Archives pour: Décembre 2014

30.12.14

07:08:22, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Pour sauver son couple, un juge réputé va devoir assouvir les fantasmes sado-maso de sa femme. De clubs privés en expériences nouvelles, le couple découvre l’univers caché du SM et teste ses limites. Mais son secret va être révélé et le scandale éclate...

Mon avis :

Avec sa jaquette bien racoleuse et son titre on ne peut plus explicite, Koba Films n'y va pas par le dos de la cuillère pour cette sortie française de "SM-rechter", pourtant ce biopic sur le scandale qui frappa en Belgique le juge Koen Aurousseau et sa femme Magda est loin d'avoir été tourné de façon voyeuse, bien au contraire...

Rebaptisé donc "Domination" pour la France, ce premier long métrage du réalisateur Erik Lamens dépeint surtout ce couple qui fit la une des journaux belges au cours de l’année 1997 pour ses pratiques sexuelles jugées indignes d'un juge d’instruction. Pourtant, c'est bien à la demande de sa femme et pour sauver son couple que le juge Koen Aurousseau accepta de faire de sa femme une esclave sexuelle...

Erik Lamens décrit ce couple avec beaucoup de tendresse et de pudeur, montrant dans un premier temps le mal-être de Magda qui est en pleine dépression au début du film et qui craque littéralement lorsqu'elle va se projeter dans l'avenir, un avenir où elle ne se verra toujours pas épanouie et qui va enfin revivre lorsqu'elle va enfin aller au bout de son fantasme et vivre pleinement sa sexualité comme elle le désirait.

A aucun moment, le cinéaste ne décrira leurs pratiques de façon sabreuse ou dégradante, montrant au contraire des pratiques, certes particulières, mais bien loin des idées préconçues que l'on peut s'en faire. On découvrira ainsi des clubs SM où les pratiques sont bien encadrées, respectant les désirs de la « victime » volontaire et sa résistance à la souffrance et cela, étonnamment sans le moindre rapport sexuel.

A aucun moment également, on aura l'impression qu'il jugera ce désir profond de Magda, ni même qu'il essayera d’ailleurs de la comprendre... Pourtant, on peut se poser des questions par rapport notamment à son passé de femme battue (lors d'une précédente relation). Est-ce que ce désir de souffrance et de soumission ne peuvent pas avoir un rapport avec ce vécu? Toujours est-il qu'après avoir assouvi ce désir, Madga est sortie de sa dépression, s'est remise à peindre (des œuvres assez morbides, certes !)et à avoir une vie de famille équilibrée.

Seulement voilà, lorsqu’au bout de 5 ans une photo de Magda torturée arrivera aux mains de la police et cela peu de temps après l'affaire Dutroux (Ce qui apparemment n’arrangea pas les choses...), le scandale éclata en Belgique. Koen fût arrêté, démis de ses fonctions et le couple perdit à la fois sa maison et l'estime de ses enfants, qui coupèrent les ponts durant environ 3 années.

Sans être un chef d’œuvre, le film ne serait pas aussi réussi sans son casting très proche des vrais protagonistes. Gene Bervoets ("L'homme qui voulait savoir", "La mémoire du tueur") dans le rôle de Koen Allegaerts et Veerle Dobbelaere ("Les habitants", "Lisa", "Copacabana") dans celui de Magda De Herdt, qui se retrouvent une nouvelle fois après avoir joué ensemble dans "Le hollandais volant", sont vraiment impeccables et totalement crédibles.

Le vrai couple semble d’ailleurs avoir pas mal contribué au projet, notamment au niveau du scénario, qui bizarrement prend quelques libertés avec la réalité. En effet, ici le couple n'a qu'une fille unique par exemple et non trois comme dans la réalité. Peut-être pour qu'elles ne s'identifient pas trop au personnage? Car apparemment elles ont été très marquées par le scandale...

En même temps, même si chacun est libre de pratiquer le sado-masochisme, quel enfant aurait envie d'apprendre que ses parents le pratique? D'ailleurs plus généralement quel enfant aurait envie d'entendre parler de la vie sexuelle de ses parents?

La dernière partie du film, consacrée au procès, est un peu moins réussie que le reste du film, ne rentrant pas suffisamment dans les motivations qui ont poussé certains magistrats à s'en prendre ainsi à l'un de leurs collègues et cela, malgré une opinion publique semblant pourtant en faveur du couple.

Certaines irrégularités semblent également ne pas avoir été abordées (Ce que l'on découvrira dans l'entretien avec le vrai couple présent dans les bonus...). Pour un premier long, Erik Lamens s'en sort toutefois très bien et nous livre une œuvre qui pousse à réfléchir et à avoir un autre regard sur des pratiques toujours très taboues, mais pas forcément de les comprendre...

Si c’est de l’érotisme quelque peu déviant qui vous attirait dans ce "Domination", eh bien passez votre chemin, car ce n’est absolument pas ce que ce film vous offrira !

"Domination" est sorti le 10 septembre 2014 chez Koba Films en DVD et Blu-ray. Le DVD est au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio française et flamande Dolby Digital 5.1, alors que le Blu-ray est au format 1.78 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et flamande dts-HD Master Audio 5.1. Il est à noter également la présence de sous-titres pour sourds et malentendants. Au niveau des bonus, on a le droit à un intéressant entretien avec le vrai juge et sa femme, à un entretien avec le réalisateur Erik Lamens, à des scènes coupées et à des bandes annonces de l'éditeur.

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29.12.14

08:06:47, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Une ancestrale légende indienne, un pacte scellé dans le sang, une amitié brisée... et un requin mangeur d’hommes : plongez dans les eaux rouges de "Deep Blood" du grand Joe D’Amato !

Mon avis :

Entre "Anthropophagous" et "Horrible" sortis chez Bach Films et ce "Deep Blood" sorti chez Crocofilms, on peut dire qu'on aura été gâté en films de Joe D'Amato ("Black Emanuelle en Amérique", "Blue Holocaust", "Porno Holocaust", "Caligula: la véritable histoire") en cette année 2014, car depuis la disparition de Neo Publishing, c'était quand même un peu le désert chez nous...

Parmi les multiples ersatz qui virent le jour suite au succès du chef d’œuvre de Steven Spielberg, il y a aura donc ce tardif "Deep Blood" sorti en 1990 crédité à Raffaele Donato, qui en fait ne tourna que la première scène et qui jeta ensuite l'éponge. C'est donc Joe D'Amato, producteur et chef opérateur du film qui se chargea de la mise en scène de ce petit budget tourné en une dizaine de jours.

Dès le début du film, on sent qu'on va avoir affaire à du lourd... Un vieil indien qui ne semble pas avoir la moindre origine indienne ; des bruitages au rabais ; des plans sous-marins ayant pour certains été filmés dans un aquarium et dans une piscine (Le gamin qui nage au début du film avec quelques poissons tropicaux est un pur régal!) ; une attaque de requin où l'on ne voit pas le moindre requin ; du sang qui ressemble plus à de la peinture rouge qu'à du sang... Un vrai bonheur! Et cela en moins de 10 minutes!

Quant aux dialogues, c'est du caviar! Par exemple, lorsqu'un policier ramène au commissariat le gamin ayant perdu sa mère et sensé être traumatisé (Autant vous dire qu'il a l'air de plus se marrer qu'autre chose!), le shérif lui dit « T'as qu'à le saouler, il faut qu'il parle! »... Et lorsque la première attaque avec un requin visible va enfin arriver, il va s'agir évidemment d'un montage (assez maladroit) fait à partir de stock-shots! Rebelote d'ailleurs lors la deuxième attaque...

On appréciera également la maquette d'épave où l'on voit très nettement qu'il s'agit d'une maquette (Pas de doute possible !), une musique sirupeuse au possible signée Carlo Maria Cordio ("Horrible", "Ator l’invincible", "Le sadique à la tronçonneuse", "Le gladiateur du futur", "Aenigma") qui a composé heureusement pour lui et pour nous quelques musiques de films bien plus réussies que celle-ci et des acteurs pour la plus part inconnus et vraiment très moyens (pour ne pas dire mauvais...), contribuant à ce qui aurait pu être un vrai bon nanar s'il n'y avait pas eu cette interminable scène finale où nos jeunes héros vont piéger le vilain squale.

La scène en question est tellement longue qu'elle nous plonge dans l'ennui le plus total. Le film est d'ailleurs également quelque peu plombé par une multitude de dialogues sans intérêt et de sous-intrigues inutiles.

On notera tout de même parmi les acteurs, les noms de Mitzi McCall ("War of the Satellites", "La fièvre d'aimer") et Charlie Brill ("Le fantôme de Barbe Noire", "Bloodstone") dans le rôle des parents de l'un des jeunes et celui de Tody Bernard ("Favorite Son", "S.W.A.T. unité d'élite") dans celui du shérif, car en ce qui concerne le reste du casting, il s'agit essentiellement d'acteurs amateurs ou de seconde zone (Pour être poli!).

Malgré la présence de quelques jolies filles, étonnamment celles-ci ne se retrouveront à aucun moment en petite tenue, ce qui plutôt surprenant pour un film de Joe D'Amato et ce qui aurait pu apporter un petit intérêt supplémentaire. D'ailleurs, on aurait pu s'attendre de sa part à également plus de sang, d'effets crados etc...

Vous l’aurez compris ce "Deep Blood" est d’un intérêt très limité et s’adressera donc principalement aux collectionneurs, amateurs de cinéma Bis, fans de D’Amato ou amateurs de films de requins...

"Deep Blood" est sorti officiellement en DVD chez Crocofilms le 9 septembre 2014 en tirage très limité (300 exemplaires seulement!). Le film est présenté ici au format 1.33 4/3 avec des pistes française et anglaise Dolby Digital 2.0, mais sans sous-titres français. Les bonus se composent quant à eux du très sympathique court métrage "Memory of the dead" de Pascal Frezzato avec sous-titres anglais, d'un entretien très intéressant avec David Didelot de Vidéotopsie sur Joe D'Amato, les films de requins et bien sûr "Deep Blood", une petite compilation des pires bandes annonces de films de requins concocté par Otto Rivers de Videotopsy et enfin une petite présentation du festival Bloody Week-end.

Petit rappel des autres titres également sortis chez Crocofilms dans la collection "Les inédits du cinéma Bis": "Hollywood Chainsaw Hookers", "Evil Toons", "Le dernier dinosaure", "L'invasion des araignées géantes" et "Terreur extra-terrestre"

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25.12.14

07:57:30, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

4 individus vont se retrouver liés de façon inattendue par leurs destins. Pleasure, un gangster aux pouvoirs visionnaires, Sorrow, une chanteuse prometteuse, Happiness, un banquier véreux et Love, un médecin qui perd tout sens de l’éthique. Leurs vies vont s’entrechoquer tel l’effet papillon. Et curieusement, ils croiseront tous Fingers, un caïd du milieu.

Mon avis :

Avec son casting 4 étoiles, "États de choc" ne peut qu'attirer l'attention, reste quand même à savoir si les producteurs n'ont pas tout misé justement dans ce casting, car le film date tout de même de 2007 et n'arrive chez nous que maintenant... On peut donc légitimement se poser des questions sur les raisons de ce délai si long!

"États de choc" est le premier long métrage de Jieho Lee, qui signe ici la mise en scène, mais également le scénario de ce film assez complexe. Dans un premier temps le film se concentre sur le personnage de Happiness, joué par Forest Whitaker ("Platoon", "Good Morning, Vietnam", "Bird", "Johnny Belle Gueule", "Le dernier roi d'Écosse"), un employé de banque à qui l'argent va finir par faire tourner la tête...

Lors de cette première partie, on commencera tout de même à découvrir d'autres personnages qui vont ensuite prendre une autre importance dans l'histoire, comme par exemple le personnage de Pleasure, interprété par Brendan Fraser ("La momie", "Endiablé", "Un Américain bien tranquille", "Collision"), le deuxième personnage sur laquelle l'histoire va se concentrer.

Pleasure est l'homme de main d'un mafieux, ayant le pouvoir de voir ce qui se passe à l'avance. Le mafieux en question, sorte de fil rouge de l'histoire, un dénommé Fingers (Je vous laisse deviner pourquoi on le surnomme ainsi!) sera interprété par le génial Andy Garcia ("Black Rain", "Le parrain, 3ème partie", "Jennifer 8", "Pour l'amour d'une femme", "Ocean's Eleven"), décidément toujours aussi convaincant dans ce genre de rôles...

Le film va ensuite se tourner vers le personnage de Sorrow, joué par Sarah Michelle Gellar ("Souviens-toi... l'été dernier", "Sexe intentions", "Buffy contre les vampires", "The Grudge 2"), une chanteuse en pleine ascension dont le contrat va être revendu à Fingers.

Enfin, dans la dernière partie, l'histoire se concentrera sur le personnage de Love, interprété par Kevin Bacon ("Footloose", "Tremors", "L'expérience interdite", "Sexcrimes", "Death Sentence"), un chirurgien, qui va tout faire pour sauver son amie Gina, jouée par notre frenchie Julie Delpy ("La passion Béatrice", "Trois couleurs: Bleu", "Killing Zoe", "La comtesse")...

Au final, la boucle sera bouclée et on découvrira comment tous les destins de ces personnages seront liés et quelles conséquences certains actes ou certains faits auront sur les autres personnages de l’intrigue. Difficile de ne pas faire le rapprochement avec un film comme "Collision" ou encore de penser à un film comme "L'effet Papillon"...

Mais si le film de Jieho Lee tiendra suffisamment en haleine durant toute sa durée, on ne sera pas autant bluffé que par les deux autres films, on restera même quelque peu dubitatif sur la logique de certains évènements et donc forcément, pas pleinement convaincu. De plus la mise en scène du jeune cinéaste est loin d'être très inspirée, d'ailleurs Lee n'a rien réalisé depuis (Cela fait tout de même 7 ans!)...

Cet "États de choc" est certes assez plaisant à regarder, mais au final, on restera tout de même sur notre faim et il y a peu de chances que le film manque durablement les esprits...

"États de choc" est sorti le 13 octobre 2014 chez Seven7 en DVD et Blu-ray. L'édition DVD propose le film au format 2.40 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio française et anglaise Dolby Digital 5.1. Le Blu-ray, quant à lui, nous propose une image au format 2.40 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Seul bonus présent, des bandes annonces dont celle du film...

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24.12.14

07:56:35, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg


Synopsis :

Né dans une famille pauvre irlandaise de Dublin, Christy Brown est atteint de paralysie spasmodique. Alors qu’il se rend à un concert de charité, il fait la connaissance d’une jeune infirmière, qui commence à lire son autobiographie et découvre le combat qu’est sa vie. Avec son unique pied gauche, Christy Brown a appris à peindre, à écrire et essentiellement à communiquer.


Mon avis :

Dès son premier long métrage, le réalisateur irlandais Jim Sheridan ("Au nom du père", "The Boxer", "Réussir ou mourir", "Brothers") frappa fort en signant un véritable petit chef d’œuvre, "My Left Foot", l'adaptation cinématographique des mémoires de Christy Brown, un artiste-peintre et poète souffrant d'une paralysie cérébrale ne lui permettant pas de se servir d’autres membres que de son pied gauche...


Avec ce film, Daniel Day-Lewis ("Le dernier des Mohicans", "Au nom du père", "Gangs of New York", "There Will Be Blood") remporta entre autres l'Oscar du meilleur acteur et Brenda Fricker ("The Field", "Maman, j'ai encore raté l'avion", "Le droit de tuer?", "Veronica Guerin") celui de la meilleure actrice dans un second rôle, deux Oscars amplement mérités, même s'ils ne sont pas les seuls acteurs qui auraient mérité d'être récompensés dans ce film. En effet, la performance du jeune Hugh O'Conor ("Rawhead Rex", "La tranchée", "Blueberry: L'expérience secrète"), par exemple, est également bluffante et aurait largement valu aussi une petite récompense...


L'histoire de Christy Brown est réellement poignante et on ne peut que compatir à ses souffrances, toutefois Jim Sheridan ne tombera jamais dans la facilité en livrant un film larmoyant ou même mielleux. Au contraire, en nous décrivant un personnage au caractère plein de colère et de révolte, il ne nous le rend pas forcément très sympathique et c'est peut-être cela qui fera la force du film, associé bien entendu aux performances remarquables des deux acteurs qui interprètent le personnage.


On sent en permanence que Christy est comme emprisonné dans son corps, impuissant face aux regards de ceux qui l’entourent qui pensent à tord qu’il n’ait pas doué d’intelligence (La scène où la voisine essaye de lui apprendre l’alphabet illustre cela par exemple à merveille !). Son combat pour montrer ses capacités intellectuelles est absolument incroyable et les deux acteurs arrivent totalement à le rendre crédible, on a d'ailleurs vraiment l’impression qu’ils souffrent comme le vrai Christy a dû lui-même souffrir, mais ce n'est pas pour autant qu'on aura de l'empathie pour lui, car tout comme le vrai Christy le souhaitait, Sheridan veut aussi que l'on considère son personnage comme un être humain normal et non qu'on ait pitié de lui.


A travers cette histoire vraie assez extraordinaire, le cinéaste montre aussi son pays et la misère dont pouvait être victime une grosse majorité de la population d'origine essentiellement prolétaire durant l’après-guerre, une Irlande avec ses défauts, mais avant tout fière et ne demandant jamais d'aide à personne, à l'image du père, magnifiquement interprété par Ray McAnally ("Mission", "Le quatrième protocole", "Le sicilien"), qui remporta d'ailleurs pour son interprétation le BAFTA Film Award du meilleur second rôle masculin.


Par l’intermédiaire de flashbacks, Jim Sheridan abordera les principaux évènements marquants qui ont fait de Christy l'homme qu'il est ensuite devenu, évoquant par exemple ses différentes déceptions amoureuses, mais le cinéaste esquivera en revanche quelques évènements marquants de sa vie comme par exemple sa visite à Lourdes qui marqua apparemment pas mal le futur artiste. Le film ne sera pas non plus dénué d'humour apportant ainsi un peu de légèreté à cette histoire au départ assez dure.


Pour réaliser ce biopic, le réalisateur n’a bénéficié que d’un budget très modeste, mais grâce à son talent, cela ne se ressent à aucun moment. Pour un coup d'essai, c'était vraiment un coup de maître! Sheridan a un sacré talent, c'est une évidence et il le prouvera à plusieurs reprises par la suite. On pourra simplement regretter qu'il ne soit pas un peu plus prolifique...


"My Left Foot" est une œuvre émouvante, marquée par l’interprétation ahurissante d’un Daniel Day-Lewis complément habité, une œuvre qui ne tombera jamais dans le pathos, malgré un sujet qui aurait pu s’y prêter, une œuvre enfin qui nous marque à jamais de son empreinte indélébile...


Après une première édition DVD sortie le 19 septembre 2007, Elephant Films ressort à nouveau "My Left Foot" le 6 janvier 2015 dans une nouvelle version restaurée. Cette fois le film aura le droit à deux éditions, une DVD simple et une combo DVD + Blu-ray. Le DVD proposera le film au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec des pistes audio française Dolby digital 2.0 et anglaise Dolby Digital 5.1. Le Blu-ray, quant à lui, nous offrira une image au format 1.85 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes audio française dts-HD Master Audio 2.0 et anglaise dts-HD Master Audio 5.1. Les bonus reprendront le making of, le documentaire sur Christy Brown et la galerie photos déjà présents dans la précédente édition et contiendront en plus une présentation du film par le critique de cinéma Xavier Leherpeur et des bandes annonces de l'éditeur.


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17.12.14

07:06:07, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le sergent Dan Madigan est un vétéran du 10ème district de Manhattan. Sa principale cible est le crime organisé. Incorruptible, expérimenté et maniant l’humour à froid avec brio, Madigan sera appelé en renfort en Europe, afin d’aider à l’arrestation de gros caïds de la pègre locale...

Mon avis :

Quatre après "Police sur la ville" de Don Siegel ("L'Invasion des profanateurs de sépultures", "L'Inspecteur Harry", "L'Évadé d'Alcatraz"), Richard Widmark ("Panique dans la rue", "Les Forbans de la nuit", "La Lance brisée", "L'Homme aux colts d'or", "Alamo", "Le Crime de l'Orient-Express") réendossait le costume du sergent-détective Madigan, ressuscité pour faire vivre cette série qui comptera en tout et pour tout, 6 épisodes de 70 minutes...

"Madigan", pourtant est une très bonne série qui aurait bien mérité de perdurer un peu plus longtemps, car les six épisodes qui la composent, sont vraiment de qualité. Dans la série, Madigan est sergent et divorcé, ce qui n'est guère étonnant puisque Inger Stevens ("Les Boucaniers", "Pendez-les haut et court") qui interprétait le rôle de son épouse dans le film, décéda en 1970.

Dès le premier épisode, "Enquête à Manhattan", on est happé, non pas par l'intrigue, somme toute très prévisible, mais par le personnage de Madigan, en particulier l'humour et la sympathie qu'il dégage et par l'approche de la série qui met ici l'accent sur sa relation avec son nouveau binôme, un jeune flic sans expérience et diplômé en psychologie, ayant une approche de son métier très différente de celle de Madigan, puisque celui-ci ne veut pas se servir de son arme... Ce dernier est ici interprété par Ronny Cox ("Délivrance", "Enfer mécanique", "Le flic de Beverly Hills", "RoboCop"), qui sera parfait dans ce rôle un peu mou du genou.

Dans les rôles des deux petits malfrats agresseurs de petites vieilles, on reconnaîtra deux gueules assez connues, Tony Lo Bianco ("Les tueurs de la lune de miel", "French Connection", "Police puissance 7", "Meurtres sous contrôle") d'une part et James Sloyan ("L'arnaque", "Xanadu") d'autre part. L'épisode se termine par une scène très amusante, particulièrement étonnante. La mise en scène d’Alex March ("Une si belle garce") est d’autre part très soignée avec quelques plans très inspirés et le rythme parfaitement géré.

Dans le deuxième épisode, "Enquête à Harlem", Madigan va enquêter sur un braquage commis dans une réception par l’un des serveurs, un jeune noir voulu juste 1000 dollars afin de libérer sous caution son frère emprisonné, seulement voilà, il est tombé sur un homme d’affaire rancunier et raciste qui va engagé un tueur pour lui faire la peau... Cette fois encore, l’intrigue sera assez classique, mais l’attitude très humaniste du sergent et le discours antiraciste de l’épisode feront que l'épisode fonctionnera tout de même assez bien.

Et puis il y aura une petite galerie de personnages intéressants interprétés par quelques acteurs parfois assez connus comme notamment Charles Durning ("Sœurs de sang", "Terreur sur la ligne", "L'Anti-gang", "Tootsie"), justement dans le rôle de Sid Balinger, l'homme d'affaires raciste. L'épisode est réalisé par Jack Smight ("747 en péril", "La bataille de Midway", "Les survivants de la fin du monde"), donc pas un inconnu et là encore, on sent un travail assez soigné.

Avec le troisième épisode également mis en scène par Jack Smight, Madigan va enfin voyager vraiment (Ce n'est quand même pas pour rien qu'Elephant films a sous-titré la série, « le policier globe-trotter »!). Dans "Enquête à Londres", il va aider Scotland Yard à coincer une bande de faux monnayeurs, qui lui avait apparemment malheureusement échappé à New-York. Là, encore, ce n'est pas l'intrigue qui fera la réussite de cet épisode, mais toujours l'humour qui s'en dégage, le rythme soutenu et sa relation avec un flic assez atypique, sorte de boulet de service qu'on lui a refilé...

Parmi le casting de cet épisode, on remarquera principalement la présence de la jolie Fiona Lewis ("Le bal des vampires", "Le retour de l'abominable Dr. Phibes", "Dracula et ses femmes vampires", "Furie", "L'aventure intérieure"), Bernard Archard ("Le village des damnés", "Macbeth", "Chacal", "Krull"), Garfield Morgan ("L'Anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne", "28 semaines plus tard") et David Bauer ("Patton", "Les diamants sont éternels", "Road Movie"). Un casting donc une nouvelle fois assez solide entourant un Richard Widmark toujours impeccable. On pourra en revanche reprocher la vision assez caricaturale des anglais, mais bon c’est assez courant dans le cinéma américain...

Pour le quatrième épisode, notre sergent solitaire se retrouve cette fois involontairement au Portugal alors qu'il convoyait un prisonnier en Espagne. "Enquête à Lisbonne" est probablement le meilleur épisode de la série, car cette fois il repose sur un scénario nettement plus solide, tout en conservant ce qui constitue les atouts de la série.

Un épisode parfaitement mis en scène par Boris Sagal ("La stripteaseuse effarouchée", "Opération V2", "Le survivant"), parmi lequel figurent quelques acteurs relativement connus comme Peter Vaughan ("Les chiens de paille", "Bandits, bandits", "Brazil", "Les vestiges du jour") en truand cynique et malicieux, Damien Thomas ("Les sévices de Dracula", "Le message", "Sinbad et l'oeil du tigre", "La Noble maison") dans le rôle d'Eduardo, un jeune flic vivant la belle vie grâce à sa riche belle-mère ou encore Tom Adams ("La grande évasion", "Une fille nommée Fathom", "La maison qui tue", "Docteur Who") dans le rôle du détective Jaqueta et par ailleurs seul acteur à avoir joué dans deux épisodes de la série en dehors de Richard Widmark.

Direction ensuite l'Italie, avec le cinquième épisode, "Enquête à Naples", un épisode également de bonne facture mis en scène aussi par Boris Sagal où Madigan vient chercher le témoignage d'un mafieux repenti et surtout désireux de se venger et où notre sergent va donc devoir se frotter à la mafia. Il s'agit de l'épisode où il y aura le plus de morts, ceux-ci se succédant même à un rythme assez soutenu. Comme toujours par contre, Madigan apportera quelques touches d'humour et l'intrigue sera assez prenante.

Parmi le casting, on remarquera principalement la présence de Raf Vallone ("Le Cid", "Le cardinal", "Nevada Smith", "L'or se barre", "Le parrain, 3ème partie"), de Rossano Brazzi ("L'or se barre", "La malédiction finale", "New York, 2 heures du matin", "Formule pour un meurtre"), ainsi que des très jolies Agostina Belli ("Barbe-bleue", "Parfum de femme", "Un taxi mauve", Holocauste 2000") et Beba Loncar ("Les drakkars", "Le corniaud", "La donneuse"), cette dernière retrouvant une nouvelle fois Richard Widmark après avoir joué avec lui dans "Les drakkars".

Enfin, pour le sixième épisode, retour au bercail avec une enquête se passant à nouveau à New-York... Avec "Enquête à Park Avenue", on pourrait même dire que la boucle est bouclée, car c'est en effet Alex March qui le réalise, celui-là même qui avait réalisé le tout premier! Dans cet épisode, Madigan doit retrouver son ancien coéquipier, viré de la police après avoir tué un petit malfrat désarmé, afin de l'empêcher d’exécuter un contrat qui lui rapporterait certes beaucoup d'argent, mais ferait de lui un vrai meurtrier...

Ce dernier épisode, sort pas mal du lot, par rapport aux autres, même si ce n'est pas forcément le meilleur, car cette fois, on ne suit pas uniquement Madigan, mais également beaucoup le personnage de Max Bennerman, interprété par John Larch ("Un frisson dans la nuit", "L'inspecteur Harry", "Amityville, la maison du diable"), son ancien binôme, ce qui fait que Widmark sera beaucoup moins présent dans cet épisode. Petit détail qui tue, il sera assez amusant de constater que le personnage de Bennerman choisira le nombre 666 pour sa consigne et son appartement d'observation, comme si le réalisateur voulait nous faire comprendre que celui-ci a fait un pacte avec le Diable... Malgré un ton résolument plus sérieux, Madigan apportera tout de même quelques touches d'humour avec quelques répliques bien senties.

Parmi le casting de cet épisode, également quelques têtes pas inconnues comme celles de Charles Cioffi ("Klute", "Les nuits rouges de Harlem", "Remo sans arme et dangereux") et David Spielberg ("Christine", "Un flic dans la mafia") dans les rôles des deux commanditaires. Encore une fois un épisode de qualité, ce qui nous fera d'autant plus regretter que la série se termine ainsi... Enfin, on notera que l'un des thèmes musicaux de la série est composé par Quincy Jones... Il y a pire, non?

Malgré des intrigues assez prévisibles, cette série de 1972 au charme indéniable et étonnamment peu connue mériterait vraiment d'être redécouverte, car elle a encore de nos jours beaucoup d'atouts et en particulier son acteur vedette qui apporte un humour assez irrésistible...

La série "Madigan" est sorti le 19 novembre 2014 en coffret 6 DVD chez Elephant Films dans une édition proposant une image au format respecté 1.33 4/3 avec pistes anglaise et française Dolby Digital 2.0 stéréo. Pas de réels bonus, des bandes annonces de l'éditeur et c'est tout!

Madigan, le policier globe-trotter

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15.12.14

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le tueur numéro 3 devient la cible de ses commanditaires après avoir raté un contrat. Alors qu’il se défait sans mal des hordes d’assassins envoyés à sa suite, il trouve le réconfort auprès de ses maîtresses. Mais le défi ultime s’annonce quand le mystérieux tueur numéro 1, dont personne de vivant n’a jamais vu le visage, se met également à ses trousses...

Mon avis :

Au cours de l'année 2003, deux splendides coffrets consacrés au réalisateur japonais Seijun Suzuki regroupant chacun trois films sortirent chez HK Vidéo, suivi deux ans plus tard par un troisième coffret contenant également trois films. Ces trois coffrets étant épuisés depuis maintenant belle lurette et trouvable uniquement d’occasions, c'est avec joie qu'on accueillera ces rééditions sorties chez Elephant Films de "La jeunesse de la bête", "Detective Bureau 2-3" et "La marque du tueur" dans des versions restaurées inédites en France, d’autant plus que les trois films nous sont cette fois proposés également en Blu-ray...

"La marque du tueur" est considéré comme le chef d’œuvre de Seijun Suzuki ("Les Fleurs et les Vagues", "La Barrière de chair", "Histoire d'une prostituée", "La Vie d'un tatoué"), c’est d’ailleurs un film adulé par des réalisateurs comme Quentin Tarantino, Jim Jarmusch ou encore John Woo. Il faut dire que malgré les années et le fait que le film soit très marqué années 60, il semble encore aujourd'hui toujours réellement innovant.

Suzuki signe ici un film semblant assez foutraque, partant dans tous les sens, mais en même temps, regorgeant de plans absolument incroyables et de trouvailles visuelles hyper originales. "La marque du tueur" n'est pas forcément un film très facile d'accès, c'est un film pour les amoureux du cinéma, ceux qui considèrent le 7ème art avant tout comme un art à part entière, appréciant les films pas seulement pour l'histoire qu'ils nous racontent, mais aussi pour l’œuvre en elle-même, pour la beauté des images, pour le travail du réalisateur, du chef opérateur, pour la musique, le travail sur le son etc...

Avec ce dernier long métrage réalisé pour les studios Nikkatsu avant de se faire licencier, Seijun Suzuki signe une œuvre totalement baroque, filmée en noir et blanc, tout en clairs-obscurs et jeux d'ombres. Une œuvre d'une beauté déconcertante proche esthétiquement de la Nouvelle vague et du Pop-art. D'ailleurs, ce film s'inscrit complètement dans l'esthétique notre propre Nouvelle vague, impression renforcée par l'utilisation d'une musique très jazzy et cela même si on associe également ce film à la nouvelle vague japonaise dont les principaux représentants étaient Nagisa Oshima, Masahiro Shinoda et Yoshishige Yoshida.

Comme un pied de nez aux studios Nikkatsu, Suzuki nous offre un film de yakusas totalement atypique et sulfureux, avec notamment un érotisme assez torride pour l’époque ; une œuvre où il semble crier au monde entier et surtout à ses producteurs, sa liberté artistique! Pour donner vie à son œuvre, le cinéaste va faire appel une nouvelle fois à un casting loin des canons de beauté habituels, on peut même dire que les principaux acteurs n’ont pas un faciès très commun.

Le héros, interprété par Jô Shishido ("Détective Bureau 2-3", "La barrière de chair", "La Jeunesse de la bête", "Combat sans code d'honneur"), que l'on peut considérer comme l'acteur fétiche du cinéaste, est par exemple assez joufflu, alors que Isao Tamagawa ("La barrière de chair", "Kwaidan", "Histoire d'une prostituée" "Le vagabond de Tokyo", "Elégie de la bagarre"), qui est également l'une des actrices fétiches du réalisateur, a aussi un visage très particulier, plutôt jolie, mais avec des traits assez grossiers, limite enfantins.

Durant tout le film, Suzuki va multiplier les décors insolites comme l’appartement hyper moderne et typique de l’architecture bétonné des années 60 du héros ou encore celui de Michihiko entièrement décoré de papillons morts et d’oiseaux.

Et l’histoire me direz-vous dans tout ça ? Eh bien c’est une classique histoire de yakusas, où un tueur, Gorô Hanada que l’on surnomme numéro 3, se fait traquer par ses commanditaires après avoir manqué sa cible. Ainsi, il se retrouvera avec un autre tueur surnommé numéro 1 à ses trousses... Mais ceci est assez anecdotique et ne constituera pas l’intérêt principal du film!

Pour cette nouvelle édition, tout comme pour celle de "La jeunesse de la bête" d'ailleurs, Elephant films s'est servi de la restauration faite par Criterion (Autant dire que c'est gage de qualité!), alors espérons maintenant que l'éditeur puisse nous proposer d'autres titres par la suite, car Criterion en compte d'autres à son catalogue...

Si j’ai un conseil à vous donner, cela serait de ne rien attendre de ce film et tout simplement de vous laisser porter par la beauté des images et l’inventivité de Seijun Suzuki !

Après avoir été édité en DVD le 19 février 2003 par HK vidéo au sein d'un premier coffret consacré à Seijun Suzuki, "La marque du tueur" est ressorti le 2 décembre 2014 chez Elephant Films en édition DVD simple et en édition combo DVD + Blu-ray. Cette nouvelle édition DVD propose le film au format 2.35:1 16/9ème compatible 4/3 avec piste audio japonaise Dolby Digital mono alors que le Blu-ray propose une image au format 2.35:1 avec une résolution de 1080p AVC et piste audio japonaise dts-HD Master Audio 2.0 mono. Côté bonus, ces nouvelles éditions nous offrent une courte présentation de la collection avant le menu, une présentation du film par Charles Tesson (15’), une galerie de photos, les bandes-annonces de la collection Seijun Suzuki, ainsi que les présentations des différentes collections de la collection Cinéma Master Class.

La marque du tueur

La marque du tueur
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La marque du tueur (Blu-ray + DVD)

La marque du tueur (Blu-ray + DVD)
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Seijun Suzuki Vol. 1 / Coffret 3 DVD

Seijun Suzuki Vol. 1 / Coffret 3 DVD
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Seijun Suzuki Vol. 1 - Edition Seven7 / Coffret 3 DVD

Seijun Suzuki Vol. 1 - Edition Seven7 / Coffret 3 DVD
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13.12.14

08:02:22, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Gimme shelter

Réalisateur
: Ron Krauss

Année
: 2014

Origine : États-Unis

Durée : 1h41

Avec : Vanessa Hudgens (Agnes Bailey), Brendan Fraser (Tom Fitzpatrick), Rosario Dawson (June Bailey), James Earl Jones (Frank McCarthy), Ann Dowd (Kathy), etc.

Par Nicofeel

Mis en scène par le réalisateur Ron Krauss, Gimme shelter (littéralement donne-moi un abri) est un drame sorti aux États-Unis à la fin de l'année 2013. Il met en lumière une jeune fille de seize ans, Agnes Bailey, qui vit tant bien que mal dans un environnement pour le moins chaotique.
Le film débute avec Agnes qui décide de quitter sa mère toxicomane avec qui elle vivait jusque-là. On comprend rapidement que cette adolescente a subi un certain nombre de sévices et a probablement été violée. Quittant une mère dangereuse et à côté de la plaque, elle part à la recherche de son père qu'elle n'a jamais connu. Si elle peut constater que son père, Tom Fitzpatrick, est un homme riche, en revanche celui-ci ne souhaite pas particulièrement qu'Agnes fasse partie de sa vie.
Retour au point de départ avec une Agnes qui est bien seule alors qu'elle attend... un heureux (?) événement. Pour l'aider, elle peut alors compter sur un foyer de jeunes femmes enceintes, tenu par une certaine Kathy, qui prend sous son aile et dans son propre foyer plusieurs femmes enceintes qui sont seules et ne savent pas où aller. Si l'histoire d'Agnes est créée de toutes pièces (se basant toutefois sur des éléments réels), la jeune femme qui la recueille existe bel et bien. Il s'agit de Kathy DiFiore, qui a créée en 1981 les foyers several sources shleter, association en faveur des femmes enceintes dans le besoin. Elle a d'abord créé son premier foyer dans sa propre maison dans le New Jersey avant d'ouvrir par la suite trois maisons de ce type. La renommée de Kathy DiFiore est telle qu'elle a eu l'occasion de rencontrer mère Theresa et d'être distinguée par Ronald Reagan. Gimme shelter retrace très bien cette histoire.

Mais le film est intéressant aussi et surtout par la sensibilité qui s'en dégage. Alors qu'Agnes est une jeune femme rebelle, désemparée et quasi asociale lors de son arrivée dans ce foyer, elle change progressivement par sa relation avec toutes ces femmes qui proviennent d'horizons divers mais ont connu comme elle la galère. Ces femmes enceintes font bloc ensemble et se soutiennent. Ce mouvement de solidarité est beau à voir. On comprend pourquoi ces foyers ont marché et qu'ils continuent de marcher. Si le film joue à fond la carte du réalisme, il ne fait jamais dans la facilité. Ce drame pourrait être ô combien larmoyant. Son réalisateur a préféré mettre l'accent sur ces jeunes femmes courageuses et sur Kathy DiFiore qui participe à les remettre sur un chemin beaucoup moins sinueux. De ce point de vue, Gimme shelter peut faire penser par certains aspects au très intéressant long métrage States of grace, sur des adolescents en difficulté, sorti en début d'année 2014.
Et puis Gimme shelter mérite aussi d'être vu par cette cellule familiale mouvante qu'il décrit, une cellule familiale pas toujours tendre, mais dont l'évolution mérite d'être soulignée. C'est ainsi qu'Agnes peut finir par compter sur certaines personnes de sa famille. Comme quoi, ce drame se veut malgré tout optimiste et cela fait plaisir à être regardé. On reprend dans ce cas espoir en l'être humain.
Si la mise en scène assez incisive de ce long métrage participe à son côté réaliste, c'est surtout son interprétation qui retient l'attention. Le rôle principal du film, celui d'Agnes, est tenu par une Vanessa Hudgens méconnaissable. L'actrice qui plaît beaucoup aux adolescents, interprète avec conviction et avec un naturel déconcertant le rôle de cette jeune fille perdue qui en veut au monde entier. Bien qu'âgée de 25 ans lorsqu'elle a tourné dans Gimme shelter, l'actrice ne dépareille pas avec son âge supposé dans le film, à savoir seize ans. Dans le rôle important de Kathy DiFiore, on retrouve une convaincante Ann Dowd, vue dans le choquant Compliance, qui reste assez sobre dans son jeu d'actrice. Les parents d'Agnes sont joués par Brendan Fraser et par Rosario Dawson. Le premier est impeccable dans un rôle sérieux et sensible. La seconde donne vraiment l'impression d'être cette toxicomane qui ne souhaite vivre avec sa fille que pour toucher plus d'allocations familiales.
Toujours dans le bon ton, bien joué, Gimme shelter est un drame qui mérite largement d'être vu par le plus grand nombre.

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12.12.14

08:01:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Bande de filles

Réalisatrice : Céline Sciamma

Année : 2014

Origine : France

Durée : 1h52

Avec : Karidja Touré, Assa Sylla, etc.

Par Nicofeel

Après Naissance des pieuvres et Tomboy, la cinéaste Céline Sciamma nous livre son nouveau long métrage. Un film sur l’ambiguïté sexuelle ? Un peu. Un film féministe ? Totalement.
Bande de filles transpire une féminité qui a le mérite de critiquer notre société actuelle où les interdits sont plus nombreux que l'on imagine. Et pour tordre le cou à ces interdits, Céline Sciamma va détourner avec un plaisir certain les codes sociaux. La première séquence est loin d'être anodine : on y voit des joueurs de football américain qui se combattent avec brutalité. En mettant en scène ce sport très masculin, on se demande bien où la cinéaste veut en venir. Eh bien on ne tarde pas à le savoir car lorsque les joueurs retirent leur casque, on découvre des jeunes filles. Eh oui il n'y a pas de tabou à avoir, les femmes peuvent très bien elles aussi jouer à des jeux “naturellement” réservés à des hommes. Mais avant d'en arriver là, il faut parvenir à s'émanciper.
Ce que n'a pas encore réussi Marieme, jeune femme noire bientôt âgée de 16 ans, toujours sous le joug de multiples personnes et de son environnement sociétal. Ainsi, elle vit dans une cité où les femmes sont bien peu considérées ; son frère lui tape dessus quand elle ne fait pas ce qu'il juge respectable ; sa mère n'a rien de mieux à lui proposer qu'un boulot en tant que femme de ménage (comme elle) ; à l'école, ses mauvais résultats amènent son professeur principal à lui proposer un CAP. Bref, les voyants de la liberté ne sont absolument pas au vert.
Le déclic arrive cependant le jour où Marieme tombe sur une bande de 3 filles qui ne se soucient pas des autres et vivent pour elles. Marieme rejoint ce petit groupe et son attitude change alors du tout au tout. Elle s'habille de manière bien plus “rebelle” et surtout elle se laisse beaucoup moins faire. Marieme prend en main sa vie et la réalisatrice Céline Sciamma en profite pour passer son message féministe. A travers le personnage de Marieme devenu Vic (pour victoire) qui cherche désormais à mordre la vie à pleines dents, Bande de filles inverse des situations que l'on a l'habitude de voir : des combats de filles remplacent des combats de garçons. On a aussi la preuve qu'il n'y a pas que les hommes qui sont capables de boire comme des trous et de faire la fête : Marieme et ses nouvelles copines boivent, chantent et dansent sur “Diamonds” de Rihanna, chanteuse noire à succès. Ce qui n'est pas surprenant puisque Rihanna est un modèle de réussite, en même temps qu'une femme très libérée avec les nombreuses provocations sexuelles qu'elle effectue en public.

Marieme entend bien suivre à sa façon une voie qui lui permette de se libérer. Pour ce faire, elle se conduit comme un véritable garçon manqué et se met à vendre de la drogue dans sa cité, “métier” qui est traditionnellement réservé aux garçons.
Son émancipation a même lieu sur le plan sexuel. Après avoir couché avec un garçon et avoir été insultée par son entourage, c'est elle qui finit par avoir le dernier mot. Là encore, cela n'est pas anodin quand elle prend l'initiative de la relation sexuelle, prouvant que l'égalité des sexes peut exister.
Évidemment, une telle attitude ne lui ramène pas que des copains et son parcours est pour le moins chaotique. Mais au moins Marieme ne se laisse pas faire. Elle n'a de cesse de clamer son droit à la liberté. Et si tout n'est pas facile, au moins elle conserve le choix de faire ce qu'elle souhaite.
Cela étant, la réalisatrice reste particulièrement lucide. Les métiers qui s'offrent à ses filles perdues dans les cités n'ont rien de reluisant. Entre le vol, la prostitution et la vente de drogues, le choix est tout de même restreint et peu enthousiasmant. Mais au moins des filles comme Marieme tentent de briser l'hégémonie masculine.
Avec Bande de filles, Céline Sciamma réalise donc un film féministe où la fille des cités n'est plus seulement une victime. Non, la femme a autant de droits que l'homme et même dans l'univers très macho des cités. Alors, évidemment le parcours de Marieme n'est pas des plus crédibles et il reste très atypique. Pour autant, un tel film a le mérite d'amener le spectateur à réfléchir. Avant que les gens ne modifient leur comportement, il convient de s'attaquer aux mentalités.
Le jeu extrêmement énergique et plein de naturel des jeunes filles que l'on voit à l'écran, apporte un vrai plus à ce film sociétal où la femme n'est pas là uniquement pour se fondre dans un décor dédié à la base aux mâles.
Quant à la bande originale du film, elle est entraînante, avec un son qui joue à fond la carte de la techno ambiante.
Deux seuls accros sont à noter dans ce long métrage : sur la forme, on regrettera des fondus au noir un peu trop présents. S'ils ont pour but de marquer certaines séquences ou tout simplement l'apprentissage de Marieme, ils sont globalement inutiles. Sur le fond, le film dure 1h52 et aurait pu être un peu écourté, certaines séquences étant moins prenantes que d'autres.

Au final, Bande de filles est une chronique sociale engagée où la femme noire est mise en avant, dans le contexte difficile de la vie en banlieue. Voilà une description originale d'un monde d'habitude dédié à l'homme. L'excellente distribution du film et la bande son très actuelle finissent de nous convaincre.

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11.12.14

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le sergent-détective Bruce Robertson veut une promotion et son patron veut des résultats. Pas de problème pour Bruce qui se précipite sur une affaire de meurtre afin d’élucider le crime et décrocher son avancement aux dépends de ses collègues. Mais lorsqu’on est un schizophrène accroc au sexe et à la drogue, les choses se passent rarement comme prévu.

Mon avis :

Nouvelle adaptation d'un roman de l'écrivain écossais Irvine Welsh après "Trainspotting" et "Irvine Welsh's Ecstasy", "Ordure!" est le portrait au vitriol d'un flic ripoux prêt à tout pour obtenir de l'avancement...

Pour son second long métrage, Jon S. Baird ("Cass") surprend en nous offrant un film audacieux, glauque et particulièrement irrévérencieux, mais aurait-il pu en être autrement en adaptant un roman d'Irvine Welsh? Évidemment, non et il était même logique de s'attendre à une œuvre bien trash... Rassurez-vous, cela sera bien le cas!

Le film repose avant tout sur les épaules de James McAvoy ("Le monde de Narnia: chapitre 1 - Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique", "Le dernier roi d'Écosse", "Reviens-moi", "Wanted", "X-Men: Le commencement"), qui nous livre ici une prestation proprement hallucinante.

Son personnage est absolument détestable, à la fois charmeur, sans le moindre scrupule et prêt absolument à tout pour obtenir ce qu'il désire et pourtant malgré tout, l'acteur arrive toutefois à rendre son personnage attachant, ce qui fait qu'on prendra fait et cause pour lui et non pour ses « victimes »...

Il faut dire qu'au fur et à mesure qu'on apprend à découvrir le personnage de Bruce Robertson, on découvre ses fêlures et forcément on éprouvera une certaine empathie envers lui. Et puis le sujet est traité tout de même sur un ton très satirique et avec beaucoup d'humour (noir évidemment!)...

Ce qui n’empêchera pourtant pas le film d’être très sombre également, en particulier dans sa dernière partie. A travers ce personnage, Welsh nous peint une nouvelle fois un portrait peu reluisant de son Écosse, bien loin de celle qui nous fait rêver avec ses châteaux hantés...

Malgré l'excellente performance de James McAvoy, le film ne fonctionnerait pas aussi bien sans un solide casting derrière, avec des personnages dont il se jouera pour la plus part comme par exemple Eddie Marsan ("Gangs of New York", "Miami Vice", "Hancock", "La disparition d'Alice Creed", "Sherlock Holmes"), absolument génial en mari cocu ou encore Jamie Bell ("Billy Elliot", "La tranchée", "King Kong", "Jumper", "L'aigle de la neuvième légion") en collègue naïf et complexé par la taille de son engin. D’ailleurs ses collègues ne vaudront guère mieux que lui, donnant ainsi une image assez déplorable de la police écossaise.

Et puis, il y aura également quelques personnages bien barrés comme par exemple son psy interprété par Jim Broadbent ("Brazil", "Erik le Viking", "Gangs of New York", "Hot Fuzz") dont le personnage sera assez délirant...

Malgré un ton assez léger au départ, le film devient peu à peu de plus en plus sombre sans qu’on s’en rende vraiment trop compte allant inexorablement vers un final très noir et dérangeant qui devrait en surprendre plus d’un. Enfin, le générique de fin conclue le film une nouvelle fois avec un ton satirique assez étonnant puisqu'il sera sous la forme d'un dessin animé.

"Ordure!" a tout du film amené à devenir culte, grâce notamment à ses répliques souvent cinglantes et à son excellente bande originale. Vues ses qualités, on peut même franchement s’étonner que celui-ci n’ait pas eu les honneurs d’une diffusion en salle dans notre beau pays...

"Trainspotting" était déjà très glauque, mais ce "Ordure!" ne l’est pas moins malgré ses allures au départ de simple comédie trash politiquement incorrecte... Irvine Welsh et Jon S. Baird nous livrent une descente aux enfers assez mémorable! Voilà le genre d’excellente surprise qu’on aimerait avoir plus souvent!

"Ordure !" est sorti le 24 septembre 2014 chez Metropolitan Vidéo en DVD et Blu-ray. L'édition DVD nous propose le film au format 2.35 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1. Le Blu-ray est quant à lui au format 2.35 1080p avec pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1. Les deux éditions contiennent les mêmes bonus, à savoir un commentaire audio d’Irvine Welsh et Jon S. Baird, une interview d’Irvine Welsh et une de Jon S. Baird, ainsi que des scènes coupées et des bandes annonces de l'éditeur.

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06.12.14

06:25:49, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Pour cette force d’élite de la DEA, il s’agit officiellement de prendre d’assaut le repaire d’un important cartel mais en réalité, l’opération se révèle être un véritable braquage. Après s’être emparés de 10 millions de dollars en liquide, les agents complices pensent leur secret bien gardé… jusqu’à ce que quelqu’un se mette à les assassiner les uns après les autres, froidement, méthodiquement. Alors que les meurtres se multiplient, chaque membre de l’équipe devient un suspect. Chacun sait tuer, et chacun a un excellent mobile...

Mon avis :

Après des débuts très prometteurs en tant que réalisateur, on pouvait naturellement attendre beaucoup de cette rencontre entre David Ayer ("Bad Times", "Au bout de la nuit", "End of Watch", "Fury") et de notre Schwarzy préféré enfin de retour depuis deux années, après sa longue absence où il était devenu (à notre grand désespoir!) gouverneur de l'État de Californie. Pourtant ce "Sabotage", malgré son côté musclé et violent peinera à convaincre pleinement en raison notamment d'un scénario quelque peu tiré par les cheveux et un peu brouillon...

"Sabotage" commence pourtant très bien avec une scène difficilement soutenable laissant entrevoir un métrage âpre et violent qui ne devrait pas nous laisser indemne. Et puis rapidement on découvre un Arnold Schwarzenegger ("Conan le Barbare", "Terminator", "Predator", "Total Recall", "Last Action Hero", "True Lies", "Expendables") certes vieillissant mais ayant toujours fière allure, contrairement par exemple à un Steven Seagal (Ça, c’est de la comparaison!).

Notre Schwarzy est ici entouré d'une équipe sacrément musclée et particulièrement « badass » rappelant un peu celle qui l’entourait dans un certain "Predator". Parmi son équipe de choc, on notera tout particulièrement la présence d’un autre ancien T-800, Sam Worthington ("Terminator renaissance", "Avatar", "Le choc des Titans"), en belle gueule de service, Joe Manganiello ("Spider-Man", "Les frères Scott", "True Blood") au physique réellement impressionnant, Terrence Howard ("Collision", "Réussir ou mourir", "À vif") et Mireille Enos ("Gangster Squad", "World War Z", "Les 3 crimes de West Memphis") dans le rôle du chien fou complètement incontrôlable de la bande, une petite dame donc assez impressionnante et qui rivalisera sans problème avec les hommes!

Cette équipe, très borderline, ressemblant plus à un gang qu'à des agents de la DEA, va être confrontée au cartel de la drogue après une opération où Schwarzy et sa bande auront prélevé quelques billets (Pas de bol, malgré leurs précautions, cela s’est quand même vu!). Nos durs à cuire vont alors être décimés les uns après les autres (Le scénario s'inspire vaguement de la nouvelle d'Agatha Christie, "Dix petits nègres"!).

Caroline Brentwood, interprétée par l'excellente Olivia Williams ("Postman", "Sixième sens", "Abîmes", "The Last Days on Mars") et son collègue Jackson, joué par Harold Perrineau ("Roméo + Juliette", "Matrix Reloaded", "28 semaines plus tard", "Lost - Les disparus"), vont alors enquêter sur ces meurtres et essayer de comprendre le fin mot de l'histoire...

Le réalisateur va malheureusement un peu trop se concentrer sur certains de ses personnages et pas assez sur son histoire, qui manquera quelque peu de crédibilité et dont les rebondissements seront un peu trop prévisibles. Dommage, car David Ayer, à qui on doit notamment les scénarios de "Training Day" et "Dark Blue", est capable de nous offrir des scénarios beaucoup plus aboutis que celui-ci.

Mais il faut dire que le scénario a été à la base écrit par Skip Woods ("Hitman", "X-Men origines: Wolverine", "Die Hard: Belle journée pour mourir"), David Ayer n'étant intervenu qu’après. D'ailleurs, le cinéaste avait au départ proposé une autre fin qui élevait le film à un autre niveau, une fin beaucoup plus sombre et immorale, malheureusement non retenue suite aux projections test.

Malgré tout, on retrouve bien les thèmes chers au réalisateur (le milieu de la drogue, les ripoux etc...) et cela même si au départ ce projet ne lui était pas destiné puisque cela devait être le réalisateur français Patrick Alessandrin ("15 août", "Mauvais esprit", "Banlieue 13: Ultimatum") qui devait en assurer la mise en scène avec en vedette Bruce Willis et non Schwarzy! Le réalisateur nous offre quand même un vrai film « d’hommes » bien violent avec des meurtres bien craspecs et gore (Limite un peu trop... Était-ce vraiment nécessaire?), mais réservant du coup ce long métrage à un public relativement averti.

Malgré un scénario un peu bancal, "Sabotage" sera tout de même au final un bon divertissement musclé qui devrait contenter les amateurs du genre, mais quel gâchis quand même... Merci les projections test!

"Sabotage" est sorti le 8 septembre 2014 chez Metropolitan Vidéo en DVD et Blu-ray. Le DVD propose une image au format 1.85 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 et en Audiodescription (pour malvoyants) 2.0. Le Blu-ray, quant à lui, est au format 1.85 16/9ème 1080p AVC avec pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1 et en Audiodescription (pour malvoyants) 2.0. Les bonus enfin, communs aux deux éditions nous offrent des scènes coupées incluant notamment une intrigue parallèle (9’30’’ - vost), deux fins alternatives (17’15’’ - vost), un documentaire sur les coulisses du film (8’), la bande annonce en vf et vost et des bandes annonces de l'éditeur.

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05.12.14

06:25:11, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Le hobbit : la bataille des cinq armées

Réalisateur : Peter Jackson

Année : 2014

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h24

Avec : Martin Freeman (Bilbo le hobbit), Richard Armitage (Thorin écu de chêne), Ian McKellen (Gandalf le gris), Luke Evans (Bard), Orlando Bloom (Legolas), Cate Blanchett (Galadriel), Elrond (Hugo Weaving), Saroumane (Christopher Lee), Lee Pace (Thranduil), etc.

Par Nicofeel

Ca y est, le clap de fin n'a jamais été aussi proche. Quinze ans après le premier épisode du Seigneur des anneaux, Peter Jackson achève sa deuxième trilogie dédiée à Bilbo le hobbit. Le deuxième opus nous avait laissé sur un événement majeur, avec le dragon Smaug prêt à assiéger Lacville.
Très logiquement, le troisième opus du hobbit commence avec un combat grandiose. Smaug attaque avec férocité une ville qui est littéralement en flammes en très peu de temps. Seul espoir pour les Humains, Bard l'archer qui s'oppose à un dragon plus vrai que nature (quel travail effectué sur les effets spéciaux). Cette scène puissante n'est pas sans rappeler d'autres combats démesurées, à l'instar de Gandalf affrontant le Balrog ou encore Sam aux prises avec l'araignée géante Arachne. En tout cas, on est rapidement mis dans l'ambiance.
Comme il l'a déjà fait précédemment, le cinéaste néo-zélandais crée des ponts entre les deux trilogies, Le seigneur des anneaux et Le hobbit. Il prend ainsi l'initiative – louable – de nous montrer un combat (a priori non présent dans le livre) qui met aux prises Elrond et Galadriel aux Nazguls. C'est une façon de nous indiquer que la menace représentée par Sauron grandit de jour en jour, ce que nous verrons plus tard dans Le seigneur des anneaux. Si Peter Jackson s'affranchit par moments de l’œuvre de Tolkien, quelques libertés prises ne sont pas toujours pertinentes. Si la présence de Legolas n'est pas un sacrilège, celle de l'elfe Tauriel est beaucoup plus sujette à caution. Son histoire d'amour avec Kili n'apporte rien au récit. Heureusement, c'est un des seuls ratés du film, et de la trilogie de manière plus générale.

Car pendant plus de 2h20, Peter Jackson en met plein la vue au spectateur. Évidemment, si l'on compare ce long métrage au Retour du roi, on pourra se dire que l'intrigue est un peu trop copiée sur le plan scénaristique. L'alternance entre les séquences intimes et les nombreux combats, le tout saupoudré d'émotion et d'humour, donne sérieusement une impression de déjà-vu. Pour autant, il serait déraisonnable de bouder son plaisir. La fameuse bataille des cinq armées – qui oppose une alliance des Nains, des Humains et des Elfes à une armée de gobelins et de loups – donne lieur à des combats dantesques sur plusieurs fronts. On ne s'ennuie pas une seconde. Et pour le coup, Peter Jackson et de ses co-scénaristes Fran Walsh et Philippa Boyens ont dû être imaginatifs puisque cette bataille, qui donne son titre à ce troisième opus, ne représente que 7 pages sur un total de 372 dans la version de poche du Hobbit. Ces combats sont épiques, le destin de la Terre du Milieu étant alors en jeu. Et puis pour donner un aspect dramatique à l'ensemble, plusieurs protagonistes, et pas des moindres, vont y laisser leur vie.
Ce long métrage, totalement maîtrisé sur le plan de la mise en scène, ne se limite pas à une accumulation de scènes d'action. Il y a quelques séquences intimistes, notamment avec Thorin écu de chêne qui perd de plus en plus la raison en cotoyant de trop près le trésor de Smaug. Sans compter son obsession pour l'Arkenstone, sublime joyau qui est considéré comme le coeur de la montagne. Quant à Bard, cet archer de Lacville prend une importance fondamentale dans cet opus. Les acteurs sont d'ailleurs tous très bons, de Martin Freeman dans le rôle de Bilbo, en passant par le charismatique Richard Armitage dans le rôle de Thorin ou encore Luke Evans dans le rôle diu très courageux Bard.
Quelques mots sur la 3 D. Elle se révèle tout aussi inutile que les deux autres épisodes. C'est donc encore une fois des raisons mercantiles qui expliquent ce choix contestable.
Le hobbit : la bataille est cinq armées est donc un spectacle total, qui a pour seuls défauts de se caler un peu trop sur Le seigneur des anneaux (et d'avoir été mis en scène après) et d'avoir créé de toutes pièces des sous-intrigues ou des personnages qui s'avèrent parfois inutiles. Peter Jackson a étiré au maximum une histoire qui ne justifiait pas forcément trois films.
Mais bon, ne boudons pas notre plaisir. Le résultat est dans l'ensemble très satisfaisant, même si la comparaison avec Le seigneur des anneaux ne joue pas en faveur du hobbit. Ce film marque aussi la fin d'une époque. C'est le dernier voyage du spectateur en Terre du milieu. Cette nostalgie se révèle plus prégnante que jamais avec la très belle chanson de fin, The last goodbye, interprétée par Billy Boyd (qui avait interprété un des hobbits du Seigneur des anneaux). Ce morceau fait clairement le pont entre ces deux trilogies qui auront fait rêvé des millions de spectateurs.
Au revoir la Terre du milieu... A moins que Peter Jackson ait l'idée de transposer à l'écran certains des récits du Silmarillion.

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04.12.14

06:24:34, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

En 1560, une expédition espagnole quitte les hauts plateaux péruviens pour s’enfoncer dans la forêt amazonienne à la recherche du mythique Eldorado. L’entreprise est démente mais Aguirre, commandant en second, refuse de renoncer. Il renverse son chef et prend la tête du groupe. Dès lors, ses hommes devront le suivre, quoi qu’il en coûte : Aguirre s’est mis en tête de se tailler un empire autour de la fabuleuse cité d’or et d’y fonder une dynastie...

Mon avis :

Précédemment sorti dans diverses éditions aujourd’hui épuisées, "Aguirre, la colère de Dieu", l'un des classiques de Werner Herzog a cette fois les honneurs d'une très belle édition collector chez Potemkine Films, d'une part dans une édition combo Blu-ray + DVD au packaging vraiment classieux et d'autre part au sein d'un premier coffret consacré au cinéaste (4 volumes sont prévus en tout)...

Pour son troisième long-métrage, Werner Herzog ("Nosferatu, fantôme de la nuit", "Fitzcarraldo", "Invincible", "Rescue Dawn", "La Grotte des rêves perdus") est allé tourner au Pérou entièrement en décors naturels dans des conditions très difficiles pour l'équipe puisque certaines scènes notamment seront filmées sur de petits sentiers à flanc de montagne (sur le Machu Picchu) ou encore dans des rapides hyper dangereux et cela avec réellement le minimum de sécurité. Un tournage rendu encore plus difficile par les continuelles crises d'hystérie de Klaus Kinski ("El Chuncho", "Coplan sauve sa peau", "Chacun pour soi", "Le Grand Silence", "Venus in Furs", "La Clinique sanglante", "Fou à tuer")...

Les relations entre l’acteur et le réalisateur furent sacrément houleuses allant jusqu'au point où Herzog menaça Kinski avec une arme à feu, qu'il retourna ensuite contre lui lorsque la star capricieuse menaça de quitter le tournage. Même les indiens présents lors du tournage proposèrent à Herzog de tuer Kinski le plus sérieusement du monde tellement il était odieux avec tout le monde... Mais le résultat est là! Kinski crève littéralement l'écran! Il déambule durant tout le film autour des autres protagonistes tel un dément, faisant régner la terreur autour de lui. L'acteur n'a jamais fait dans la demi-mesure, mais là par ses excès, il est d'une justesse incroyable (Ce n’est pas pour rien que le vrai Aguirre était surnommé El Loco!). Durant la durée du film, il est Don Lope de Aguirre!

Herzog nous livre en tous cas un film de toute beauté servi par la très belle photographie de Thomas Mauch ("La ballade de Bruno", "Fitzcarraldo", "L'enfant de la guerre") et par la musique envoûtante de Popol Vuh, un groupe allemand qui signera par la suite bon nombre des musiques de films du réalisateur et signant ici une bande originale proche de celles de Vangelis, accentuant le côté onirique du film. Le cinéaste va nous faire voyager durant près d’une heure et demi en plein cœur de l’Amazonie parmi une nature splendide, mais dangereuse, semblant infinie, mais étant surtout au final oppressante, comme s’il s’agissait d’un piège se refermant sur les protagonistes à la recherche de l’Eldorado. Un Eldorado que nos conquistadors espèreront trouver jusqu’à basculer dans la folie.

Une folie qui sera notamment retranscrite à travers les décisions absurdes de l’empereur fantoche placé par Aguirre à la tête de cette expédition insensée et également par les visions étranges des protagonistes apportant quelques touches d’humour au film, conférant ainsi à celui-ci un peu de légèreté, mais contribuant en même temps à accroître le malaise qui s’instaure peu à peu au fur et à mesure que croît l’agonie des personnages de cette aventure au bout de l’enfer. Si le réalisateur s’inspira de faits réels pour son film, il n’hésitera à prendre de grosses libertés avec la réalité puisqu’il mélangera plusieurs faits historiques. Le but du réalisateur n’étant de toutes manières pas de relater la réalité, mais plutôt de livrer un film sur une époque et sur cette soif de l’or qui animait les conquistadors à la recherche de l’Eldorado.

Étonnamment lors de plusieurs séquences, Herzog évitera de rendre son film aussi spectaculaire qu’il aurait pu l’être, ne montrant pas par exemple les batailles, mais seulement le résultat… Un curieux parti pris qui pourrait s’expliquer par le faible budget du film, mais qui toutefois fait parti de la vision et des souhaits du réalisateur. Ce qu’il y a de particulier également dans sa façon de faire un film, c’est aussi le fait qu’il s’adaptera continuellement aux conditions de tournage, aux aléas, à la météo, aux personnes qu’il rencontrera... Le résultat, en tous cas, est une œuvre cinématographique intemporelle, sublime, étrange et unique.

"Aguirre, la colère de Dieu" fait parti des chefs d’œuvre de Werner Herzog, peut-être même son meilleur film... Une œuvre à posséder absolument!

"Aguirre, la colère de Dieu" vient de ressortir le 4 novembre 2014 chez Potemkine Films dans une sublime édition collector combo Blu-ray + DVD, ainsi qu'au sein d'un coffret consacré au cinéaste. Le film est proposé sur le DVD au format 1.33 4/3 avec pistes française et allemande Dolby Digital 2.0 mono et sur le Blu-ray au format 1.33 16/9ème avec une résolution de 1080p et des pistes française et allemande dts-HD Master Audio 2.0 mono. Côté bonus, cette édition nous offre une présentation du film par Hervé Aubron (6’), un commentaire audio par Werner Herzog (93’), les court-métrages "Derniers mots" (1968, 13’) et "Mesures contre les fanatiques" (1968, 11’) et un entretien avec Pierre-Henri Deleau, fondateur de la Quinzaine des Réalisateurs (21’). Quant au premier coffret consacré au réalisateur par Potemkine Films, celui-ci nous offre le même contenu pour ce film, plus les longs et courts métrages "Herakles", "Signes de vie", "Les nains aussi ont commencé petits", "Fata Morgana", "Land of Silence and Darkness", "The Great Ecstasy of Woodcarver Steiner" et "L'Enigme de Kaspar Hauser" et de nombreux bonus.




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Werner Herzog : Vol. 1 / 1962-1974 (6 DVD + 1 Blu-ray)

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Werner Herzog Vol. 1 / Coffret 5 DVD

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02.12.14

07:02:54, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Fin Shepard, devenu un héros national après avoir sauvé la ville de Los Angeles d’une tornade de requins, se rend à New York avec son ex-femme April. Mais il ne va pas tarder à découvrir que les requins ont également fait le voyage...

Mon avis :

S'il y a bien un endroit où les requins ne sont pas une espèce menacée et en voie d'extinction, c'est bien au cinéma ou à la télévision... C'est bien simple, ils sont partout! Dans des lacs comme dans "Shark 3D", dans des supermarchés comme dans "Bait", à la montagne comme dans "Avalanche Sharks" ou bien encore en pleine ville comme dans "Sharknado"! En fait, plus ça va, plus on les trouve partout sauf où ils devraient être! Ah, je vous jure... Les sales bêtes!!!


Suite à l’inattendu succès rencontré par le premier "Sharknado", Anthony C. Ferrante ("Terror Hospital", "Headless Horseman", "Hansel & Gretel") nous livre un second opus tout aussi délirant et un troisième est par ailleurs déjà annoncé pour 2015. Les créateurs reprennent pour ce deuxième volet, exactement la même recette et après avoir dévasté Los Angeles, ils s’attaquent cette fois à New York, qui va connaître également un terrible sharknado, entendez par là une tornade avec des requins.

Et bien entendu, pas de bol, notre super héros, toujours interprété par Ian Ziering ("Un amour infini", "No Way Back", "Beverly Hills", "Tyrannosaurus Azteca") se trouve encore là accompagné de son ancienne ex-femme, toujours jouée par Tara Reid ("The Big Lebowski", "American Pie", "Devil's Pond", "Alone in the Dark", "Silent Partner").

Comme s’ils les attiraient, le mauvais temps et les squales s'acharnent vraiment contre eux, ne leur laissant aucun répit, puisqu'ils en seront victimes alors qu'ils seront encore dans l'avion... Oui, oui, vous avez bien lu ! Ils vont être attaqués par des requins alors qu’ils seront encore dans les airs! Si ce n’est pas de l’acharnement ça...

Toujours est-il que comme dans le premier film, c'est du grand n'importe quoi, à la fois complètement invraisemblable et bourré en même temps d'incohérences qui auraient pu être évitées. Mais on s'en fout, on est là pour se marrer devant ce délire complètement décomplexé! Anthony C. Ferrante et son acolyte Thunder Levin ("Soulmates", "American Warship", "AE: Apocalypse Earth", "Atlantic Rim") vont une nouvelle fois se lâcher pour nous offrir les idées les plus folles sans se soucier une seule seconde du réalisme.

On aura ainsi le droit à une scène totalement folle où la tête de la statue de la liberté dévalera les rues de Manhattan derrière notamment la sœur et la nièce de notre héros sans que celle-ci n'arrive à les rattraper... C'est à mourir de rire! Et encore il y a bien plus improbable ou délirant, mais je vous laisse découvrir!

On voit que les deux créateurs se sont fait plaisir, incluant par exemple dans leur film de nombreux caméos, dont certains ne parleront pas au public français, mais d'autres si, comme par exemple la présence de Robert Hays ("Y a-t-il un pilote dans l'avion?", "L'incroyable voyage", "Docteur T & les femmes") dans le rôle du pilote de l'avion ou encore celle du réalisateur en personne dans celui d'un guitariste dans le métro...

D’ailleurs une bonne partie de la musique du film est interprétée par Quint, le groupe dont le réalisateur est le leader et on retrouvera notamment l’entêtante chanson du générique du premier film, "(The Ballad of) Sharknado" d’inspiration très Ramonienne.

Cette fois encore, les effets spéciaux sont très visibles et ce qui est franchement tordant c’est qu’on voit en plus qu’en dehors des acteurs et des figurants du film qui font semblant d’être paniqués, de nombreux passants, eux vivent leur vie comme si de rien n’était, se baladant tranquille dans les rues de New York! C’est absolument génial!

Quant au final, cette fois encore cela atteindra des sommets, Ferrante nous livrant quelques scènes complètement hallucinantes et invraisemblables pour notre plus grand bonheur! En tous cas, il n'y a pas à dire la tronçonneuse va très bien à Ian Ziering!

Après un "Sharknado 2" aussi délirant, j'ai vraiment hâte de découvrir le troisième volet, car je me demande franchement ce que le duo Ferrante/Levin va nous réserver la prochaine fois!

"Sharknado 2" sort le 9 décembre 2014 chez Free Dolphin Entertainment en DVD et Blu-ray. L'édition DVD propose une image au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 alors que l'édition Blu-ray propose une image au format 1.78 16/9ème 1080p et pistes audio anglaise et française dts-HD Master Audio 5.1. Les bonus communs aux deux éditions se composent d'un making of, d'un module sur les effets spéciaux, d'un autre sur les caméos, de scènes coupées et de la bande annonce.

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01.12.14

09:00:51, Catégories: Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Un ouragan s’abat sur Los Angeles. Des trombes d’eau s’élèvent pour retomber et détruire la ville. Mais ce n’est pas le seul danger, des milliers de requins arrachés à leur élément envahissent et terrorisent la population.

Mon avis :

Des films avec des attaques de requins, il y en a à la pelle, mais des comme "Sharknado", ça il n'y en a pas des masses! Je n'attendais vraiment rien de cette petite production de The Asylum et la surprise n'en fût donc que plus grande. Je vous vois faire des grands yeux et vous dire, « Il ne va quand même pas nous dire que c'est un chef d’œuvre!!! ». Non, effectivement cela ne risque pas d'arriver! N'empêche que pour une surprise, c'est une surprise et ma foi, plutôt sympathique...

Déjà lorsqu'on sait qu'il s'agit d'une production de The Asylum, on sait d'avance que le film va être un grand n'importe quoi et que cela risque probablement de verser dans le nanar. Eh bien, je vous rassure, cela sera bien le cas! Ce film est un grand, mais alors grand n'importe quoi et évidemment il n'est à prendre au sérieux à aucun moment! Déjà le scénario, complètement improbable, signé par un certain Thunder Levin ("Mutant Vampire Zombies from the 'Hood!", "American Warship"), semble avoir été écrit au fur et à mesure que les scènes étaient filmées (en imaginant que celles-ci aient été tournées dans l'ordre chronologique...).

Deuxième point, les effets spéciaux numériques sont hyper rudimentaires et le film en est en plus rempli, ce qui rend ce long-métrage assez ridicule dès le départ! Car contrairement à beaucoup de productions fauchées qui mettraient juste le minimum syndical d'effets spéciaux, ici on est plutôt très généreux! On a des requins et des tornades en pagaille et les deux ont été rajoutés numériquement après le tournage, créant parfois un décalage assez amusant au niveau des réactions des personnages. Troisième point fort (Si je puis dire!), des dialogues absolument stupides et des réactions des protagonistes totalement absurdes! Sur ce dernier point, c’est un régal!

Enfin, un casting en or, avec en vedette un Ian Ziering ("Un amour infini", "Melrose Place", "Beverly Hills"), vous savez le Steve Sanders de "Beverly Hills", qui est ici une nouvelle fois très mauvais! Parmi les autres acteurs connus, Tara Reid ("The Big Lebowski", "Urban Legend", "American Pie", "Sexe attitudes") et John Heard ("La féline", "C.H.U.D.", "Big", "Maman, j'ai raté l'avion!") ne viendront aucunement relever le niveau. On est ici dans de la pure série Z, mais de la série Z assumée à 100%, car évidement l'on voit bien que tout est fait pour que le public se poile! Et en ça, le film est réussi! Qu'est-ce qu'on se marre! C'est tellement mauvais que cela en devient un pur bonheur! Un bonheur qui atteint son paroxysme lors d'un final absolument délirant et absurde.

Franchement chapeau bas monsieur Anthony C. Ferrante ("Boo", "Headless Horseman", "Hansel & Gretel"), vous êtes en passe de devenir le plus mauvais (ou le plus génial ?) réalisateur de tous les temps, surpassant même sans problème un certain Ed Wood! J’exagère peut-être, mais à peine! Le film est un concentré d’incohérences et d’aberrations comme on a rarement vu au cinéma! Avouez en tous cas que des requins qui attaquent en pleine ville, ce n’est pas commun!

"Sharknado", c’est tout simplement l’un des meilleurs remèdes contre la déprime!

"Sharknado" est sorti le 18 février 2014 chez Free Dolphin Entertainment en DVD et Blu-ray. L'édition DVD propose une image au format 1.78 16/9ème compatible 4/3 avec pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1 alors que l'édition Blu-ray propose une image au format 1.78 16/9ème 1080i AVC et pistes audio anglaise et française Dolby Digital 5.1. Les bonus communs aux deux éditions se composent d'un making of d'environ 10 minutes, d'un bêtisier d’un peu plus de 5 minutes et de la bande annonce.

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