Archives pour: Février 2012

27.02.12

07:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Paris, 1794. Cinq ans après la Révolution française, le règne de la Terreur est instauré. Robespierre use de toutes les ficelles pour éradiquer ses rivaux et conserver les grâces de la Convention. Il consigne, dans un petit livre noir, les noms de ses ennemis, prochaines victimes de la cruauté révolutionnaire. Mais ce livre noir disparaît. Afin de confondre Robespierre et le destituer, Charles d’Aubigny (Robert Cummings) est chargé de le retrouver, par tous les moyens…

Mon avis :

Sorti en 1949, "Le livre noir" est un très bon drame historique signé par Anthony Mann ("Winchester '73", "La Charge des tuniques bleues", "Le Cid", "La Chute de l'empire romain", "Les Héros de Télémark"), dont la particularité est d'être tourné comme un film noir, voir un thriller. Sans être un film majeur de ce grand cinéaste, "Reign of Terror" ou encore "The black book" est une très agréable surprise, car il a particulièrement bien vieilli grâce notamment à la qualité de sa mise en scène, mais aussi grâce à son interprétation excellente et à un rythme soutenu ne laissant pas au spectateur le temps de s'ennuyer. Étonnamment, si l'interprétation des deux principaux acteurs est très bonne, ce sont surtout Arnold Moss ("Viva Zapata!", "Espionne de mon coeur") dans le rôle de Fouché, Jess Barker ("Deux nigauds dans le manoir hanté", "La Reine de Broadway") dans celui de Saint Just et Richard Basehart ("La Strada", "Moby Dick") dans celui de Robespierre, qui tirent leur épingle du jeu, ce qui n'empêche pas à Robert Cummings ("Cinquième Colonne", "Le Crime était presque parfait") et Arlene Dahl ("Deux rouquines dans la bagarre", "Les Chemins de Katmandou") de former un couple crédible et attachant. Malgré sa simplicité, le scénario est très bien écrit avec des dialogues délectables, distillant parfois une pincée d'humour assez sympathique, qui ne fera pas faiblir le suspens quasi constant du film. Ce suspens donnera d'ailleurs une allure de thriller au film, accentué par la mise en scène proche de celle d'un film noir, assez surprenante pour un film historique, mais collant finalement assez bien à cette période dite de la Terreur. La photographie, très expressionniste et très soignée signée par John Alton et les décors (superbe repère de Robespierre, lieu de tortures rempli de fusils) jouent également un rôle très important dans la création de cette ambiance sombre et quelques fois limite surréaliste.

"Le livre noir" est une œuvre très réussie, constituant un achat très intéressant pour tous cinéphiles et totalement indispensable pour tous fans du grand Anthony Mann!

Après l'édition italienne de Punto Zero Film, celles de Alpha Video, VCI et tout récemment celle Sony Pictures Archive aux États-Unis, l'éditeur Artus films nous offre une belle édition, pourvue de quelques bonus intéressants, avec une analyse du film par le réalisateur Jean-Claude Missiaen, un diaporama d'affiches et de photos et quelques bandes-annonces, dont celle du film. Le film est présenté en noir et blanc, au format original 1.33, 4/3, dans sa version originale en anglais avec sous-titres français optionnels. Sa sortie dans le commerce est prévue pour le 6 mars.

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21.02.12

06:00:00, Catégories: Top 10  

Bonjour à tous,

Le jeu du top 20 est renouvelé et c'est tant mieux. Après un top général, un top spécial films d'animation, un top spécial thrillers et un top 20 spécial romances, on vous propose de continuer le jeu avec l'élection de votre top 20 spécial westerns.

Barbe-Noire vous invite actuellement sur le forum de DVDpasCher, dans la rubrique Cinéma, à participer à un topic intitulé « Top 20 ! On y retourne !! »

Le principe est le suivant :
les personnes qui sont intéressées envoient directement un message sur ce topic le top de leurs 20 westerns préférés.

Cette liste doit être classée car le nombre de points octroyé à chaque film dépend du classement que vous lui accordez.

La méthode de notation de chaque top 20 est la suivante :
1er 75 points
2ème 64 points
3ème 54 points
4ème 45 points
5ème 37 points
6ème 30 points
7ème 24 points
8ème 19 points
9ème 15 points
10ème 12 points
11ème 10 points
12ème 9 points
13ème 8 points
14ème 7 points
15ème 6 points
16ème 5 points
17ème 4 points
18ème 3 points
19ème 2 points
20ème 1 point

Vous pouvez envoyer votre top 20 jusqu'au 31 mars inclus.

Barbe-Noire procédera quelques jours après à la synthèse des résultats.

N'hésitez pas à être nombreux à répondre !

Bonne journée à tous et bonne réflexion pour choisir votre top 20 spécial westerns !

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19.02.12

05:00:00, Catégories: Top 10  

Le top des 20 romances préférées par les dvdpascheriens :

Par Nicofeel

Pendant un mois, les dvdpascheriens ont eu l'occasion d'envoyer le top de leurs 20 romances préférées.
Un grand merci à Surfeur51 qui s'est occupé de recenser le classement des différents films.

22 personnes se sont prêtées au jeu, ce qui constitue un très bon score quand on sait qu'il s'agit d'un top thématique très spécifique.
Merci donc à : alamo, asiafan, Barbe-noire, bridoli, cinephil, dale cooper, Evilfred, flo001fg, Frediwan, ghostwolf, ikkoku59, Johnny-Fan, Juju972, kakashi3561, langeikki, locktal, Minimyr, nicofeel, pierrot44, Surfeur51, wood et zardi , qui ont fait part de leurs romances préférées !

Alors désormais roulement de tambours. Voici donc la liste des 20 romances qui ont obtenu le plus grand nombre de points :

1. West side story (Robert Wise, 1960, Etats-Unis)
2. Casablanca (Michael Curtiz, 1942, Etats-Unis)
3. Eternal sunshine of the spotless mind (Michel Gondry, 2004, Etats-Unis)
4. Autant en emporte le vent (Victor Fleming, 1939, Etats-Unis)
5. Titanic (James Cameron, 1997, Etats-Unis)
6. Sur la route de Madison (Clint Eastwood, 1995, Etats-Unis)
7. Les lumières de la ville (Charles Chaplin, 1931, Etats-Unis)
8. Reviens-moi (Joe Wright, 2007, Royaume-Uni)
9. True romance (Tony Scott, 1993, Etats-Unis)
10. Moulin rouge (Baz Luhrmann, 2001, Etats-Unis)
11. Ghost (Jerry Zucker, 1990, Etats-Unis)
12. Lettre d'une inconnue (Max Ophüls, 1948, Etats-Unis)
13. Sailor et Lula (David Lynch, 1990, Etats-Unis)
14. In the mood for love (Wong Kar-Wai, 2000, Hong-Kong)
15. Chaînes conjugales (Joseph L. Mankiewicz, 1949, Etats-Unis)
16. Locataires (Kim Ki-Duk, 2004, Corée du Sud)
17. La garçonnière (Billy Wilder, 1960, Etats-Unis)
18. Coup de foudre à Notting Hill (Roger Michell, 1998, Etats-Unis)
19. Elle et Lui (Leo McCarey, 1957, Etats-Unis)
20. My sassy girl (Kwak Jae-Young, 2001, Corée du Sud)

On notera de prime abord qu'à l'inverse des précédents tops, ce top 20 comprend des films très hétérogènes au niveau des époques puisque l'on a deux films des années 30 (Autant en emporte le vent , Les lumières de la ville), trois films des années 40 (Casablanca, Lettre d'une inconnue, Chaînes conjugales), un film des années 50 (Elle et Lui), deux films des années 60 (West side story, La garçonnière), six films des années 90 et six films des années 2000.

En revanche, si l'on raisonne en terme de nationalité, alors-là c'est une hégémonie des Etats-Unis. Le premier film non-américain, qui est seulement 8ème est un film... britannique !
Les Etats-Unis réussissent la performance de placer 16 films sur 20 dans ce top des meilleures romances.

Comme quoi, on est fortement influencé par la culture américaine. Aux premières places de ce top des meilleures romances, on retrouve des classiques du genre avec West side story (dont la présence à la première place peut toutefois surprendre car il ne s'agit pas forcément du « meilleur » film romantique, mais là encore les goûts et les couleurs dépendent de chacun) qui se place premier devant l'indémodable et même incontournable Casablanca avec son fabuleux duo Humphrey Bogart et Ingrid Bergman.

Sont également très bien placés des films comme Autant en emporte le vent et Titanic, le film aux plus de 20 millions d'entrées.

Si l'on peut s'étonner du fait qu'aucun film français ne soit parvenu à se placer dans les 20 premiers, on peut tout de même remarquer l'excellent position du film Eternal sunshine of the spotless mind, film américain mais mis en scène par le Français Michel Gondry.

Puisque l'on est du côté des réalisateurs, on notera que ce top est très diversifié puisque les 20 films correspondent à 20 cinéastes différents. James Cameron, David Lynch, Tony Scott entre autres ne sont d'ailleurs pas forcément les réalisateurs auxquels on pense immédiatement quand on évoque un film romantique.

A noter qu'à l'instar du top 20 spécial thrillers, l'Asie tire quelque peu son épingle du jeu car parmi les 4 films non américains, 3 d'entre eux sont signés de réalisateurs asiatiques : le classique In the mood for love de Wong Kar-Wai ; l'étonnant Locataires de Kim-Ki Duk et la comédie romantique décalée de Kwak Jae-Young avec My sassy girl.

Voilà !
Je remercie à nouveau Surfeur51 pour son lourd travail et les dvdpascheriens qui se sont prêtés au jeu.
Si vous cherchez un bon film romantique (cadeau post- Saint Valentin par exemple), vous voyez désormais vers quels films vous tourner.

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18.02.12

06:20:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : New kids turbo

Réalisateurs
 : Steffen Haars et Flip Van der Kuil

Date de sortie du film au cinéma : inconnue

Durée du film
 : 87 minutes

Avec : Huub Smit (Richard Batsbak), Tim Haars (Gerrie van Boven), Steffen Haars (Robbie Schuurmans), Flip Van der Kuil (Barrie Butsers), Nicole van Nierop (Manuela), Bart de Rijk (le policier Adrie), etc.

Une comédie déjantée, lourdingue mais sympathique. Voilà comment on pourrait définir la comédie New kids turbo.
Ce film néerlandais met en scène cinq hommes qui vivent dans un petit village aux Pays-Bas. Avant d'en savoir plus sur ces personnages, on se doute qu'ils ne vont pas être très subtils. Ils sont d'abord top ringards par leur aspect général avec notamment leurs moustaches et cheveux longs (pour quatre d'entre eux) qui leur donnent un aspect un peu naze. Leur cinquième camarade est un blond qui est rasé.
Au-delà de leur aspect physique, ce qui est le plus caractéristique chez ces personnages, c'est leur côté loser perpétuel. En effet, au début du film on voit que ces hommes perdent leur emploi (quand ils en ont un!), leur voiture, et même leur argent.
Mais ces hommes ne sont pas plus inquiets que cela. Se rendant aux ASSEDIC locaux, ils demandent tout simplement qu'on leur verse plus d'argent ! Mais bien sûr. Et puisque cela n'est pas possible ils prennent le choix le plus extrême qui fonde l'idée centrale du film : ils refusent de payer toutes les choses dont ils vont avoir besoin.
Ces mecs sont cons comme la lune et ils volent des choses parfois ridicules : une baraque à frites ; le supermarché où travaille l'ex-copine de l'un d'entre eux.
La constante du film est bien de montrer que ces purs losers sont des mecs complètement idiots mais leur comportement extrême et inattendu les rend fort sympathiques.
Il faut dire qu'ils en font des choses hallucinantes : ils taxent de l'argent à un reporter local venu les filmer ; ils décident de résister à la police.
Ils ont beau être débiles, les deux réalisateurs du film (qui figurent d'ailleurs parmi les acteurs principaux) en font des losers chanceux. Car rien n'est capable d'arrêter ces cinq hommes : ni la police locale, ni un missile envoyé à un mauvais endroit (les réalisateurs s'amusent à se moquer du gouvernement), ni les forces armées (le combat final est une parodie des films d'action qui vaut son pesant de cacahuète).
En plus, le destin les sauve toujours. On voit en particulier que certains des adversaires de nos cinq hommes se font écraser accidentellement par un camion. Le coup du chauffeur poids lourd qui tue accidentellement des hommes accroît le côté décalé de cette comédie.
Il faut dire que New kids turbo ne fait pas dans la dentelle. Sans être exhaustif, on peut dire que les paroles des protagonistes sont loin d'être du Shakespeare : pédale (pour homosexuel, une constante dans le film pour ces hommes qui sont des machistes finis!), chatte rasée, ptite fiotte, tafiolle, gros poulet (au flic), sale flic.
Parfois, la ligne blanche semble être dépassé, par exemple lorsque ces hommes récupèrent ces armes chez un ancien nazi. On dira que c'est leur bêtise et leur inconscience qui les couvre.
En tant que spectateur, ce film demeure un bon divertissement, à partir du moment où l'on accepte le côté lourdingue de l'entreprise. On appréciera notamment l'interactivité qu'il y a entre le spectateur et le film (voir le moment où les protagonistes racontent leur histoire car il n'y a plus d'argent pour boucler le film) ou encore le fait que les acteurs ont l'air de bien se marrer. Le bêtisier que l'on voit à la fin du film est là pour le poruver.
On notera enfin que si New kids turbo joue évidemment la carte de l'humour, il n'empêche qu'il y a tout de même derrière tout ça une réflexion sur notre société en crise et sur les personnes qui se retrouvent du jour au lendemain sur le bord du chemin.
A voir.

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17.02.12

06:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

"Beyond The Sea" retrace la vie du crooner américain Bobby Darin qui durant les années cinquante enregistra les chansons "My First Love", "Dream Lover", "Mack The Knife" ou encore "Queen Of The Hope" et "Things". Souffrant d'une grave maladie du coeur depuis l'enfance, les médecins lui avaient prédit une espérance de vie de 15 ans. Mais sa mère, Polly, lui insuffle le goût du music-hall, de la musique du chant et la scène, qui se transforme vite en passion. Le talent et son inspiration lui donnent le courage de se battre pour devenir « plus grand que Sinatra ». Il devient un des crooners les plus célèbres aux États-Unis en alignant les hits puis commence une carrière à Hollywood où il rencontre une jeune actrice prometteuse : Sandra Lee. Il décède en 1973 lors d'une opération chirurgicale à coeur ouvert.

Plus encore ce film à succès produit et réalisé par Kevin Spacey jouant le rôle de Walden Robert Cassoto, natif du Bronx, enfant pauvre et souffreteux qui devint Bobby Darin, retrace la vie de l’un des chanteurs les plus en vogue des fifties jusqu’à l’orée des seventies où son coeur fragile ne résista pas à une nouvelle intervention chirurgicale…

Mon avis :

Alors que le film est sorti dans de nombreux pays depuis 2005, il restait à ce jour honteusement absent chez nous. C'est donc avec soulagement qu'on accueillera ce très bon biopic réalisé et interprété par Kevin Spacey ("Usual Suspects, "Se7en", "Un Monde Meilleur", "L.A. Confidential", "American Beauty"...), qui sort enfin chez nous grâce à l'éditeur Emylia, qui frappe là un grand coup! Pour son deuxième et dernier film, à ce jour, en temps que metteur en scène, Kevin Spacey a voulu nous raconter l'histoire d'une star des années 50/60, qu'il admire depuis tout jeune, à savoir Bobby Darin, chanteur crooner et acteur talentueux ayant connu un franc succès à partir de la fin des années 50. Kevin Spacey, s'il ne s'était pas fait plus remarqué que cela pour "Albino Alligator", son sympathique premier film derrière la caméra, signe cette fois un long-métrage à la réalisation inspirée et à la structure narrative assez originale. Mais le film vaut aussi et principalement pour la qualité de son interprétation et bien entendu en particulier celle de Kevin Spacey, himself, qui est ici complètement bluffant. Mais le cinéaste a su aussi s'entourer d'excellents comédiens et notamment de John Goodman ("The Big Easy, le flic de mon cœur", "Panique sur Florida Beach") et de Bob Hoskins ("Qui veut la peau de Roger Rabbit", "Troubles"). Quant à Kate Bosworth ("Blue Crush", "Straw dogs") elle devra à sa participation dans ce film et à son rôle de Sandra Dee, la femme de Bobby Darin, également star d'Hollywood dans les années 60, son futur rôle de Loïs Lane dans "Superman Returns". Kevin Spacey va réussir avec ce biopic à nous captiver jusqu'au bout en nous racontant la vie de cette star finalement pas mal tombée dans l'oubli maintenant. D'ailleurs, ce sont principalement sa chanson "Beyond the Sea" (d'après "La Mer" de Charles Trenet), ainsi que son tube "Mack the Knife" qui resteront dans les mémoires et cela malgré d'autres gros tubes et des rôles assez importants au cinéma, ce qui lui valu d'ailleurs le prix du meilleur acteur au Festival de Cannes. Quand on regarde les photos du vrai Bobby Darin, on est assez bluffé par la ressemblance assez convaincante de Kevin Spacey avec la star qu'il interprète. Kevin démontre une nouvelle fois avec ce rôle qu'il est un très, très grand acteur. Il interprète d'ailleurs ici toutes les chansons de façon tout à fait remarquable... S'il sera parfois émouvant, "Beyond the sea" ne tombera jamais dans le mélo, pourtant il y avait certainement matière à cela, Bobby Darin étant atteint de fièvre rhumatique depuis l'âge de huit ans et mourut en 1973 suite à une nouvelle opération cardiaque... Mais le réalisateur, s'il n'évincera pas les problèmes de santé de son sujet, aura l'intelligence de ne pas exploiter la mort très prématurée de celui-ci (il n'avait que 37 ans!) à des fins larmoyantes.
"Beyond the sea" est un très bon biopic, curieusement jamais sorti en France et qui mérite amplement d'être redécouvert.

Le film est sorti le 1er Février chez Emylia en combi DVD + Copie digitale illimitée et en combo Blu-ray 7.1 + DVD + Copie digitale illimitée. Le DVD et le Blu-ray contiennent en bonus un making of, un diaporama, ainsi qu’un commentaire audio du réalisateur. Le DVD est présentait au format 2.35, 16/9ème avec des pistes 5.1 Dolby digital et dts Digital Surround pour la version originale et 5.1 Dolby Digital pour la version française, alors que le Blu-ray est au format AVC 1080p/24 [2.35], avec des pistes 7.1 dts-HD High Res Audio dans les deux versions. La copie digitale est quant à elle uniquement en Français 2.0 AAC comme toujours chez l’éditeur.

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16.02.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Medium raw, the night of the wolf

Réalisateur : Andrew Cymek

Année
: 2010

Origine : Etats-Unis

Date de sortie au cinéma
: non prévue à l'heure actuelle

Durée : 100 minutes

Avec : Andrew Cymek (Johnny), Brigitte Kingsley (Jamie), William B. Davis (docteur Robert Parker), John Rhys-Davies (Elliot Carbon), etc.

Réalisé par Andrew Cymek qui tient d'ailleurs le rôle principal du film, Medium raw, the night of the wolf est un petit thriller qui se suit sans déplaisir.
On retrouve dans ce film au moins un acteur bien connu : John Rhys-Davies, vu notamment dans Le seigneur des anneaux. ici, son rôle se limite malgré tout à peu de choses. Mais bon, pour une petite production, cela n'est déjà pas si mal d'avoir réussi à avoir un tel acteur.
Au niveau de l'histoire, on est entre le thriller et le film de serial-killer. Au début du film, on apprend que de nombreuses jeunes filles ont disparu et se sont fait tuer par un fou, qui se fait passer pour le loup, d'où le titre du film. Le film propose d'ailleurs d'une certaine façon une variation de l'histoire du petit chaperon rouge, même si tout cela n'est qu'effleuré.
L'un des éléments principaux du film tient au fait que le serial-killer a tué la soeur de Johnny (Andrew Cymek) lorsqu'il était jeune. Cela a été un trauma pour Johnny qui, étant adulte, est devenu policier et a juré de trouver ce tueur.
La première partie du film, ou plutôt on pourrait dire le premier tiers du film, est axé sur le côté thriller qui va jusqu'à l'arrestation du serial-killer. Fondamentalement, cela n'est pas la partie la plus intéressante, d'autant que l'acteur-réalisateur a la bien mauvaise idée de dispenser à plusieurs reprises des scènes clippesques. Heureusement, par la suite, ce montage va être laissé de côté.
Les deux derniers tiers du film sont par ailleurs plutôt intéressants. Si l'on passe outre l'irréalisme de certaines scènes, le film se suit plutôt bien. Le film vaut par son aspect huis-clos et par le "bestiaire" qu'il contient. En effet, le film se déroule dans un asile de fous, où l'on a affaire à des gens plus que dangereux. On peut penser que le réalisateur Andrew Cymek a été fortement influencé par les films mettant en scène des serial-killer, notamment Le silence des agneaux. Cela n'est pas grave car de toute façon, ce film nous met aux prises avec un nombre important de personnages déviants, qui résident tous dans des cellules de haute protection. On a Mabel, une femme cannibale ; on a un espèce de Hulk qui n'est pas franchement sympathique et qui se met en colère lorsqu'il voit rouge, on a notre serial-killer et d'autres fous. Alors forcément, quand les portes des cellules s'ouvrent, on imagine que pour le personnel de l'asile, cela risque de devenir difficile. On suit notamment la trace de Johnny, venu rendre visite au serial-killer qui a tué sa soeur, et celle de Jamie, l'ex-femme de Johnny, qui est incarnée par la très mignonne Brigitte Kingsley.

Dans un environnement particulièrement hostile, ces deux personnages vont devoir faire face à des êtres pour le moins bien cinglés.
Si le film n'est pas fondamentalement très gore, il n'empêche que l'on a droit tout de même à une succession importante de meurtres.
Au niveau de la distribution, si l'acteur-réalisateur Andrew Cymek paraît un peu palot, on appréciera en revanche les performances de Brigitte Kingsley et de William B. Davis qui incarne le directeur de l'asile, à savoir le docteur Robert Parker.
Le film n'est certes pas d'une grande finesse mais il bénéficie de suffisamment de rebondissements pour tenir le spectateur jusqu'au bout. On regrettera tout de même les grosses ficelles et raccourcis qui sont parfois utilisés. Le film aurait sans nul doute gagné à être un peu plus fin au niveau de son scénario. Le pompon de l'illogisme a tout de même lieu quand le personnage principal réussit à sauver son ex-femme alors que celle-ci est dans une cage qui semble impossible à ouvrir.
A noter que le look du tueur est plutôt pas mal, avec cette combinaison en métal qui fait évidemment penser à un loup ("Etes-vous le bûcheron?" comme indique le tueur du film à plusieurs reprises).
Au final, Medium raw, the night of the wolf est un petit thriller, qui n'est certes pas très fin, mais qui dispose d'assez d'action pour captiver le spectateur jusqu'au bout. Gageons que le prochain film d'Andrew Cymek bénéficiera d'un travail d'écriture un peu plus soutenu et on pourrait tenir là un bon petit film d'horreur. A voir.

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15.02.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : The poughkeepsie tapes

Réalisateur
 : John Erick Dowdle

Date de sortie au cinéma
: non prévue à l'heure actuelle

Origine
 : Etats-Unis

Durée du film : 1h26

Avec
 : Stacy Chbosky (Cheryl Dempsey), Ben Messmer (Ed), Samantha Robson (Samantha), etc.

Par Nicofeel

The poughkeepsie tapes a été mis en scène par John Erick Dowdle, à qui l'on doit le franchement très moyen Devil, sorti l'an dernier au cinéma.
Ce film est en revanche beaucoup plus confidentiel puisqu'il n'est pas encore sorti au cinéma. Et pourtant, cela semble être le meilleur film de John Erick Dowdle.
Le film est loin d'être un chef d'oeuvre, surtout après un démarrage pas vraiment convaincant. Mais par la suite les choses commencent à s'améliorer.
The poughkeepsie tapes fait partie de ces films où l'on nous explique que l'on a retrouvé des cassettes vidéo. Ici, on a affaire à un tueur en série, le « boucher des eaux » qui a pris un malin plaisir à filmer les meurtres de ses victimes. Si l'idée n'est déjà pas en soi d'une folle originalité, le hic est que cela enlève le peu de tension du film. En effet, on sait pertinemment à partir du moment où l'on nous montre ces fameuses cassettes que des gens vont mourir.

Et puis si le film joue la carte du réalisme en montant de fausses interviews (familles ou amis des victimes, policiers, FBI), ces mêmes interviews annihilent un peu plus le peu de suspense qu'il restait.
En outre, le film veut jouer la carte du réalisme avec ces vidéos tournées à la volée mais il est pris à son propre jeu. Si les meurtres sont bien présents, avec une petite fille au début, puis un couple et ensuite une femme, un autre couple, etc. , tout cela donne l'impression d'être tourné à l'arrach' et on ne voit rien ou presque rien.
Du coup, tout cela ne fait pas peur et fait même par moments presque sourire ! Car dans le même temps, les acteurs ne sont pas du tout au top. Le pompon est certainement atteint lorsque l'on voit un personnage censé jouer un médecin légiste qui sourit en évoquant un meurtre effectué avec une scie circulaire !
Tout cela n'est pas très crédible et on ne croit pas plus à l'intervention du FBI lors des interviews.
Et pourtant, malgré ce nombre important de défauts, The poughkeepsie tapes demeure malgré tout acceptable. Car il comporte quelques points positifs. Il y a d'abord ce rapport entre le serial-killer et Cheryl Dempsey, sa principale victime, qui est très intéressante à étudier. Le rapport de maître à esclave est plutôt bien vu. De même que les séquelles que va garder Cheryl des rapports avec ce serial-killer. L'actrice Cheryl Chbosky, qui interprète le rôle de Cheryl, ne donne à aucun moment l'impression de surjouer.
Ce n'est pas tout. The poughkeepsie tapes n'est certes pas toujours très intéressant et donne par moments la sensation de patiner. Seulement, dans la deuxième partie du film, le réalisateur a l'excellente idée de relancer l'action avec un « boucher des eaux » qui se révèle plus fin que prévu et réussit à faire accuser un policier à sa place. La révélation de l'identité du tueur est complètement surprenante. Il y a vers la fin de ce long métrage de multiples rebondissements qui sont dans l'ensemble bien vus (sauf le coup de l'idée de terminer avec le tueur qui surveillerait les cinémas où sortiront ce documentaire!) et rehaussent le niveau de ce film.
Au final, The poughkeepsie tapes est un film qui joue sur le côté faux documentaire mâtiné d'horreur. Pas franchement prenant et probant pendant une bonne partie de sa durée, le film parvient tout de même à décoller. A voir éventuellement, si vous êtes curieux.

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14.02.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Trust

Réalisateur : David Schwimmer

Date de sortie au cinéma
: 18 janvier 2012

Origine
 : Etats-Unis

Durée du film : 1h46

Avec
 : Clive Owen (Will Cameron), Catherine Keener (Lynn Cameron), Liana Liberato (Annie), Tristan Peach (Charlie), etc.

Par Nicofeel

Acteur très célèbre grâce à la série Friends où il interprétait le rôle de Ross, David Schwimmer prend ses marques derrière la caméra. Force est de reconnaître que l'on n'attendait pas forcément grand chose d'un acteur habitué à jouer les comiques dans une série télé sympathique mais pas très fine.
D'autant que Schwimmer s'attaque à un sujet difficile, aux antipodes de l'humour de Friends. Le synopsis du film raconte qu'une jeune fille de 14 ans, Annie, passe comme beaucoup de jeunes de son âge sur Internet, principalement en s'amusant à tchatter. Elle va tomber un jour sur Internet avec un certain Charlie, un jeune homme qui paraît bien sous tous rapports.
Le mot paraît est essentiel car sur Internet les rapports sont très différents par rapport à la vie réelle et on ne sait pas finalement à qui on a affaire. Celui qui se cache derrière son ordinateur peut être n'importe qui. Mais surtout pas la personne à qui on s'attend. D'ailleurs, dans le film, le fameux Charlie déclare d'abord qu'il a 16 ans, puis qu'il a 20 ans et enfin 25 ans. Mais ces révélations ne sont que progressives. Charlie attend d'abord de gagner la confiance (d'où le titre du film, Trust) d'Annie.

Le film de David Schwimmer établit bien la pression psychologique qu'exerce Charlie sur Annie. On voit bien que Charlie a parfaitement préparé son coup. Il commence par mettre à l'aise cette jeune fille âgée de seulement 14 ans alors que lui en a a priori plus de 35. Il lui fait croire qu'elle est l'amour de sa vie, qu'ils sont fait l'un pour l'autre, et que ce sentiment réciproque doit leur permettre de passer outre leur différence d'âge. Évidemment, Charlie ne pense en fait qu'à coucher avec Annie, ce qu'il réussit. Cette manipulation exercée sur une jeune fille a tout d'un acte de pédophilie, qui s'apparente à un viol. Et puis on comprend aisément que son acte a été minutieusement réfléchi car Charlie a eu l'idée de placer l'adresse IP de son PC en République Tchèque et de payer la chambre d'hôtel en liquide. C'est un être pervers, malade mais malgré tout calculateur.
Le réalisateur David Schwimmer s'est très bien documenté pour mettre en scène son film. Il a d'ailleurs bénéficié de l'aide du FBI et de la Rape fondation, une association d'aide aux victimes de viol dont il est un membre engagé. Ce film qui traite d'un viol lui tenait donc particulièrement à cœur.
Le film s'intéresse certes aux dangers d'Internet mais il traite surtout des conséquences du viol. Il laisse entendre qu'il est difficile de se reconstruire quand on a été victime d'un viol (la tentative de suicide d'Annie le prouve clairement) et que la famille de la victime est également fortement touchée par un tel événement.
Les deux acteurs principaux du film, Clive Owen (vu entre autres dans Closer, Sin city et Les fils de l'homme) et Catherine Keener (vue notamment dans 40 ans, toujours puceau et dans The ballad of Jack and Rose) interprètent avec brio le rôle de Will et Lynn, les parents d'Annie. Ces derniers réagissent chacun de manière différente face à ce drame. Le père est effondré et sa vie est brutalement perturbée. Il recherche inlassablement des pistes le permettant de retrouver le violeur de sa fille. Il voit constamment en cauchemar sa fille avec le violeur et il est obnubilé par l'idée de retrouver ce pédophile. Il se considère comme responsable, n'ayant pas vu le problème arriver. Et c'est ce qui est certainement le plus malaisé : admettre que l'on ne peut pas protéger constamment les siens.
Quant à la mère d'Annie, elle essaie d'oublier mais il est évident qu'un tel événement laisse une marque quasi indélébile et que la blessure met forcément beaucoup de temps à se refermer.
Signalons aussi au niveau de la distribution l'épatante interprétation de Liana Liberato, qui interprète une Annie plus vraie que nature. Elle joue parfaitement le rôle de cette jeune fille qui sort à peine de l'enfance et qui se fait abuser par un homme à qui elle a trop fait confiance. Les différentes phases dans lesquelles se trouve Annie, à savoir celle d'une jeune fille sur un nuage (croyant avoir trouvé le grand amour), puis celle d'une personne se sentant trahie par ses parents et sa meilleure amie et enfin celle d'une jeune fille abusée tant moralement que sexuellement par Charlie, sont parfaitement traduites par le jeu tout en finesse de Liana Liberato.
Au niveau de la mise en scène, il n'y a pas grand chose à dire. Elle est avant tout fonctionnelle et se marie plutôt bien avec le thème du film. On appréciera surtout les fondus au noir qui se situent juste après certaines scènes fortes du film, et accroissent l'intensité émotionnelle du film.
En synthèse, avec Trust, il apparaît que David Schwimmer a réalisé un film sur un sujet de société avec beaucoup de subtilité et d'intelligence. C'est surtout l'histoire très bien documentée qui maintient l'attention, de même que la qualité de la distribution du film.
On notera aussi que ce long métrage comporte un véritable portée pédagogique. La fin du film montre au demeurant que le prédateur sexuel peut être n'importe qui, et pas forcément la personne type que l'on imagine.

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13.02.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Du poison dans l'eau du robinet

Réalisatrice : Sophie Le Gall

Durée : 90 minutes

Date de sortie du film
: le vendredi 7 octobre 2011, au festival international du film écologique de Bourges

Par Nicofeel

Journaliste à France 3, Sophie Le Gall a choisi de réaliser un documentaire sur un sujet au thème universel : l'état de l'eau potable que l'on consomme quotidiennement au robinet.

Avec un titre tel que Du poison dans l'eau du robinet, on se doute que le constat risque d'être implacable.

On débute d'ailleurs sur les chapeaux de roues en apprenant que si l'eau du robinet contient de l'aluminium – et ce afin de la rendre plus limpide – on observe dans plusieurs villes françaises des taux d'aluminium supérieurs entre 4 et 20 fois à la norme réglementaire !

Ces chiffres sont d'autant plus inquiétants que seize millions de Français boiraient chaque année de l'eau traitée avec de l'aluminium. Or, ces traces d'aluminium s'accumulent dans le cerveau et sont susceptibles de favoriser la maladie d'Alzheimer.

Le documentaire signale que des solutions existent pour éviter l'aluminium. Ainsi, Paris (qui n'est tout de même pas une petite ville !), l'aluminium a été proscrit depuis plus de 30 ans. Dans la capitale, on ajoute des sels ferriques qui peuvent parfois donner une petite couleur à l'eau. Mais que vaut-il mieux défendre ? Une eau potable ou une eau claire qui semble pure mais qui risque d'être dangereuse pour la santé. La réponse semble évidente. Reste à faire évoluer tout cela.

Très engagée, la réalisatrice n'a pas hésité à prendre contact avec les grands groupes français qui distribuent l'eau en y ajoutant de l'aluminium. Suez n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet. Quant au représentant de Veolia, il n'a pas fourni d'explications quant aux raisons de la distribution d'une eau qui ne respecte pas la norme en matière de teneur d'aluminium.

Sophie Le Gall pose des questions pertinentes et s'en prend aux personnes directement concernées.

La journaliste s'intéresse ensuite à la question des nitrates et des pesticides dont les taux dépassent bien souvent largement la norme. Elle cite l'exemple de l'Eure-et-Loir, département de France le plus contaminé.

Sophie Le Gall a réussi à interviewer un maire qui semblait embarrassé sur la question, et a fini par déclarer la phrase suivante, qui est proprement incroyable : « Oh madame, on a aucun malade, aucun mort. »

Sur les 5 communes testées dans le cadre du documentaire, seul un maire informe la population du danger de la qualité de l'eau au regard du taux de nitrates et de pesticides. Une nouvelle fois, Sophie Le Gall explique que des solutions existent.

Ainsi, la DDASS a décidé d'interdire la construction de lotissements dans une commune, tant que des travaux ne seraient pas fait pour améliorer la gestion de l'eau.

Il faut dire que cette eau – dont l'autorisation d'exploitation est délivrée parfois par dérogation (où le maire s'engage à faire les travaux nécessaires) - est dangereuse pour les femmes enceintes et les nourrissons.

A leur niveau, les citoyens peuvent aussi espérer faire évoluer les choses par eux-mêmes. Ainsi, on apprend que dans une affaire qui est allée devant les tribunaux, la SAUR (société spécialisée notamment dans la gestion des services d'eau et d'assainissement) a été condamnée pour avoir vendu de l'eau non potable.

Le documentaire va encore plus loin dans son constat accablant en montrant notamment que le radon, un gaz radioactif, circule dans l'eau. Or, il est difficile de mesurer sa présence dans la mesure où la réglementation française ne prévoit pas de rendre en compte le radon !

Et ce n'est pas tout. L'eau contient également des médicaments. Même après avoir été traitée, l'eau contient encore 80 % de résidus de médicaments car les stations d'épuration ne sont pas prévues pour cela ! Tout cela est très réjouissant !

Parfaitement transparente sur le sujet et cherchant à mettre en lumière les risques auxquels peut s'exposer le consommateur en buvant de l'eau du robinet, Sophie Le Gall n'y va pas par quatre chemins. La journaliste demande des informations au directeur de la communication de Veolia qui paraît gêné sur le sujet. Les élus interviewés sont dans l'ensemble à peine plus sereins. Sophie Le Gall va jusqu'à montrer en direct au représentant d'une société censée filtrer l'eau sque son système ne marche pas.

A la fin de ce documentaire, on est tout à la fois surpris, agacé et inquiet par ce que l'on vient d'apprendre. Merci Sophie Le Gall pour nous avoir informé des dangers qui nous guettent à boire l'eau du robinet. Pour ma part, mon premier geste en tant que citoyen a été de rédiger cet article ! Mon premier geste en tant que consommateur a été d'acheter des bouteilles d'eau et arrêter de boire l'eau du robinet.

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12.02.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : La longue nuit de l'exorcisme

Réalisateur : Lucio Fulci

Année
: 1972

Origine : Italie

Durée du film : 102 minutes

Avec : Tomas Milian (Andrea Martelli), Barbara Bouchet (Patrizia), Florinda Bolkan (Maciara), Marc Porel (Don Alberto, le curé du village), Georges Wilson (Francesco), etc.

Par Nicofeel

Quand on évoque la carrière de Lucio Fulci, on pense immédiatement à ses films d'horreur dont certains sont passés à la postérité (L'enfer des zombies en 1979, Frayeurs en 1980, L'au-delà en 1981 et La maison près du cimetière en 1981). Pourtant, ce cinéaste italien a également œuvré dans de nombreux autres genres, et notamment dans le giallo (Perversion story en 1969, Le venin de la peur en 1971 et L'emmurée vivante en 1977).
En 1972, il met en scène un giallo, La longue nuit de l'exorcisme. Passons rapidement sur le titre ridicule du film en français qui ne correspond absolument pas à son contenu. On peut simplement se demander si le distributeur français n'a pas cherché à l'époque surfer sur la vague de L'exorciste de Friedkin (1973), dans la mesure où La longue nuit de l'exorcisme n'est sorti en France qu'en 1978.
Dans tous les cas, avec ce film, Lucio Fulci livre un excellent giallo, qui comporte plusieurs éléments propres au genre. D'abord, on assiste à des meurtres. Qui dit meurtres dit enquête policière. Cette dernière est présente de bout en bout dans le film, même si elle a tendance à s'enliser du côté de la police.

Ensuite, l'identité du tueur demeure inconnue, jusqu'au final inattendu du film.
Surtout, ce film est important par le fait qu'il constitue un giallo atypique, qui prend au demeurant le contre-pied du venin de la peur, film précédent du cinéaste transalpin.
Ici, l'action du film se déroule dans la campagne reculée d'Italie alors que Le venin de la peur avait lieu à Londres, une des villes les plus peuplées à l'époque, et symbole de l'urbanisation. Le venin de la peur présentait directement l'identité du tueur. Dans ce film, on n'apprendra que lors dans un final étonnant l'identité du tueur. Dans Le venin de la peur, comme dans dans quasiment tous les gialli, les pauvres victimes se trouvent être des femmes. Dans le cas présent, les victimes ne sont pas des femmes mais des enfants. Et si les meurtres ne sont pas particulièrement violents (à la différence de nombre de gialli), c'est en revanche le fait qu'ils touchent à des enfants qui les rend si horribles. Comme les victimes sont des enfants, on se doute bien que l'on n'aura pas droit au lot habituel des scènes érotiques qui se succèdent dans les gialli. Pour autant, la seule scène à connotation sexuelle comporte incontestablement un côté pédophile avec la belle Patrizia (sublime Barbara Bouchet) qui, telle une mante religieuse, suscite l'envie d'un jeune enfant – qui sera une future victime du tueur – en se montrant nue devant lui et en lui parlant comme s'il était un adulte.
A l'instar du Le venin de la peur, Lucio Fulci n'a pas hésité à se démarquer de ce genre pour apporter une vision très personnelle. Ainsi, la société rurale dans son ensemble est mise à mal. Lucio Fulci présente des gens qui sont très sensibles aux superstitions, aux « on dit » et aux préjugés. C'est ce qui amène ces villageois à croire d'abord que le coupable peut être l'idiot du village puis surtout à s'en prendre à « la sorcière ». Cette dernière ne leur a rien fait. Tout au plus a-t-elle-joué avec des figurines en cire transpercées d'aiguilles. Oui mais voilà cette femme mystérieuse inquiète les villageois qui ne la comprennent pas et pensent qu'elle constitue le coupable idéal. On a donc droit à une scène d'une incroyable atrocité où plusieurs villageois vont froidement s'en prendre à la sauvageonne. Ce meurtre est vraiment terrible car les villageois se sont accordés le droit de tuer quelqu'un, qui a fortiori n'est pas leur tueur. Oui mais voilà les gens veulent un coupable à tout prix. On notera au passage que Florinda Bolkan, qui interprète le rôle de « la sorcière », joue un personnage aux antipodes de celui du venin de la peur, puisqu'ici elle est mise à mort alors qu'elle est innocente.
L'un des inspecteurs de police résume parfaitement dans le film le côté inadmissible de ce meurtre : « Un crime atroce entre tous. Un acte répugnant qui arriverait à nous faire douter de l'Homme. Enfin quoi. Nous sommes capables d'aller sur la lune mais nous sommes incapables de vaincre l'ignorance et la superstition. Nous devons trouver les coupables et les punir. »
Sauf que si les policiers veulent sévir, il faudrait s'en prendre à quasiment tout le village, qui est coupable de ce meurtre. Invoquant en permanence la religion catholique, ces villageois se comportent comme des bêtes. Et ils ne sont pas mieux dans leur quotidien, n'hésitant pas à fréquenter des prostituées, quand ils en ont l'occasion.
Si ces gens manquent de finesse, le curé du village n'est pas non plus un modèle du genre, son implication à combattre l'immoralité n'étant pas meilleure que la réaction violente de ses ouailles. Loin s'en faut.
Au regard de ses thématiques, on constate que le film de Fulci est très riche et ne se contente pas d'une enquête policière, qui au demeurant est très intéressante, le film multipliant les fausses pistes jusqu'à délivrer sa conclusion qui fait froid dans le dos.
De plus, le film peut se targuer d'avoir une bande son originale signée Riz Ortolani. Les morceaux musicaux sont plusieurs fois en décalage avec ce que l'on voit à l'écran. C'est le cas notamment lors de la scène de la mise à mort de « la sorcière » où l'on entend en fond une musique rock puis une sorte de slow. Cette musique a pour effet de renforcer l'horreur de la scène auquelle on assiste.
Quant au casting du film, il est plutôt de bonne tenue. On retiendra de prime abord la composition de Tomas Milian, impeccable en journaliste qui fait tout pour découvrir la vérité, voyant bien que la police est complètement impuissante. A ses côtés, on trouve la belle Barbara Bouchet dont le charme vénéneux irrigue chacune des scènes où elle est aperçue. Notons aussi le jeu de Florinda Bolkan, crédible en jeune sauvageonne paumée.
Au final, La longue nuit de l'exorcisme constitue un excellent giallo qui prouve une nouvelle fois que Lucio Fiulci est capable de réaliser de très grands films, et pas seulement en mettant en scène des zombies.
L'éditeur français Néo Publishing, qui a édité de nombreux gialli, ayant mis la clé sous la porte avant de distribuer ce film, il serait appréciable qu'un éditeur ait la bonne idée de sortir La longue nuit de l'exorcisme en DVD ou en blu ray.

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11.02.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Un papillon aux ailes ensanglantées

Réalisateur : Duccio Tessari

Date de sortie au cinéma : 1971

Origine
 : Italie

Durée du film
 : 94 minutes

Avec : Helmut Berger (Giorgio), Giancarlo Sbragia (Alessandro Marchi), Ida Galli (Maria Marchi), Wendy d'Olive (Sarah Marchi), Silvano Tranquilli (l'inspecteur Berardi), Günther Stoll (Giulio Cordaro), etc.

Par Nicofeel

Duccio Tessari est le type même de réalisateur que l'on peut qualifier de polyvalent. Il est capable de mettre en scène aussi bien un film d'aventures fantastique (Les titans, 1962), un western (Un pistolet pour Ringo ; Le retour de Ringo), un giallo (L'homme sans mémoire, 1974) qu'un polar (Big guns).
Avec Un papillon aux ailes ensanglantées (1971), le cinéaste transalpin se situe dans la veine du giallo, même si l'on peut tout autant considérer que ce film est proche du thriller, tant cette oeuvre est particulière.
Le synopsis d'Un papillon aux ailes ensanglantées laisse à penser qu'il s'agit d'un pur giallo : une étudiante française est assassinée dans un parc et la police recherche activement le tueur.
Durant toute la première partie du film, on assiste au travail minutieux de la police qui part à la quête de preuves irréfutables et de témoins permettant de mettre la main sur l'assassin. Ce travail de la police a comme conséquence d'avoir un suspect, à savoir le notable Alessandro Marchi.
Le procès qui a lieu se révèle très intéressant, aussi bien lors du plaidoyer du procureur que lors de la défense de l'avocat. On voit clairement qu'il faut peu de choses pour que le jugement soit favorable à un camp ou à un autre. En tout état de cause, Marchi est condamné avant d'être par la suite libéré, car deux autres meurtres – qui paraissent similaires au premier – ont lieu.

L'intérêt de la deuxième partie du film consiste à savoir qui est le tueur. Le réalisateur Duccio Tessari brouille astucieusement les pistes, en révélant des personnages qui sont loin de tout soupçon : en plus de Marchi, il y a l'avocat de Marchi qui est visiblement attiré par les jeunes femmes ; il y a aussi le petit ami de la première victime qui n'a pas l'air d'être au mieux sur le plan psychologique.
Voilà pour les qualités du film.
Cela étant dit, Un papillon aux ailes ensanglantées n'est pas exempt de défauts. Loin s'en faut.
Le grande déception de ce film est de constater que s'il prend l'apparence d'un giallo, il n'en respecte pas les codes de base. Alors certes on ne demande pas à un film d'être un décalque d'autres films, il n'empêche que le manque de violence dans un giallo est assez regrettable. Ici, les meurtres sont non seulement peu nombreux mais ils sont quasiment invisibles (le meurtre de la première victime n'apparaît que tardivement, et dans un flashback). On est loin des meurtres très graphiques que l'on voit dans certains gialli.
Quant à l'érotisme du film, il est très léger et surtout les actrices ne dégagent pas beaucoup de sensualité.
De plus, le casting est inégal. Si les acteurs jouant le rôle de Marchi et de l'avocat sont plutôt bons, en revanche Helmut Berger paraît franchement peu inspiré et son personnage est l'un des moins marquants du film alors qu'il a l'un des rôles-clés du film, celui du petit ami de la première victime.
Au final, Un papillon aux ailes ensanglantées est un giallo qui se laisse regarder et vaut surtout pour sa partie investigation, où l'on est proche du documentaire.

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10.02.12

06:00:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Take shelter

Réalisateur
 : Jeff Nichols

Date de sortie du film au cinéma : 4 janvier 2012

Durée du film : 120 minutes

Avec : Michael Shannon (Curtis LaForche), Jessica Chastain (Samantha LaForche, Toya Stewart (Hannah LaForche), Shea Whigham (Dewart), etc.

Par Nicofeel

Décidément les films sur la fin du monde ont la cote actuellement. Après The tree of life de Terrence Mallick et Melancholia de Lars Von Trier, un autre cinéaste évoque cette question, mais avec un traitement très différent.
Jeff Nichols, très remarqué lors de la sortie de son premier film Shotgun stories en 2008, profite de Take shelter pour approfondir une thématique qu'il apprécie particulièrement : la cellule familiale. Dans shotgun stories, on assistait aux déchirements de demi-frères. Dans Take shelter, c'est la figure du mari et père de famille qui est mise à mal.
En fait, Take shelter fait beaucoup penser à Shining, même si le cadre du film n'a rien à voir. En effet, le principal protagoniste, Curtis LaForche (joué par Michael Shannon, déjà vu dans Shotgun stories), est un bon père de famille, qui travaille dans une société de travaux publics, qui va progressivement perdre pied avec la réalité.
Curtis LaForche est convaincu qu'une tempête d'une grande ampleur se prépare. L'une des premières images montre d'ailleurs Curtis en train d'observer un ciel menaçant et d'être trempé par une eau qui a un aspect jaunâtre. Curtis est appuyé dans sa certitude lorsqu'il apprend à la télévision que des gens sont décédés suite à des conditions climatiques particulièrement étonnantes.

Curtis est pourtant le seul à être certain qu'une catastrophe climatique se prépare. Il va progressivement s'éloigner de son entourage, ses amis et même sa famille avec notamment son idée un peu folle d'agrandir son abri anti-tempête. Il en viendra même à perdre son emploi. Le cercle vicieux semble infernal et pour ne rien aider, Curtis est victime d'hallucinations et fait des cauchemars horribles. C'est en cela que le film s'apparente à Shining. Curtis finit par avoir du mal à distinguer ce qui est réel de ce qui relève du cauchemar. A partir du moment où il voit en rêve sa femme lui faire du mal, on se dit que les événements risquent de tourner très mal.
Le réalisateur Jeff Nichols parfaitement bien à inscrire le doute dans la tête du spectateur : jusqu'à la fin du film, on se demande si Curtis est devenu fou ou si au contraire c'est un homme qui est visionnaire. De plus, jusqu'à la fin on se demande s'il va à un moment donné s'en prendre à sa famille. La photographie du film est très belle, laissant le spectateur dans le doute de savoir si Curtis est malade ou non.
Le film bénéficie à cet égard d'une distribution de qualité. Michael Shannon est excellent dans le rôle de Curtis, cet homme qui voit le monde autour de lui s'écrouler et qui reste malgré tout sur ses positions initiales. Le réalisateur fait bien ressentir l'angoisse qui s'empare progressivement de Curtis. Quant à Jessica Chastain, elle est ici Samantha, l'épouse de Curtis. Elle est parfaite dans ce rôle. Avec son côté rassurant et aimant, elle est le contre-pied idéal de Curtis.
Si les qualités du film sont indéniables, il n'est pas parfait pour autant. Ce long métrage est surtout victime de sa durée. Les deux heures apparaissent bien trop longues. En montrant à plusieurs reprises Curtis qui a des hallucinations, le film est quelque peu redondant et sa relative lenteur risque de désespérer plus d'un spectateur. Ce qui est fort dommage car on peut se dire qu'avec une durée bien plus ramassée, par exemple 1h30, le film aurait pu être franchement excellent.
Ceci est d'autant plus dommage que certaines scènes sont réellement très réussis. On pense en particulier à deux scènes. La première est celle où Curtis est avec toute sa famille dans l'abri anti-tempête et que sa femme l'invite à ouvrir l'abri car il n'y a rien de dangereux à l'extérieur. Cette scène est très forte sur le plan émotionnel. On ressent d'une part tout l'amour de Jessica pour Curtis, qui souhaite coûte que coûte sauver son mari, et d'autre part, toute la détresse de Curtis qui est certain qu'à l'extérieur c'est le chaos qui sévit. La seconde scène marquante est à ce propos la scène finale, qui prend des allures de fin du monde.
Au final, si Take shelter est un film qui peut se targuer de nombreuses qualités, il est malheureusement plombé par sa durée qui fait perdre une partie de son attrait. On espère que le cinéaste pourra éviter cet écueil la prochaine fois. Si tel est le cas, on pourrait assister à un grand film.

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09.02.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo001fg

Synopsis :

Quelques temps après son retour à la vie civile comme éleveur au Texas, le capitaine Lance Deakin est attaqué par des anciens membres de son unité. Il décide de rechercher la vérité sur ce qui s’est passé lorsqu’il était soldat en Irak. Il découvre les expériences militaires effectuées sur lui et ses hommes dans le but de les transformer en super-soldats comme dans un jeu appelé MINUTEMAN. Il apprendra également avoir subi un lavage de cerveau l’empêchant de se rappeler de leurs missions top secrète. Lance doit découvrir la vérité à temps pour sauver la femme qu'il aime.

Mon avis :

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer "Game War" n'est pas un film de guerre, il s'agit en fait d'un thriller fantastique dont le personnage principal est un soldat revenant de la guerre en Irak. Il n'y aura donc ici aucune scène de guerre à proprement parler, puisque les seules scènes montrant la guerre en Irak seront composées de quelques flashs lui revenant après le lavage de cerveau qu'il a subi avant son retour chez lui. Un lavage de cerveau tel qu'il ne pense n'avoir fait que jouer aux jeux vidéos pendant quasiment tout le temps passé là-bas où il pense avoir été avec quelques camarades dans un bâtiment s'occupant uniquement de la logistique.

Le film baptisé à l'origine "Minuteman" comme le nom du jeu vidéo auquel il joue, puis rebaptisé "Universal Squadrons", avant de s'appeler "Game War" chez nous, est réalisé par Mark Millhone ("Christmas in New York"), qui signe également en partie le scénario. Ce qui surprend pas mal dans ce long-métrage, c'est son approche parfois proche du film d'horreur, avec des moments d'angoisse assez bien gérés.

Le réalisateur brouillera parfois les pistes en incluant des hallucinations du héros, ce qui fait qu'on doutera par moments de la véracité de ce que l'on verra à l'écran. Peu à peu le film va prendre une tournure fantastique, en dévoilant les pouvoirs liés au programme MinuteMan, une expérimentation scientifique de l'armée rendant les soldats plus rapides et plus forts.

Le casting du film sera plutôt bien choisi avec dans les rôles principaux, Riley Smith ("Arac Attack", "Radio") dans le rôle du capitaine Lance Deakin, la jolie Willa Ford ("Friday the 13th", "Impulse"), dans celui de Becca, sa fiancée, mais aussi Barry Corbin ("No Country for Old Men", "WarGames", "Honkytonk Man") dans le rôle du père de Lance et Marshall R. Teague ("Roadhouse", "Armageddon", "Rock") dans celui du Docteur White. Des seconds couteaux certes, mais de qualité!

Malgré de bonnes choses et le fait que le film se laisse voir agréablement, il ne convaincra malheureusement qu'à moitié, dû en partie à un final quelque peu risible (surtout à cause des effets spéciaux), tourné un peu à la manière d'un western spaghetti et nous laissant surtout sur notre faim, car ne nous apportant pas toutes les réponses attendues. Dommage! D’autant plus que le thème était intéressant.

De la même manière que dans "Rambo", la précarité des soldats revenant de la guerre (ici, le héros est criblé de dettes et la banque menace de saisir sa ferme) et leur fragilité psychologique, due au syndrome de stress post-traumatique, sont bien montrés. Le thème des expérimentations scientifiques militaires était aussi assez bien vu...

Malgré ce sentiment mitigé, on ne s’ennuie pas un instant, intrigué par les flashbacks et les visions du héros, mais surtout ne vous attendez pas à voir un film de guerre, car la jaquette (tout comme celles des éditions US ou anglaise d’ailleurs) induit pour cela en erreur.

Le film sort le 14 février chez Emylia en combi DVD + Copie digitale illimitée et en combi Blu-ray + Copie digitale illimitée. Le DVD et le blu-ray contiennent en bonus une interview du réalisateur et des interviews des acteurs. Le DVD est présentait au format 1.78, 16/9ème avec des pistes 5.1 Dolby digital et dts Digital Surround pour la version originale et 5.1 Dolby Digital pour la version française, alors que le Blu-ray est au format AVC 1080p/24 [1.78], avec des pistes 5.1 dts-HD High Resolution Audio dans les deux versions. La copie digitale est quant à elle uniquement en Français 2.0 AAC comme toujours chez l’éditeur.

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08.02.12

05:00:00, Catégories: Nouveautés, Test / Critique  

Par Flo200

Synopsis :

Elisabeth et Johnny se rencontrent dans un bar et deviennent très rapidement inséparables. Mais une nuit, Johnny est victime d’un très grave accident de voiture et reste entre la vie et la mort. Voyant Elisabeth dévastée par le chagrin, Seth un aide soignant de l’hôpital décide de sauver Johnny de la seule manière qu’il peut en le transformant en vampire. Désormais, ils vont devoir tenter de construire un amour dangereux, liés par l'éternité...

Mon avis :

Réalisé par Brad Ellis ("The path of fear", "Act one") en 2009, "Daylight fades" est un film indépendant traitant le thème des vampires de façon assez originale, puisqu’il s’intéressera plus à ses problèmes existentialistes qu’au mythe.

Le film débute de façon un peu confuse et trop hâtive, puisque il ne prendra malheureusement pas suffisamment le temps de bien présenter ses personnages, ce qui est fort dommage, car cela aurait permis qu’on s’attache plus à eux. Une deuxième vision permettra d’ailleurs d’y voir plus clair et de voir les défauts qui auraient pu être facilement corrigé. Il aurait été par exemple judicieux d’indiquer que la scène d’introduction se passe dans le passé... Il aurait été également intéressant d’approfondir la présentation des personnages secondaires, car on a souvent du mal à les replacer par la suite.

L’histoire d’amour entre Johnny et Elizabeth n’est aussi pas suffisamment approfondie, ce qui fait qu’on a du mal à y croire (comme le personnage principal d’ailleurs...). Dommage, car le film a pourtant des atouts qui le rendent attachant. Notamment les acteurs principaux, à savoir Matthew Stiller ("Bunnyman", "Fear house"), qui interprète le rôle de Johnny, Rachel Miles ("House guests") dans le rôle d’Elizabeth et Allen Gardner ("Act one", "Campus"), qui joue le rôle de Seth et qui est également scénariste et producteur du film et dont le faciès me fait penser à celui de Edward Herrmann (Max dans "The lost boys").

La musique également, simple, mais qui reste dans la tête après le film... Mais surtout cette approche assez peu exploitée, s’intéressant principalement au mal-être de Johnny et Seth, qui n’acceptent pas d’être devenu des monstres assoiffés de sang et qui restent avant tout très humains. Si l’histoire d’amour impossible entre Johnny et Elizabeth ne nous tirera aucune larme, ni réellement d’empathie, en revanche le sacrifice que feront les deux vampires sera beau et assez émouvant.

Le mythe du vampire sera respecté, mais principalement par rapport au fait que celui-ci meurt au soleil, doit se nourrir de sang (mais pas forcément humain) et vive éternellement, car pour le reste, on apprendra pas grand-chose du fait qu’il n’y ait ici pas de lutte réellement contre eux (l’Homme n’est ici qu’un gibier sans défense). La violence est bien présente (décapitations à la hache par exemple...), mais celle-ci sera toujours en hors-champ.

Au final, le résultat sera donc mitigé, mais pas inintéressant et finalement assez attachant !

Le film sort le 14 février chez Emylia en combi DVD + Copie digitale illimitée et en combi Blu-ray 7.1 + Copie digitale illimitée avec boitier rouge. Le DVD est présentait au format 2.35, 16/9ème avec des pistes 5.1 Dolby digital et dts Digital Surround pour la version originale et 5.1 Dolby Digital pour la version française, alors que le Blu-ray est au format AVC 1080p/24 [2.35], avec des pistes 7.1 dts-HD High Res Audio dans les deux versions. La copie digitale est quant à elle uniquement en Français 2.0 AAC comme toujours chez l’éditeur. Il est à noter également qu'une édition simple avec une jaquette différente est sortie le 4 février dans les kiosques à journaux.

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07.02.12

05:00:00, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

A l’occasion de la sortie le 7 février chez Emylia (sous sa marque Asilum), du DVD du film « Dead Line », Lucas Pedroni, l’un des acteurs principaux du film a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Bonjour Lucas ! Quels souvenirs gardez-vous du tournage de « Dead Line » ?

Cela a été un tournage très rapide au niveau de la cadence qui m’a fait penser à celui de « la croisée des chemins ». Pas mal de similitudes dans certains décors extérieurs. La façon de tourner était assez proche du film de guerre, mais l’optique était vraiment différente, l’atmosphère moins pesante. On peut dire qu’une ambiance assez fun s’est dégagée pendant ce tournage. D’autre part, je dois avouer que j ai été assez surpris par les zombies que David nous décrivait et voulait montrer à l’écran, car mis à part sur certains jeux vidéo, je suis plus habitué a voir des zombies qui courent (comme dans « Dawn of the dead », le récent, ou encore la série des « 28 jours… » ) . Et là, je me retrouvais avec des mort-vivants plutôt lents. Très certainement une question de génération ! Du coup j’ai visionné un peu plus tard quelques classiques qui sont des références pour David.


-Comment avez-vous connu David Aboucaya ?

Manuel Gonçalves étant mon cousin, j ai toujours suivi leurs courts-métrages quand j’étais petit. Et c’est quand j’avais 18 ans qu’un jour Manu m’appelle pour me dire que David recherchait un jeune de mon âge pour un rôle dans leur prochain film. Autant vous dire que j’ai sauté sur l’occasion. J ai donc rencontré David qui m’a fait faire un bout d’essai mémorable, un casque sur la tête dans son jardin et qui apparemment l’a suffisamment convaincu puisque j’ai été intégré à l’équipe pour la réalisation du court-métrage de « La croisée des chemins ».

Comment David Aboucaya dirige-t-il ses acteurs ? Avez-vous beaucoup de liberté ?

Il sait où il veut en venir et arrive à nous y amener naturellement sans véritable pression et toujours dans la bonne ambiance…
A partir du moment où l’on suit le fil conducteur du dialogue, David nous laisse employer les mots qui nous mettent à l’aise. C’est donc, je dirais, une direction assez souple.
Il est à l’écoute de nos propositions et nous laisse certaines libertés lorsqu'il pense qu'elles peuvent apporter un plus à la scène. Bien sûr, il m’est arrivé de proposer certaines choses ou dialogues qui n’ont pas été retenues au montage, mais toujours dans l’intérêt du film et de notre jeu.


-Intervenez-vous sur les tournages autrement qu’en tant qu’acteur ?

Oui, comme dans les autres films je me retrouve parfois à tenir le micro et à participer à certains autres détails techniques du tournage. C’est toujours un peu le même principe : lorsque l’on ne tourne pas dans une scène, on continue quand même à y participer mais de l’autre côté de la caméra, et je suis persuadé que ça nous aide aussi à évoluer dans notre jeu et nos placements.

-Pouvez-vous nous parler un peu des tournages de « The cross roads » et de « Chronique d’un affranchi » ?

« La croisée… » était mon premier film et j'étais très enthousiaste à l’idée de participer à ce projet mais en même temps assez anxieux… Étant moi même un fan de films de guerre cela me tenait à coeur. Il restera très certainement l’un de mes meilleurs souvenirs de tournage.

« Chronique d’un affranchi » était un tournage beaucoup plus urbain pour ce qui est de l’environnement, ce qui obligatoirement donne une toute autre ambiance sur le tournage. Ce film m’a demandé plus d’investissement et de travail car j’avais cette fois beaucoup plus de dialogues. Par contre le rythme de tournage étant plus normal au niveau des cadences et cela nous a permis de pouvoir répéter plus en profondeur les scènes et donc d’avoir plus de temps de préparation.

-Quelles difficultés avez-vous pu rencontrer lors des différents tournages ?

Sur « The Cross Roads » (« la croisée des chemins »), ma principale difficulté a été d'appréhender les scènes d'émotions, car le jeune soldat envoyé au front européen que j’incarnais se retrouvait face aux horreurs de la guerre sans véritable préparation psychologique, et traduire ce genre de choses alors que c’était ma première grande expérience devant une caméra, n’a pas été toujours facile. Et bien sûr les conditions de tournage, avec enchaînement de scènes à un rythme très soutenu, ont pu parfois rendre les choses compliquées au niveau du jeu.

Sur « Chronique d’un affranchi », mis à part le travail plus en profondeur dont je parlais précédemment, il n’y a pas eu pour moi de réelles difficultés mis à part peut-être les scènes du bar qui ont dû être toutes tournées en une journée.

Et pour « Dead line », la seule difficulté si on peut appeler ça une difficulté a été de se lever très tôt afin de réaliser les scènes dans des lieux désertiques en plein centre ville. Quant au rythme de tournage un peu hors norme, au bout du troisième film, on commence à y être habitué.

-Vous jouez dans tous les longs-métrages de David Aboucaya et vous avez donc fait un film de guerre, un film de mafia et pour finir un film de zombies… Quel genre aimeriez-vous que David aborde la prochaine fois ?

Ayant fait trois longs sur des thèmes assez sombres, pourquoi pas aborder la comédie. J’avoue que ça me tenterait assez. Mais je crois savoir que cela fait partie des futurs projets…


-Quel film de David préférez-vous ?

Il est difficile pour moi de les comparer car ils se passent chacun dans des univers très différents et répondent chacun à des genres très distincts, mais j’avoue quand même avoir une petite préférence pour « Chronique d’un affranchi ».

Lucas Pedroni dans "Chronique d'un affranchi"

-Vous avez remporté un prix d’interprétation lors d’un festival pour « La croisée des chemins » version court métrage. J’imagine que cela vous aviez fait plaisir…

Oui cela m’a fait vraiment plaisir d’autant que c’était ma première expérience devant une caméra. J’étais donc très heureux que l’essai soit transformé pour un premier essai. J’en ai eu aussi la réelle surprise car je n étais pas présent lors de la remise du prix et franchement je m’y attendais pas du tout.


-Je trouve que vous avez fait énormément de progrès au fur et à mesure des films. Avez-vous vous travailler pour cela ou est-ce simplement le fait d’être de plus en plus à l’aise devant la caméra ?

Le fait d’être de plus en plus à l’aise devant la caméra a certainement joué sur mon jeu d’acteur, mais je dois dire que le film « Chronique d’un affranchi » nous a permis à tous d’évoluer et de passer un niveau au dessus. Et puis il y a bien sûr une différence entre faire un premier film sans réellement penser qu’il pourrait ensuite être commercialisé et cela dans plusieurs pays comme cela a été le cas pour « The cross roads » et aborder un second puis troisième film, sachant qu’ils entreront dans le circuit DVD. On travaille forcément plus dans cette optique.

-Êtes-vous un amateur de cinéma ? Regardez-vous beaucoup de DVD ou de Blu-ray ?

Oui je suis un amateur de cinéma, je regarde entre 7 et 8 films par semaine et ce dans de nombreux genres… J’aime également regarder des DVD, sans en être un collectionneur, qui permettent grâce aux bonus d’avoir un aperçu sur les coulisses de tournage, ce qui est intéressant et enrichissant à bien des niveaux. Quant au Blu-ray je ne m’y suis pas encore mis n’étant pas équipé. Pour ma génération, je suis peut-être un peu en retard à ce niveau.

-Merci Lucas pour le temps que vous m’avez accordé !

The cross roads

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Chronique d'un affranchi

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06.02.12

06:55:00, Catégories: Interview  

Par Flo001fg

Après s'être fait connaitre des abonnés de Canal + grâce à "Madame Hollywood", Olivier Abbou a réalisé "Territoires", un film de genre sorti le 3 janvier dernier chez M6. A cette occasion, le réalisateur a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

-Bonjour Olivier ! Pouvez-vous nous dire comment est né "Territoires" ?

Après "Madame Hollywood", une mini-série pour Canal+, qui était un giallo 2.0, j'avais envie de persévérer dans le genre, en essayant de travailler sur un film très 70's, un film de genre avec un background politique.

-Quels souvenirs gardez-vous du tournage ?

Excellent ! J'ai adoré tourner à Montréal, mon équipe et mes acteurs ont été formidables. J'aimerais bien recommencer. J'y travaille...


-Était-ce important pour vous d’apporter un contexte politique à votre film ?

Oui. La radicalité inhérente au genre permet sur des canevas très codés de parler du monde dans lequel on vit sans tomber dans le film militant ou à discours.


-Pouvez-vous nous parler du casting du film ?

Le casting a duré 7 semaines. Les acteurs viennent de Toronto, de Montréal, de Vancouver. Certains comme Sean devine ou Roc Lafortune sont connus de le registre de la comédie! Stephen Shellen est américain, vit à Montréal où il travaille maintenant comme peintre avant d'avoir été une star montante à Hollywood dans les années 90 ("Et au milieu coule une rivière"). Ce fut une première fois pour Alex Weiner qui interprète Tom. Tous les acteurs ont été formidables, courageux, investis. Ça a été pour nous tous une expérience forte.

-Comment s’est passée votre collaboration avec le réalisateur Karim Hussain, ici chef opérateur ? Avez-vous eu l’occasion de voir ses films ?

Oui j'ai vu les films de Karim. Son éclectisme m'a tout de suite plu. La force brute de ses images. Nous nous sommes tout de suite bien entendu. Au delà d'une relation professionnelle vraiment géniale, Karim est devenu un ami et certainement mon chef op' pour un moment. Nous avons d'ailleurs enchaîné sur une comédie très haute en couleur pour Arte tournée en Afrique du sud.

-Que pensez-vous des éditions DVD et Blu-ray de votre film, éditées par M6 ?

J'en suis très heureux. Je trouve que l'image est très fidèle à ce que nous avions fait pour le cinéma, ce grain super 16 très 70's, des noirs très profonds. Le son aussi est très bon en 5.1. Cela vaut le détour je pense !

-Avez-vous eu entre les mains les autres éditions sorties un peu partout dans le monde, notamment en Allemagne et en Angleterre ? Qu’avez-vous pensé de ces diverses éditions ?

Ils ne sont pas aussi bons que la version française tant du point de la qualité que des bonus puisque qu'il n'y en a pas !
Ici nous avons la chance de proposer des bonus simples, complémentaires et non formatés : une interview que j'ai faite avec Jean-Baptiste Thoret. Des scènes coupées qui tournent autour de Brautigan, le détective, ainsi qu'un making of.

-Vous avez tourné ce film en anglais. Que pensez-vous du doublage français ? L’avez-vous supervisé ?

Je ne le trouve pas mauvais. Le doublage français est honnête. Roc Lafortune s'est doublé lui-même. Mais honnêtement, ce film est un film en anglais, je ne peux que conseiller de le regarder en VO. Je ne l'ai pas pu tout supervisé car j'étais en tournage à ce moment là, mais j'ai pris un grand soin à la justesse de la traduction afin de ne pas perdre certaines subtilités.

-Avez-vous été influencé par d’autres œuvres ?

Évidemment ! "Massacre à la tronçonneuse", "Funny Games", "Punishment Park", "Delivrance" principalement.

-Pouvez-vous nous parler de vos différents courts-métrages et de la mini-série TV « Madame Hollywood » réalisée pour Canal + ?

Que dire ?! J'aime beaucoup "Madame Hollywood" ! Canal+ nous a laissé une grande liberté. Il était assez étonnant de pouvoir aller aussi loin au niveau torture, torture psychologique, sophistication visuelle, et ce final plutôt assez amoral. Réactiver l'esprit du giallo a aussi été un grand plaisir. Utiliser les codes, s'amuser à les détourner dans un univers qui empruntait tout autant à Bret Easton Ellis qu'à Dario Argento.


-Y a-t-il une chance qu’on les voit paraître un jour ?

Pour l'instant, rien n'est prévu pour les courts.
Pour "Madame Hollywood", il y a peut-être une chance pour que puisse le voir sur Itunes.
Ce serait bien car pas mal de monde me contacte pour le voir.

-Pouvez-vous nous parler de "Yes, we can", votre second long-métrage que vous avez réalisé pour Arte ?

Au moment de l'élection de Barack Obama, disons que même si j'étais heureux de voir l’accession à la Maison Blanche d'un Noir américain, même si je trouve le symbole très fort, je ne pouvais m'empêcher de me dire que tout cela n'avait rien à voir avec la politique. Lorsque l'on voit qui sont ses conseillers et 4 ans plus tard, les résultats de la politique qu'il a mené, on se rend compte que derrière le symbole, rien a changé (disons que les gens au pouvoir sont dominés par des forces qu'ils ne contiennent pas...). Donc, mauvais esprit aidant, pendant que tout le monde pensait que la face de la Terre allait changer, je me suis dit : et si deux candides vraiment insupportables allait kidnapper la grand-mère kenyane de Barack et demandaient une rançon à la Maison Blanche ?! Le film est un road movie d'aventure qui fait autant référence à la comédie de duo typiquement française des années 80 qu'au politiquement incorrect d'un Sacha Baron Cohen ou au super régressif des frères Farrelly. Arte a eu le courage de me suivre là dessus. Le film est produit par la Parisienne d'Images (avec qui j'avais fait "Madame Hollywood"). J'en suis très content. C'est un gros délire, et certainement un ovni dans le paysage de la comédie française.

-Y aura-t-il une sortie DVD de ce téléfilm ?

Je ne sais pas encore.


-Quels sont vos futurs projets ?

Je vais participer à un film à sketchs d'horreur américain.
Et j'ai un projet de long-métrage, une comédie dans un crématorium (!), qui est en casting / financement actuellement.
Plus, quelques autres projets en développement (un polar, un film d'anticipation, un film pour enfants qui fait peur !)

-Êtes-vous un gros consommateur de DVD et de Blu-ray ?

Je n'ai toujours pas de Blu-ray ! Oui, je regarde beaucoup de films en DVD, mais je continue d'en voir plus au cinéma.

-Merci Olivier pour avoir pris le temps de répondre à mes questions !

Vous trouvez en cliquant ici mon avis sur l'édition Blu-ray de ce film et ici ou des liens utiles pour trouver les éditions M6 de "Territoires" en DVD et en Blu-ray.

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