Archives pour: Mai 2013, 11

11.05.13

07:26:16, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The place beyond the pines

Réalisateur : Derek Cianfrance

Année : 2013

Origine : Etats-Unis

Durée : 2h20

Avec : Ryan Gosling (Luke), Bradley Cooper (Avery Cross), Eva Mendes (Romina), Rose Byrne (Jennifer), etc.

Par Nicofeel

Remarqué avec son drame romantique Blue Valentine, Derek Cianfrance est de retour avec son nouveau film : The place beyond the pines.
Il choisit d'ailleurs le même acteur principal, à savoir Ryan Gosling, qui bénéficie d'une popularité grandissante depuis sa prestation dans l'excellent Drive. Comme par hasard, son rôle n'est fondamentalement pas éloigné de celui qu'il incarne dans le film de Nicolas Winding Refn. Après avoir été un as de la conduite de voiture, il est cette fois-ci Luke, un motard de tout premier plan. Comme dans Drive, c'est un “bad guy” au grand coeur. Il braque des banques pour assurer son quotidien mais surtout pour offrir un avenir à sa belle et à son jeune fils dont il ignorait jusqu'à présent l'existence. En assistant à la première partie du film, on ne peut s'empêcher de penser que le réalisateur ne s'est pas franchement foulé, se contentant de reprendre dans les grandes lignes des éléments de Drive.
Eh bien pas du tout. Le réalisateur Derek Cianfrance parvient même à prendre complètement de revers le spectateur. Au bout de moins d'une heure de film, notre héros décède, victime d'un policier appliqué, joué par Bradley Cooper, qui a utilisé un peu rapidement son arme de service. Au passage, on notera que c'est la première fois que Ryan Gosling meurt dans un film. Comme quoi, même quand on est très prisé à Hollywood, on peut accepter de décéder à l'écran.

La suite du film met à l'honneur le personnage interprété par Bradley Cooper, à savoir Avery Cross, qui a été blessé dans sa traque, et est devenu un héros. Cette deuxième partie du film est très différente de la précédente. On n'est plus dans le film de gangster mais dans le film policier. On peut même rapprocher cette partie au célèbre Serpico. En effet, Avery se rend compte que ses camarades policiers sont de véritables ripoux qui utilisent des méthodes totalement illégales pour résoudre leurs enquêtes et pour in fine satisfaire leurs intérêts personnels. On est loin des policiers intègres vus chez James Gray (La nuit nous appartient). Ici, la police est gangrénée par des brebis galeuses qui font la loi. Avery ne se retrouve pas dans ce système et il va prendre le parti de dénoncer ses camarades corrompus. Toutes ces actions sont courageuses et démontrent que certaines personnes peuvent être intègres. Toutefois, il convient de relativiser ce point de vue par rapport à Avery Cross. Car il a beau avoir de très bons côtés, il n'en demeure pas moins qu'il doit son statut de “héros” à une bavure policière dont il arrangé la réalité à sa façon. Par ailleurs, la dénonciation de ses collègues de travail lui a permis d'asseoir une nouvelle carrière professionnelle. A compter de cette époque, il a par ailleurs été plus préoccupé par sa carrière que par sa famille. En cela, le réalisateur Derek Cianfrance indique avec beaucoup de justesse que ses personnages ne sont ni blancs ni noirs. Ils ont tous de bons côtés et des zones d'ombre.
Luke (Ryan Gosling) n'est finalement pas moins légitime dans ses actions qu'Avery Cross. Après tout, il cherche surtout à constituer une cellule familiale alors que son tueur est rapidement grisé par l'envie de réussir sur le plan professionnel. Cette seconde partie du film, toute en subtilités, est sans aucun doute la meilleure. Le film aurait pu se terminer là avec un Avery Cross au sommet sur le plan professionnel mais cruellement seul sur le plan personnel.
Mais Derek Cianfrane en a décidé autrement et a souhaité inscrire son film dans la durée, en insistant par la suite sur une relation (improbable à la base) entre le fils de Luke et d'Avery Cross. Si le fait de placer The place beyond the pines au coeur d'une saga familiale n'est pas une mauvaise idée en soi, reste que le film s'essouffle sérieusement. Les raisons sont multiples : des protagonistes moins charismatiques (le fils d'Avery Cross est un toxicomane excécrable, proche d'une caricature) ; le fait que les deux premières parties ont été riches sur le plan émotionnel et que cette troisième partie peine à apporter sa pierre à l'édifice. La fin est certes très belle et clôt admirablement le film, il n'empêche que cette partie est trop longue. C'est un peu dommage car on a l'impression que Derek Cianfrance a tellement voulu impressionner le spectateur qu'il a fini par se prendre un peu les pieds dans le tapis.
Toujours au rang des déceptions, on peut citer des rôles féminins qui n'ont guère de consistance. Eva Mendes et Rose Byrne sont des actrices fort sympathiques et qui jouent plutôt bien, mais leurs personnages respectifs ne sont pas réellement marquants.
En dépit de ces points négatifs, The place beyond the pines n'en demeure pas moins un long métrage globalement réussi, et ce en raison de qualités multiples : la mise en scène est brillante (meilleure que dans Blue Valentine), comme l'atteste la première scène du film ; les acteurs principaux sont charismatiques ; la musique ambiante de Mike Patton apporte un vrai plus ; le film comprend différentes parties qui ne sont pas prévisibles et les thèmes développés sont riches, notamment sur le plan de la morale.
En somme, à défaut d'être une œuvre incontournable, ce nouveau film de Derek Cianfrance mérite que l'on s'y attarde. Gageons que ce cinéaste saura gommer les quelques défauts aperçus dans ce film pour livrer la prochaine fois un long métrage de grande qualité.

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07:24:34, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Dans les Indes britanniques du 19e siècle, au moment des rebellions des tribus indiennes face aux anglais, le capitaine Carruthers tente de négocier un traité de paix avec le monarque Mohammed Khan. Le prince Ghul, ambitieux et démoniaque individu, va faire supprimer son propre frère, le monarque. Le jeune prince Azim, fils de ce dernier et un juvénile joueur de tambour se lient d’amitié. Ces deux enfants rusés et débrouillards vont mettre en place un plan pour déjouer les manigances diaboliques de Ghul qui cherche à tout prix à s’emparer du pouvoir.

Mon avis :

Pour son deuxième film avec Sabu ("Elephant Boy", "Le voleur de Bagdad", "Le Livre de la jungle", "Le Narcisse noir"), Zoltan Korda ("Elephant Boy", "Le Livre de la jungle", "Les Quatre Plumes blanches") nous livre un sympathique film d'aventures bien rythmé, mais très à la gloire de l'Empire britannique, ce qui ne plut guère en Inde à l'époque de la sortie du film en salles où des protestations éclatèrent, certains états boycottèrent d'ailleurs le film et d'autres l'amputèrent de nombreuses scènes...


Ce film adapté d'une nouvelle de A. E. W. Mason ("Les Quatre Plumes blanches"), date de 1938 et est évidemment assez daté, mais cela reste un long-métrage assez plaisant à voir, en grande partie grâce au charisme de Sabu, parfait dans ce rôle de jeune prince. Le héros, en revanche, dans le rôle du Capitaine Carruthers, incarné par Roger Livesey ("Colonel Blimp", "Le vagabond des mers", "Hold-up à Londres") est beaucoup moins convaincant, à la fois peu crédible en bellâtre... et en soldat!

En tous cas, on ne peut pas dire qu'il soit bien assorti avec sa jolie fiancée jouée par Valerie Hobson ("La Fiancée de Frankenstein", "Le Monstre de Londres", "Monsieur Ripois"), pourtant l'acteur n'est pas désagréable et joue même plutôt bien.

C'est surtout Raymond Massey ("La vie future", "Arsenic et vieilles dentelles", "À l'est d'Eden", "La conquête de l'Ouest"), dans le rôle du Prince Ghul, l'oncle du jeune prince et usurpateur, qui tire ici son épingle du jeu, même s'il est difficile de croire qu'il est indien...

Le personnage central, sera évidemment le jeune prince, qui va se lier tour à tour avec le Capitaine Carruthers, sa fiancée et un jeune joueur de tambour de l'armée anglaise (Le titre original du film est d'ailleurs "The Drum"). Que des anglais donc! Pour autant le jeune acteur indien ne sera pas la seule vedette du film puisqu'il sera absent durant de longues scènes du film, laissant la place à Roger Livesey qui partage avec lui la tête d'affiche...

Le film bénéficie de jolis décors naturels et de studios mis en valeur par la belle photographie signée par Georges Périnal ("Le voleur de Bagdad", "Colonel Blimp") et Osmond Borradaile "Elephant Boy", "Les Quatre Plumes blanches"), lui donnant, qui plus est en technicolor, une certaine allure. De plus, il est dans l'ensemble agréable à voir grâce à un humour distillé par parcimonie, à quelques scènes de guerre plutôt bien filmées et à des personnages assez attachants.


Malgré son côté pro britannique et très colonialiste, "The Drum" est un film d'aventures plutôt plaisant, mais toutefois pas indispensable...

"Alerte aux Indes" est sorti en DVD chez Elephant Films le 2 avril. Le film est présenté au format 1.33, 4/3 avec pistes anglaise et française Dual Mono 2.0. En supplément, on trouve le documentaire "SABU : l'ami des Éléphants", consacré à l'acteur vedette du film d'originaire indienne.

Alerte aux Indes

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