29.05.12

05:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Don't go near the park

Bien que faisant partie de la liste des "video nasties" anglais et malgré la présence au générique de la "scream queen" Linnea Quigley, ce Don't go near the park aura bien du mal à intéresser avec son intrigue décousue, languissante et qui se montrera au final bien avare en séquences graphiques.

Le script va suivre la malédiction reposant sur un frère et une sœur depuis les temps préhistoriques et les rendant immortels à l'unique condition des livrer au cannibalisme jusqu'à accomplissement d'un rituel bien précis.

Don't go near the park

Le métrage va donc commencer par laisser cette mère préhistorique lancer ce sort sur ses deux enfants, Gar et Tra pour les laisser survivre entre la vie et la mort pendant 12 000 ans avant de pouvoir espérer accéder à la vie éternelle, pour une première séquence déjà guère encourageante devant l'aspect kitsch de cette préhistoire et de cette malédiction alambiquée puisqu'il faudra que l'un des deux enfants trouve une mortelle pour lui faire une fille qui devra avoir seize ans juste au terme de 12 000 ans et bien entendu être restée vierge, tant qu'à faire.

Don't go near the park

Passée cette entame laborieuse, l'intrigue va donc faire un bond dans le temps de 11 984 ans pour voir Gar, désormais appelé Mark (c'est plus moderne quand même...) attaquer un garçonnet et lu ouvrir le ventre, inversant ainsi un processus qui va faire vieillir la victime et rajeunir Mark, le tout avec un minimum de plans sanglants en plus guère réalistes. Ayant retrouvé une apparence potable, Mark va ensuite s'en aller chercher une chambre chez une demoiselle vivant seule (pour une scène cherchant vainement à générer une tension qui retombera de la pire de manières) et qu'il va finir par épouser et bien entendu avoir avec elle un enfant, une fille, Bondi, dont Mark va s'occuper plus que de raison et délaisser son épouse, ce qui nous faudra de laborieux passages de remplissage effarants d’insignifiance (le zoo) et imposant un ennui avéré.

Don't go near the park

Cette première partie laissera quand même Tra, la sœur de Mark s'adonner elle aussi au cannibalisme, pour une autre séquence décevante au niveau d'un aspect gore trop timoré, avant que l'intrigue prenne un brutal virage pour arriver au jour des seize ans de Bondi qui suite à une nouvelle dispute entre ses parents, va fuguer pour être appâtée par des voyous qui vont l'embarquer dans leur van et tenter de la violer, mais un talisman offert par Mark va envoyer le van dans les décors, comme par hasard non loin d'une zone désertique où vit Tra, appelée Patty de nos jours, en compagnie de Nick, d'un garçon ayant fuit sa mère et de "cowboy", un adolescent ayant lui aussi fugué pour quitter un père aussi riche que le délaissant complètement. Le reste du métrage sera aussi navrant pour suivre les pérégrinations de Bondi et de sa nouvelle famille jusqu'au final raté et même pas volontaire avec ses idées stupides et incohérentes.

Don't go near the park

L'intrigue sera donc un énorme fourre-tout pour essayer d'assembler des éléments disparates du "mieux" possible, avec ces meurtres rituels presque sanglants, ce soupçon d’érotisme déviant qui n’hésitera pas à dénuder partiellement les victimes ou encore la mère de Bondi quand ce ne sera pas Mark qui songera brièvement à l'inceste lors du final, ou encore l’apparition fortuite de ces morts-vivants et sans oublier ce rayons-laser lancés par les yeux du frère et de la sœur lors du final, tandis que toute la sous-intrigue mettant en scène cet homme bien au fait de la malédiction, et rencontrant par hasard le petit Nick, n'apportera strictement rien de constructif à l'ensemble, alors qu'il faudra en plus composer avec ces trop nombreuses scènes de remplissages ineptes et puériles.

Don't go near the park

On pourra quand même se demander ce qui a poussé les censeurs anglais à bannir ce film trop gentil, lui offrant de fait une réputation flatteuse qui ne survivra pas à la vision du film, et même si quelques plans plus sanglants ou sensuels seront proposés en bonus dans l'édition DVD de l'éditeur Dark Sky Films. L'interprétation est ici commune et sans aucun charisme, Aldo Ray et Linnea Quigley ne faisant que de la figuration et la mise en scène du réalisateur Lawrence D. Foldes ne parviendra jamais à donner du tonus à un ensemble qui pourtant en aurait bien eu besoin. Les effets spéciaux sont mitigés avec ces plans sanglants pas toujours bien crédibles.

Don't go near the park

Donc, ce Don't go near the park ne fera guère honneur à la liste des "video nasties" et aurait mieux fait de rester dans l'oubli des petites productions horrifiques anodines et sans saveur auxquelles il fait partie !

Don't go near the park

Le DVD de zone 0 américain édité par Dark sky Films avancera une image quand même quelque peu granuleuse, tandis que la bande-son sera cohérente avec une partition musicale hélas datée, le métrage état ici proposé dans sa version originale anglaise avec des sous-titres anglais optionnels. Au niveau des bonus, on pourra donc suivre quelques scènes coupés gores ou sexys, un rapide retour sur un des effets spéciaux sanglants du film, une conséquente galerie de photos et affiches, deux bandes-annonces du métrage ainsi que quelques spot TV.

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