l'interprétation, c'est souvent ce qui pêche dans ce type de petits budgets.

Même si le faible budget se ressent quelque peu dans l'esthétisme pas toujours égal du film, celui-ci, tourné en 16mm, bénéficie toutefois d'une photographie et d'une mise en scène dans l'ensemble assez soignées.

Malgré un scénario assez original et inattendu, celui-ci sera tout de même quelque peu bancal et aurait mérité d'être un peu plus approfondi. Ainsi on aura au final que peu de réponses à nos questions. Enfin, le maquillage des infectés sera très probant et forcément constituera un des principaux atouts du film.

Avec son ton décalé et son message écolo, "Dark Souls" constitue une véritable curiosité dans le paysage des films d'infectés, suffisamment à part pour susciter l'intérêt, même si le film est au final tout de même un peu bancal et pas forcément très facile d’accès...

"Dark Souls" est sorti en DVD le 7 octobre 2014 chez Le Chat qui Fume dans une très belle édition digipack slim. Le film est présenté au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec piste norvégienne Dolby Digital 2.0. Les bonus se composent de 9 scènes inédites (12’), d'un début alternatif (5’), d'une interview des réalisateurs César Ducasse et Mathieu Peteul (22’), d'un Making of (15’), du film tourné en 8mm présent dans le film (2’), de 2 courts métrages : "Milkman" (4’) et "Petiatil Cx HTDUI" (2’), d'une featurette sur les effets spéciaux de "Dark Souls" (6’), de la bande-annonce et du teaser.

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21.01.15

06:34:42, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Lily est vendeuse de popcorn dans un bar perdu au milieu de nulle part. Timide, peu sûre d’elle, elle accumule les frustrations du quotidien face à des clients souvent mécontents et à sa collègue Melody dont elle est le souffre-douleur. Un jour, son subconscient débarque, ainsi que deux étrangers particulièrement nonchalants...

Mon avis :

Après nous avoir offert une petite incursion dans l'univers du western spaghetti avec son très sympathique court métrage "Woman with no name", Fabio Soares, le réalisateur français le plus tatoué, nous revient avec "Bitch, Popcorn & Blood", un nouveau court métrage présenté une nouvelle fois au public lors d'une avant-première au Panorama Max Linder. C'était le samedi 22 novembre 2014 à 11 heures et le film était présenté en double-programme avec "LooS en Gohelle" de Mike Zonnenberg (par ailleurs co-scénariste de "Bitch, Popcorn & Blood") dans la plus pure tradition du cinéma Grindhouse...

Eh oui, en effet, avec un titre comme "Bitch, Popcorn & Blood", Fabio Soares ne pouvait nous proposer qu'un programme 100% Grindhouse et donc un court 100% inspiré films d'exploitation. Vous remarquerez que c'est assez fou ce qu'il y a comme salopes dans le cinéma dit Grindhouse! Je pense notamment à des films comme l'assez moyen "Bitch Slap" ou encore l'excellent "Run! Bitch Run!"...

A nouveau le réalisateur s'est bien entouré avec un casting solide et bien entendu avec cette fois encore une jolie tatouée. Alors que le casting de "Woman with no name" comprenait tout de même Bernie Bonvoisin ("Les Démons de Jésus", "Les Grandes Bouches", "Blanche") et Arben Bajraktaraj ("Taken", "Harry Potter et les reliques de la mort – Part 1", "Des Dieux et des Hommes"), cette fois, Fabio Soares s'est adjoint les services de Jochen Hägele ("Le village des ombres", "Un village français", "Résistance", "96 heures") et de Jane Badler ("V", "Falcon Crest", "Mission impossible, 20 ans après"), vous savez, la méchante Diana de la série "V"!

Dans le rôle principal, celui de Lily, on trouve la charmante Elise Gaiardo, qui s'en sort plutôt bien face à ces acteurs plus expérimentés et dans celui de Melody, Cristina Blackwater, modèle international au corps bien tatoué comme le réalisateur les affectionne.

Malgré de petites imperfections, j'avais beaucoup apprécié le premier court de Fabio Soares et j'attendais donc beaucoup de ce nouveau court. Cette fois encore le réalisateur montre son professionnalisme et son talent à travers une mise en scène impeccable, mise en valeur par la très belle photographie de Nicolas Meunier. Enfin, pour la musique, Fabio Soares a une nouvelle fois fait appel à ses amis de Junksista, un duo d'électro-rock allemand pour lequel il a déjà réalisé plusieurs clips.

Après deux courts aussi réussis, maintenant on attend avec impatience que Fabio Soares se lance dans un long, car il a largement le talent nécessaire...

Si le travail de Fabio Soares vous interpelle, n'hésitez pas à suivre son actualité sur son site officiel, ainsi que sur sa page Facebook!

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20.01.15

06:15:54, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après un combat sans merci pour s’extirper d’un immeuble rempli de criminels et de fous furieux, laissant derrière lui des monceaux de cadavres de policiers et de dangereux truands, Rama, jeune flic de Jakarta, pensait retrouver une vie normale, avec sa femme et son tout jeune fils... Mais il se trompait. On lui impose en effet une nouvelle mission : Rama devra infiltrer le syndicat du crime, où coexistent dans une sorte de statu quo mafia indonésienne et yakusas. Sous l’identité de « Yuda », un tueur sans pitié, il se laisse jeter en prison afin d’y gagner la confiance d’Uco, le fils d’un magnat du crime indonésien - son ticket d’entrée pour intégrer l’organisation...

Mon avis :

Après nous avoir totalement bluffé avec "The Raid", le réalisateur Gareth Evans ("Footsteps", "Merantau", "V/H/S/2") nous revient avec un deuxième volet où l'on aurait pu craindre à une redite. Eh bien non, il n'en sera rien! Et la claque n’en sera que plus importante!

Contrairement à "The Raid", "The Raid 2" bénéficie d'un scénario beaucoup plus intéressant, avec une histoire nettement plus complexe et construite. Dans le premier film, une équipe d'intervention de la police indonésienne prenait d'assaut une citadelle réputée imprenable et se retrouvait prise au piège dans cette enceinte, n'ayant d'autre choix que de combattre pour survivre... Les scènes d'action étaient certes hyper efficaces, mais le scénario était tout de même assez léger.

Cette fois, on retrouve Rama, toujours interprété par Iko Uwais ("Man of Tai Chi"), qui va infiltrer une organisation mafieuse, bravant pour cela tous les dangers et sacrifiant deux années de son existence en se faisant enfermer dans une prison où il va être accueilli avec une certaine hostilité...

Depuis ses débuts dans "Merantau", l'acteur s'est quelque peu étoffé, mais cela n'empêche pas de se battre avec toujours la même agilité. Les scènes de combats sont vraiment impressionnantes, comme par exemple celles en prison où il doit affronter une foule d'assaillants. Des combats toujours spectaculaires, originaux et surtout très lisibles comme dans les précédents longs du cinéaste gallois.

Iko Uwais ne sera pas le seul acteur à impressionner, Yayan Ruhian ("Merantau", "The Raid"), l'autre acteur fétiche du cinéaste est une fois de plus réellement bluffant et sera même d'ailleurs le personnage le plus touchant du film. D'ailleurs il sera à noter que les deux hommes sont également les chorégraphes des combats du film.

Julie Estelle ("Kuntilanak", "Macabre"), la fille au marteau, Very Tri Yulisman ("The Raid"), l'homme à la batte de baseball et Cecep Arif Rahman, dont c'est pour le moment le premier rôle au cinéma, camperont quant à eux un trio de tueurs à gages particulièrement marquants et efficaces. Il est à noter d'ailleurs que Julie Estelle a suivi un programme intensif durant six mois pour apprendre le Silat (l'art martial indonésien), car elle ne le pratiquait pas avant.

Une galerie de personnages assez riche donc, complétée par Tio Pakusodewo ("Pintu terlarang", "Java Heat") dans le rôle de Bangun, un parrain de la mafia, Arifin Putra ("Macabre") dans le rôle d'Uco, le fils à papa en manque de reconnaissance voulant devenir calife à la place du calife, Oka Antara ("V/H/S/2", "Killers") en fidèle homme de main et Alex Abbad ("Merantau") en méchant rival.

Si le film démarre très fort, il va tout de même en s'intensifiant jusqu'à la fin pour finir sur un final très réussi, mais la grande force de ce second volet, c'est à la fois sa diversité et son intensité. Aucune scène d'action semble ressembler à une autre et puis il n'y aura pas que des combats à mains nues, on aura également le droit à une course poursuite superbement filmée.

Bon évidemment, avec le recul, on pourra tout de même émettre des doutes, au niveau crédibilité, sur le fait qu'un homme puisse encore tenir debout après avoir pris autant coups que notre héros, mais durant le film, on n'y pense pas forcément tellement on est porté par l'action. Le film est pourtant assez long (2h30 tout de même!), mais on ne s'ennuie pas une seule seconde! Attention tout de même aux âmes sensibles, car certaines scènes sont assez sanglantes et la violence est évidemment très frontale...

Franchement chapeau monsieur Evans! Vous êtes en train de devenir en très peu d'années la référence absolue en matière de films d'action! Vous l'aurez compris, "The Raid 2" est un pur chef d’œuvre du film d'action et d'arts martiaux, supérieur encore au premier volet. Maintenant, on attend avec impatience le troisième volet déjà annoncé, en espérant que le réalisateur frappe encore plus fort...

"The Raid 2" est sorti chez Wild Side Vidéo le 26 novembre 2014 en DVD et Blu-ray, en éditions solo et en coffret accompagné du premier volet. Le DVD contient le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio française dts Digital Surround 5.1 et Dolby Digital 2.0 et indonésienne Dolby Digital 5.1, alors que la version Blu-ray comporte une image au format 2.35 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et indonésienne dts-HD Master audio 5.1. Les bonus se composent d'une rencontre de 44 minutes avec Gareth Evans et Iko Uwais, 9 scènes coupées dont 3 en exclusivité mondiale, un documentaire d'1h16 sur le cinéma d'action indonésien, plus un making of de 19 minutes, trois featurettes intitulées "Tourner une suite" (10'45), "Réaliser un film d'action" (13'), "Chorégraphie des combats (6'20) et enfin la bande annonce du film.

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19.01.15

06:15:27, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Captives

Réalisateur : Atom Egoyan

Année : 2015

Origine : Canada

Durée : 1h52

Avec : Ryan Reynolds, Scott Speedman, Rosario Dawson, Mireille Enos, Kevin Durand, Alexia Fast, Bruce Greenwood, etc.

Par Nicofeel

Après plusieurs ratés (les films Chloé, Adoration), on était légitimement en droit de penser si le cinéaste Atom Egoyan était encore en capacité de sortir un grand film.
La réponse est apportée avec Captives, qui constitue un véritable tour de force. Ce film synthétise d'ailleurs très bien la filmographie du réalisateur canadien, en évoquant plusieurs sujets qui lui tiennent à cœur : l'enfance ; le voyeurisme ; les nouvelles technologies.
Depuis son chef d’œuvre, De beaux lendemains, Atom Egoyan ne nous avait pas raconté avec autant d'intensité le monde de l'enfance, une enfance maltraitée. Ici, une petite fille, Cassandra, est enlevée à l'âge de 9 ans par un ravisseur qui a tout du pédophile. L'enlèvement de jeunes filles et leur séquestration est une thématique très actuelle que l'on retrouve dans plusieurs films récents. On songe au très perturbant Megan is missing de Michael Goi, au torturé Chained de Jennifer Lynch ou encore plus récemment à Prisoners de Denis Villeneuve. Mais à la différence de ses pairs, Egoyan ne cherche pas à faire dans le sensationnel ou dans le choquant. Pas question pour lui de décrire un pédophile et faire un énième long métrage sur un détraqué qui s'en prend à des enfants. Son film reste avant tout très psychologique dans son approche.
Atom Egoyan s'intéresse avant tout aux relations entre les individus. Comme dans Exotica, il y a dans Captives un voyeurisme mais qui n'est jamais complaisant. Car le spectateur voit la souffrance de Cassandra et de sa mère. En l'espèce, c'est la jeune Cassandra qui est condamnée, depuis “sa prison”, à observer sa mère, sans pouvoir communiquer avec elle. Le pédophile qui la retient en otage depuis de nombreuses années prend plaisir à voir souffrir Cassandra mais aussi sa mère, puisque de manière perverse il dissémine dans l'hôtel où celle-ci travaille, des objets ayant appartenus à Cassandra.

De manière évidente, Atom Egoyan met le doigt sur les dangers que constitue Internet, comme il l'avait déjà indiqué dans Adoration. A la manière du film Trust de David Schwimmer, Captives montre bien qu'Internet donne la possibilité à des détraqués sexuels de se fédérer entre eux, ce qui leur ouvre des portes...
Captives décrit un réseau de pédophiles particulièrement bien organisé. Par son côté réaliste, le film est assez malaisant. On se rend compte que les enfants ne sont plus à l'abri de rien. Le danger peut venir de n'importe où. Il faut être particulièrement vigilant avec l'utilisation d'internet, surtout que les réseaux dits “sociaux” ne cessent de prendre de l'importance. Dans Captives, c'est Cassandra elle-même qui sert d'appât pour attirer des petites filles dans les filets des prédateurs sexuels.Tout cela fait peur car Egoyan décrit avec une minutie et un sens du détail un réseau de pédophiles qui sait où il va, et qui dispose de moyens importants.
En plus de sa grande richesse sur le plan thématique, Captives se révèle fort sur le plan émotionnel. Pour arriver à ce résultat, le cinéaste canadien n'a pas hésité à recourir à plusieurs reprises à des flashbacks qui nous montrent d'un côté la vie avant l'enlèvement et de l'autre la vie actuelle. Le spectateur se sent forcément en empathie avec les membres de cette famille qui sont tous détruits mentalement, et qui aspirent à retrouver une vie normale. Pour cela, encore faut-il avoir des nouvelles de Cassandra qui a disparu depuis plusieurs années.
C'est d'ailleurs tout l'objet du film. Si on retrouve dans celui-ci toutes les obsessions d'Egoyan, Captives constitue un thriller particulièrement haletant. On se demande si cette famille “éclatée” va pouvoir être réunie. Autrement dit, les parents de Cassandra ou la police parviendront-ils à retrouver Cassandra et à démanteler ce réseau de pédophiles ? Bien malin sera celui qui pourra deviner la fin de Captives, car son réalisateur a bien vérouillé son film. Le réseau de pédophiles, qui semble partout et nulle part – la scène de la soirée de charité pour donner des dons à la police en est une preuve évidente, avec ces prédateurs qui jouent le rôle de bienfaiteurs avant de revêtir le costume de prédateurs – fait froid dans le dos. On sent qu'il faut un acharnement incroyable, voire une certaine chance, pour pouvoir être plus malin que ces gens.
Quelques mots sur la distribution. Dans le rôle des parents détruits mentalement, Ryan Reynolds et Mireille Einos sont très crédibles. Mention spéciale aux deux agents de police du film. Rosario Dawson joue ainsi de manière sobre le rôle de cette inspectrice qui traque les réseaux de pédophiles sur internet. Quant à Scott Speedman, il incarne un troublant policier, qui semble avoir été touché sur le plan mental à force de travailler dans ce milieu. Car l'une des questions du film est aussi de savoir comment ces policiers font pour vivre normalement après avoir vus dans la journée de nombreuses images d'enfants maltraités, martyrisés ? Pas évident. Le mal peut gangréner tout le monde, y compris ceux qui le combattent.
Au final, Atom Egoyan livre avec ce film un thriller captivant, en phase avec les préoccupations de notre société actuelle, qui ne dessert l'étreinte sur le spectateur que lorsque le générique de fin apparaît à l'écran.

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16.01.15

06:38:31, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un jeune couple emménage dans un appartement d'un quartier en difficulté de New York. Tout cela en plus le site est comme un réfrigérateur, qui se trouve être la porte de l'enfer. Bientôt, il parvient à prendre le contrôle du mari...

Mon avis :

Avec son affiche fortement pompée sur la splendide affiche de "Pulsions" de Michel Landi et ce titre laissant penser qu'on a affaire à un vrai pur nanar, "The Refrigerator" devrait naturellement attirer l'attention des amateurs de cinéma Bis et de séries Z, d'autant plus qu'il n'est pas très courant d'avoir affaire à un réfrigérateur tueur...

Ce premier film de Nicholas Jacobs ("Weapon of Mass Destruction"), au pitch complètement délirant est vraiment une curiosité. Dire que celui-ci a fait parti de la sélection officielle du festival du film fantastique d'Avoriaz lors de l'avant-dernière édition en 1992!!! Bon, c’était certes hors compétition, mais cela laisse tout de même songeur! On a d'ailleurs du mal à imaginer qu'on ait pu tirer un long métrage d'un scénario pareil... Cela force franchement le respect!

Mais en fait, étonnamment "The Refrigerator" ne sera pas la série Z à laquelle on aurait pu s'attendre. En effet, on sera plus ici dans de la comédie horrifique assumée, avec certes un tout petit budget, mais avec tout de même quelques attaques du frigo assez convaincantes.

Bon, le but est avant tout de faire marrer, et je vous rassure, cela sera le cas, notamment grâce à un plombier bolivien interprété par un Angel Caban ("Troma's War", "Deux cow-boys à New York", "Amateur") vraiment excellent, sorte de croisement entre un Burt Reynolds des années 80 et un Vernon Wells de "Commando", le tout à la sauce Village People! L’acteur nous offrira notamment une scène totalement surréaliste et totalement désopilante où celui-ci se met à danser le Zapateo devant l’héroïne totalement médusée. Un vrai régal!

Le film bénéficie il faut dire d'un casting plutôt pas mal avec un couple vedette formé par Julia McNeal ("L'incroyable vérité", "Flesh and Bone", "Not of This Earth") et Dave Simonds ("Amateur", "Le pacificateur", "The Book of Life"), qui joue convenablement pour une première œuvre au budget si limité.

D’ailleurs en dehors de ce trio d’acteurs, la majorité du casting était probablement amateur, vu que la plus part n’ont rien tourné d’autres, mais ils s’en sortent aussi très correctement. Et puis, la star après tout, c’est tout de même le réfrigérateur et il faut reconnaître qu’il a de la gueule!

On sera également agréablement surpris par la mise en scène parfois assez inspirée du réalisateur. Quant aux effets spéciaux, ils font certes un peu fauchés, mais cela passe bien du fait que le film soit avant tout une comédie et cela malgré son côté parfois assez gore. En parlant justement de gore, on aurait aimé que Jacobs soit un peu plus généreux à ce niveau là. C’est dommage, car cela aurait apporté un intérêt supplémentaire au film.

Les scènes autrement les plus intéressantes du film en dehors de celles avec notre plombier, sont celles des rêves, qui sont dans l’ensemble assez réussies au niveau de l’ambiance. Alors certes, ce long métrage très underground n’est pas un chef d’œuvre, mais celui-ci devrait tout de même ravir les amateurs de cinéma Bis bien heureux de pouvoir enfin découvrir (ou redécouvrir) cette bizarrerie très rare dans d'aussi bonnes conditions, puisque l'éditeur a pu récupérer une copie de très bonne qualité directement auprès du réalisateur...

Sous-titré ici "L'attaque du frigo tueur", "The Refrigerator" est donc une petite comédie horrifique fauchée et très attachante, qui risque bien de redevenir prochainement une vraie rareté vu son très faible tirage... Amateurs de Bisseries étranges et variées, vous savez ce qui vous reste à faire!

"The Refrigerator" sort officiellement en DVD chez Crocofilms le 20 janvier 2015 (mais déjà dispo chez Metaluna Store et auprès de l’éditeur !) dans une édition à tirage très limité (300 exemplaires) proposant le film au format 1.33 4/3 avec pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0. Les bonus se composeront du très amusant court-métrage "Evil Barbecue" de Félix Catala, d'un petit montage de bandes annonces réalisé Otto Rivers de Videotopsy intitulé "Les monstres Zarbis" et de la bande annonce du film en VO.

Petit rappel des autres titres également sortis chez Crocofilms dans la collection "Les inédits du cinéma Bis": "Terreur extra-terrestre", "Hollywood Chainsaw Hookers", "Evil Toons", "Deep Blood", "L'invasion des araignées géantes" et "Le dernier dinosaure"

The Refrigerator

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15.01.15

08:03:27, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Paul Maguire, désormais père de famille rangé, est rattrapé par son passé d’ancien criminel lorsque sa fille Caitlin est kidnappée. Il ressemble alors ses deux anciens partenaires et doit se replonger dans le souvenir de ses erreurs passées pour tenter de retrouver sa fille et les coupables.

Mon avis :

Si jusque là vous ignoriez très probablement ce qu'était un Tokarev, les évènements de ces derniers jours auront malheureusement très certainement comblé cette ignorance, puisque le Tokarev TT33 de calibre 7.62 n'est autre que l'arme qui a été utilisée pour tirer sur un pauvre jogger qui courait sur la promenade de la coulée verte de Fontenay-aux-Roses et retrouvée par la suite en possession d'Amedy Coulibaly dans le supermarché casher lors de la prise d’otages de la porte de Vincennes le 9 janvier 2015...

Réalisé par l'espagnol Paco Cabezas ("Les Disparus", "Carne de Neón"), ce "Tokarev" met en scène un Nicolas Cage ("Birdy", "Sailor & Lula", "Rock", "8 mm", "World Trade Center", "Joe") particulièrement remonté après l'enlèvement de sa fille chérie, interprétée par la très jolie Aubrey Peeples ("Ace Ventura: Pet Detective Jr.", "Sharknado")...

Pas de bol pour les personnes qu'il va soupçonner, Paul Maguire, le personnage qu'il incarne est un ancien malfrat rangé, mais à qui il ne faut vraiment pas chercher des noises! Aidé de ses deux anciens complices, Danny Doherty, joué par Michael McGrady ("La nuit du défi", "Wyatt Earp", "Keith", "Unités d'Elite") et Kane, joué par Max Ryan ("Le baiser mortel du dragon", "La ligue des gentlemen extraordinaires", "Thr3e", "Course à la mort"), notre ancien gangster repenti va semer la terreur sur son passage, essayant de comprendre pourquoi sa fille a été kidnappée sans que la moindre rançon ait été demandée.

Paco Cabezas nous livre un thriller plutôt plaisant à regarder, avec un Nicolas Cage, il faut l'admettre, en totale roue libre (On est loin de l’excellente interprétation qu’il nous avait offert dans "Joe"!), un scénario un peu bancal tout de même, manquant vraiment par moments de crédibilité et un casting pas toujours très convaincant.

Danny Glover ("L'arme fatale", "Predator 2", "Saw", "The Last Days") par exemple, semble être ici simplement pour toucher son cachet et Rachel Nichols ("Amityville", "The Woods", "Star Trek", "L'arène") n'est pas particulièrement convaincante en belle-mère aimante.

En revanche, Pasha D. Lychnikoff ("Deadwood", "Star Trek", "The Big Bang Theory") est lui parfait en parrain de la mafia russe, de même que Peter Stormare ("Fargo", "Prison Break", "Tai Chi Hero"), toujours impeccable dans les rôles de gangsters.

Étonnamment, par contre nos mafieux d'origine irlandaise, Cage compris, feront plus russes qu'irlandais... C’est assez déconcertant d’ailleurs! Les scènes d'action sont plutôt pas mal, par contre le réalisateur aurait pu aller un peu plus loin dans la violence, car au final ils ne sont pas bien méchants ces mafieux russes!

Difficile de ne pas penser à des films comme "Taken" en regardant ce petit DTV sans prétention, c'est musclé, pas super crédible et c'est donc à voir sans trop réfléchir... La fin est plutôt inattendue et aura le mérite d'être assez sombre! On notera enfin que la musique du film a été composée par le français Laurent Eyquem ("Winnie", "Copperhead") et que la photographie du film est tout de même signée par Andrzej Sekula ("Reservoir Dogs", "Pulp Fiction", "American Psycho", "Motel").

"Tokarev" est donc une petite série B pas désagréable à voir, idéale pour passer une soirée détente en cette période où l'on peut remercier la Russie de vendre aux terroristes du monde entier des armes de guerre à un prix défiant toutes concurrences!

"Tokarev" est en sorti en DVD et Blu-ray le 7 janvier 2015 (Jour de l'effroyable attentat contre Charlie Hebdo) chez Marco Polo Production. L'édition DVD nous propose le film au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray nous offre quant à lui une image au format 1.77 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1.

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14.01.15

07:12:41, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Présentation :

Mélangeant interviews, nombreux extraits de films et archives, "Electric Boogaloo" retrace l'histoire de la compagnie de production Cannon dans les années 80, à travers ses nombreuses productions : les plus grands nanars du cinéma, qui ont pris de force la machine Hollywoodienne.

Mon avis :

Voilà un documentaire qui va faire des heureux! Tous ceux qui comme moi ont grandi dans les années 80 en regardant des films d'action, ont forcément été marqué par la Cannon. Cette compagnie indépendante dirigée par Menahem Golan et Yoram Globus nous offrait un cinéma souvent musclé avec comme stars, Charles Bronson, Chuck Norris, Jean-Claude Van Damme, Sylvester Stallone ou encore Michael Dudikoff...

"Electric Boogaloo: The Wild, Untold Story of Cannon Films" est un documentaire réalisé par Mark Hartley ("Not Quite Hollywood: The Wild, Untold Story of Ozploitation!", "Machete Maidens Unleashed!", "Patrick"), un cinéaste australien ayant essentiellement œuvré dans le documentaire. Dans ce documentaire, le réalisateur va nous faire redécouvrir le parcours de cette compagnie hors norme mené par un personnage assez extravagant, Menahem Golan qui apportera ce côté complètement fou aux films qu'il produisit, n'hésitant pas à pousser les réalisateurs à montrer toujours plus de sexe et de violence.

En un peu plus d'une heure quarante cinq, le documentaire va retracer le parcours de cette firme à travers les témoignages d'acteurs, actrices, réalisateurs ou encore scénaristes ayant participé à l'aventure, montrant notamment sa diversité, puisqu'elle œuvra certes principalement dans le cinéma d'action de série B, mais pas seulement...

Si on la connaît en effet essentiellement pour ses films qui firent de Chuck Norris ("Portés disparus", "Invasion U.S.A.", "Delta Force", "Héros") une véritable star, pour ses films avec Charles Bronson ("Un justicier dans la ville 2", "L'enfer de la violence", "La loi de Murphy", "Protection rapprochée", "Le justicier braque les dealers"), qui firent de la star, le justicier le plus connu de la planète ou encore pour ses films qui lancèrent la carrière de Jean-Claude Van Damme ("Bloodsport", "Cyborg"), il ne faut pas oublier aussi que la Cannon œuvra dans plein d'autres genres comme l'érotisme, la science-fiction, l'horreur, le film d'aventure etc...

Eh oui, la Cannon produisit par exemple pour ce qui concerne l'érotisme, "Bolero" avec la magnifique Bo Derek ("Orca", "Tarzan l'homme singe", "Elle") et "L'amant de lady Chatterley" avec la cultissime Sylvia Kristel ("Emmanuelle", "Une femme fidèle", "Alice ou la dernière fugue").

Pour ce qui est de la science-fiction, "Lifeforce" et "L'Invasion vient de Mars" de Tobe Hooper ("Massacre à la tronçonneuse", "Le Crocodile de la mort", "Poltergeist"), "Les Maîtres de l'Univers" avec Dolph Lundgren ("Rocky 4", "Punisher", "Universal Soldier : Le Jour du jugement") ou encore "Superman 4"...

En ce qui concerne l'horreur, "Hospital Massacre" de Boaz Davidson ("Juke Box", "La boum américaine") et "Massacre à la Tronçonneuse 2" toujours réalisé par Tobe Hooper.

Côté films d'aventure, les deux aventures d'Allan Quatermain avec Richard Chamberlain ("Shogun", "Les oiseaux se cachent pour mourir") et Sharon Stone ("Total Recall", "Basic Instinct", "Mort ou vif", "Casino"), mais aussi "Le Temple d'or" avec Chuck Norris et "Sinbad of the Seven Seas" de Enzo G. Castellari ("Keoma", "La mort au large", "Les guerriers du Bronx") et Luigi Cozzi ("Starcrash", "Contamination", "Hercule").

La Cannon, c'est aussi les premiers à avoir vraiment popularisé les ninjas avec notamment comme acteurs vedettes Sho Kosugi ("L'Implacable Ninja", "Ultime Violence", "Ninja III", "Black eagle - L'arme absolue") et Michael Dudikoff ("American Warrior", "Avenging Force", "Le ninja blanc").

Enfin, il y a eu également des films un peu à part dans le sens où l'on ne peut pas vraiment les rattacher à un genre en particulier comme "Over The Top" avec Stallone ("Rocky", "Rambo", "Cobra", "Cliffhanger") ou encore "Barfly" avec Mickey Rourke ("L'Année du dragon", "9 semaines 1/2", "Angel Heart", "Johnny belle gueule", "The Wrestler") et Faye Dunaway ("Bonnie and Clyde", "Chinatown", "Les Yeux de Laura Mars", "La Dépravée", "Arizona Dream").

Mark Hartley va aborder tout cela à travers les témoignages tantôt sympathiques, tantôt quelque peu moqueurs (mais jamais méchants!) de différentes personnalités ayant collaboré avec Menahem Golan et Yoram Globus, comme Tobe Hooper, Just Jaeckin ("Emmanuelle", "Histoire d'O", "Madame Claude", "Gwendoline"), Dolph Lundgren, Bo Derek, Richard Chamberlain, Franco Nero ("Django", "Le temps du massacre", "Croc-blanc"), Michael Dudikoff ou encore Franco Zeffirelli ("La mégère apprivoisée", "Roméo & Juliette", "Un thé avec Mussolini").

Une multitude de témoignages en fait, il serait impossible de citer tout le monde, mais en revanche on pourra regretter l'absence d'interventions des grosses stars comme Sharon Stone, Chuck Norris, Stallone ou JCVD... Dommage, mais bon, on pouvait s'y attendre!

Évidemment, en tant qu'amateurs de séries B, on sera parfois pas d'accord avec certaines interventions de personnalités parfois pas très fières d'avoir tourné dans certains films, mais il faudra tout de même reconnaître que si la Cannon nous a offert de bien sympathiques séries B, elle nous a également offert pas mal de nanars, fort heureusement toujours fort sympathiques...

Après avoir vu "Electric Boogaloo", difficile de ne pas avoir envie de se replonger dans la filmographie de cette compagnie de production mythique et évidemment de compléter sa DVDthèque, en croisant les doigts pour que certains inédits voient enfin le jour sur support physique...

Vendu dans le numéro de Janvier du magazine Mad Movies qui consacre justement une bonne partie de ce numéro à la Cannon, le DVD du documentaire "Electric Boogaloo" sort officiellement dans le commerce le 15 janvier 2015 chez Luminor dans une édition présentant le film au format 1.77 16/9ème compatible 4/3 avec pistes anglaise Dolby Digital 5.1 et sous-titres français.

Electric Boogaloo

Electric Boogaloo
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13.01.15

07:01:52, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Night call

Titre original
: Nightcrawler

Réalisateur : Dan Gilroy

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h57

Avec : Jake Gyllenhaal (Lou Bloom), René Russo (Nina Romina), Riz Ahmed (Rick), etc.

Par Nicofeel

Première réalisation de Dan Gilroy, Night call offre à l'acteur Jake Gyllenhaal un rôle particulièrement marquant, celui de Lou Bloom, un homme prêt à tout pour réussir.

Le film se déroule à Los Angeles, dans le milieu de la nuit (d'où le titre du film) avec des vidéastes totalement bordeline qui sont à la recherche perpétuelle d'images chocs pour ensuite les revendre à des télévisions locales.

Découvrant par hasard ce métier, Lou Bloom y voit un moyen de monter rapidement les échelons de la société. Car en bon self made man (il s'est acheté une caméra alors qu'il ne connait rien au filmage), notre anti-héros est un adepte du rêve américain. Il fonde sa propre société et recrute un assistant pour qu'il l'aide dans ses travaux nocturnes. Car le boulot de Lou Bloom n'est pas de tout repos. Disposant d'une radio qui lui permet d'être branché en permanence sur le canal de la police, Lou passe parfois des heures entières à attendre l'événement avec un grand e. Des accidents de la route ou des fusillades en pleine rue constituent des images chocs. Plus c'est violent et choquant, plus cela intéresse des télévisions qui vont en faire par la suite leurs grands titres.

On ne pourra pas reprocher à Lou Bloom son implication. Il travaille énormément pour s'en sortir. Chaque soir, il est extrêmement motivé. En revanche, ce sont bien les moyens utilisés qui sont sujets à caution. Lou Bloom est un être amoral, qui ne tisse aucun lien affectif avec les gens. Il ne souhaite qu'une chose : faire prospérer sa société. Et pour cela tous les coups sont permis. Il filme des reportages de plus en plus choquants, allant jusqu'à s'introduire avant la police dans une maison où a eu lieu un triple homicide. Et quand l'angle n'est pas assez bon pour filmer une scène, il n'hésite pas à bouger de place un homme qui vient de décéder suite à un accident de la route. Vous pensez qu'il n'y a pas pire : eh bien si, notre protagoniste n'hésite pas à suivre des dealers et à appeler la police pour filmer en “live” une fusillade.

Personne ne peut arrêter Lou Bloom. Si un concurrent lui ôte plusieurs scoops, alors il lui trafique sa voiture pour qu'il ait un accident. Si son assistant remet en question leur relation, il met ce dernier en danger. Quant à la directrice télé à qui il revend ses scoops, il lui met une forte pression, histoire qu'elle se rappelle qu'elle a besoin de lui.

Il faut dire que la description des chaînes télé est à la hauteur du personnage de Lou Bloom. A la recherche perpétuelle d'audimat et donc de recettes, les chaînes attendent des événements sensationnels. Comme le recherche Lou Bloom, les questions en matière de politique ne tiennent que quelques secondes dans les journaux télévisés alors que les faits divers sont 10 à 15 fois plus présents. Dans ces conditions, ces télévisions se font la concurrence : ça sera à celle qui montrera à l'antenne les choses les plus choquantes. Le réalisateur Dan Gilroy critique donc ouvertement les dérives liées à ce système où la violence est mise en avant, et quasiment banalisée. A des heures de grande écoute, il n'est pas rare de retrouver en grand titre un accident de la route mortel ou encore un cambriolage sanglant.

En fait, que ce soit Lou Bloom ou les télévisions locales, tout le monde veut faire du profit. L'argent est le maître mot. Cette société capitaliste, amorale, est clairement mise à l'index. On achète tout avec de l'argent et peut importe les moyens que l'on a utilisé pour s'enrichir.

Night call ne se contente pas d'être une critique amère et bien noire de notre société (il faut voir le final particulièrement cynique de ce film) actuelle. C'est un film qui est parsemé de plusieurs séquences très amusantes. Il faut voir la relation entre Lou Bloom et son assistant, qui souvent ne manque pas de piquant et pourra amuser par le côté sérieux de Lou à tout moment. Et puis Night call est également un film particulièrement bien rythmé qui comporte plusieurs course-poursuites mémorables. Pour arriver à temps (autrement dit avant les autres) sur les lieux d'un crime ou de tout autre fait divers, il faut être rapide et donc aller vite en voiture. Ce que nous montre Lou Bloom à plusieurs reprises. On se croirait presque dans Bullit par moments.

Évidemment, Night call ne serait pas aussi réussi sans son acteur principal : Jake Gyllenhaall interprète avec brio et avec conviction le rôle pas facile de ce sociopathe ambitieux qu'est Lou Bloom. On notera aussi la présence de René Russo – qui est l'épouse de Dan Gilroy à la ville – qui joue le rôle de cette directrice de chaîne télé qui a oublié toute notion de morale et qui doit dans le même temps faire avec les volontés de plus en plus grandes de Lou Bloom.

Critique particulièrement acerbe d'une société capitaliste sans foi ni loi, Night call – dont on lui préférera son titre original Nightcrawler – est un brillant premier long métrage de Dan Gilroy. C'est sans nul doute un des meilleurs films de l'année 2014.

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12.01.15

07:01:38, Catégories: Test / Critique  

Titre du film :Magic in the moonlight

Réalisateur : Woody Allen

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h38

Avec : Colin Firth (Wei Ling Su / Stanley Crawford / Stanley Taplinger) ; Emma Stone (Sophie Baker), Simon McBurney (Howard Burkan),

Par Nicofeel

Stakhanoviste des planches de cinéma, Woody Allen, aime s'amuser avec le spectateur et lui jouer de temps en temps des tours. Plusieurs de ses films récents mettent en scène des magiciens, des prestidigitateurs ou encore des médiums. On songe ainsi à Scoop (2006) où Woody Allen lui-même incarne un hilarant magicien auteur de gags en série. Et puis plus récemment dans Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (2010), notre cinéaste new-yorkais se moque d'une voyante de pacotille et plus généralement des gens qui donnent du crédit aux sciences divinatoires.
Dans Magic in the moonlight, on se doute fortement au vu du titre qu'il va être question de magie ou à tout le moins de tours de magie mais aussi de romance. On suit ainsi le prestidigitateur Wei Ling Su (qui est en fait Stanley Crawford), qui a été dépêché par un de ses amis, lui aussi magicien, pour démasquer une jeune femme, Sophie Baker, qui se prétend médium.
Woody Allen soigne particulièrement le cadre de son film avec une action qui se situe dans les années 20, sur la Côte d'Azur, dans une très belle villa, chez les riches Catledge. Magic in the moonlight fait vraiment très classe au niveau de sa photographie, de la beauté des paysages et des habits d'époque portés par les principaux protagonistes. Ce milieu aristocratique sied parfaitement à Stanley Crawford, incarné par un Colin Firth (inoubliable dans la série Orgueil et préjugés et dans Le discours d'un roi) toujours très classe et impeccable.
Stanley Taplinger, qui n'est autre que Stanley Crawford, se rend sur la Riviera, et se retrouve pris à son propre jeu. En effet, contre toute attente, la belle Sophie Baker reconnaît en lui le prestidigitateur Wei Ling Su. Stanley Crawford est de plus en plus intrigué par cette jeune femme. Serait-ce possible qu'elle dispose réellement de dons particuliers ? Particulièrement cynique dans ses propos, Stanley est pourtant ébranlé dans ses convictions.
Il entretient une relation très particulière avec Sophie Baker. Bien que cette dernière soit destinée au très riche fils de la famille Catledge, lequel est éperdument amoureux de la belle, on voit bien qu'il se passe quelque chose entre Stanley et Sophie. Leur importante différence d'âge, leur confrontation au quotidien (Stanley est venu à la base pour démasquer une imposteur), n'empêche pas une attirance mutuelle. Ils nouent une relation qui semble anodine à première vue, et pourtant leur histoire a tout d'une romance. Stanley est fasciné par cette fille mystérieuse. Quant à cette dernière, elle est irrémédiablement attirée par le charme naturel de cet homme qui dégage un sacré charisme. C'est tout l'inverse de son prétendant, l'héritier des Catledge qui est certes jeune, beau (quoique) et riche mais transpire la naïveté et l'amour béat.

D'ailleurs, tout au long de son film, Woody Allen se plaît à montrer ces gens qui captivés par le “don” de Sophie Baker, la mettant sur un piédestal.
Le cinéaste américain adopte constamment un ton léger, qui est très approprié à ce Magic in the moonlight. Il se moque des gens faisant preuve d'une crédulité sans borne. Ce qui est, il faut bien le reconnaître, tout à fait amusant. L'humour est d'ailleurs omniprésent dans ce long métrage. Il est clair que cette nouvelle œuvre de Woody Allen doit en grande partie sa réussite à des dialogues parfaitement ciselés. Stanley Taplinger fait preuve d'un humour britannique tout à la fois pince-sans-rire et particulièrement bien senti. Sans avoir l'air d'y toucher, les propos de notre prestidigitateur sont particulièrement cinglants. La belle Sophie Baker lui rend bien la pareille. La jeune femme ne se laisse pas faire, et renvoie parfois notre magicien à ses chères études.
Ajoutez à cela des gags bien souvent hilarants et des péripéties que l'on ne saurait deviner à l'avance, et vous disposez de tous les ingrédients nécessaires à un excellent divertissement.
Et ce d'autant plus que la distribution se révèle de grande qualité. Malgré leur grande différence d'âge, le couple Colin Firth (54 ans) – Emma Stone (25 ans) fonctionne à merveille et livre au spectateur un spectacle tout à fait plaisant. La séquence dans la planétarium ou encore la soirée chez des voisins fortunés des Catledge, sont sans nul doute des moments où le romantisme est à l'honneur. Cette romance contrariée, atypique, est charmante et l'on ne souhaite pas quitter de sitôt la Côte d'Azur en compagnie de ces deux acteurs de talent.
Au final, Magic in the moonlight constitue un Woody Allen qui se savoure très bien en toute occasion. Voilà une des plus intéressantes comédies romantiques de 2014.

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09.01.15

08:09:12, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Carl Kolchack est un journaliste d’un genre assez particulier. Enquêtant le jour sur les phénomènes les plus étranges, il en arrive à traquer la nuit les monstres les plus bizarres. Ses dossiers l’entrainent à affronter des créatures du paranormal comme des sorciers, des robots, des zombies, des vampires, des loups garous, des extraterrestres ou des fantômes. Le tout entre Las Vegas, Seattle et Chicago.

Mon avis :

Composée de deux téléfilms et de 20 épisodes de 50 minutes, "Dossiers brûlants", la série qui aurait inspirée Chris Carter pour la série "X-Files : Aux frontières du réel", fait enfin son apparition chez nous grâce à Elephant Films, qui édite deux coffrets contenant chacun 10 épisodes, mais n'incluant malheureusement pas les deux téléfilms pilotes pour des questions de droits...

Darren McGavin ("Les naufragés du 747", "Le contrat", "Flic ou zombie", "Billy Madison") reprend dans cette série le rôle de Carl Kolchak qu'il tenait dans les deux épisodes pilotes de la série, "The Night Stalker" et "The Night Strangler" (sortis en zone 1 aux États-Unis chez MGM avec des sous-titres français).

Dans le premier épisode, "The Ripper", bêtement rebaptisé chez nous "Le Viol", Carl Kolchak part à la poursuite du véritable Jack l’éventreur, qui refait parler de lui près de 100 ans après avoir terrorisé le quartier londonien de Whitechapel, sauf que notre tueur en série n'est plus vraiment humain et a acquis des pouvoirs surnaturels lui donnant une force surhumaine.

Grâce à l'humour qu'apporte entre autres le personnage de Kolchak et à son intrigue simple, mais efficace, cet épisode réalisé par Allen Baron ("Drôles de dames", "La croisière s'amuse") est plaisant à regarder, même si on regrettera quelques longueurs inutiles dans la dernière partie de l'épisode. On retrouve également ici personnage de Tony Vincenzo, interprété par Simon Oakland ("Psychose", "West Side Story", "Bullitt", "Les têtes brûlées"), le boss du magazine déjà présent dans les deux téléfilms.

Dans "The Zombie", le deuxième épisode réalisé par Alexander Grasshoff ("Le dernier dinosaure"), Kolchak va être confronté à un zombie dans la plus pure tradition vaudou. L'épisode est également agréable à voir avec toujours cet humour bon enfant qui fait mouche. Parmi, le casting, on remarquera principalement la présence d'Antonio Fargas ("Les nuits rouges de Harlem", "Dynamite Jones", "Foxy Brown", "Starsky et Hutch") dans un rôle de malfrat assez proche de celui de « Huggy les bons tuyaux ».

De nouveau réalisé par Allen Baron, "They Have Been, They Are, They Will Be...", le troisième épisode rebaptisé chez nous "Le Voyageur", entraîne notre héros à la poursuite d'un extra-terrestre invisible, une intrigue assez prenante avec une fin changeant quelque peu des fins habituelles de la série.

Dans cet épisode, on notera notamment la présence de quelques bouilles connues comme celle de James Gregory ("Un crime dans la tête", "Le secret de la planète des singes") dans le rôle du capitaine Quill ou encore Dick Van Patten ("Mondwest", "Huit, ça suffit", "La folle histoire de l'espace") dans le rôle d'un témoin.

Direction ensuite Los Angeles pour un épisode où notre journaliste amateur de phénomènes étranges et paranormaux va se lancer à la poursuite d'une jolie, mais redoutable vampire. Un épisode assez amusant, réalisé par Don Weis ("The Ghost in the Invisible Bikini", "M.A.S.H."), où Kolchak va faire écrire l'article qu'on lui avait demandé à une tierce personne n'ayant de toutes évidences pas les compétences requises afin de se consacrer à ce qu'il est vraiment venu chercher.

Dans cet épisode, la vampire, interprétée par la charmante Suzanne Charny ("The Steagle") a un côté excessif et grand-guignolesque qui n'est pas sans rappeler les sœurs Collinson dans "Les sévices de Dracula", ce qui sera plutôt marrant.

Parmi le casting, on remarquera surtout la présence de William Daniels ("Le lauréat", "À cause d'un assassinat", "Le lagon bleu", "Boire et déboires") en lieutenant de police et de Larry Storch ("La grande course autour du monde", "Amicalement vôtre...") dans le rôle d'un ami journaliste qu'on aurait imaginé plus important au départ...

A nouveau réalisé par Allen Baron, "The Werewolf" est un épisode assez amusant également où Kolchak va se retrouver à faire un reportage sur une croisière, où gros coup de chance pour lui, va se trouver un loup-garou... Il faut bien avouer que le loup-garou en question sera assez ridicule, mais le réalisateur compensera cela en nous offrant un lycanthrope sur-vitaminé bondissant dans tous les sens, un peu d'ailleurs comme son Jack l'éventreur du premier épisode.

Dans ce cinquième épisode, on remarquera quelques têtes pas inconnues (Vous savez le genre d'acteurs qu'on sait qu'on les a déjà quelque part, mais on ne sait jamais où!) comme celles de Richard Gautier ("Max la menace", "Copper Mountain"), Nita Talbot ("Stalag 13", "Les croque-morts en folie") ou encore Henry Jones ("Sueurs froides", "Butch Cassidy et le Kid", "Arachnophobie").

Dans "Firefall" réalisé par Don Weis, Kolchak va enquêter sur des phénomènes d’auto-combustion causé par le fantôme d'un ancien pyromane. Un épisode, ma foi, fort sympathique, notamment grâce à un Fred Beir ("La peur aux tripes", "L'organisation") bien allumé dans la peau de Ryder Bond.

Dans un petit rôle, on remarquera la présence de David Doyle ("Vigilante Force", "Capricorn One"), le fameux Bosley de "Drôles de dames".

Dans le septième épisode, "The Devil's Platform", dont la réalisation est une nouvelle signée par Allen Baron, l'acteur Tom Skerritt ("M.A.S.H.", "Dead Zone", "Top Gun", "La relève") incarne un politicien adepte de la magie noire se transformant en une sorte de cerbère à une tête afin d'éliminer ceux qui le gênent. Là encore quelques têtes assez connues font parti du casting, Jeanne Cooper ("L'étrangleur de Boston", "Les feux de l'amour") notamment ou encore Julie Gregg ("Le parrain").

Le huitième épisode, "Bad Medicine" réalisé par Alexander Grasshoff, notre intenable journaliste va cette fois pourchasser un sorcier indien se transformant en animaux assassinant des gens pour leur voler leurs bijoux.

Cet épisode comporte un casting assez intéressant avec par exemple dans le rôle du sorcier, l’impressionnant Richard Kiel ("L'espion qui m'aimait", "Moonraker", "Happy Gilmore"), Alice Ghostley ("Du silence et des ombres...", "Le lauréat", "Grease") dans le rôle du docteur Agnes Temple ou encore Ramon Bieri ("Le mystère Andromède", "La balade sauvage", "Le convoi de la peur") dans celui du capitaine Joe Baker, le flic forcément pas très copain avec notre pauvre Kolchak, car il en faut bien un par épisode!

Avec "The Spanish Moss Murders", le neuvième épisode de la série réalisé par Gordon Hessler ("Les crocs de Satan", "Murders in the Rue Morgue", "Le voyage fantastique de Sinbad"), Kolchak va cette fois être aux prises avec une sorte de créature des marais, au déguisement assez risible, du moins jusqu'à la scène finale où là, la stature de l'acteur incarnant le monstre en impose. Pas étonnant en fait, puisque c'est une nouvelle fois Richard Kiel que l'on retrouve ici, même si naturellement on ne le reconnaîtra pas...

Un épisode où l'on reconnaîtra en revanche quelques bouilles connues comme par exemple Keenan Wynn ("Il était une fois dans l'Ouest", "Le flingueur", "Orca", "Piranhas") dans le rôle du capitaine Joe 'Mad Dog' Siska.

Enfin, le dixième épisode, de nouveau mis en scène par Alexander Grasshoff et intitulé "The Energy Eater" sera l'un des plus originaux avec une force s'en prenant à un tout nouvel hôpital. Cet épisode est vraiment pas mal fait avec des effets catastrophes assez réussis.

Cette fois, notre journaliste va faire équipe avec Janis Eisen, une infirmière interprétée par Elaine Giftos ("Gas! -Or- It Became Necessary to Destroy the World in Order to Save It.", "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe (sans jamais oser le demander)") et Jim Elkhorn joué par William Smith ("Fast Company", "Hawaï, police d'état", "Ça va cogner", "Conan le barbare"), un chef de chantier d’origine indienne ayant travaillé sur la construction de l’ouvrage.

En fait, si j’avais un reproche à faire à la série, cela serait que Kolchak n’ait pas tout le temps affaire aux mêmes policiers. On retrouve bien tout le temps les mêmes journalistes à la rédaction du journal pour lequel il écrit, avec tout le temps les mêmes petites chamailleries que cela soit par exemple, avec son boss Tony Vincenzo ou son collègue Ron Updyke, joué par Jack Grinnage ("La fureur de vivre", "La marine en folie"), mais pour ce qui est des capitaines de police, cela change à chaque fois. Dommage, car une complicité/rivalité intéressante aurait pu s’établir entre les deux hommes...

Même si elle fait tout de même assez datée maintenant, "Kolchak: The Night Stalker", aka "Dossiers brûlants" en France, demeure une série très plaisante à regarder et ayant le charme de ces séries américaines des années 70 comme "Starsky et Hutch" & Co...

Ce premier volume de "Dossiers brûlants" est sorti en DVD chez Elephant Films le 10 décembre 2014. L'image est au format 1.33 4/3 avec des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 2.0, quant aux bonus, ils se limitent à quelques bandes annonces de l'éditeur.




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07.01.15

08:35:13, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Après le braquage d’une banque, trois malfrats tombent en panne de voiture. Contraints de se réfugier dans une villa en bord de mer, ils vont se trouver face à un groupe de jeunes filles répétant là une pièce de théâtre. En planque le temps de trouver une solution, les trois brutes vont faire subir les pires atrocités à leurs otages. Lesquels, le moment venu, sauront se venger à la hauteur de leur violence.

Mon avis :

Sorti en 1978, la même année que "I Spit on Your Grave" de Meir Zarchi, "La settima donna" est l'un des meilleurs Rape & Revenge italien avec "Le dernier train de la nuit" d'Aldo Lado et "La Maison au fond du parc" de Ruggero Deodato. Comme souvent à cette époque là, les italiens essayaient de profiter des différents succès internationaux en nous offrant de purs produits d'exploitation...

Sorti à l'époque en VHS sous différents titres dont "Terreur" et rebaptisé pour cette édition, "La dernière maison sur la plage", traduction littérale du titre américain "Last House on the Left", en référence évidemment à "La Dernière maison sur la gauche" de Wes Craven sur laquelle toute cette vague de Rape & Revenge essaya de surfer, "La settima donna" est un film de Franco Prosperi ("Hercule contre les vampires", "Pronto ad uccidere", "Mondo cannibale") à la mise en scène inspirée et au casting assez sympathique.

Dès la première scène, on peut apprécier l'originalité de la mise en scène de Prosperi à travers une scène de braquage de banque filmée au niveau des jambes des braqueurs, ce qui fait que l'on ne les découvrira qu'ensuite lors de leur fuite et cachant surtout ainsi l'implication de chacun dans ce hold-up.

Les trois braqueurs seront composés de deux types de toutes évidences bien allumés interprétés par Flavio Andreini ("Une poignée de salopards") et Stefano Cedrati ("La voce della luna") et d'un beau gosse, en apparence plus équilibré, joué par Ray Lovelock ("Un violon sur le toit", "Brigade volante", "Frissons d'horreur", "Murderock"), qui retrouve une seconde fois le réalisateur après avoir tenu le rôle principal dans "Pronto ad uccidere".

Rapidement nos trois malfrats vont décider de se mettre au vert en se planquant dans une villa isolée en bord de mer occupée par des jeunes filles, toutes plus charmantes les unes que les autres (Il y en a qui ont quand même du bol de tomber sur une villa comme celle-ci!) et placée sous la responsabilité de sœur Cristina, jouée par la très charismatique Florinda Bolkan ("Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon", "Le venin de la peur", "La longue nuit de l'exorcisme", "Flavia la défroquée", "La piovra").

Là encore, le réalisateur va nous surprendre en nous présentant au départ ces jeunes filles masquées en train de répéter la pièce "Le Songe d'une nuit d'été" de William Shakespeare et ne retirant pas leur masque alors que leurs agresseurs auront fait irruption depuis un bon moment, accentuant ainsi le côté étrange et ironique du film.

Parmi les jolies demoiselles présentes au casting, on remarquera principalement la présence de Sherry Buchanan ("La lame infernale", "Tentacules", "La terreur des zombies", "Fou à tuer") dans le rôle de Lisa, de Luisa Maneri ("La cage aux folles", "Body Count", "Renegade"), mais aussi d'une petite française, Karina Verlier ("Sella d'argento") dans un rôle plus discret.

Rapidement le ton sera donné avec une scène de meurtre assez marquant au fer à repasser, mais étonnamment le premier viol sera en revanche bien soft et se passera hors champ. Le deuxième viol, par contre sera plus dérangeant car filmé au ralenti avec notamment l'un des violeurs maquillé comme lors d'une représentation théâtrale.

Le film va alors aller crescendo dans la violence avec un dernier viol hyper dérangeant et profondément marquant, même si là encore tout se passera hors-champ et sera assez stylisé. Évidemment tout cela ne sera pas sans conséquence et à la fin, il sera l'heure de la vengeance pour ces dames...

Durant tout le film, Franco Prosperi tirera profit de la très belle demeure et de son environnement paradisiaque, aidé par la photographie très soignée de Cristiano Pogany ("Follia omicida", "La Noble maison") qui mettra parfaitement en valeur ces lieux.

Le film bénéficie également d'une musique plutôt sympathique composée par Roberto Pregadio ("Si douce, si perverse", "Horreurs nazies", "Mondo cannibale") et d'une bande originale pas mal du tout avec notamment la chanson "Place for the Landing" interprétée par Ray Lovelock en personne, même si celle-ci sera fortement influencée par "Let's stick together" de Wilbert Harisson, chanson immortalisée par par Brian Ferry en 1976...

Dans l’ensemble, le film est très réussi, mais on pourra tout de même lui reprocher de ne pas aller plus loin dans le sordide et le sadisme et donc de ne pas être plus choquant pour un Rape & Revenge, contrairement aux films d'Aldo Lado et de Ruggero Deodato précédemment cités, surtout que tous les ingrédients étaient bien là...

Malgré son côté un peu trop sage (Tout est relatif bien entendu!!!), "La dernière maison sur la plage" demeure un très bon Rape & Revenge, vraiment bien fichu et qui devrait satisfaire les amateurs du genre et les amateurs de cinéma d’exploitation en général.

"La dernière maison sur la plage" sort en DVD chez Artus films le 3 février 2015 dans une édition proposant le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio italienne et française Dolby Digital mono. Les bonus quant à eux se composeront d'un très intéressant entretien avec David Didelot de Vidéotopsie sur le Rape & Revenge italien, un diaporama d’affiches et de photos et la bande-annonce du film.




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06.01.15

08:34:44, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Dans un village indonésien vit un jeune combattant, Yuda, rompu à l’art martial du Silat. Pour compléter sa formation, il doit accomplir son « Merantau », un rite de passage à l’âge de guerrier adulte. Il est par conséquent envoyé à la fourmillante capitale du pays, Jakarta, où il devra se faire un nom. Sans domicile fixe et sans travail, Yuda découvre l’âpreté de la vie urbaine. Rapidement, un concours de circonstances l’amène à venir en aide à une jeune femme, Astri, sur le point d’être enlevée par un réseau de prostitution étranger. Maintenant recherchés par les chefs du réseau et leurs hommes, Yuda, Astri, et son petit frère Adit, vont devoir survivre la peur au ventre dans la frénésie et la moiteur de Jakarta. Ainsi débute le Merantau de Yuda...

Mon avis :

Après la claque prise avec "The Raid 2" (Déjà qu'avec le premier je m'en étais prise une bonne!), j'ai franchement eu envie de découvrir les précédents films de Gareth Evans. J'ai donc profité de mon abonnement à noco.tv pour me mater "Merantau", le deuxième long métrage du cinéaste gallois, passionné d'arts martiaux et plus particulièrement du Pencak-Silat, l'art martial indonésien...

Alors qu'il préparait un documentaire sur le Pencak-Silat, Gareth Evans ("Footsteps", "The Raid", "V/H/S/2") rencontra Iko Uwais ("The Raid", "Man of Tai Chi", "The Raid 2: Berandal") qui était alors livreur pour une compagnie téléphonique, mais qui pratiquait cet art martial depuis ses 10 ans. Il lui offrit alors le premier rôle de "Merantau", un film d'action au scénario assez classique, mais aux scènes de combats déjà hyper impressionnantes.

En très peu de films, le réalisateur est en train de devenir la référence en matière de films d'arts martiaux. Il faut dire que le bonhomme sait y faire pour filmer les scènes de combats de façon toujours efficace et surtout de façon toujours très lisible, ce qui est loin d'être tout le temps le cas dans les films de ce genre.

Ici Iko Uwais incarne le jeune Yuda, qui quitte sa campagne pour Jakarta afin d'accomplir son « Merantau », un rite de passage à l'âge de guerrier adulte, seulement voilà, arrivé là-bas, il va bien évidemment défendre la veuve et l'orphelin ou plus précisément une jolie danseuse de bar et son petit frère pickpocket et notre jeune héros va alors se mettre dans de beaux draps...

Au niveau du casting les trois principaux méchants cabotinent pas mal, mais ils remplissent tout de même leur rôle parfaitement et surtout ils savent se battre, notamment les deux occidentaux interprétés par Mads Koudal ("Footsteps", "The Reverend") et notre frenchie Laurent Buson ("Fei Ying", "Die Fighting").

Quant à Sisca Jessica ("Bangkit dari Kubur"), dans le rôle d'Astri, ce n'est certes pas une grande actrice, mais elle est suffisamment jolie pour rendre crédible l'implication de notre héros (Pas sûr qu'il en aurait fait autant pour un thon!).

Parmi les acteurs, on remarquera par contre la présence de Yayan Ruhian ("The Raid") dans un rôle assez touchant, mais aussi et surtout très impressionnant! On pense souvent à "Ong Bak" durant le film dont le scénario n'est pas non plus le point fort, mais ici malgré sa simplicité, il tient plutôt la route.

On pourra principalement reprocher le manque de crédibilité dans le fait que quasiment tous ces malfrats ne sont équipés d'aucune arme à feu, à part deux d'entre eux... D'autre part, certaines réactions des protagonistes ne sont pas forcément très logiques et prêteront quelque peu à sourire, mais là n'est pas l'essentiel... On est là pour en prendre plein les yeux et on y a le droit! Alors, n’est-ce pas le principal?

Si vous appréciez des films comme "The Raid" ou encore "Ong Bak", vous devriez forcément trouver votre compte avec ce "Merantau", où le duo Evans/Uwais, dont c’était la première collaboration, nous en met déjà plein la vue!

"Merantau" est sorti en DVD et Blu-ray chez WE Productions le 22 septembre 2010. Le DVD propose une image au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et indonésienne Dolby Digital 5.1, alors que la version Blu-ray nous offre une image au format 1.85 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et indonésienne dts-HD Master Audio 5.1. Côté bonus, les deux éditions contiennent un petit sujet sur la réalisation d'une des cascades du film, un autre comparant les préparatifs d'un combat avec la version terminée, un court bêtisier et des bandes annonces de l'éditeur.

Il est à noter également que le film est sorti au sein de plusieurs coffrets. Accompagné de "Blood Money" pour un coffret DVD sorti le 8 octobre 2013 et de "Bangkok Adrenaline" pour un coffret DVD et un autre Blu-ray sorti le 5 octobre 2011.

Enfin si vous souhaitez vous faire une idée ou tout simplement voir le film immédiatement, vous pouvez le voir sur noco.tv où le catalogue WeProd est disponible à partir de 3 euros par mois et sans engagement.

Merantau - Edition 2012

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Merantau (Blu-ray)

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Pure Action : Blood Money + Merantau

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Coffret Merantau + Bangkok adrenaline

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Coffret arts martiaux : Merantau + Bangkok adrenaline (Blu-ray)

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