Archives pour: Mars 2012

30.03.12

05:50:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Une séparation
Réalisateur : Asghar Farhadi
Date de sortie du film au cinéma : 2011

Durée du film : 92 minutes
Avec : Leila Hatami (Simin), Peiman Mohadi (Nader), Sareh Bayat (Razieh), Shahab Hosseini (Hodjat), Sarina Farhadi (Termeh) ….
Par Zardi


Auréolé de l'oscar et du césar du meilleur film étranger, ce film, déjà récompensé de l'Ours d'or au festival de Berlin, est sorti à nouveau dans les salles. Comment expliquer un tel succès (presque un million d'entrées) pour un film iranien qui n'est ni une comédie ni un film d'action et qui n'a pas bénéficié d'une importante campagne publicitaire ? Quand je l'ai vu au cinéma, je suis resté sous le choc. Depuis longtemps je n'avais eu une telle impression de cinéma total. Hanté par les images de cette œuvre et en particulier par le dernier plan du film, je me suis précipité pour voir les autres métrages de ce réalisateur qui m'était inconnu jusque là. Et je n'ai pas été déçu. La fête du feu et A propos d'Elly, bien que moins complets, contiennent toutes les prémisses de ce chef-d’œuvre qui s'appuie sur trois qualités essentielles : un scénario intelligent et précis, une interprétation remarquable et une mise en scène totalement maîtrisée.

Un thriller psychologique passionnant

L'histoire se passe de nos jours à Téhéran. Un couple qui avait projeté de quitter l'Iran se sépare car le mari Nader refuse d'abandonner son père atteint de la maladie d'Alzheimer alors que sa femme Simin souhaite partir. Pour s'occuper du malade Nader fait appel à Razieh qui lui cache qu'elle est enceinte et qu'elle n'a pas l'accord de son époux Hodjat. Suite à une dispute où il a poussé Razieh hors de chez lui, Nader est accusé de meurtre car celle ci a perdu son enfant.

Ecrit comme pour ses autres films par le réalisateur, le scénario, linéaire, distille adroitement des éléments nouveaux qui font constamment évoluer l'empathie que le spectateur peut avoir pour les personnages. Tour à tour ceux ci montrent leurs qualités et faiblesses à travers une situation psychologique de plus en plus insoutenable. Nader qui apparaît au départ comme une personne pragmatique et sympathique va mentir au juge et entraîner sa fille dans la même attitude. Simin, d'abord décidée et intransigeante montre une grande sensibilité par la suite en venant au secours de son mari et en essayant d'aider Razieh. Celle ci apparaît comme une femme vertueuse allant jusqu'à téléphoner à un iman pour avoir l'autorisation de nettoyer un vieil homme mais qui va se parjurer pour essayer de sauver son mari. Lui-même, brutal et malmené par la vie, va faire preuve d'un grand soucis de justice. Seuls les enfants présents dans presque toutes les scènes du film sont spectateurs et subissent le comportement des adultes.
En confontant deux familles d'origine sociale très différentes l'auteur pose des questions sur les dysfonctionnements de la société iranienne et la contrainte religieuse, mais ne prend pas position grâce à un habile subterfuge. En effet à l'intrigue policière vient se greffer le suspense du choix de Termeh, la fille de Nader et Simin. Avec quel parent décidera-t-elle de rester ? Partir avec sa mère c'est choisir la modernité, rester avec son père c'est choisir la tradition. En laissant une fin ouverte le réalisateur laisse le spectateur choisir à sa place et évite de s'engager.

Il faut reconnaître que la liberté de manœuvre d'Asghar Faradhi est mince – il a du interrompre le tournage pour avoir soutenu le réalisateur Jafar Panahi emprisonné – et qu'il ait pu montrer les excès du conservatisme religieux dans ses deux dernieres œuvres tient du miracle. Le fait d'avoir choisi au départ une famille qui désire quitter l'Iran n'est pas anodin et traduit le malaise de la classe moyenne dans ce pays. Les tiraillements de tous les personnages montrent bien le conflit intérieur du réalisateur entre son amour pour les iraniens et le rejet des abus du pouvoir.

Une interprétation sans faille

Fait rarissime, les acteurs ont reçu collectivement l'ours d'argent d'interprétation masculin et féminin au festival de Berlin 2011. C'est dire si leur performance est remarquable. Si Peiman Mohadi (Nader) et Shahab Hosseini (Hodjat) avaient déjà été dirigés par Asghar Farhadi dans A propos d'Elly, c'est la première fois que les actrices Leila Hatami (Simin), grande star en Iran, et Sareh Bayat (Razieh) travaillent avec lui. Les autres acteurs principaux ne sont pas professionnels. Si Ali-Asghar Shahbazi qui joue le rôle du père de Nader est criant de vérité par contre Sarina Farhadi (Termeh) qui est la fille du réalisateur joue avec beaucoup de sensibilité mais paraît plus agée qu'une fille de 11 ans.

Le réalisateur, qui vient du théâtre, a conditionné les interprètes pendant deux mois avant le tournage pour qu'ils s'imprègnent de leur personnage. Cela se ressent en particulier pour Sareh Bayat qui semble habité par la foi religieuse.

Cinéma et théâtralité

Tournée en caméra subjective (l'objectif remplaçant le juge qui interroge le couple en voix off ), la première scène fait penser à des séquences de Scènes de la vie conjugale et donne le ton du film. Une séparation est avant tout une oeuvre d'écriture où il y a beaucoup de dialogues et où l'influence du théâtre est manifeste de part son découpage et du respect des trois unités. Cela aurait pu donner une fiction difficile à regarder d'autant plus qu'elle se déroule essentiellement dans l'appartement de Nader. Il n'en est rien, grâce à la maîtrise du réalisateur dans une esthétique sobre mais efficace . La caméra mobile suit les acteurs en sachant se faire oublier, le montage est nerveux avec de nombreux plans parfois très courts, les gros plans sont tous efficaces et traduisent à merveille l'émotion des personnages en particulier ceux des actrices et des enfants. Le décor est très bien utilisé en particulier l'embrasure des portes pour les cadrages et les surfaces vitrées, omniprésentes pour mettre en valeur ou séparer les personnages en particulier dans le plan de l'épilogue du film ou Nader et Simin attendent la décision de leur fille et dont les images restent gravées dans ma mémoire.

Quelques rares séquences gaies faisant intervenir les enfants viennent rompre la tension dramatique du film pour mieux la relancer comme celle où la fille de Razieh s'amuse avec la bouteille d'oxygène du malade. A noter enfin la scène magistrale du clash final où la femme d'Hodjat refuse de jurer sur le coran.
Voilà, si vous n'avez pas encore vu ce film ne passez pas à côté d'un tel monument. Vous en sortirez bouleversé et vous verrez d'un autre œil en particulier les femmes iraniennes.

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29.03.12

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

The nesting

Première et unique incursion dans l’horreur et le surnaturel du réalisateur Armand Weston, plus connu pour ses œuvres érotiques hardcore (et notamment le magnifique Defiance of good ), ce The nesting va nous conter une vengeance post-mortem ponctuée de meurtres graphiques et que quelques vagues scènes sensuelles pour un résultat assez prenant, mystérieux au possible et avançant quelques séquences largement tendues.

Le script va laisser une romancière victime d'agoraphobie s'installer dans une étrange demeure isolée qu'elle semblera connaître sans y avoir jamais mis les pieds pour bientôt être victimes de cauchemars éveillés et autres apparitions spectrales tandis que le passé de la maison refera surface afin de percer le mystère la liant avec sa nouvelle locatrice.

The nesting

Après une courte séquence d'introduction issue du passé laissant trois hommes pénétrer de nuit dans une maison dans un but douteux puisque nous entendrons des coups de feu, le métrage va nous présenter son personnage principal, Lauren Cochran, un écrivain victime d'agoraphobie comme nous pourrons l'appréhender dès son apparition à l'écran puisqu'elle tentera en vain de quitter son domicile pour rapidement être prise de vertiges et devoir se réfugier chez elle, consultant alors son psychanalyste qui va tenter de la soigner en vain, tandis que son petit ami Mark restera aux petits soins.

The nesting

Cette présentation du personnage principal sera plutôt réussie pour bien avancer son agoraphobie lors d'une séquence impactante, avant de la laisser prendre la décision de quitter la ville pour chercher à s'installer à la campagne et ce sera justement lors d'une balade en compagnie de Frank qu'elle va tomber par hasard sur une étrange demeure perdue au milieu des arbres et qui ressemblera à s'y méprendre à celle décrire dans son dernier roman et qui ornera la couverture de ce livre. Bien évidemment Lauren va vouloir visiter l'endroit, pour découvrir que quelqu'un était présent peu de temps auparavant et voudra avec insistance louer la maison pour s'y installer. C'est ainsi qu'elle rencontrera le vieux colonel Lebrun et son petit-fils Daniel, propriétaire de l'endroit et qui aura une attaque lorsqu'il entendra le nom de Lauren.

The nesting

Cela n'empêchera pas la jeune femme de s'installer dans cette maison octogonale presque en ruines et nécessitant des travaux effectué par l'homme à tout faire de Lebrun, Frank, un homme bourru qui va ainsi participer à plusieurs fausses alertes, tandis que Lauren, bientôt seule après le départ de Mark parti rejoindre la ville et son travail, va commencer à avoir des cauchemars érotiques la plaçant dans une atmosphère de maison close, alors que plus tard, en entendant des bruits dans les étages, elle va se retrouvée coincée sur le dôme dominant la maison et sera secourue par son psychanalyste venu la consulter mais qui périra victime d'une chute graphique, tout en laissant Lauren avoir la vision d'une femme riant.

The nesting

Bientôt ce sera au tour de ce Frank de s'attaquer à Lauren, croyant avoir été invité par elle à pendre un café dans la but de coucher avec, mais une force mystérieuse va chasser Frank pour que finalement il périsse à son tour lors d'une scène bien surnaturelle et percutante. La suite de l'intrigue va laisser Lauren chercher à en savoir plus sur le passé de sa nouvelle maison pour notamment découvrir qu'elle avait servi de maison close pendant la guerre et qu'un carnage y avait eu lieu, mais pourquoi et par qui, ce seront les deux questions que le dernier acte du film va s'évertuer à solutionner pour encore avancer quelques séquences marquantes (le meurtre à la faucille, par exemple) ainsi qu'un flash-back explicatif bien sévère, laissant alors une happy-end quelque peu surfaite clore le métrage sur une note bien anodine.

The nesting

Armand Weston pourra s'appuyer sur toute une série de temps forts ponctués de scènes-chocs pour rendre efficace cette intrigue somme toute assez classique de vengeance spectrale de prostituées assassinées dans un but fallacieux, bluffant ainsi régulièrement son spectateur et le laissant naviguer entre rêve et réalité tout comme l'héroïne perdue qui mettra du temps à comprendre ce qui se passe dans sa nouvelle demeure et pourquoi celle-ci lui semble familière, mais le réalisateur n'aura pas oublié son passé pour ainsi avancer plusieurs séquences malsaines et troubles qui placeront Lauren en face de protagonistes pervers et portés sur le sexe même si bien entendu le métrage ne versera que rarement dans l'érotisme, avec surtout une courte séquence déshabillée qui se terminera de manière vraiment confondante.

The nesting

Les personnages seront bien travaillés et notamment l'héroïne et ses troubles internes multiples tandis qu'elle cédera peu à peu à la pression de ses rêves mais les autres protagonistes demeureront également influents pour tous avoir une raison de se trouver là, relique d'un passé honteux et macabre. L'interprétation sera probante avec notamment robin Groves qui va jouer une Lauren définitivement perturbée, tandis que nous retrouverons avec plaisir John Carradine dans un second rôle important. La mise en scène du réalisateur est efficace pour créer une véritable ambiance sinistre autour de cette maison délabrée, mais également pour donner une certaine ampleur aux temps forts du film. Les effets spéciaux sont plutôt convaincants lorsqu'il s'agira de verser dans un aspect sanglant graphique mais qui n'ira jamais trop loin pour plutôt préférer agencer quelques plans très visuels.

The nesting

Donc, ce The nesting arrivera à s'accommoder de son script assez basique pour nous entraîner dans son histoire surnaturelle mystérieuse et parfois violente ou perverse avec une certaine vigueur rendant l'ensemble facilement captivant et tendu, pour en plus nous réserver quelques surprises saignantes !

The nesting

Le DVD édité par le label allemand X-Rated Kult, bien évidemment proposé en hardbox, disposera d'une image quand même moyenne et non exempte de défaut d'origine, tandis que la bande-on sera plutôt efficace avec une partition musicale adaptée aux situations développées dans le métrage, celui-ci étant ici proposé en version allemande, avec des sous-titres anglais optionnels En bonus, on pourra uniquement suivre deux bandes-annonces du film.

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28.03.12

05:30:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

The sinful dwarf

Foncièrement sordide et érotique, ce The sinful dwarf va pourtant faire preuve d’une certaine légèreté malgré la teneur de son propos pour au travers d’une intrigue limitée multiplier les séquences plus folles les unes que les autres et avancer un "couple" de tortionnaires uniques et hauts en couleurs qui vont littéralement illuminer le métrage, tandis qu’en bon film d’exploitation mêlant tortures, drogue et sexualité parfois violente, l’érotisme mettra en avant des jeunes actrices affriolantes et qui évolueront dénudées au sein de ce grenier servant de bordel pour quelques clients de ce nain pervers et vicieux.

Le script va laisser un jeune couple démuni emménager dans une des chambres louées par une chanteuse de cabaret à la retraite accompagnée de son fils (un nain quelque peu simple d’esprit), sans se douter que le grenier de l’endroit sert à emprisonner des jeunes filles destinées à une prostitution régie par ce nain pervers et voyeur.

The sinful dwarf

Le métrage va tout de suite mettre dans l’ambiance au travers de sa première séquence avançant une demoiselle en train de jouer à la marelle qui va être charmée par un petit chien mécanique promené par Olaf, un nain boiteux, au point de le suivre chez lui où d’après ses dires se trouvent bien d’autres jouets. C’est ainsi qu’il va réussir à faire monter la jeune fille dans son grenier pour ne pas tarder à l’assommer méchamment avec sa canne tout en faisant des grimaces extrêmement graphiques.

The sinful dwarf

Ensuite, nous allons faire connaissance avec Mary et Peter (un écrivain sans éditeur), un couple désargenté qui, las de chercher un endroit peu cher pour vivre, va se rendre chez Lila, la mère d’Olaf, pour y louer une chambre à la semaine. Olaf servira de guide pour les nouveaux arrivants pour largement intimider Mary avec ses grimaces et son air inquisiteur. Le couple s’installera donc dans cette chambre minable et pour leur première nuit sur place, ils vont se livrer à un ébat sexuel que le réalisateur s’empressera de visualiser pour bien mettre en avant les charmes d’Anne Sparrow, l’actrice jouant Mary, tout en présentant le caractère voyeur d’Olaf qui par un subterfuge destiné à cela pourra contempler le couple en pleine action depuis le couloir.

The sinful dwarf

Et si juste après Olaf se rendra dans ce grenier armé d’une seringue avec un air satisfait, le métrage ne nous laissera pas pour l’instant pénétrer dans cette pièce cachée et solidement fermée à clé, ménageant non pas un quelconque suspense mais plutôt une attente lubrique qui bien entendu ne tardera pas à être récompensée. Mais d’abord l’intrigue s’attachera à bien mettre en avant le personnage excentrique de Lila, qui en bonne chanteuse de cabaret à la retraite n’hésitera pas plus loin à entonner un air de son répertoire en la présence d’une amie à elle, rythmant ainsi les activités de la maisonnée et notamment d’un des clients d’Olaf en plein viol, tout en laissant déjà Mary, inquiète et curieuse des bruits entendus dans le couloir et le grenier, va aller fouiner pour ne rien découvrir d’alarmant pour l’instant.

The sinful dwarf

Ce sera seulement alors que le métrage va laisser Olaf nous faire visiter ce réduit sordide et insalubre caché dans le grenier où trois jeunes femmes nues seront étendues, rendue amorphes par la drogue qu’Olaf leur injecte régulièrement pour s’assurer d’une docilité à toute épreuve. Et bientôt nous allons suivre un des clients d’Olaf qui va jeter son dévolu sur la demoiselle de l’introduction, bien obéissante et qui se montrera même coopérative avec son client pour un ébat sexuel largement visualisé avec même quelques plans « hardcore » volontaires et d’origine.

The sinful dwarf

Le métrage va également avancer le trafic de drogue que se livre le fournisseur d’Olaf, le tenancier d’un magasin de jouets surnommé "Santa Claus" qui cachera sa came dans des nounours en peluche et aura en la personne d’Olaf un bon client puisque celui-ci passera son temps libre à s’amuser avec différents jouets mécaniques qui traîneront un peu partout, ce qui sera amené à servir l’intrigue. Pendant ce temps-là Mary va continuer à se poser des questions sur les activités se déroulant dans le grenier, pour retourner y fouiller et manquer de peu de se faire surprendre par Lila tandis que Peter n’arrivera toujours pas à dénicher un éditeur pour ses écrits et finira par accepter un travail de livreur chez "Santa Claus" pour bientôt devoir faire un aller-retour à Paris, laissant du coup Mary seule et à la merci d’Olaf et de sa mère qui depuis la début lorgnaient sur elle pour en faire une nouvelle esclave sexuelle, ce qui ne manquera pas d’arriver lors d’un dernier acte riche en perversion avant que le final ne vienne mettre un terme aux activités malsaines du duo.

The sinful dwarf

En bon film d’exploitation le métrage s’attardera régulièrement dans ce grenier pour aussi bien suivre un client habitué qui verra deux de ses ébats être avancés frontalement et sans fard pour deux séquences dépassant la limite du hardcore, que pour laisser Olaf se livrer à quelques sévices sur les demoiselles victimes de coups de fouets ou encore devoir subir une pénétration avec la canne qui sert à Olaf pour marcher, le tout dans un climat extrêmement sordide et qui aurait été même largement glauque sans cette légèreté étrange qui va englober l’ensemble du film.

The sinful dwarf

En effet, si le nain sera parfois méchant et pervers dans ses actions, il n’en sera pas moins souriant avec ses grimaces et ses jeux habituels, mais ce sera surtout cette Lila qui va donner au métrage un vent de folie douce au travers de ses dialogues alcoolisés et de ses démonstrations chantantes répétées et largement souriantes, ce qui contrastera et désamorcera le climat infâme du film, avec en plus cet aspect érotique fort et démonstratif qui va s’appesantir longuement sur la plastique des victimes du grenier qui évolueront nues d’un bout à l’autre du métrage, et tandis que le réalisateur va enfoncer le clou avec quelques trouvailles scénaristiques ou visuelles fortes et même étonnantes dans ce contexte de pur mauvais goût.

The sinful dwarf

L’interprétation sera ici cohérente avec notamment le surprenant Torben Bille dans le rôle d’Olaf et ses grimaces très graphiques, tandis que Clara Keller campera une Lila démonstrative, pour laisser quelques jeunes actrices imposer leurs charmes affriolants devant la caméra. La mise en scène du réalisateur danois Vidal Raski (qui comme un certain nombre de ses interprètes ne renouvellera pas l’expérience cinématographique) est donc illuminée par des plans et des cadrages surprenants et qui mettront en valeur une certaine dérision (comme ce dernier plan excellent).

The sinful dwarf

Donc, ce The sinful dwarf possédera un charme renversant qui allié à ce mauvais goût délectable en cherchant à repousser certaines limites l’imposera donc comme un incontournable du cinéma érotique déviant des années soixante-dix !

The sinful dwarf

Le DVD de zone 2 danois édité par Another World Entertainement proposera une image quand même abîmée et non exempte de défauts d'origine, tandis que la bande-son sera efficace, la partition musicale n'y étant pas pour rien, le métrage étant ici proposé en version anglaise avec différents sous-titres (suédois, danois, finlandais). Cette édition proposera deux versions du film, la version originale "uncut" du film et la version d'exportation censurée, et en bonus on pourra suivre la bande-annonce et quelques filmographies/biographies, un petit livret de quatre pages accompagnant le DVD.

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27.03.12

05:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Après la mort accidentelle de son père, Withney se raccroche à sa petite amie qui se trouve être à la recherche de sa sexualité... Tout en prenant conseil auprès de son meilleur ami Aldo, de ses collègues et même des femmes de son cours de cuisine, Withney va enchaîner maladresses sur maladresses dans des situations cocasses tout en essayant de garder son travail et sa petite amie. Withney et Taylor vont devoir apprendre que trouver le bonheur commence par accepter la vérité.

Mon avis :

Sous ses apparences de comédie romantique légère calibrée pour les ados, "He's Such a Girl" est plus profond et plus sérieux qu'il n'y paraît et ne manque au final pas d'intérêt. Rapidement, on sent dans le film de Sean Carr, dont c'est le premier long métrage, qu'il y a quelque chose qui cloche et qui n'est pas très sain. Le jeune couple, fort attachant au demeurant, vit avec Aldo, un colocataire qui demande régulièrement à Taylor, la jeune femme interprétée par Tiffany Dupont ("Treize à la douzaine", "One Night with the King") de lui faire des petites branlettes, dès que Whitney, son copain, a le dos tourné... Whitney, interprété par Bryan Fisher ("Jekyll + Hyde", "House of Grimm"), a pourtant tout pour lui (il est beau, intelligent, gentil et tout et tout...), pourtant lorsque Taylor (qui ressemble incroyablement à notre Shy'm nationale!) décide de partir s'installer à Chicago pour travailler, celle-ci refuse que son petit ami la suive et s'installe avec elle.

Taylor et Whitney

Le scénario est assez prévisible et on devine évidemment assez rapidement qu'il y a anguille sous roche! Mais, là où le film va s'avérer intéressant, c'est dans sa description du mal-être de la jeune femme, qui hésite constamment à revenir avec son petit ami, qu'elle aime malgré tout, plutôt qu'avouer à ses parents son penchant homosexuel, car les parents de Taylor sont des catholiques très pratiquants, l'obligeant toujours et malgré son âge, à réciter par cœur des versés de la Bible lorsqu'elle leur rend visite. On est constamment balloté dans le film entre des scènes plutôt légères et d'autres mettant profondément mal à l'aise, créant ainsi un drôle de sentiment.

Le casting du film est vraiment pas mal, chaque acteur étant très crédible dans son rôle. On notera au sein de celui-ci la présence complètement anecdotique de Patrick Duffy ("L'homme de l'Atlantide", "Dallas", "Notre belle famille") et celle beaucoup plus importante par son rôle, d'Alexandra Paul ("Christine", "Alerte à Malibu", "Melrose Place") en patronne cougar. La fin sera certes quelque peu prévisible, mais donnera une petite touche d'optimisme plutôt agréable.

"Ménage à trois" est donc un petit film indépendant tout à fait recommandable et aux personnages attachants.

"Ménage à trois" est sorti dans le commerce le 6 mars chez Emylia en combi DVD + Copie digitale au format 1.78, 16/9 avec des pistes anglaises 5.1 Dolby digital et 5.1 dts digital surround, le tout évidemment accompagné de sous-titres français.La copie digitale H.264 est quant à elle également au format 1.78 16/9, en anglais 2.0 AAC et en illimité comme toujours chez l’éditeur.

Ménage à trois (DVD + Copie digitale)

Ménage à trois (DVD + Copie digitale)
PlusDeDVD à 4.59€
Fnac à 7€
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26.03.12

06:20:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Mad dog killer

Ce Mad dog killer, également connu sous les titres de Ferocious beast with a gun ou encore chez nous de Ultime violence, sera le dernier film réalisé seul par Sergio Grieco (l’auteur notamment de The sinful nuns of Saint Valentine) pour lequel il va faire preuve d'une violence sadique assumée par le personnage central d'une intrigue certes un brin classique et opportuniste mais comportant largement son quota d'action et de violences.

Le script va laisser un dangereux détenu s'évader de prison en compagnie de plusieurs compères pour une odyssée sanglante qui va l'opposer à un inspecteur de police acharné.

Mad dog killer

Le métrage ne perdra un instant pour lancer son action en avançant directement l'évasion de Nanni Vitali et de quatre codétenus qui vont prendre en otage un gardien pour déjà laisser le goût pour la violence de Vitali s'exprimer puisque le malheureux sera méchamment frappé à coups de crosse de pistolet et de poing américain avant d'être balancé hors d'un véhicule bientôt pris en chasse par la police en la personne de l'inspecteur Santini pour une brève course-poursuite au cours de laquelle des coups de feu seront échangés, tuant un des complices de Vitali mais faisant également exploser la voiture de police, Santini s'en tirant de justesse.

Mad dog killer

Passée cette entame vigoureuse, l'intrigue va conforter la brutalité des quatre évadés qui vont d'abord changer de voiture en obligeant un jeune couple à leur céder la leur, mais surtout lors d'un arrêt dans une station-service qui verra le pompiste et un jeune employé se faire salement amocher à coups de pieds et à coups de poings par le quatuor qui va en profiter pour voler l'argent de la caisse. Cette présentation des malfrats sera complétée intelligemment par l'intrigue qui va alors permettre à l'inspecteur Santini de consulter les dossiers des autre hommes, le tout mise en scène de manière suffisamment explicite pour que le spectateur connaisse un peu mieux les crimes ayant envoyé en prison Vitali et ses sbires, et tandis que Santini va aussi aller à la pêche aux informations auprès de son père, juge qui aura par le passé envoyé Vitali en prison.

Mad dog killer

Mais la prochaine préoccupation de Vitali va être de retrouver l'informateur de la police qui aura conduit à son arrestation pour une quête complètement éludée puisque que nous retrouverons directement cet homme et sa compagne, la belle Giuliana, aux mains de Vitali pour être conduits dans une carrière déserte qui va offrir au métrage une belle séquence sadique et vicieuse puisque Giuliana devra aussi bien voir son compagnon être tabassé par les hommes de Vitali et par ce dernier, avant d'être finalement jeté dans un trou et se voir verser de la chaux vive sur le corps, que se faire violer dans des bois environnants par Vitali sadique mais qui épargnera la jeune femme en ayant d'autres pans pour elle.

Mad dog killer

Cette séquence bien méchante dans cette étendue désertique sera l'un des temps forts d'un film qui a ensuite se "calmer" quelque peu pour d'un côté suivre l'enquête de Santini qui sera amené, suite aux renseignements donnés par son père, à rencontrer Giuliana, tandis que Vitali va préparer un casse dans l'usine où travaille le père de Giuliana, pour un piège avorté qui verra Vitali se retrouver seul et une Giuliana délatrice protégée par la police et surtout par l'inspecteur Santini, laissant alors un dernier acte voir Vitali chercher à se venger de Giuliana avant de kidnapper le père et la sœur de Santini pour ainsi amener un ultime face à face attendu.

Mad dog killer

Sergio Grieco va largement s’attarder à démontrer le caractère ultra-violent et sadique de Vitali, quitte à flirter avec un aspect sordide qui s'exprimera par le viol de Giuliana mais aussi par ces entailles vicieuses faites au couteau sur la poitrine de la jeune sœur de Santini, et la vulgarité du personnage sera aussi bien présente dans ses propos chargés de sous-entendus à caractère sexuels, ce qui n'empêchera pas une relation trouble de s'installer entre lui et une Guiliana qui certes aidera la police à tendre un piège mais tout en acceptant, après le viol initial, de faire l'amour avec lui, et ces sentiments ambigus seront aussi grandement illustrés par les regards de la jeune femme, partagés entre peur et désir.

Mad dog killer

Par contre, l'affrontement sera bien plus direct et sans équivoque entre Vitali et l'inspecteur Santini qui va en faire une affaire personnelle et ce même avant que sa famille soit impliquée dans l'intrigue de manière délétère. Mais hélas, si le personnage de Vitali arrivera à apporter une fougue sadique et meurtrière au métrage, on ne pourra pas en dire autant de cet inspecteur aux traits bien classiques dans le poliziotesco et suivant la lignée des protagonistes joués par Fabio Testi notamment.

Mad dog killer

Le réalisateur parviendra sans mal à installer sporadiquement un suspense étouffant (l'arrêt au second barrage de police lors du dernier acte, par exemple) et chargé en menaces, tout en mettant en valeur sa violence sadique qui explosera lors de passages corsés mais pour autant pas aussi graphiques qui prévus (la chaux), et tandis qu'un érotisme vendra régulièrement s'installer au sein de l'intrigue grâce au personnage de Giuliana qui n'hésitera pas à dévoiler ses charmes en succombant à Vitali. Mais malgré quelques petits relâchements au niveau du rythme, l'action sera aussi bien présente avec poursuites automobiles, fusillades, passages à tabac et bastons volontaires qui donneront de l'ampleur à une intrigue assez basique sur le papier.

Mad dog killer

Le métrage pourra compter sur l'interprétation hallucinée d'un Helmut Berger habité par le rôle de Vitali et tandis que la belle Marisa Mell apportera un touche sensuelle bienvenue, rendant du coup presque fade le jeu de Richard Harrison pur incarner l'inspecteur Santini, et alors qu'on retrouvera avec plaisir parmi les seconds rôles l'habitué du "bis" italien Nello Pazzafini. La mise en scène de Sergio Grieco est bien souvent efficace pour dynamiser les temps forts du film tout en donnant de l'impact à la sordidité ambiante.

Mad dog killer

Donc, ce Mad dog killer sera un exemple bien méchant, sadique mais aussi très bien construit de ce que le polar italien pouvait nous offrir de meilleur dans les année soixante-dix, et ce malgré un rythme parfois légèrement en dents de scie !

Le DVD de zone 0 édité par Blue Underground avancera une image nette et claire, tandis que la bande-son sera dynamique grâce à une partition musicale rythmée, le métrage n'étant par contre proposé ici qu'en version anglaise sans sous-titre. Au niveau des bonus seule la bande-annonce originale sera disponible.

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24.03.12

14:15:00, Catégories: Nouveautés  

Par Flo001fg

Synopsis :

C'est l'histoire de deux amis d’enfance, qui décident de partir au Kenya pour enlever la grand-mère de Barack Obama et demander une rançon de 10 millions de dollars à La Maison Blanche. Mais sur place, tout le monde est là pour faire trébucher nos héros et les dépouiller de leur "brillante" idée…

Mon avis :

Pour son second long-métrage, Olivier Abbou ("Madame Hollywood") nous offre un film aux antipodes de son "Territoires", en signant une sympathique comédie complètement décomplexée, qui n’a pas d’autres prétentions que de nous distraire. Chose plutôt surprenante, ce téléfilm d’Arte a pour vedettes des stars issues de programmes populaires de M6, à savoir Vincent Desagnat ("La Beuze", "Les 11 commandements") et Loup-Denis Elion ("Scènes de ménages"). Le duo comique fonctionne à merveille et étonnamment, il n'en fait pas de trop, ne perdant pas ainsi une partie de son public en cours de route. Les deux acteurs sont en parfaite osmose, d'ailleurs aucun des deux ne tire son épingle du jeu plus que l'autre.

Si on n'éclate pas de rire à tout bout de champ, on a en revanche la banane tout du long et on rigole tout de même très souvent des péripéties de nos deux losers, mais également d'autres personnages savoureux comme ce duo allemand, rivaux naturels de nos deux héros. Olivier Abbou et ses deux scénaristes, Nicolas Jones-Gorlin et Delphine Bertholon, ont eu la bonne idée d'utiliser l'éternelle rivalité footballistique franco-allemande liée à la demi-finale de la Coupe du monde de football de 1982, afin de créer les rivaux idéaux et forcément cela fonctionne! Autre personnage important, attachant et haut en couleur du film, celui interprété par Jenny Mutella, vraiment parfaite dans son rôle.

D'autres personnages de moindre importance, mais tout aussi savoureux, se feront remarquer comme ce disquaire d'origine grecque ou encore les deux gardes chargés de filtrer l'accès au village de la grand-mère de Barack Obama au Kenya. Tous ces protagonistes constitueront une des forces du film.
Bien que destiné à un public familial, "Yes we can" n'hésite pas à montrer un peu de nudité ou de sang (sans que cela soit choquant!), faisant de ce spectacle décomplexé (ah, cette bagarre entre Loup-Denis Elion et des strip-teaseuses!!!), un film un peu plus adulte que les films habituels de ce genre.

La mise en scène d'Olivier Abbou est beaucoup plus classique que dans ses précédentes œuvres, tout en étant très soignée et adaptée à cette comédie. Quant à la photographie du film signée par Karim Hussain ("Subconscious Cruelty", "La belle bête"), elle donne au métrage un aspect plus cinématographique que téléfilm. Les deux compères démontrent en tous cas, qu'ils peuvent s'adapter à tous types de cinéma et pas seulement au cinéma de genre (même s'il y aura quelques petits clins d’œil destinés aux fans!). Pour finir, la fin sera particulièrement bien vue et inattendue, clôturant avec bonheur ce bon moment de détente.


Le film regorge de petits détails amusants qui mériteraient très certainement un second visionnage pour pouvoir les apprécier pleinement, alors espérons qu'Arte prenne la décision de sortir prochainement "Yes we can" en DVD, car cette petite comédie le mérite et d'ailleurs, à mon avis, elle n'aurait pas eu à rougir d'une sortie en salle! En attendant, rendez-vous le 30 mars 2012 à 22h20 sur Arte pour passer un agréable moment loin des soucis du quotidien!

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23.03.12

06:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du documentaire : Global steak, demain nos enfants mangeront des criquets

Réalisateur : Anthony Orliange

Durée : 90 minutes

Date de sortie au cinéma : film programmé au festival international écologique de Bourges le 8 octobre 2011

Par Nicofeel

Global steak part d'un constat inquiétant : En France, on consomme 92 kilos de viande par habitant et par an. En 2050, avec une population mondiale de 9 milliards d'habitants, il faudra doubler la production actuelle et faire avec 36 milliards d'animaux d'élevage. Comment faire pour nourrir une population aussi importante ?

Si le sujet est en soi problématique, la situation est constamment dédramatisée par le ton libre, amusant, décalé que prend ce documentaire.

A cet effet, le narrateur de Global steak est bien souvent très drôle par les propos qu'il tient, comme par exemple lorsqu'il parle du cochon transgénique, l'enviropig, conçu au Canada : « un avenir plus proche de Frankenstein que des trois petits cochons. » ; « un cochon qui chie moins de phosphore ».

Certaines situations sont également marrantes alors qu'elles n'ont rien de drôle. C'est le cas lors d'une scène qui se déroule à l'abattoir de Castres avec en musique de fond un extrait de la chanson Les joyeux bouchers (1954) de Boris Vian.

La scène pourrait être qualifiée en tant que telle de gore – voire carrément de mauvais goût pour les défenseurs des animaux – mais les paroles de Boris Vian donnent au contraire un aspect drôle à l'ensemble. Il faut dire que ces paroles valent le détour :

« Faut qu' ça saigne
Faut qu' les gens ayent à bouffer
Faut qu' les gros puissent se goinfrer
Faut qu' les petits puissent engraisser
Faut qu' ça saigne
Faut qu' les mandataires aux Halles
Puissent s'en fourer plein la dalle
Du filet à huit cent balles
Faut qu' ça saigne [...] »

Tout ceci est déjà très drôle. Pourtant, le réalisateur Anthony Orliange va faire encore mieux en prenant le parti d'utiliser tout au long de son documentaire en tant que présentateur Yves-Marie Le Bourdonnec, un boucher très marrant, sympathique et qui n'a pas sa langue dans sa poche. Lors d'un passage au salon de l'agriculture, Yves-Marie parle de « bidoche », de « cul proéminent de la vache », de « Schwarzenegger en bovin ». Il est là aussi bien pour apporter sa connaisssance de la viande qu'un second degré des plus appréciables.

Le réalisateur Anthony Orliange ne perd pas pour autant le fil de son sujet. Ainsi, on apprend que le Brésil, qui dispose du 2ème cheptel mondial, est le premier exportateur mondial de viande bovine avec le zébu. Ce bétail est responsable de 80 % de la disparition de la forêt amazonienne d'où le réchauffement de la planète. Des solutions existent-elles ?

Eh bien oui. On peut même les trouver aux Etats-Unis, qui sont cela dit au passage les premiers consommateurs de viande au monde. L'alternative à l'élevage intensif est l'élevage sur herbe. Si la prairie est permanente, elle va capter le méthane (gaz à effet de serre présent dans l'atmosphère, plus puissant que le dioxyde de carbone). Le réalisateur évoque aussi l'exemple aux Etats-Unis des néo-bouchers qui utilisent de la viande provenant de vaches élevées au milieu d'herbe.

En France, dans l'Aubrac, on compte des prairies permanentes riches en oméga 3.

Fidèle à son esprit décalé, le documentaire présente le cas du wagyu, boeuf d'origine japonaise qui est élevé en Espagne. Ce boeuf est bichonné comme un animal précieux. Des céréales sont produites et données sur place aux wagyu. On lui donne même un litre de vin rouge bio pour les antioxydants. Tout cela a un prix : le wagyu se retrouve entre 30 et 250 euros le kilo, selon le morceau !

A l'inverse, le documentaire signale ce qui ce fait de pire. Ainsi, le traitement de la volaille congelée n'est pas des plus ragoûtants. On part d'une usine à volaille chez un producteur breton avec du poulet qui est congelé avant d'être vendu au Bénin. En plus de la qualité relative de ce poulet, celui-ci est réexpédié par une société du Bénin à son voisin, le Nigéria, avec un respect de la chaîne du froid qui demeure très aléatoire.

Le réalisateur Anthony Orliange ne s'arrête pas à la question de la consommation de la viande. Il présente une alternative à la viande pour le moins originale et peu développée à l'heure actuelle : la consommation d'insectes. Eh oui, cela n'est pas pour rien si le documentaire s'intitule Global steak, demain nos enfants mangeront des criquets.

Si aux Pays-Bays, des chercheurs ont mis en place des élevages de criquets qui ont le mérite de ne pas émettre de gaz à effet de serre, reste à convaincre le consommateur qui n'est pas forcément attiré par le côté peu appétissant du criquet avant la mise en bouche.

Au final, Global steak est un documentaire très riche au niveau de son contenu et qui en même temps distrait le spectateur par son humour omniprésent.

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22.03.12

06:15:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Alyce, une jeune femme introvertie, essaie de consoler son amie Caroll, qui vient de découvrir que son petit ami la trompe. Les filles s'enivrent et prennent de la drogue. Intoxiquées et étourdies, elles commencent à jouer autour du toit de l’immeuble d’Alyce, mais Caroll est complètement ivre et trébuche sur le parapet et chute depuis le sixième étage. Depuis cet accident, Alyce se réfugie dans la drogue, l’abus de médicaments, le sexe jusqu’à en perdre sa santé mentale… Les nuits d’Alyce sont hantées par la culpabilité dans un monde merveilleux de cauchemars, de brutalité, de sexe, de drogues et de violence.

Mon avis :

La jaquette annonce clairement la couleur, on a affaire ici à un film d'horreur aux influences asiatiques évidentes. Jay Lee ("The Slaughter", "Zombie Strippers!", "The House with 100 Eyes") nous offre un spectacle généreusement gore et non dénué d'humour, malgré un traitement beaucoup plus sérieux que sur son "Zombie Strippers!", film qui nous avait assez déçu malgré un titre et une affiche ô combien prometteurs! Cette fois, le réalisateur ne nous déçoit pas et nous surprend même avec des influences asiatiques bien éloignées de ses précédents films (il fallait bien que cela arrive avec un tel nom!). Cette inspiration se ressent dès les premières apparitions du fantôme de Carroll, la meilleure amie d'Alyce, que cette dernière voit apparaître, hantée par la culpabilité. Dès le début, le personnage d'Alyce apparaît comme étant perturbé, tellement fascinée et amoureuse de sa copine qu'elle l'a copie sur tout, prenant par exemple la même sonnerie de téléphone... Alors, quand l'accident arrive, suite à une prise de drogues, elle déraille complètement au point de tout accepter et de tout sacrifier pour des doses. Cela aurait pu s'arrêter là, mais malheureusement, la jeune femme va disjoncter encore plus et va alors tomber dans une spirale de violence absolument inouïe, faisant basculer le métrage dans un délire gore bien fun, mais aussi particulièrement sordide et grotesque, mais tellement jouissif... Les amateurs d'hémoglobine seront servis et pour ne pas gâcher le spectacle, les effets sont en plus vraiment très bien faits et très démonstratifs. L'actrice principale, Jade Dornfeld ("Christmas evil") est tout à fait convaincante, mais on remarquera aussi l'acteur fétiche de Gregg Araki, James Duval ("The Doom Generation", "Nowhere", "Donnie Darko"), au visage toujours aussi sympa et empreint de naïveté, Eddie Rouse ("Pandorum"), excellent dans le rôle du dealer, Tracey Walter ("I Spit on Your Grave", "Le silence des agneaux") au faciès si reconnaissable et la jolie Tamara Feldman ("Hatchet", "Dangereuse séduction"), qui donne ici pas mal de sa personne (notamment lorsqu'elle est agonisante sur son lit d'hôpital...). Enfin, la mise en scène est soignée, avec en prime une jolie photographie et une musique plutôt pas mal...

Espérons donc que Jay Lee continuera sur cette lancée pour ses prochains longs métrages! En tous cas son mélange d'horreur et d'humour est ici parfaitement dosé et fera certainement mouche auprès des amateurs du genre!

Le film sort le 3 avril chez Emylia en combi DVD + Copie digitale et en combi Blu-ray + Copie digitale. Le DVD est présentait au format 1.78, 16/9ème avec des pistes 5.1 Dolby digital et dts Digital Surround pour la version originale et 5.1 Dolby Digital pour la version française, alors que le Blu-ray est au format AVC 1080p/24 [1.78], avec des pistes 7.1 dts-HD High Res Audio dans les deux versions. La copie digitale H.264 est quant à elle uniquement en Français 2.0 AAC et en illimité comme toujours chez l’éditeur.

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21.03.12

06:15:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Convoy busters

Tout à la gloire de l'acteur Maurizio Merli, ce Convoy bustersva allègrement verser dans le "poliziotesco" sans fioriture et sans innover et il faudra compter sur une action omniprésente et sur le savoir-faire du réalisateur Stelvio Massi (un habitué du genre) pour rendre l'ensemble plaisant à suivre.

Le script va suivre le commissaire Olmi dans différentes enquêtes d'abord pour le suivre cherchant à mettre derrière les barreaux un trafiquant de diamant haut placé pour ensuite essayer de démanteler un autre trafic, d'armes cette fois-ci.

Convoy busters

Bien scindé en deux parties distinctes, le métrage va d'abord prendre place à Rome pour y suivre l'enquête du commissaire Olmi suite à la découverte du cadavre d'un demoiselle retrouvée la gorge tranchée puis d'une voiture carbonisée contenant le corps d'un jeune homme, deux affaires dont le lien sera mis en évidence par un témoin pompiste ayant la première victime monter dans le véhicule retrouvé incendié. L'interrogatoire de la troisième personne vue dans la voiture conduira le commissaire sur la piste d'un jeune homme, fils d'un riche et influent propriétaire d'une compagnie d’aviation, Degan, les crimes ayant été perpétrés puisque la fille retrouvée égorgée aura entendu une conversation téléphonique de Degan liée à un trafic de diamants.

Convoy busters

Ce sera à partir de cet élément basique que Stelvio Massi va coudre une intrigue prétexte à de nombreux passages porteurs d'une action violente, puisque en sus de cette enquête dirigée contre Degan, le commissaire Olmi va intervenir sur d'autres affaires pour à chaque fois les résoudre dans la violence et en n'hésitant bien sûr à tuer les criminels, ce qui nous vaudra quelques fusillades musclées, guet-apens visant le commissaire qui s'en sortira évidemment en usant de son arme, et autres morceaux de bravoure comme cette traque d'un dangereux malfaiteur échappé dans le sang lors d'un transfert et que Olmi (comme par hasard dans les parages) va poursuivre du haut d'un hélicoptère.

Convoy busters

Cette première partie mettra en évidence le caractère brutal et peu soucieux des règles de ce commissaire qui emploiera la force sans retenue et ne négligera pas de frapper les suspects et autres témoins pour le faire parler, nous livrant ainsi un personnage bien dans la tradition du "poliziotesco", tandis que ces méthodes seront bien entendu dénoncées par la presse et que la corruption ambiante ans l'Italie sera également mise en avant avec ce juge qui fera traîner le dossier Degan et le préviendra même d'une imminente arrestation, lui permettant ainsi de fuir à l'étranger.

Convoy busters

Mais bizarrement, après cette fuite et un incident compromettant pour Olmi, le métrage va changer de voie dans sa seconde partie bien distincte qui verra le commissaire e retrouver à la tête d'une brigade en bord de mer où il ne se passe apparemment pas grand-chose, obligeant même Olmi à ranger son arme dans un tiroir. Le métrage laissera même sa place à une romance puisque Olmi va rencontrer la séduisante Anna, mais le soupçon d'un trafic d'armes découvert avec l'arrestation de motards dégénérés assez risibles va bientôt occupé le restant du flm qui se terminera par une prise d'otages et un dernier acte de bravoure du commissaire Olmi.

Convoy busters

A partir de cette intrigue sans surprise mais quand même déroutante en laissant ce Degan impuni et tombant dans les oubliettes de la seconde partie du métrage, le réalisateur Stelvio Massi va imposer un rythme sans temps morts pour pouvoir laisser s'enchaîner toute une série de rebondissements uniquement tournés vers l'action et la violence de ce commissaire adepte de la justice expéditive, évitant ainsi largement à l'ennui le temps de s'installer et réussissant même à magnifier certains passages originaux (comme cette poursuite en hélicoptère), le tout en s'accaparant sporadiquement (et sans chercher le moins du monde à approfondir) les thèmes habituels du genre avec cette corruption et cette violence gangrenant l'Italie des années soixante-dix.

Convoy busters

Mais le film sera surtout une nouvelle vitrine pour l'acteur Maurizio Merli qui, en plus d'être omniprésent à l'écran, va se défaire de toutes les mauvaises situations avec violence mais aussi avec ingéniosité puisqu'il lui faudra aussi bien se servir très régulièrement de son revolver que se battre à mains nues contre des petits voyous quand il ne prendra pas par surprise un groupe de trafiquants de drogue. Et l'acteur tiendra parfaitement son rôle, comme à son habitude, pour forcer un charisme naturel déjà bien présent. A ses côtés, on retrouvera notamment la belle Olga Karlatos, pas encore malmenée par Lucio Fulci dans L'enfer des zombies et qui jouera l'atout charme agréablement. La mie en scène de Stelvio Massi est vie et dynamique pour donner un très bon rythme global au métrage tout en s'offrant quelques effets réussis, notamment avec un usage approprié du ralenti.

Convoy busters

Donc, ce Convoy busters ne brillera pas par son originalité mais arrivera sans mal à divertir et imposer son action virulente et violente avec brio !

Convoy busters

Le DVD édité par No Shame avancera une image nette, remasterisée à partir des éléments originaux, pou avancer une bande-son en italien et en anglais, avec des sous-titres anglais optionnels. Au niveau des bonus, on pourra suivre plusieurs interviews passionnantes, dont celle du fils de Maurizio Merli ou encore des réalisateurs Ruggero Deodato et Enzo G. Castellari, la bande-annonce (suivie de celle de "Cop on fire") et une galerie d'affiches et de photos du flm viendront clore ces bonus, tandis que le DVD sera accompagné par un petit "comic book" très sympathique rendant hommage au genre.

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20.03.12

06:15:00, Catégories: Test / Critique  

Par Flo001fg

La belle bête

Synopsis :

Louise, une veuve bourgeoise, vit avec son fils Patrice et sa fille Isabelle-Marie dans une maison à la campagne. Elle donne toute son affection au premier, simple d'esprit mais très beau, négligeant la seconde, qu'elle trouve laide. D'une jalousie maladive envers son frère, Isabelle-Marie ne cesse de le tourmenter en l'absence de leur mère. Par ailleurs, le nouveau fiancé de celle-ci est rapidement pris en grippe par Patrice. Se laissant séduire par un garçon du coin, auprès de qui elle perd sa virginité, Isabelle-Marie met au monde une fille. Sa nouvelle condition de mère ne calme cependant pas sa rancoeur envers Patrice et Louise, malgré que cette dernière soit atteinte depuis peu d'un cancer de la peau.

Mon avis :

En adaptant le roman de Marie-Claire Blais, « La belle bête », Karim Hussain (« Subconscious Cruelty », « Ascension », « The Theatre Bizarre ») nous livre une nouvelle fois une œuvre dérangeante et déstabilisante, même si cette fois, il sera beaucoup plus accessible pour le grand public. « La belle bête » est un film complexe et pas facile d’accès, sur un sujet tabou qui ne peut laisser indifférent, à savoir l’inceste.

Le réalisateur signe un film lent et souvent onirique, qui risque de laisser pas mal de spectateurs sur le côté, à cause de son rythme d’une part, mais aussi en raison de partis pris parfois étonnants d’autre part. En revanche, pour peu que l’on rentre dans l’univers très particulier qu’il nous propose, on sera alors fasciné par cette histoire d’amour très spéciale. L’histoire suit les relations d’une famille vivant reclus sur elle-même, où Patrice, interprété par Marc-André Grondin (« C.R.A.Z.Y. », «Le premier jour du reste de ta vie », « 5150 Rue des Ormes »), un beau jeune homme, un peu simplet, vit une relation incestueuse avec sa mère, jouée par Carole Laure (« La menace », « Préparez vos mouchoirs », «Maria Chapdelaine ») et sa sœur interprétée par Caroline Dhavernas (« Hollywoodland », « Devil », « The Tulse Luper Suitcases »), une jeune femme perturbée, souffrant de l’indifférence de sa mère et en même temps jalouse de son frère, tout en éprouvant une certaine attirance pour lui. Le trio acteur est absolument impeccable et chacun d’entre eux, surprend par son interprétation, en parfaite adéquation avec les personnages du film. Le réalisateur déstabilise très rapidement ses spectateurs en incluant des plans où un homme à tête de cheval apparaît. On ne saura jamais réellement qui il est, Karim Hussain préférant laisser à chacun, le soin d’interpréter ces apparitions, à sa manière, mais on peut imaginer qu’il s’agisse de l’âme du père défunt ou encore de visions de la jeune Isabelle-Marie, dont certains indices laissent à penser qu’elle a subi un inceste auparavant avec son père. La violence, si elle se passera le plus souvent hors-champ, sera de plus en plus présente au fur et à mesure que les rapports de cette famille vont se dégrader et sera tout de même très crue et dérangeante. Le film est visuellement très beau avec une photographie très travaillée (ce qui n’est guère étonnent de la part du metteur en scène qui est également chef opérateur), des décors très bien choisis, apportant une très belle palette de couleurs et une bande son vraiment excellente signée par le compositeur David Kristian et dont l’importance est absolument primordiale. Tout semble avoir été minutieusement pensé dans ce long-métrage, créant petit à petit une ambiance de plus en plus pesante, voir oppressante. Seule l’excellente chanson « Elephant woman » de Blonde Redhead, permettra quelque peu de faire retomber la tension lors d’une scène où Isabelle-Marie fera la connaissance d’un jeune homme, ainsi que le personnage de Lanz interprété par David La Haye (« Ginger snaps - Aux origines du mal », « Nouvelle-France »), par son côté caricatural et risible voulu par le réalisateur.

« La belle bête » est une œuvre originale, forte et dont on ne sort pas indemne...

L’édition zone 2 proposée par Njutafilms s’adresse plus particulièrement à un public anglophone avec notamment en bonus, un commentaire audio en anglais de Karim Hussain, un making of moitié en français, moitié en anglais, selon les moments, une petite parodie avec des petites peluches faite pendant le tournage par une partie de l’équipe, une très belle galerie photos et la bande annonce du film et pas mal d’autres de l’éditeur. Le film est présenté au format 2.35, 16/9 en français (québécois) dans une piste 5.1 dolby digital. Cette édition peut être achetée à l’unité ou au sein du coffret Karim Hussain collection regroupant les deux précédents films du réalisateur en plus.

L’édition zone 1 de Warner Bros est elle plus adaptée au public français, avec un autre commentaire audio du réalisateur, cette fois, en français, le même making of, une discussion en français entre Marie-Claire Blais et Karim Hussain par téléphone, une autre galerie photo, moins belle que celle de l’édition Njutafilms et la bande annonce. Le film est également présenté au format 2.35, 16/9 en français (québécois) dans une piste 5.1 dolby digital. Cette édition est par contre devenue difficilement trouvable…

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19.03.12

06:15:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Vacanze per un massacro

Réalisé par Fernando di Leo, ce Vacanze per un massacro va se montrer moins violent que l'accoutumée des œuvres du réalisateur mais du coup bien plus érotique et surtout va s'intéresser à des personnages et des situations pour le moins ambiguës.

Le script va laisser un prisonnier évadé séquestrer un couple et une demoiselle dans une maison isolée.

Vacanze per un massacro

D'entrée, le métrage va suivre l'évasion de Joe, un homme s'enfuyant de sa prison à la nuit tombée en échappant à la vigilance des gardiens pour ensuite courir à travers la campagne jusqu'à ce qu'il tombe su rune ferme où un individu décharge sa voiture de sa légumes. Joe l’assommera sans ménagement et devra se défaire d'un autre homme armé d'une fourche qu'il parviendra à maîtriser, le tuant sans scrupule avec son outil, nous présentant ainsi un personnage principal capable de tout, comme le prouvera ce meurtre de sang-froid.

Vacanze per un massacro

Joe ne tardera pas à s'en aller avec la voiture des fermiers et après un court passage en ville stoppé par la présence de policiers, notre homme s'en ira dan la campagne, jetant son dévolu sur une petite habitation isolée qu'il visitera, sans trouver de quoi se nourrir, pour être bientôt obligé de se cacher à cause de l'arrivée des propriétaires des lieux, un couple, Sergio et Liliana, accompagnés par Paola, la sœur de Liliana.

Vacanze per un massacro

Le trio va prendre possession de cette maison secondaire où il sont venus passer le week-end, laissant le réalisateur avancer rapidement une liaison adultère entre Sergio et Paola et nous invitant à suivre le dîner de ces trois-là, observés par Joe, caché à l'extérieur. Fernando di Leo se laissera alors aller à un passage érotique puisque le couple va se livrer à un ébat amoureux dans leur chambre, ce qui va émoustiller Paola, qui, nue, va se caresser langoureusement sous l'oeil de Joe, toujours planqué dehors, mettant ainsi en avant la plastique aguichante de l'actrice Lorraine de Selle.

Vacanze per un massacro

Au petit matin Sergio va s'en aller chasser, non sans avoir profité de la présence de Paola pendant que sa femme dormait, cette dernière ne tardant pas à se rendre en ville faire des courses, laissant de fait Paola seule et à la merci d'un Joe qui ne traînera pas pour investir les lieux dans un but bien précis. Mais Paola va l'aguicher, volontairement ou non, à un tel point que Joe va vouloir la violer, mais la belle Paola va très vite succomber aux charmes de l'homme et s'offrir à lui, ce qui ne l'empêchera pas de vouloir ensuite s'enfuir pour être bien vite rattrapée.

Vacanze per un massacro

La suite de l'intrigue va bien entendu faire revenir vers la maison les autres protagonistes, ce qui obligera Joe à faire certaines révélations et obliger certains protagonistes à des perversions, lui même retrouvant un semblant de tendresse et d'amour avant ce final aussi désespéré que dramatique qui n'épargnera personne, en ayant pris soin auparavant de brouiller les cartes avec des péripéties montrant bien la petitesse et mesquinerie de certains personnages, ce qui sera d'ailleurs une des forces du métrage puisque cela va créer une tension palpable entre les différents caractères en présence, tension qui va perdurer jusqu'au final en obligeant les victimes à des choix ambigus et malaisés à vivre.

Vacanze per un massacro

Mais le réalisateur Fernando di Leo pourra aussi compter sur un érotisme largement présent, la belle Lorraine de Selle n'étant jamais avare de ses charmes et passant quasiment tout le métrage nue ou guère habillée, l'auteur lui faisant très régulièrement prendre des poses suggestives affolantes en sachant tirer au maximum partie de sa présence à l'écran. Mais au-delà même de cet érotisme largement plaisant, l'intrigue parviendra sans mal à embarquer son spectateur dans ce huit-clos malsain où tous les coups seront permis pour que les « victimes » de Joe puissent s'en sortir, quitte à renier leur passé et leur vie présente dans un fourvoiement corrompu mettant Joe au centre des convoitises, sincères ou non.

Vacanze per un massacro

L'interprétation est largement convaincante, portée par un Joe Dallesandro impeccable pour camper ce Joe imprévisible et capable du pire, tandis que la beauté de Lorraine de Selle viendra illuminer le métrage. La mise en scène de Fernando di Leo est efficace pour créer une atmosphère délétère et équivoque, pour en sachant magnifier son casting féminin.

Vacanze per un massacro

Donc, ce Vacanze per un massacro n'ira certes pas forcément dans la direction prévue en ne jouant pas foncièrement sur l'action, mais se révélera être plus que prenant grâce à son intrigue bien trouvée et par son érotisme charmant et plus que présent.

Le DVD italien édité par Raro Video avancera une image nette et sans défaut, pour une bande-son disponible en italien avec des sous-titres anglais optionnels. Au niveau des bonus hélas seule la filmographie du réalisateur sera disponible.

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16.03.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Par Nicore

Pénitencier de femmes

Réalisé par ce vieux briscard de Bruno Mattei, ce Pénitencier de femmes va réussir par moments à se sortir de l'apanage du "W.I.P." classique grâce à une touche de folie propre au réalisateur pour quelques séquences bien démentes qui rehausseront un ensemble sinon assez fade, en sous-employant notamment Laura Gemser, la "Black Emanuelle" dont ce sera ici la septième aventure.

Le script va laisser une jeune femme, reporter pour Amnesty International, se faire enfermer dans un pénitencier afin d'y déceler d'éventuelles maltraitances... Elle ne sera pas déçue du voyage.

Pénitencier de femmes

Le métrage va commencer de manière bien timide et basique pour voir se joindre à un petit convoi de prisonnière une autre détenue, Laura, dont nous suivrons l'arrivée à la prison pour un court mais musclé interrogatoire mené par la directrice et son bras droit adepte de la matraque, nous apprenant ainsi les méfaits (trafic de drogue, tentative de meurtre) dont est accusé Laura. La visite chez le docteur Moran sera bien plus calme celui-ci se révélant être lui-même un détenu et Bruno Mattei ne s'attardera pas sur la nudité très brièvement exposée de la prisonnière et que nous allons découvrir le fonctionnement de cette prison mixte, le quartier réservé aux homme ne servant que de prétexte pour avancer une bagarre générale.

Pénitencier de femmes

Laura fera aussi la connaissance de sa compagne de cellule, vieille femme parlant à son scarabée qu'elle garde dans une petite cage mais qui va prendre Laura en amitié, tandis que la perversité et la méchanceté des gardiennes vont commencer réellement à pointer le bout de leur nez lors d'une fouille de colis. Mai ce sera à la nuit tombée que la perversion régnant sur les lieux va se dévoiler, le réalisateur se lâchant alors pour toute une série de séquences alternant un érotisme peu glorieux avec d'autres passages plus frappés. En effet, deux détenues vont devoir s'adonner à des attouchements sous l’œil du bras droit de la directrice qui se masturbera avant de frapper les deux femmes, tandis que deux détenues vont se livrer à une courte séance saphique, alors que le lendemain Laura va refuser d'aller jeter un seau plein de déjections pour au contraire le lancer sur le gardiennes, déclenchant un bagarre dans la merde assez amusante, ce qui conduira Laura en isolement dan un cachot lugubre et qui deviendra franchement malsain lorsque des gros rats aux yeux rouges (prologue à ceux de Manhattan à venir pour l'auteur ?) vont venir attaquer Laura, pour quelques gros plans gores simplistes mais plutôt réussis, les bestioles n'hésitant pas non plus à grimper jusque dans la chevelure de leur victime du jour.

Pénitencier de femmes

En parallèle à cette séquence, une détenue sera livrée à deux prisonnier lubrique, le tout sous l’œil gourmand de la directrice, elle-même accompagnée par un responsable local de la police, pour ce qui sera très certainement le meilleur passage du métrage, puisque même si d'autres coups de folie suivront (comme cette prisonnière s'exhibant à la fenêtre sous le regard des détenus masculins en promenade, ce qui ne plaira pas à l'homosexuel du groupe qui se sentira bafoué et le payera très cher, ou encore cette bagarre entre détenues qui verra l'une d'elles dévaler une pente du chantier où elles travaillaient pour finir en bas aussi ensanglantée que morte), aucun ne se montrera aussi volontaire et bien mis en scène.

Pénitencier de femmes

La seconde partie du film verra la véritable identité de Laura découverte par la directrice, et bien entendu, devant le risque de voir les "dysfonctionnements" de la prison étalés au grand jour, elle va chercher à se débarrasser de Laura/Emanuelle, après lui avoir fait avouer la vérité à grands coups de matraque ou en la plaçant dans un caisson métallique sur lequel deux gardiennes vont frapper pour faire un bruit horrible et fortement résonnant, pour un sévice assez innovant. Cette seconde partie sera plus classique, Emanuelle étant évidemment aidée par le gentil docteur Moran (qui aura des vues sur elle), lorsque celle-ci sera droguée afin de la tuer à petit feu (et aussi violée par le compagnon de la directrice au passage), avant l'obligatoire rébellion des prisonnières qui va favoriser la fuite du couple dans les bois, bientôt poursuivis par les policiers et leurs bergers allemands jusqu'au dénouement se voulant surprenant alors qu'attendu.

Pénitencier de femmes

Si 'l'intrigue en elle-même restera fondamentalement dans le carcan du "W.I.P." de base, on pourra quand même compter sur l'habituel "coup de patte" de Bruno Mattei pour apporter un petit plus avec ces coups de folie graphiques et sanglants et ces quelques plans remarquables (comme cette prisonnière hurlant au milieu des gardiens et de leurs chiens après la bagarre mortelle du chantier), car sinon l'ensemble serait resté bien terne, avec une interprétation quasiment inexistante des seconds rôles, ce qui permettra à Laura Gemser, hélas bien discrète de se faire quand même remarquer, tout comme la belle Lorraine de Selle dans le rôle de la directrice. La mise en scène de Bruno Mattei sera certes parsemée de coup d'éclats visuellement réussis mais peinera régulièrement à donner du rythme et du relief à certaines situations. Les effets spéciaux sanglants seront ici plutôt faciles et simplistes mais bienvenus et volontaires.

Pénitencier de femmes

Donc, ce Pénitencier de femmes sera un « W.I.P. » souvent classique et assez fade mais heureusement une certaine folie viendra sporadiquement relever le niveau avec quelques idées bien tordues et aberrantes !

Pénitencier de femmes

Le DVD édité par X-Rated Kult, proposé en quatre hardboxes (ces boîtiers DVD au format "livre" chers à l'éditeur!) aux affiches différentes, disposera d'une image nette et sans scories visibles, pour une bande-son proposée en anglais et en allemand, sans aucun sous-titres. Au niveau des bonus on retrouvera les bandes-annonces allemandes et américaines du métrage ainsi qu'une galerie de photos d'exploitation allemandes du film et une galerie d'affiches, l'éditeur nous gratifiant en outre d'une multitude de bandes-annonces de ses autres titres.

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15.03.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

New York est le terrain de jeux de Blest. Il passe ses journées à voler des aérosols de peinture dans les quincailleries locales - et ses nuits à se défoncer et taguer dans les rues avec son groupe de graffeurs. Il est le graffeur le plus recherché sur la liste noire du NYPD, et dans le même temps, retient toute l'attention de la scène des galeries locales. Mais les choses tournent mal lorsque Lune 15 ans, le plus jeune membre du groupe de Blest, est arrêté et brutalisé par la police new-yorkaise. Les graffeurs décident de se venger en menant une guerre des "graffitis" contre la ville: une bataille qui finit par leur coûter plus d'une vie. "Bomb the System" est tiré d’une histoire vraie en plein New York - un poème cinématographique dédié à l'art du graffiti, et de la ville où tout a commencé il y a plus de deux décennies.

Mon avis :

Sorti en 2002, "Bomb the system" est un sympathique film indépendant sur un univers peu abordé dans le monde du cinéma, celui des tags (il y avait eu tout de même "Wild Style" en 1983, mais cela date!).

Pour son premier long-métrage, Adam Bhala Lough ("Weapons", "The Upsetter", "The Carter") met en scène cette histoire de tagueurs avec un style très stylisé, souvent très clipesque, ce qui rebutera certainement certains spectateurs, mais pour ma part, j'ai trouvé que cela collait pas mal au style très underground du film.

Pour les amateurs de graffitis, ce film est ou sera certainement culte, mais pour les autres, il permet de cerner un peu mieux les motivations particulièrement obscures et incomprises des gens qui pratiquent ce mode d'expression, qu'eux, considèrent comme un art.

Si le film fonctionne, même pour les non-initiés, c'est pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il y a son acteur principal, Mark Webber ("Scott Pilgrim", "Weapons", "Shrink"), qui incarne un personnage attachant et toujours crédible, alors que l'actrice Jaclyn DeSantis ("Carlito's Way: Rise to Power") apporte, quant à elle, une touche de charme non négligeable.

D'autre part, il y a des scènes situées dans des lieux insolites, comme ce temple hindou situé au cœur d'un cargo désaffecté, qui apportent un certain cachet au film. Enfin, l'histoire ne se limite pas aux graffitis et l'intrigue est suffisamment haletante pour susciter notre intérêt, notamment grâce à ce jeu du chat et de la souris que se livrent les tagueurs et les policiers.

On pourra certes reprocher à ce long-métrage d'être un peu trop caricatural, notamment dans sa représentation de la police, mais bon, c'est un film pro-tagueurs! Alors ce n’est guère surprenant...

Si l'univers des graffitis vous fascine ou vous intrigue (Qui ne s'est jamais demandé ce que voulaient dire ces inscriptions?), "Bomb the system" est pour vous!

"Bomb the system" est sorti dans le commerce le 6 mars chez Asilum (une des marques d' Emylia) en combi DVD + Copie digitale au format 1.78, 16/9 avec des pistes anglaises 5.1 Dolby digital et 5.1 dts digital surround, ainsi qu'en version anglaise 2.0 AAC pour la copie digitale, le tout évidemment accompagné de sous-titres français.

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14.03.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Cheval de guerre

Réalisateur
 : Steven Spielberg

Date de sortie du film au cinéma
: 22 février 2012

Durée du film : 2h27

Avec : Jeremy Irvine (Albert Narracott), Emily Watson (Rose Narracott), Peter Mullan (Ted Narracott), David Thewlis (Lyons), Niels Arestrup (Grand-père), etc.

Par Nicofeel

Après l'intermède Tintin, Steven Spielberg est de retour avec son nouveau film. Il s'agit cette fois de Cheval de guerre.
Ce film montre l'histoire d'amitié entre un jeune britannique pauvre, Albert Narracott, et le cheval que son père a acheté, à qui l'on attribue le prénom de Joey.
Il faut d'abord noter que ce film est déjà destiné aux gens qui apprécient les chevaux car le film laisse la part belle à cet animal, notamment au début du film où le dressage du cheval dure un bon moment.
Ce film est surtout l'occasion de dresser une belle histoire d'amitié entre ce cheval, qui va connaître de multiples épisodes et toujours s'en sortir, et les gens qui vont le posséder à un moment. Steven Spielberg démontre que l'homme peut avoir un lien particulier avec le cheval, un peu comme dans un western où il est la monture naturelle de l'homme.
Ce film, qui reste destiné à toute la famille, laisse la part belle à une nature bienveillante. Les chevaux sont présentés comme de fidèles compagnons.
Pour autant, on n'est pas à un moment particulièrement facile puisque l'action du film se déroule durant la première guerre mondiale. Ce cheval, Joey, va donc être amené à voir les horreurs de la guerre, en étant d'abord du côté des Britanniques puis du côté des Allemands lorsqu'il est fait prisonnier.

Même si le film n'est nullement sanglant (le réalisateur ayant pris le parti d'aseptiser la guerre, peut-être en raison du public qui est visé par ce film), il n'empêche que l'on assiste à quelques scènes terribles : le massacre des Britanniques qui viennent se battre à cheval avec leurs armes blanches alors que leurs ennemis disposent de mitrailleuses qui font des dégâts colossaux ; les enfants allemands qui sont fusillés parce qu'ils ont déserté ; la ferme de Grand-père (Niels Arestrup) qui est pillée par les Allemands.
Jusqu'aux deux tiers du film, on peut se dire que les moyens mis en œuvre, la photographie, les décors, la mise en scène et l'histoire font de Cheval de guerre un film très intéressant.
Malheureusement, dans le dernier tiers, le scénario du film part « en sucettes » et on se demande si Spielberg n'en a pas fait trop.
Ainsi, certaines scènes sont au mieux révélatrices d'un esprit « bisounours », au pire révélatrices d'une certaine niaiserie. La scène la plus ridicule est sans conteste le moment où un soldat Britannique reçoit le coup de main d'un Allemand pour enlever les barbelés dans lesquels s'est pris Joey.
Toujours dans la même idée, on a droit à Albert qui sent que son cheval est proche et qui le sauve miraculeusement d'une mort certaine.
Au niveau du scénario, on pourra aussi s'étonner du fait que Grand-père paye une somme d'argent très importante pour récupérer Joey alors que l'on sait pertinemment que les Allemands ont pillé tous ces biens.
Vers la fin du film, on assiste aussi à une scène où la mère d'Albert fait du jardinage la nuit !
Alors certes tout ceci ne nuit pas fondamentalement au film et cela ne dérangera sans doute pas les spectateurs qui ont gardé leur âme d'enfant, mais tout de même je trouve que cela est quelque peu gênant. Ces facilités scénaristiques censées apporter à un côté merveilleux au film pour contrebalancer l'horreur de la guerre sont un peu « too much ». C'est dommage car le film partait sur de très bonnes bases.
Au final, Cheval de guerre constitue une belle histoire, gâchée un peu par l'aspect « mielleux » du film. Ce long métrage constitue donc à mon sens un film mineur dans la filmographie de Steven Spielberg.

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13.03.12

06:30:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Sam Rockwell est Bill, un ancien joueur de basketball dont la vie a quelque peu mal viré. Il s’occupe de la vaisselle dans un restaurant, est divorcé de sa femme et peine à avoir une relation normale avec sa fille. Ainsi, quand le responsable du lycée vient lui demander d’entraîner l’équipe de basketball féminine, ce n’est clairement pas le job de sa vie, mais c’est toujours mieux que ce qu’il fait maintenant.

Mon avis :

Je dois bien avouer qu'à la vue de l'affiche du film, je n'étais guère tenté et pourtant, cela aurait été une grosse erreur de passer à côté de cette petite comédie, parfois dramatique, forte attachante. "Saison gagnante" m'a fait énormément penser à des films comme "Les Indians", en un peu moins comique certes, mais avec le même esprit. Pour sa deuxième réalisation, James Strouse ("Grace Is Gone") s'en sort très bien, arrivant à rendre immédiatement attachants ses personnages, même son héros qui n'apparaît pas forcément sous un angle très sympathique au départ. Sous ses allures de Tom Cruise sorti de "Né un 4 Juillet", Sam Rockwell ("Moon", "Iron man 2", "Confessions d'un homme dangereux") incarne à merveille un looser, pessimiste et bourru, mais rapidement, on éprouve pour lui une certaine empathie. Les jeunes actrices sont également parfaites, chacune dans leur rôle, comme par exemple, la charmante Emma Roberts ("Wild Child", "Nancy Drew"). Certes, le scénario est déjà-vu et assez prévisible (on se doute bien que le héros va réussir à renouer avec sa fille et qu'il mènera son équipe au plus haut...), mais le tout est rattrapé par des dialogues souvent savoureux. Quant à la fin, elle est très drôle (Sam Rockwell y est irrésistible!), tout en étant suffisamment émouvante, comme de nombreux moments du film d'ailleurs et cela sans jamais tomber dans le mélo.

Ne vous fiez donc pas aux apparences, "Saison gagnante" mérite vraiment que vous vous y attardiez!

Sam Rockwell en compagnie du réalisateur James Strouse

"Saison gagnante" est sorti dans le commerce le 6 mars chez Asilum (une des marques d' Emylia) en combi DVD + Copie digitale au format 1.78, 16/9 avec des pistes anglaises 5.1 Dolby digital et 5.1 dts digital surround, ainsi qu'en version anglaise 2.0 AAC pour la copie digitale illimitée, le tout évidemment accompagné de sous-titres français.

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12.03.12

06:30:00, Catégories: Nouveautés, Box office cinéma  

Par Flo001fg

Synopsis :

Aujourd'hui est le plus beau jour de la vie de Koldo et Clara, ils se marient. Ils ont réuni toute leur famille et leurs amis dans une somptueuse maison de campagne. Mais durant la soirée, certains invités tombent étrangement malades. En quelques instants, une terrifiante vague de violence s'abat sur la fête et le rêve vire au cauchemar... Séparés au milieu de ce chaos, les mariés se lancent alors, au péril de leur vie, dans une quête désespérée pour se retrouver...

Mercredi 7 mars 2012, avant-première mondiale de « [REC]³ Génesis » au Grand Rex, je me rend dans cette salle mythique munie de mon invitation. Dès mon arrivée, je suis accueilli par une horde de zombies, juste après m’être vu offert un joli tee-shirt du film et un masque de protection afin d’éviter toute contamination. J’entre dans la salle. Quel bonheur ! C’est vraiment une des plus belles salles qu’il m’est été donné de voir et c’est toujours avec émerveillement que je la redécouvre à chaque fois que j’y vais. Je patiente environ une demi-heure et enfin, les hostilités commencent avec l’arrivée d’une partie de l’équipe du film, avec entre autres, la comédienne française Claire Baschet, la jolie actrice espagnole Leticia Dolera, l’acteur Diego Martín, le chef opérateur Pablo Rosso, le producteur, mais surtout Paco Plaza, le réalisateur du film. Une chance pour nous, Leticia Dolera et Paco Plaza, qui prendront la parole, parlent assez bien français. Débarquent alors des zombies qui investissent la scène, demandant au metteur en scène espagnol, de marier deux d’entre eux, déguisés en mariés comme dans le film. Une fois ce mariage accomplit, tout ce beau monde quitte l’estrade pour nous permettre de découvrir ce troisième volet de la série [Rec].

Mon avis :

Malgré deux premiers volets forts sympathiques, je dois reconnaître que je n’attendais pas grand-chose de cette préquelle. L’action prend place lors du mariage d’un jeune couple. A nouveau, celle-ci est filmée à la manière d’un [REC], c’est-à-dire avec un caméscope numérique amateur ou une caméra pro selon la personne qu’on suit. La cérémonie du mariage va bien se passer, la fête va battre son plein, même si on sentira la menace poindre le bout de son nez avec cet oncle blessé à la main suite à une morsure de chien. Mais tout à coup, le tonton infecté va se transformer en zombie lors d’une scène bien délirante, créant une panique incommensurable parmi l’assistance. L’action est lancée et elle ne s’arrêtera alors qu’à la fin ! Car « [REC]³ Génesis », c’est tout simplement un gros délire gore, complètement décomplexé ! On ne s’ennuie pas une seconde, on se marre énormément et on en a pour notre argent ! Ce troisième opus est donc très différent des deux précédents, car à aucun moment, il ne se prend au sérieux. Bien au contraire ! C’est un grand n’importe quoi ! Mais quel kiff !!! Certaines scènes gores sont vraiment mémorables, tout en étant toujours extrêmement fun. C’est vraiment quelque chose de voir la mariée armée d’une tronçonneuse partir à la rescousse de son mari… De même que de le voir lui équipé d’une armure et armé d’une masse d’arme ! Alors certes, le scénario tient sur un timbre poste, mais vu le spectacle, franchement on s’en fout !

En dehors de son humour omniprésent, faisant d’ailleurs tout le temps mouche, on notera un autre élément important qui a changé par rapport aux deux précédents opus, risquant probablement de déstabiliser les fans purs et durs de la saga ; cette fois à part au début du film, l’action est filmée de façon normale et non caméra à la main. Leticia Dolera (« Disparitions », « Man Push Cart », «[REC]²») crève littéralement l’écran. La jeune actrice espagnole semble s’être donnée à fond dans son rôle, elle apporte son charme et son énergie à ce troisième épisode survitaminé, à prendre évidemment au second degré pour pouvoir l’apprécier. Alors bien entendu, on pourra être déçu que ce ne soit pas la préquelle attendue, car on n’apprend rien de nouveau par rapport aux évènements liés aux deux premiers films. Personnellement, j’ai pris un tel pied en regardant ce film que cela ne m’a absolument pas manqué. On dirait que Paco Plaza (« Les enfants d’Abraham », « L’enfer des loups », «[REC]») a voulu ici faire son « Army of darkness », tout en nous offrant une belle histoire d’amour bien déjantée.

Au Grand Rex, la majorité du public semble avoir tout comme moi apprécié grandement le spectacle, alors si comme nous vous avez envie de passer un bon moment sans trop réfléchir, précipitez-vous dans les salles à partir du 4 avril, car ce film doit être vu en salle et si possible avec un super son !

Ma soirée s’est alors terminée, on ne peut plus agréablement, avec l’opportunité de rencontrer une partie de l’équipe du film et d’avoir quelques dédicaces de Paco Plaza, du chef opérateur et des deux actrices présentes. Je suis rentré chez moi heureux et j’ai passé une nuit d’enfer faite de rêves largement influencés par ce que j’avais vu lors de cette soirée que je ne suis pas prêt d’oublier !

Sortie nationale le 4 avril 2012

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11.03.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Box office cinéma  

Par Flo001fg

Synopsis :

Le cadavre mutilé d’une jeune femme est retrouvé à son domicile. Pas d’effraction, pas de témoin : le crime est parfait. L’enquête est confiée au commandant Lassalle, un flic expérimenté et solitaire, détruit par la mort de sa femme. Alors que d’autres meurtres tout aussi sanglants sont perpétrés, Lassalle est intrigué par la personnalité d’un aveugle, Narvik. Mais l’alibi du suspect est plausible et son infirmité le met hors de cause. Un étrange duel, telle une partie d’échecs, s’engage alors entre les deux hommes.

Mon avis :

Le premier film de weareproducteurs.com arrive enfin sur nos écrans. Ce projet original est né en partie grâce aux internautes inscrits sur ce site communautaire, où ils ont pu, tout au long de l’élaboration de ce long-métrage, participer aux décisions afin de choisir le film qu’ils souhaitaient parmi cinq idées originales de Luc Besson. Le résultat est un thriller sympathique, assez étrange, car mêlant à la fois thriller psychologique et comédie, mais pas complètement convaincant en grosse partie à cause d’invraisemblances de certains actes du tueur.

La réalisation signée par Xavier Palud (co-réalisateur de « Ils » et « The eye » avec David Moreau) est plutôt soignée, même s’il ne convainc pas autant que dans son premier excellent long-métrage. Le film débute à la manière d’un giallo avec tous ses codes (femme assassinée brutalement, tueur dont on ne voit pas le visage, gants noirs et armes blanches !), mais contrairement aux films de ce genre si particulier, l’identité du tueur va être révélé très rapidement et les meurtres sadiques vont varier constamment. L’action va alors se concentrer sur l’affrontement entre les deux personnages principaux, le tueur aveugle interprété par Lambert Wilson (« Chouans ! », « Matrix reloaded », « Des hommes et des dieux », « Comme les autres ») et le flic joué par un étonnant Jacques Gamblin (« Holy Lola », « Tenue correcte exigée », « Pédale douce »). Le duo va s’avérer être le principal point fort du film, même si certains acteurs comme Raphaëlle Agogué (« Comme un chef », « La rafle ») et Pascal Demolon (« Tout ce qui brille », « Braquo ») arriveront également à tirer leur épingle du jeu. Autre point fort du film, ses dialogues bien écrits, parfois très savoureux et qui font souvent mouche. Le scénario d’Eric Besnard (« Le convoyeur », « Ca$h », « Babylon A.D. ») tient pas trop mal la route, le soucis, ce sont la nature des meurtres, qui ne sont malheureusement pas très crédibles par rapport à la personnalité du tueur, ni ces réactions par rapport à ses motivations. Dommage, car cela nuit un peu notre plaisir. D’ailleurs, dans un thriller classique, cela l’aurait complètement gâché… Si l’ensemble se regarde tout de même avec plaisir, c’est grâce aux nombreuses touches d’humour, tirant souvent le film vers la comédie, car étonnement on rie assez souvent.

Cette collaboration entre Orange et EuropaCorp est donc plutôt concluante, car malgré ses défauts « A l’aveugle » demeure un divertissement agréable et assez attachant. En tous cas, le fait d’avoir ainsi impliqué le public est une expérience intéressante et pour plus de 12000 personnes, ce film restera un peu comme étant leur bébé !


Sortie nationale dans les salles le 7 mars 2012

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10.03.12

06:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Moontrap

Réalisateur : Robert Dyke

Date de sortie du film au cinéma : 1989

Durée du film
 : 92 minutes

Avec : Walter Koenig (Jason Grant), Bruce Campbell (Ray Tanner), Leigh Lombardi (Mera), etc.

Par Nicofeel

Robert Dyke, ça vous dit quelque chose ? Non, eh bien moi non plus. Pour autant, je me suis laissé tenté par ce Moontrap, film des années 80 mis en scène en 1989 par Robert Dyke.
Le film n'est pas très connu et pourtant la jaquette sympathique du film m'a donné envie de le regarder. Je me suis dit que je tenais peut-être là une sympathique série B. En fait, à l'arrivée on est plus proche du film qui oscille entre navet et film Z que de la série B.
Moontrap a une histoire assez simple : deux astronautes ramènent d'un satellite un étrange objet ovale (ce n'est pas un ballon de rugby, mais presque!) et un squelette humain qui serait daté de plus de 14 000 ans ! Alors que l'objet ovale semblait vide, en fait il contenait une étrange créature qui se transforme en un robot géant.
On sent bien la repompe au film Alien, sauf que Robert Dyke n'instaure aucune ambiance particulière et fait un film qui part franchement en sucette.

Car après avoir détruit le robot (cela dit c'était pas trop dur dans la mesure où le robot ne bougeait quasiment pas!), les deux astronautes retournent sur ce satellite pour voir ce qu'elle contient. Mais il n'y a qu'eux d'eux qui y vont, alors qu'on se doute bien qu'il y a un danger potentiel important !
Niveau scénario, cela n'est pas grandiose et pourtant le scénariste va faire bien pire par la suite. En effet, notre duo d'astronautes va tout de même trouver une jeune femme qui est endormie dans une sorte de caisson et se réveille juste au moment où ils arrivent ! Les choses sont tout de même bien faites. On comprend qu'a priori cette jeune femme est là depuis un bon moment. Toujours est-il que l'intérêt de la présence de cette jeune femme n'est pas évident. Ah si, juste après qu'un des deux protagonistes ait été tué par un robot, son compère en profite juste après pour faire l'amour avec la jeune femme. La scène est parfaitement ridicule car pour trouver un endroit intime, les deux tourtereaux montent en deux temps trois mouvements une tente qui fait plus penser à un igloo qu'autre chose. Cette scène de sexe paraît complètement inutile et n'a d'autre but que de répondre à un cahier des charges pour montrer des seins.
En tout cas, les robots sont sympathiques puisqu'ils attendent précisément la fin de la scène d'amour pour attaquer nos deux tourtereaux.
Au vu du scénario et de la succession des scènes, on comprend aisément que le film fait dans le grand n'importe quoi.
Pour ne rien arranger, le film dispose d'un budget assez mince. C'est la raison pour laquelle les navettes spatiales ne sont rien d'autre que de vulgaires maquettes. Par ailleurs, toujours en raison de ce budget étriqué, le réalisateur fait parfois des ellipses qui sont un peu rudes. Les raccords ne sont pas toujours géniaux.
De plus, la distribution du film ne méritera pas l'oscar de la meilleure composition. On sent les acteurs peu inspirés. Même Bruce Campbell, qui est généralement un acteur qui réussit à tirer son épingle du jeu, on le trouve pas vraiment à son avantage dans ce film qu'il traverse sans donner l'impression d'apporter un plus.
Au final, Moontrap est un film de science-fiction qui doit composer avec un budget très faible et on le ressent à l'écran. Par ailleurs, le réalisateur n'est pas non plus à son aise et met en scène un film avec une naïveté certaine. In fine, les seules personnes qui sont à même d'apprécier ce genre de film seront les amateurs de navet, voire de bon gros Z. Pour les autres, à moins d'avoir du temps à perdre, il convient de passer son chemin.

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09.03.12

06:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Louise Wimmer

Réalisateur : Cyril Mennegun

Date de sortie du film au cinéma : 4 janvier 2012

Durée du film : 80 minutes

Avec : Corinne Masiero (Louise Wimmer), Jérôme Kircher (Didier), Anne Benoit (Nicole), Marie Kremer (Séverine), Jean-Marc Roulot (Paul), Frédéric Gorny (le manager de l'hôtel), etc.

Par Nicofeel

Premier film de fiction du français Cyril Mennegun, Louise Wimmer témoigne de notre société actuelle. Si le film ne se veut pas un manifeste contre notre société, il n'en montre pas moins que pour nombre de nos concitoyens la situation peut être préoccupante.
Celle de Louise Wimmer le prouve sur de nombreux aspects. Cette femme âgée de 50 ans est dans un état critique sur le plan économique et social.
Au niveau économique, elle ne peut compter que sur ses (faibles) revenus de femme de ménage dans un hôtel alors qu'elle a les huissiers qui sont sur le point de lui saisir les rares biens qu'elle possède. Elle n'arrive pas à rembourser ses dettes. Elle en est arrivée à un stade où elle est obligée de dormir dans sa voiture.
Pour s'en sortir, Louise Wimmer a choisi un système D qui l'amène parfois à commettre des actes illégaux : elle mange « à l'oeil » dans une sorte de Flunch en prenant l'assiette d'un client une fois que celui-ci a terminé son repas ; elle siffonne l'essence d'un chauffeur routier ; elle prend des douches chez Total. Sans compter qu'elle se fait remplacer la culasse de sa voiture gratuitement par l'ami d'un ami.

Pour ne rien arranger, Louise Wimmer doit faire avec un lien social qui s'est particulièrement éfiloché. Ainsi, elle est séparée de son mari qui a refait sa vie avec une nouvelle femme. Quant à ses rapports avec sa fille, ils sont quasiment insignifiants, la seule rencontre ayant lieu lorsque sa fille lui demande un service.
Malgré tout, elle refuse de se laisser abattre. Louise Wimmer est une anonyme qui trouve un équilibre précaire auprès d'autres anonymes. Il y a Nicole, la tenancière d'un bar-tabac, qui lui fait crédit et la soutient. Il y a aussi son copain Didier avec qui elle fait quelques paris sportifs. Et puis il y a cet homme qu'elle rejoint de temps à autre dans une chambre d'hôtel afin d'assouvir ses pulsions sexuelles.
Louise Wimmer est un film très intéressant par sa capacité à faire de son « héroïne » le symbole de notre époque où la crise est omniprésente. A ce titre, on est proche du documentaire, milieu dans lequel a évolué auparavant le réalisateur Cyril Mennegun.
Louis Wimmer constitue aussi tout simplement un très beau portrait de femme. L'actrice Corinne Masiero est impressionnante de naturel dans le rôle de Louise Wimmer. Elle donne corps à cette femme qui est dans une situation difficile mais qui souhaite coûte que coûte s'en sortir. Le réalisateur français ne fait jamais dans le misérabilisme car Louise Wimmer est une battante. Elle cherche à quitter la galère qu'elle connaît actuellement.
La seule aide qu'elle demande à la société est l'octroi d'un logement social. On la voit à plusieurs reprises en entretien avec une assistante sociale d'un CCAS.
De manière générale, Louise Wimmer est une femme qui entend conserver sa dignité et même si les événements sont parfois difficiles, elle prend toujours le soin de se laver et de se coiffer notamment. Car si son condition économique est malaisée, elle n'en demeure pas moins la même personne. C'est quelqu'un qui a envie de vivre. Ce que prouve par exemple cette très belle scène où on l'observe en train de danser et de s'abandonner sur la musique ô combien rythmée et caractéristique de la chanteuse Frida intitulée « I know there's something going on. » Dans le même ordre d'idée, cette rage de vivre se matérialise lors de ce moment où elle se met à danser seule, en faisant face à la ville.
Et puis comme pour apporter dans cet environnement un signe d'espoir, voire même indiquer que tout est possible si on s'en donne les moyens, le réalisateur Cyril Mennegun a choisi de conclure son film par un happy-end.
On ne peut que se satisfaire de l'issue apportée à Louise Wimmer, avec la très belle chanson The day of Pearly Spencer de Rodolphe Burger lors du générique de fin.
Film ramassé sur seulement 80 minutes, Louise Wimmer est porté à bout de bras par son actrice principale, qui impressionne par sa justesse de ton. Ce film n'est pas fondamentalement facile à regarder car il dresse un portrait juste mais critique de notre société. L'émotion vraie qui se dégage de ce long métrage, par l'utilisation notamment de nombreux gros plans sur l'actrice principale du film, est une raison de plus d'aller voir Louise Wimmer.

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08.03.12

06:40:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The descendants

Réalisateur : Alexander Payne

Date de sortie du film au cinéma : 25 janvier 2012

Durée du film : 110 minutes

Avec : Georges Clooney (Matt King), Shailene Woodley (Alexandra King), Amara Miller (Scottie King), Nick Krause (Sid), Patricia Hastie (Elizabeth King), Beau Bridges (Cousin Hugh), Brian Speer (Matthew Lillard), Julie Speer (Judy Greer), etc.

Par Nicofeel

Auteur de Monsieur Schmidt (2003) et de Sideways (2005), Alexander Payne nous offre avec The descendants son nouveau long métrage.
Le cinéaste américain s'intéresse à la famille avec le personnage Matt King (Georges Clonney), qui voit sa vie s'effondrer le jour où sa femme a un grave accident et qu'elle est sur le point de décéder. Matt doit alors s'occuper des siens, ce qu'il n'a pas forcément fait pour le mieux jusque-là.
Il est le narrateur de cette histoire et nous offre à cet égard ses réflexions personnelles sur sa famille et sur la vie. Il nous rappelle que l'être humain est par essence complexe. Personne n'est parfait.
Matt est pour sa part un homme qui a surtout passé son temps au travail. C'est un père de famille et un mari qui ne s'est pas assez occupé de sa femme et de ses enfants. Il ne connaît pas ses enfants, à savoir sa fille de 10 ans, Scottie et sa fille aînée de 17 ans, Alexandra, qu'il a placé dans une école privée. Les retrouvailles entre Matt et ses enfants sont donc naturellement difficiles car chacun a presque affaire à un étranger. Matt va donc s'attacher à se rapprocher de ses enfants.
Le film montre très bien que les êtres humains ont tous des bons et des mauvais côtés. Même si en apparence certaines personnes paraissent au-dessus de tout soupçon, cela n'est pas toujours le cas. La femme de Matt, qui est citée en exemple par beaucoup de ses proches, est pourtant une femme qui a une liaison conjugale.

C'est difficile pour Matt dans ces conditions de placer sur un piédestal sa femme qui est sur le point de décéder alors qu'elle l'a trahi.
The descendants est un film qui demeure positif. Par le biais de son personnage central, le réalisateur Alexander Payne fait passer un message qui est pour le moins très clair : comme personne n'est parfait et que la relation humaine est essentielle dans notre société, il convient de minorer les défauts des gens et au contraire de mettre en avant les qualités.
Le film place à la famille au cœur de notre société. Matt a beau être en colère contre son épouse, il décide de lui pardonner son infidélité. Il veut garder d'elle les bons côtés, les bons moments passés ensemble et il entend que ses enfants fassent de même. Ce n'est pas un hasard si à l'hôpital il déclare à sa fille aînée qu'elle ressemble à sa mère, surtout par ses bons côtés.
Se déroulant sur un mode tragi-comique, The descendants est un film qui indique que la vie est difficile et que pour surmonter les épreuves il faut s'appuyer sur deux éléments qui sont intimement liés : la famille et les origines (la relation à ses ancêtres, à sa terre natale).
Sur le premier élément, les événements tragiques (le décès à venir de l'épouse Matt) auront malgré tout le mérite de resserrer les liens entre Matt et ses deux filles. Le temps qu'ils passent ensemble va leur permettre de devenir une vraie famille, pas seulement en raison de l'identité mais tout simplement par les sentiments qui les rapprochent. Les dernières images du film montrent d'ailleurs des rapports apaisés, simples et évidents entre trois êtres qui sont ensemble et forment réellement une famille.
Sur le deuxième élément, Matt est le gestionnaire de domaines fonciers très importants à Hawaï qui peuvent permettre à lui et à ses cousins, de devenir très riches, s'ils décident de vendre ces terres. Mais Matt comprend progressivement que s'il n'a pas vendu ces terres, dont il est le gestionnaire, c'est bien qu'il y a une raison. Ces terres sont celles de ses ancêtres qui ont été léguées de père en fils. Ces terres sont celles qui ont symbolisé les unions heureuses des membres de sa famille qui l'ont précédé. En montrant à plusieurs reprises des photographies anciennes, le réalisateur Alexander Payne évoque avec finesse que le lien que l'on peut avoir avec ses origines. S'il vendait ces domaines, Matt couperait le lien qui le relie avec ses ancêtres.
Pour véhiculer ses thèmes de prédilection, le cinéaste Alexander Payne bénéficie d'une excellente distribution. La jeune Shailene Woodley est très crédible dans le rôle d'Alexandra, la fille aînée et rebelle de Matt. En plus d'être convaincante par son interprétation, cette jeune actrice est très jolie. Nul doute qu'elle devrait être rapidement repérée par d'autres réalisateurs.
Dans ce film, c'est surtout Georges Clooney qui retient l'attention. Il est parfait dans un rôle à contre-emploi, où il est d'une grande sobriété. Le personnage qu'il interprète paraît tout à la fois maladroit et attaché aux siens (la preuve, il fait tout pour que ses enfants soient à l'abri du besoin). C'est ce qui fait de The descendants un film où se mêlent avec justesse comique et tragique. On passe par diverses émotions avec la sensation d'avoir regardé un film vrai, sincère et humaniste.
Sur une musique exotique des plus plaisantes, on passe donc un excellent moment à regarder ce film qui nous rappelle à juste titre que la famille est un rouage essentielle pour affronter les épreuves de la vie.
On attend avec intérêt le prochain film d'Alexander Payne.

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07.03.12

06:30:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Underworld nouvelle ère

Réalisateurs : Mans Marlind et Björn Stein

Date de sortie du film au cinéma
: 8 février 2012

Durée du film : 90 minutes

Avec : Kate Beckinsale (Sélène), Theo James (David), Stephen Rea (le docteur Jacob Lane), Michael Ealy (l'inspecteur Sebastian), India Eisley (Eve), etc.

Par Nicofeel

Et c'est reparti pour un tour ! Comme certaines sagas qui semblent ne jamais se finir, Underworld en est déjà à son quatrième épisode.
Cette fois-ci, ce sont les cinéastes suédois Mans Marlind et Björn Stein qui sont aux manettes du film. Toutefois, Len Wiseman, qui a créé la saga Underworld et mis en boîte les deux premiers films, est tout de même ici encore producteur et scénariste.
Comme le précédent long métrage relatif à Underworld se déroulait dans le passé, on a droit à un flashback inaugural qui nous explique les enjeux de cette histoire. On nous rappelle que depuis des siècles les lycans et les vampires s'affrontent dans des batailles violentes et de grande ampleur. Sauf qu'un jour une vampire, Sélène (Kate Beckinsale) est tombée amoureuse d'un être humain, Michael, qui est devenu un être mi vampire mi lycan.
Aujourd'hui, le film ne se déroule pas dans le passé comme Underworld 3 mais au contraire dans le futur. Sélène et Michael (on ne verra quasiment pas Michael dans le film) ont été fait prisonniers par les humains et ont fait l'objet d'expérimentations pendant plus d'une dizaine d'années.
La première grosse scène du film est intéressante car elle va nous montrer la fuite (voulue par les humains) de Sélène. A cette occasion, on a là un condensé de ce que constitue Underworld : un film de vampire contemporain qui privilégie l'action à tout-va. C'est sûr qu'au niveau de l'action tout cela est plutôt bien foutu. Les meurtres sont légion et on a même droit à quelques scènes sanguinolentes.
Seulement, on aurait pu espérer quelque chose de plus fin.

Plusieurs points qui sont abordé dans ce long métrage ne sont jamais approfondis.
Premier exemple : les expérimentations qui ont eu lieu sur Sélène. On aurait pu espérer que cela aboutisse à quelque chose de surprenant mais finalement mais ce que l'on apprend par la suite n'a rien d'étonnant.
Deuxième exemple : l' extermination des lycans et de vampires par les êtres humains. Un parallèle aurait pu être fait avec notre histoire ou établir à tout le moins un enjeu dramatique sur ce point. Non ce point, comme beaucoup d'autres, est simplement survolé.
En fait, le seul point qui apporte une certaine satisfaction est le personnage étrange constitué par la petite fille Eve qui paraît mignonne en apparence mais se révèle extrêmement dangereuse. Son rapport avec Sélène est plutôt intéressant et on se doute que le personnage d'Eve va pouvoir être exploité dans un prochain Underworld.
Mis à part cela et l'arrivée de quelques nouveaux personnages, il n'y a rien de neuf sous le soleil.
Le film se contente de plusieurs scènes d'action telles que des courses-poursuite ou des fusillades. Il est certain que le rythme du film est tout à fait satisfaisant avec des scènes qui s'enchaînent rapidement. On n'a pas le temps de s'ennuyer.
Mais cela n'est pas suffisant. Le film sonne tout de même assez creux et l'on ne voit pas bien l'intérêt de ce nouvel opus.
En plus, les effets spéciaux qui multiplient les images de synthèse ne sont pas franchement réussis.
Reste la distribution du film avec des acteurs – Kate Beckinsale en tête – qui sont globalement corrects dans leurs rôles respectifs.
Au final, Underworld nouvelle ère est un film qui reste avant tout réservé aux fans de la saga Underworld. Pour les autres, le film peut être vu comme un film d'action sympathique, sans plus. A voir, à défaut d'être chose, mais on n'est pas du tout en présence d'un film majeur de cette année 2012.

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06.03.12

07:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

La femme évoquée par le titre est la dernière survivante d’un clan qui a erré sur la côte nord-est des Etats-Unis depuis des décennies. Elle demeure seule, gravement blessée et vulnérable. Christopher Cleek, avocat brillant et père de famille sérieusement perturbé s’embarque, poussé par ses idéaux tordus dans un projet détraqué : celui de capturer et « civiliser » cette femme, une décision qui mettra bientôt en danger les vies de tous les membres de sa famille.

Mon avis :

Avec "The woman", on a enfin le droit au grand retour de Lucky McKee ("May", "The woods"), qui s'était fait fortement remarqué avec "May", son premier long-métrage en solo. Après avoir été remplacé par ses producteurs sur "Red" une adaptation d'une nouvelle de Jack Ketchum, Lucky McKee retrouve ici l'auteur de "The Girl Next Door" avec qui il signe cette fois le scénario. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ont fait une nouvelle fois fort avec cette histoire dérangeante d'un avocat, en apparence bien sous tous rapports, se mettant en tête de civiliser une femme sauvage capturée après l'avoir repéré lors d'une virée solitaire à la chasse. Cette histoire fait suite à "Offspring" d'Andrew van den Houten, une autre histoire signée par le romancier où une famille de cannibales s'attaquait à une petite ville des États-Unis. Ici, c'est donc une jeune femme issue de cette tribu qui va être capturée. L'avocat va alors la cacher dans sa cave, attachée, afin de la dresser. Pour cela, il va impliquer sa famille qui sera en charge nourrir et laver la jeune femme. Avant même cette capture, le réalisateur nous fera comprendre que l'avocat aura aussi pour but d'assouvir quelques pulsions en montrant la poitrine généreuse de la jeune femme, fantasmée par le chasseur alors même qu'elle l'avait recouverte. Dès, le début de sa captivité, la jeune femme va alors montrer qu'elle n'est pas prête à se laisser faire, en mangeant notamment un doigt à son ravisseur tout en le regardant fixement. Le film va s'avérer être parfois assez gore, notamment dans son final, mais finalement, beaucoup moins choquant qu'un "The Girl Next Door" et cela, même s'il sera plus démonstratif. Il faut dire que le film sera pourvu d'un certain humour noir faisant de celui-ci une satire particulièrement cruelle. Là où "The woman" va se montrer intelligent, c'est dans la façon dont il va nous montrer la dégradation des rapports au sein de la famille et la révolte des femmes au départ soumises à cet homme complètement misogyne. Si le scénario très habile des deux compères va être un atout de taille, il en sera de même pour la mise en scène efficace de McKee, épaulée par une bande son accrocheuse de Sean Spillane et un casting où tous les acteurs sont remarquables, en particulier la jeune Pollyanna McIntosh ("Exam", "Offspring"), véritablement impressionnante dans rôle de la jeune cannibale, Sean Bridgers ("Nell", "Jake's Closet") dans celui de l'avocat et l'excellente Angela Bettis ("May", "The Circle", "Roman"), l'actrice fétiche du réalisateur, dans le rôle de sa femme. Il est à noter pour les personnes pressées de couper les films dès le début du générique de fin, qu’une scène (assez étrange !) se trouve à la fin de celui-ci.

"The woman" est un film bestial et intelligent, qui ne laissera personne indifférent, ni indemne d'ailleurs! Pour moi, c'est la claque du moment!

Après avoir accompagné en avant-première la sortie du numéro de février du magazine Mad Movies dans une édition simple, "The woman" sort officiellement dans le commerce le 1er mars chez Emylia en combi DVD + Copie digitale au format 1.85, 16/9 avec des pistes française et anglaise 5.1 Dolby digital et anglaise 5.1 dts digital surround pour le DVD et en français 2.0 AAC pour la copie digitale illimitée (comme toujours chez l'éditeur), ainsi qu'en combi Blu-ray + Copie digitale au format AVC 1080p/24 [1.85] avec pistes française et anglaise 7.1 dts-HD High res Audio pour le Blu-ray et toujours français 2.0 AAC pour la copie digitale. Les deux éditions sont accompagnées en bonus de scènes supprimées et d'un documentaire intitulé "Malam Domesticam".

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05.03.12

07:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un groupe de scientifiques voit une météorite s’engouffrer dans l’océan, près du Mexique. Un robot géant en sort, quelques jours plus tard. Ce monstre de métal va puiser toute l’énergie électrique disponible, pour l’envoyer dans l’espace, détruisant tout sur son passage.

Mon avis :
Quelle (re)découverte!!! "Kronos" est vraiment pour moi une très belle surprise! Ce film de science-fiction de 1957, réalisé par Kurt Neumann ("La Mouche noire", "Island of Lost Men", "She-Devil") et tourné en RegalScope (CinemaScope en noir et blanc!) est un vrai régal! Dès les premières minutes, on est happé par cette intrigue captivante servie par d'excellents acteurs, une musique parfaitement adéquate et une mise en scène efficace. Alors bien entendu, les effets spéciaux sont datés, certains parfois risibles, mais cela a son charme et dans l'ensemble, il y en a quand même qui ne sont pas mal du tout pour l'époque. Le film en met plein la vue et cela devait être vraiment quelque chose de découvrir "Kronos" au moment de sa sortie. Dès le début, lorsqu'on voit la façon qu'a l'extra-terrestre de passer de corps en corps, on se dit que le film a dû avoir une influence énorme sur des films comme "Hidden" ou "Shocker". Personnellement, j'ai aussi énormément pensé à Fantômas lorsqu'il prend la place de Lord Edward Mac Rashley dans "Fantômas contre Scotland Yard", tant le physique et la façon de jouer de John Emery ("Vingt-quatre heures chez les Martiens", "Le défunt récalcitrant") s'en rapproche... Coïncidence très certainement en ce qui concerne le film de André Hunebelle, mais vraiment j'ai trouvé cela frappant! Et d'ailleurs, pourquoi pas? D'autres éléments sont similaires comme l'hélicoptère ou encore les avions de chasse envoyés pour lutter contre l'ennemi... Le héros, interprété par Jeff Morrow ("La créature est parmi nous", "Les survivants de l'infini") a une voix vraiment incroyable (d'où l'intérêt de voir ce film en version originale! Ça tombe bien, seule cette version est dispo!), quant à Barbara Lawrence ("Oklahoma!", "Infidèlement vôtre"), elle tire assez bien son épingle du jeu parmi ce casting essentiellement masculin. Le film est assez spectaculaire notamment grâce à une utilisation de stock-shots bien exploités et tient en haleine véritablement jusqu'à la dernière minute. On notera également quelques pointes d'humour plutôt bien senties apportant un capital sympathie supplémentaire à cette petite série B ô combien réussie.

"Kronos" fait de "Les monstres viennent de l'espace", ce très beau coffret édité par les éditions Artus films, un achat indispensable pour tous les amateurs de Science-fiction. Alors pas d'hésitations, sortez votre carte de crédit!

"Kronos" sort chez Artus films dans un coffret digipack 2 disques avec surétui, intitulé "Les monstres viennent de l'espace", contenant également les films "The Hideous Sun Demon", "Not of this earth" et "The cosmic man", accompagné d'un livret de 12 pages et de 4 lobby cards. En bonus, on trouvera pour chaque film un diaporama animé, ainsi que les bandes-annonces des quatre films. "The cosmic man" est présenté en noir et blanc, au format original Cinémascope 2.35, dans sa version originale en anglais avec sous-titres français optionnels. Sa sortie dans le commerce est prévue pour le 6 mars.

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04.03.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un vaisseau spatial arrive sur Terre, transportant un étrange agent extra-terrestre. Ce dernier cherche à parlementer avec les autorités. Mais dans quel but ?

Mon avis :

"The cosmic man" est un petit film de science-fiction de 1959, sans grand intérêt et qui a assez mal vieilli. Le film a été réalisé par Herbert S. Greene ("Outlaw Queen"), qui a essentiellement œuvré en tant qu'assistant réalisateur et en tant que réalisateur de seconde équipe. Il n'y a pas grand chose malheureusement d'intéressant dans cette petite série B, l'intrigue n'est guère palpitante, plein d'invraisemblances (le jeune héros en sait plus que des scientifiques confirmés!), mais surtout ultra prévisible et utilisant le côté mélodramatique de façon inutile et excessive (le jeune garçon est handicapé et n'a pas une espérance de vie très longue!). De plus, certains acteurs sont assez mauvais ou parfois mal dirigés comme Angela Greene ("Night of the Blood Beast") qui hurle de façon complètement excessive quand les militaires tirent sur l'extraterrestre. On remarquera simplement au sein du casting la présence de John Carradine ("Les Raisins de la colère", "La chevauchée fantastique ") dans le rôle de l'extraterrestre, mais ce n'est pas suffisant pour rendre le film intéressant... Étonnamment, même s'ils sont simplistes, les effets spéciaux sont encore ce qu'il y a de mieux dans ce film sensé faire peur, si on en juge la bande annonce! Mais je doute franchement qu'il ait effrayé qui que ce soit, même à l'époque!

Ce genre de film raté peut souvent être amusant à voir, celui-là ne l'est malheureusement pas... Dommage!

"The cosmic man" sort chez Artus films dans un coffret digipack 2 disques avec surétui, intitulé "Les monstres viennent de l'espace", contenant également les films "The Hideous Sun Demon", "Not of this earth" et "Kronos", accompagné d'un livret de 12 pages et de 4 lobby cards. En bonus, on trouvera pour chaque film un diaporama animé, ainsi que les bandes-annonces des quatre films. "The cosmic man" est présenté en noir et blanc, au format original 1.33, 4/3, dans sa version originale en anglais avec sous-titres français optionnels. Sa sortie dans le commerce est prévue pour le 6 mars.

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03.03.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Un agent extra-terrestre est envoyé sur Terre depuis la planète Davana. Il doit amasser beaucoup de sang humain pour les besoins de sa race, mourante, depuis une guerre nucléaire.

Mon avis :

Signé Roger Corman ("La Petite Boutique des horreurs", "Mitraillette Kelly", "La Chute de la maison Usher", "The Trip"), "Not of this earth" est une très sympathique série B de SF horrifique, revisitant le thème du vampirisme de façon assez originale pour l'époque (le film étant sorti en 1957!). Il est assez amusant d'ailleurs de voir que Roger Corman exploita à nouveau cette histoire en produisant deux remakes de son propre film avec "Le Vampire de l'espace" de 1988, film de Jim Wynorski où joue entre autres Traci Lords et "Not of this earth" de 1995, film de Terence H. Winkless avec notamment Michael York. Il faut dire que l'original est plutôt assez réussi, malgré des effets spéciaux rudimentaires et que son scénario, même s'il est assez simple, tient bien la route, sans incohérences pouvant décrédibiliser l'ensemble. Dans le rôle de l'extraterrestre, Paul Birch ("The Beast with a Million Eyes", la série "Cannonball") apporte une présence hypnotique intéressante, quant à Beverly Garland ("Swamp Women", "Airport 1975") actrice ayant tourné dans énormément de séries télé, elle ne fait pas trop potiche blonde comme on aurait pu le penser et tire assez bien son épingle du jeu.

Même si le film est d'assez courte durée, on se n'ennuie pas un instant devant ce spectacle, qui a certes pas mal vieilli, mais non dénué d'un certain charme.

"Not of this earth" sort chez Artus films dans un coffret digipack 2 disques avec surétui, intitulé "Les monstres viennent de l'espace", contenant également les films "The Hideous Sun Demon", "The cosmic man" et "Kronos", accompagné d'un livret de 12 pages et de 4 lobby cards. En bonus, on trouvera pour chaque film un diaporama animé, ainsi que les bandes-annonces des quatre films. "Not of this earth" est présenté en noir et blanc, au format original 1.33, 4/3, dans sa version originale en anglais avec sous-titres français optionnels. Sa sortie dans le commerce est prévue pour le 6 mars.

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02.03.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

A la suite d’un accident, le Docteur Gilbert McKenna, un chercheur en sciences atomiques, s’est retrouvé exposé à des radiations. Depuis, dès qu’il s’expose à la lumière du soleil, il se transforme en une hideuse créature mi-homme mi-lézard.

Mon avis :

Réalisé en 1959 par l'acteur Robert Clarke ("The Man from Planet X ", "The Astounding She-Monster "), "The Hideous Sun Demon", dont ce sera le seul film en tant que réalisateur, est une petite série B fauchée plutôt amusante. Le film a été tourné avec peu de moyens et cela se ressent. Les situations sont de plus souvent peu crédibles, on se demande d'ailleurs si le héros, qui se transforme, suite à une irradiation, en monstre reptilien dès qu'il voit le soleil, ne le fait pas exprès de s'exposer ainsi aux rayons du soleil (il roule qu'en décapotable, par exemple!). Robert Clarke, qui est également l'acteur principal de son film, est de loin le meilleur acteur du film, mais on notera également le présence de la jolie Nan Peterson ("Louisiana Hussy", "Girls Town"), qui apporte un brin d'érotisme (suggéré!) et d'humour involontairement (Ah!!! Sa façon de jouer du piano, c'est quelque chose!), ainsi que celle de Peter Similuk, acteur dont c'est ici certainement le plus grand rôle, malgré son apparition non créditée dans "Le jour où la terre s'arrêta ", qui lui apporte une touche très film noir. Le film se suit sans ennui, malgré les invraisemblances des situations jusqu'à une fin à la fois touchante lors de la rencontre du héros avec une petite fille et palpitante lorsque l'étau se resserre sur le monstre. On finit donc par se prendre au jeu et à succomber au charme désuet de ce film au déguisement de monstre très rétro, mais fort amusant. Je me demande d'ailleurs comment "The Hideous Sun Demon" a été perçu à l'époque... Les gens ont-ils eu peur ou se sont-ils amusés? En tous cas, point de frissons de nos jours, vous pouvez sans problème le montrer à vos enfants, qui seront, à ne pas en douter, morts de rire à la vue de ce monstre reptilien!

"The Hideous Sun Demon" sort chez Artus films dans un coffret digipack 2 disques avec surétui, intitulé "Les monstres viennent de l'espace", contenant également les films "Not of this earth", "The cosmic man" et "Kronos", accompagné d'un livret de 12 pages et de 4 lobby cards. En bonus, on trouvera pour chaque film un diaporama animé, ainsi que les bandes-annonces des quatre films. "The Hideous Sun Demon" est présenté en noir et blanc, au format original 1.33, 4/3, dans sa version originale en anglais avec sous-titres français optionnels. Sa sortie dans le commerce est prévue pour le 6 mars.

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01.03.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Pendant les guerres indiennes, le capitaine Lance (Gregory Peck) charge le lieutenant Holloway d’escorter leur prisonnier, le chef Apache Tucsos. La mission échoue, et le lieutenant meurt. Lance est alors accusé d’avoir envoyé volontairement Holloway à la mort, sous prétexte qu’il était son rival auprès de la charmante Cathy Eversham (Barbara Payton). Pour prouver sa loyauté, il emmène alors une douzaine d’hommes aussi brutes les uns que les autres, pour tenir en maître un lieu stratégique : Fort Invincible…

Mon avis :

"Fort invincible" est un très bon western de 1951, réalisé par Gordon Douglas ("Les Nouvelles Aventures du capitaine Blood", "La Maîtresse de fer", "Des monstres attaquent la ville"), avec Gregory Peck ("Vacances romaines", "Moby Dick", "Les Canons de Navarone", "Les Nerfs à vif","Du Silence et des Ombres"), qui vaut vraiment la peine d'être redécouvert, ne serait-ce que pour sa galerie de gueules. Car en effet, ce qui fait la particularité de ce métrage, c'est le fait qu'il réunisse une belle brochette de seconds rôles, jouant ici des personnages peu glorieux, d'ivrogne, de lâche ou encore de déserteur, réunis pour une mission suicide par le capitaine Richard Lance alias Gregory Peck, car ils ne seront selon lui, pas une grosse perte pour l'armée... En cela, le film fait assez penser à "Les Douze Salopards" de Robert Aldrich. Dans les rôles, les plus marquants, on notera ceux de Lon Chaney Jr.("Les Tuniques écarlates", "Le Loup-garou", "La Tombe de la momie"), interprétant le rôle du soldat Kebussyan, Ward Bond ("La Prisonnière du désert", "Le Massacre de Fort Apache") dans celui du caporal Timothy Gilchrist et Neville Brand ("Tora ! Tora ! Tora !", "Le Crocodile de la mort") dans celui du sergent Ben Murdock. "Only the Valiant" (le titre original!) est avant tout un film d'hommes, la romance pourtant mise en avant par les affiches, n'ayant finalement que peu d'importance. Les amateurs de western seront assurément satisfaits, avec notamment quelques bagarres mémorables entre soldats et quelques belles batailles avec les indiens, présentés ici uniquement comme des méchants, ce qui est, ma fois, plutôt normal vu l'époque où a été tourné le film. Ce qui est assez surprenant dans cette histoire, c’est que finalement les indiens ne sont pas forcément le plus gros danger qu’affronte le héros, car la menace auquel il est confronté vient aussi de l’intérieur, de ses soldats qu’il a choisi et qui ne lui veulent pas forcément que du bien… Le cinéaste apporte quelques touches d'humour assez bien senties, rendant attachants certains personnages, pouvant être perçues au premier abord comme antipathiques. Enfin, autre atout du film, les lieux où se trouve le fort, qui donnent une certaine ambiance étouffante, voir angoissante au film. Le principal défaut sera par contre que le film a été en grande partie tourné en studio et cela se ressent dans certains décors, mais personnellement cela ne m’a pas gêné plus que ça et cela a son charme...

"Fort invincible" m'a fait passer un très agréable moment et plaira très certainement à tous les amateurs de westerns classiques.

L'éditeur Artus films nous offre une nouvelle fois une édition intéressante, avec en bonus, une analyse passionnée du film par Eddy Moine, un joli diaporama en musique, ainsi que quelques bandes-annonces, dont celle du film. Le film est présenté en noir et blanc, au format original 1.33, 4/3, dans sa version originale en anglais avec sous-titres français optionnels et en version française. Sa sortie dans le commerce est prévue pour le 6 mars.

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