30.05.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Violence and flesh

Nous venant du Brésil, ce Violence and flesh sera surtout orienté vers sa partie "flesh" pour avancer un érotisme osé et parfois déviant mais sans autant aller bien loin au sein d'une intrigue banale et prétexte à déshabiller les jeunes actrices du métrage.

Le script va conduire trois évadés de prison vers une demeure en bordure de mer où ils vont séquestrer et humilier la troupe d'acteurs et d'actrices de théâtre présents sur les lieux.

Violence and flesh

Le métrage va commencer par avancer ces trois évadés déterrant une sacoche contenant quelques millions en billets de banque, ce qui leur permettra de s’enfuir dans un autre pays, mais sans avoir pris le temps de tuer le chauffeur et de le brûler avec la voiture les ayant conduit sur place, le réalisateur s'attardant longuement sur cette voiture en feu, comme pour bien nous montrer qu'il a fait cramer véritablement un véhicule pour les besoins du film.

Violence and flesh

Conjointement à cela, nous allons découvrir les autres protagonistes progressivement, avec d'abord ce couple de lesbiennes dénudé formé par Ana et Sandra, cette dernière ayant du mal à se remettre de l'annonce faite à sa famille de sa sexualité déviante, duo bientôt rejoint par Fabio, un jeune homme vivant avec elles. L'érotisme pointera le bout de son nez pour ensuite mettre en scène Neila et Amaro, un couple finissant un acte amoureux avant de laisser ce Amaro s'inquiéter du travail de Neila avec la troupe de théâtre de Renato qui l'amène à être très proche d'autres hommes. Et enfin nous découvrirons Leticia, elle aussi subissant les assauts sexuels d'un mâle dont elle ne tardera pas à se plaindre de la vulgarité avant de l'envoyer promener. Cette présentation des personnages cherchera quelque peu vainement et de manière surfaite à donner de la profondeur aux protagonistes avec ces états d'âme balancés bien trop facilement.

Violence and flesh

L'intrigue pourra alors vraiment commencer en laissant Renato tomber dans un piège tendu par les fuyards, ce qui va les conduire à la villa au bord de mer de Sandra et d'Ana. Après avoir facilement, découvrant sans aucun suspense les deux demoiselles cachées dans un placard, pris possession des lieux, les trois hommes vont désormais devoir attendre le lendemain et ce bateau devant venir les chercher sur la plage pour leur permettre de fuir le pays, le petit groupe étant bientôt rejoint par Neila,Amaro et Leticia venus répéter dans la maison et tombant facilement dans l'embuscade tendue.

Violence and flesh

Évidemment, le trio comportera en son sein un obsédé sexuel qui ne pourra résister à ses pulsions après ces années passées en prison et après avoir obligé Neila à un strip-tease sur une table il va la violer tandis que son compère, ayant changé de bord en prison, va s'occuper de Fabio pour une homosexualité mise en scène sans fard, doublé d'une scène lesbienne puisque Ana et Sandra seront obligées de s'adonner à un ébat saphique. Seul restera à part l’idéaliste du trio, Tercio qui finira par succomber aux charmes de Leticia, ces deux-là finissant par tomber amoureux l'un de l'autre.

Violence and flesh

Le métrage ne comportera aucune réelle surprise, se contentant d'aligner des scènes de viol avec des victimes amorphes pour un érotisme osé et mis en avant de manière convaincante en misant sur la plastique réjouissante des jeune actrices brésiliennes mais guère typées, sans se montrer vraiment sadique ou méchant dans les humiliations endurées par les différentes victimes tant elles demeureront inertes et dont seul le viol homosexuel de Fabio pourra paraître déviant et féroce, et encore.

Violence and flesh

Le réalisateur va même s'amuser à agrémenter le film de sous-intrigues quand même inutiles, comme cette romance improbable entre Tercio et Leticia, ou encore avec ces naturistes campeurs du bord de mer qui recevront la visite de l'obsédé du trio de détenus en cavale. Et il ne faudra pas compter sur l'obligatoire dernier acte qui verra la rébellion des victimes pour rehausser l'ensemble, car là aussi les péripéties demeureront téléphonées et ce même si le final cherchera à se montrer tragique et douloureux.

Violence and flesh

L’interprétation est vraiment commune, souvent surjouée et seules les quatre charmantes actrices arriveront avec leur physique à éclairer l'écran. La mie en scène du réalisateur est morne, sans effet et peinera à donner du rythme à l'ensemble.

Violence and flesh

Donc, ce Violence and flesh, tout en demeurant un exemple typique des "pornochanchada" tournés au Brésil entre 1976 et 1984, n'offrira guère d'originalité, sera même quelque peu kitsch et ne sera sauvé que par la fraîcheur de ses belles actrices !

Violence and flesh

Le DVD de zone 0 américain édité par Impulse Pictures (la section érotique de Synapse Films) avancera une image plutôt nette malgré la présence de quelques petits défauts d'origine, tandis que la bande-son sera agréable bien que datée, le métrage étant ici proposé dans sa version originale portugaise, avec des sous-titres anglais optionnels. Par contre, aucun bonus ne viendra accompagner la vision du flm, mais au DVD sera joint un petit livret rédigé en anglais, bien explicatif sur la notion de "pornochanchada".

Permalink 903 mots par nicore, 2219 vues • Réagir

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