Archives pour: Août 2009

31.08.09

07:20:00, Catégories: Nouveautés  

par Nicore

Après un mois de juillet en "dents de scies" au niveau des nouveautés fantastiques et horrifiques, le mois qui se termine à été bien plus intéressant et prolifique avec quelques titres largement attendus, mais également avec un nombre conséquents de rattrapages de titres peut-être légèrement moins récents mais pour autant à découvrir, sans oublier quelques rééditions plus ou moins anecdotiques !

Tarantulas
Hydra

Justement, au niveau des ressorties, Opening éditeur habitué de cette pratique, tentera de nous refourguer à nouveau le Scream de Wes Craven, mais aussi le très moyen Trauma de Dario Argento ou encore la pathétique Attaque des morts-vivants. Mais pour les possesseurs d'un lecteur de blu-ray, l'éditeur proposera Le jour des morts-vivants. L'éditeur privilégiera pour ses nouveautés les grosses bébêtes avec Tarantulas, le cargo de la mort et ses araignées lâchées dans la nature, et Hydra, the lost island qui revisitera "Les chasses du comte Zaroff" avec en prime une créature dotée de plusieurs têtes qui viendra perturber les plans de quelques milliardaires chassant un gibier humain. Toujours dans le genre "animaux tueurs", Zylo tentera de faire passer son Megalodon pour un nouveau titre, alors qu'il s'agit tout simplement du Shark attack 3 disponible depuis bien longtemps.

Guêpes tueuses
Vikings

Emylia sera plus dynamique ce mois-ci, pour outre la ressortie du dispensable La chute de la maison Usher version 2006 tentant de moderniser le thème, nous proposer un sympathique The stingers, guêpes tueuses ainsi qu'un Vikings qui s'annonce "autre" en n'avançant pas forcément le côté épique attendu et doté d'une bande-son métal largement adaptée.

Le berceau

Elephant Films délaissera les titres de Charles Band pour éditer Le berceau et sa thématique forte hélas plutôt mal exploitée malgré quelques séquences efficaces.

The punicher zone de guerre
Starman

Outre la sortie d'un The punisher – zone de guerre bien plus violent et méchant que son prédécesseur, Columbia/ Tristar nous gratifiera d'une ressortie en Blu-ray du Starman de John Carpenter.

Amusement

Seven 7, bien timide en ce moment, se contentera de sortir le sympathique Amusement, déjà évoqué ici dans son édition en Zone 1.

Next door
Timber falls

Toujours dans les titres déjà traités ici même et connaissant seulement une édition chez nous, c'est également au tour du remarquable Next door de débarquer grâce à Studio Canal pour une édition simple qui ne tiendra pas la comparaison avec celle critiquée ici, tandis que 20th Century Fox proposera le "slasher" Timber falls disponible depuis un bon moment déjà dans une édition en zone 1 évaluée ici.

Sex addict

Disponible depuis début juillet avec le magazine "Mad Movies", le nouveau méfait gore et sexy de Frank Henenlotter, le bien nommé Sex addict connaît une sortie "officielle" chez SWIFT.

Les contes de la nuit noire

TF1 Vidéo a profité de l’été pour éditer Les contes de la nuit noire, une anthologie d’histoires horrifiques assez basiques pourtant écrites par Stephen King ou encore George A. Romero et qui rafla le grand prix à Avoriaz en 1991.

Underworld 3
Les faucheurs

M6 vidéo s’offrira plusieurs actualités au cours du mois écoulé, avec bien sûr la sortie en DVD et en Blu-ray de Underworld 3, le soulèvement des lycans, éditions évoquées ici, mais aussi avec Les faucheurs , titre français cachant le The deaths of Ian Stone et son intrigue rappelant Un jour sans fin en version horrifique, tandis que Hunted permettre à Kim Basinger de se frotter notamment au "survival" pour un film mangeant quand même à tous les râteliers.

Vendredi 13
Vendredi 13

Enfin, à tout saigneur tout honneur, Jason Voorhees, le boogeyman de la saga des Vendredi 13 voit le remake réalisé par Marcus Nispel être édité par Paramount en DVD et en Blu-ray, plus d’infos sur ces éditions ici.

Donc l'amateur de cinéma fantastique et horrifique aura eu largement de quoi se rassasier de nouveautés ce mois-ci, en attendant la rentrée qui s'annonce déjà plus que passionnante et fournie !

Le jour des morts vivants (Blu-ray)

Le jour des morts vivants (Blu-ray)
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Hydra, the lost island

Hydra, the lost island
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Le berceau

Le berceau
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The Punisher : Zone de guerre

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Starman (Blu-ray)

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Amusement

Amusement
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Next door

Next door
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Timber falls

Timber falls
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Timber falls (Blu-ray)

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Les contes de la nuit noire

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Les faucheurs

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Vendredi 13 (2009)

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Vendredi 13 (2009) - (Blu-ray)

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28.08.09

08:20:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Frogs

Comptant parmi les initiateurs du film d'agressions animales, ce Frogs, bien que devenu quelque peu kitsch aujourd'hui, posera par sa thématique écologique limpide et son intrigue une partie des bases maintes fois reproduites par la suite, tout en offrant quelques moments savoureux aussi bien en mettant en scène de nombreuses espèces animales plus ou moins agressives mais toujours rendues menaçantes qu'en dressant le portrait d'une série de personnages truculents.
Le script va inviter un photographe écologiste à la fête organisée par un milliardaire sur son île pour son anniversaire, moment choisi par la faune locale pour se rebeller contre les humains.

FrogsDès son générique, le métrage va exposer son discours écologique de manière claire et frontale en suivant ce photographe prenant des clichés depuis sa barque pour d'abord avancer une nature immaculée peu à peu ternie par des déchets et par une pollution due à l'homme qui viendront honteusement gâcher le paysage et mettre en avant un côté fossoyeur de nature de manière on ne peut plus claire. Mais bientôt notre homme, Pickett Smith, va voir foncer sur lui deux individus, Karen et Clint Crockett, à bord de leur hors-bord lancé à toute allure sur le lac, manquant de peu de tuer Smith pour uniquement le faire chavirer. Pour se faire pardonner, ils vont inviter Smith à venir se sécher et prendre un verre dans la propriété familiale.

FrogsC'est ainsi que le métrage va amorcer la présentation des différents membres de cette famille complètement dominée par le patriarche, Jason Crockett, un vieil homme abusif et dominateur depuis son fauteuil roulant et qui ne verra pas au départ d'un bon oeil l'arrivée de Smith, repéré en train de prendre des photos aux abords de son domaine. Nous allons donc faire la connaissance de chacun des personnages présents, qui tous avanceront plus ou moins des stéréotypes souriants dans leur dévotion forcée à Jason, ce qui se traduira par des séquences de dialogues jamais ennuyeuses ou rébarbatives pour au contraire laisser apparaître un humour au second degré des plus attachants. Mais si cela occupera la majeure partie de la mise en place de l'intrigue, les crapauds et autres reptiles foisonnant sur l'île se montreront déjà, bien entendu sans attaquer mais installant un climat d'attente et de tension sous-jacent efficace, le réalisateur arrivant par miracle à rendre ses batraciens intrigants.

FrogsFinalement Smith fera plus que passer un moment avec ses hôtes, puisqu'il sera invité par Jason à faire un tour de l'île pour plusieurs raisons, aller à la recherche d'un de ses employés disparu pendant qu'il allait essayer un pesticide pour tenter de débarrasser l'île de ces trop nombreuses grenouilles qui empêchent certains convives de dormir tout en dressant justement un état des lieux de la prolifération mystérieuse de ces batraciens envahissants. En toute logique l'employé disparu sera retrouvé mort, mais Jason insistera pour que Smith cache cet événement afin de ne pas gâcher la traditionnelle fête prévue pour le lendemain afin de célébrer plusieurs anniversaires, dont le plus important, celui de Jason qui, même lorsque que la menace sera avérée, refusera de modifier son programme, thème repris largement par la suite par d'autres films en le modifiant, comme par exemple Les dents de la mer et son maire refusant d'annuler des festivités à cause du requin tueur.

FrogsDans sa seconde partie, l'intrigue va laisser les animaux se déchaîner contre les humains qui vont un par un et individuellement subir les foudres de différentes espèces avec d'abord un homme tué par des araignées énormes, tandis que des lézards aidés par des sortes de varans vont asphyxier dans une serre une autre victime en faisant tomber des fioles de poison, laissant des serpents venir à bout d'autres proies humaines, des crocodiles viendront également se mêler à ces attaques, tout comme ces oiseaux lors d'une séquence en hommage évident au film d'Alfred Hitchcock, laissant les crapauds du titre rester spectateurs des méfaits tout en semblant coordonner et ordonner aux autres espèces d'agir contre les personnages pour se contenter d'affluer vers la propriété et de se réserver la mise à mort du principal protagoniste visé.

FrogsOn pourra d'ailleurs saluer le choix scénaristique effectué par le réalisateur car en effet ces grenouilles, bien que présentées sous un jour inquiétant, ne pouvaient pas constituer une menace mortelle à elles seules, et l'aide précieuse de différents prédateurs permettra à l'ensemble de gagner en impact et en "crédibilité" pour peu que l'on se prenne au jeu. Ces phases d'agressions resteront comme les meilleurs moments du film, avec un impact plus ou moins fort selon les animaux mis en présence, les lézards offriront un caractère étrange à chacune de leurs apparitions, les serpents demeurant les plus efficaces tandis qu'hélas l'attaque de l'alligator souffrira d'un manque de vraisemblance trop flagrant.

FrogsSi l'isolement des personnages sera bien retranscrit, l'atmosphère poisseuse et humide du sud américain sera également largement mise en valeur, ce qui donnera par ailleurs l'occasion au réalisateur de fustiger certaines mentalités rétrogrades encore empreintes des traditions esclavagistes sudistes qui viendront se greffer à un discours déjà bien tempéré par cet écologisme qui sans être nommé planera littéralement sur l'ensemble du film, les animaux se vengeant principalement des pollueurs de la nature et les scènes de mises à morts franches leur resteront destinées, tandis que d'autres personnages bien moins coupables connaîtront un sort largement plus évasif et bien moins cruel.

FrogsLes différents personnages occuperont largement le terrain, permettant surtout au réalisateur de se gausser de traits de caractère typiques grâce à un humour discret, pour bien évidemment laisser Smith symboliser la raison face à ce Jason voulant coûte que coûte conserver son programme de festivités quoiqu'il arrive, tandis que Karen apportera une vague sensualité en charmant le personnage principal avec uniquement des sous-entendus. L'ensemble bénéficiera d'une interprétation convaincante, Ray Milland en tête dans le rôle de Jason, tandis que Sam Elliot paraîtra plus effacé pour incarner Smith. La mise en scène du réalisateur est adaptée et originale pour filmer les batraciens et les reptiles, avec ces zooms malicieux efficaces. Les quelques effets spéciaux resteront basiques mais plutôt réussis.

Donc, ce Frogs parviendra à se rendre largement attachant, malgré des aprioris infondés, par sa bonne humeur quelque peu sarcastique et par sa générosité dans l'art de mettre en scène ses animaux tueurs !

FrogsLe DVD de zone 1 édité par MGM avancera une image plutôt nette et ne devenant que rarement granuleuse, notamment lors des séquences se déroulant dans la pénombre, tandis que la bande-son sera efficace, soutenue par une partition musicale discrète mais adaptée, le métrage étant ici proposé dans sa version originale anglaise ou dans sa version espagnole, avec des sous-titres français et espagnols optionnels.
Par contre au niveau des bonus, il faudra se contenter, comme souvent chez MGM, de la sympathique bande-annonce originale du film.

Pour ceux qui voudraient découvrir ces batraciens et autres reptiles agressifs, le DVD de zone 1 est disponible ici ou !

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25.08.09

08:00:00, Catégories: Nouveautés  

par Nicore

Underworld 3
Underworld 3

Troisième volet de la saga Underworld présenté sous forme de préquelle revenant aux sources du mythe, ce Underworld 3 : le soulèvement des lycans ne semblera pas retrouver la force épique de ses prédécesseurs et devra pallier à l’absence de l’héroïne de la franchise incarnée par Kate Beckinsale. Le métrage, après un passage en salles obscures en février dernier où il a drainé quelques 359 000 spectateurs, s’offre une seconde chance en DVD et en Blu-ray sous la houlette de M6 Vidéo.

Underworld 3

L’intrigue va faire un retour en arrière de mille ans, aux origines du conflit qui oppose les Vampires aux Lycans. Deux races immortelles étranges vinrent alors au monde, chacune descendant d'un des fils d'Alexandre Corvinus. Les vampires, issus de la lignée de Markus, devinrent des aristocrates buveurs de sang et rusés. Les loups-garous, descendants de William, se transformèrent en bêtes sauvages, sans plus aucune humanité et habitées d'un désir de violence insatiable. Grâce à leur supériorité intellectuelle et à leur habileté politique, les Vampires réussirent à dominer les terres sauvages de la Hongrie occidentale. Ils continuèrent néanmoins à craindre les loups-garous qui, s'ils étaient incapables de s'organiser, faisaient montre d'une incroyable sauvagerie et d'une force immense... Au Moyen-Age, l'équilibre règne entre les vampires, dirigés d'une main de fer par Viktor, et leurs serviteurs les Lycans. Mais lorsque Sonja, la fille de Viktor s'éprend de Lucian, un Lycan, c'est le début d'une longue guerre sanglante qui continuera jusqu'à aujourd'hui...

Underworld 3

D’après les avis recueillis, le métrage aura un intérêt historique indéniable pour tout fan de la franchise puisque levant le voile sur les origines des vampires et des lycans, mais connaissant déjà le sort réservé à Sonja, l’attrait du métrage en sera d’entrée limitée. De plus, l’intrigue serait quand même minimaliste, bien plus axée sur cette bluette gothique entre Lucian et Sonja, romance qui prendra donc le dessus sur cette lutte entre vampires et lycans rétrogradée en arrière-plan, mais nous gratifiant heureusement de quelques scènes d’action performantes mais inégales. Par contre, on retrouvera avec plaisir Bill Nighy jouant avec froideur ce patriarche vampire, tandis que Rhona Mitra, avec une ressemblance physique avec Kate Beckinsale pas franchement heureuse qui viendra perturber le spectateur, ne déméritera pas dans le rôle principal. Les effets spéciaux bénéficieront d’un traitement spécial du réalisateur Patrick Taptopoulos, plus connu justement pour ses travaux dans ce domaine, tout en ne pouvant pas cacher toutes les ficelles utilisées.

Underworld 3

Le DVD édité par M6 Vidéo avancera une image en 2.40 et en 2.35 (16/9 anamorphique) pour une bande-son disponible en français et en anglais sous-titrée en DD2.0 et en DD5.1. Au niveau des bonus, on pourra suivre un sympathique making-of, un retour sur les personnages-clés et les événements de la saga ainsi qu’un module bavard consacré aux effets spéciaux.
L’édition Blu-ray du film reprendra les même bonus, en nous offrant en plus les deux premiers volets de la franchise disponibles en version nomade pour iPhone, iPod et PSP, pour proposer le film avec une image en 2.35, tandis que la bande-son en anglais et en français sera disponible en DTSHDMA5.1.

Underworld 3

Donc, à partir du 27 août prochain, ce sera dans notre salon que nous allons pouvoir suivre ce troisième épisode de la saga Underworld pour vérifier si sa réputation mitigée est justifiée !

Underworld 3




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24.08.09

06:30:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Blood & chocolate

Film de loup-garou "romantique" reprenant la thématique de l'histoire d'amour impossible héritée de "Roméo et Juliette", ce Blood and chocolate n'arrivera hélas pas à offrir la moindre originalité dans un traitement de son sujet bien plus axé vers la romance que vers l'action pour offrir au final qu'un spectacle se suivant facilement, sans déplaisir, mais sans enthousiasme.
Le script va laisser une demoiselle appartenant à une confrérie de loups-garous tomber amoureuse d'un jeune artiste entièrement humain, ce qui ne sera pas du goût du chef de la meute.

Blood & chocolateDans sa séquence introductive, le métrage va laisser une petite fille être la seule survivante de l'attaque de sa maison par des hommes en armes qui vont exterminer ses parents et ses frères sans aucune pitié, avant de lancer des chiens à ses trousses, tandis que la voix-off de l'héroïne nous entretiendra sur sa condition passée en adéquation avec le monde qu'elle a quitté lors de l'attaque. Et après un bond dans le temps et dans l'espace jusqu'au présent en Roumanie, nous allons retrouver le personnage principal, Vivian, ayant apparemment survécu aux chiens et devenue désormais une belle jeune femme qui effectuera un jooging musclé et bondissant, presque et volontairement surnaturel dans les enjambées et les sauts réalisés, avant de rentrer chez sa tante qui l'héberge.

Blood & chocolateL'intrigue va alors se laisser aller à une présentation de cette caste de loups-garous vivant cachés parmi les humains, permettant ainsi au passage à la réalisatrice de s'amuser brièvement à chercher à tromper le spectateur sur la nature de plusieurs protagonistes, puisque outre Vivian, nous allons faire connaissance avec son neveu Rafe et ses amis aux allures de jeunes bourgeois vaguement rebelles, tandis que tous attendent le retour de Gabriel, le chef de la meute, qui doit venir sous peu retrouver les siens. Mais Vivian semblera différente des autres, plus humaines et au cours d'une virée nocturne solitaire dans une église, elle va rencontrer Aiden, un jeune dessinateur de bande dessinées, ou de "romans graphiques" comme il le dira lui-même, opportunément porté sur les loups et plus précisément les loups-garous.

Blood & chocolateCette rencontre qui aurait due être sans lendemain va pourtant tarauder les deux jeunes gens, Vivian achetant les œuvres d'Aiden tandis que celui-ci va la poursuivre alors qu'il l'apercevra par hasard un jour dans la rue et il va réussir à rentrer dans sa vie, leur amour devenant par la même occasion réalité. Mais cela ne sera pas du tout du goût de Rafe et de Gabriel, qui prédestinait Vivian pour devenir sa nouvelle épouse (une ancienne loi des loups-garous autorisant le chef de meute à changer de compagne tous les sept ans…), rendant inévitables les intimidations puis les représailles suite à la mort d'un des leurs tué par Aiden lors de ce qui restera comme la meilleure séquence du film.

Blood & chocolateHélas, le métrage accordera bien du temps à cette romance simpliste et sans envergure, jouant même sur un petit côté gothique naïf, et qui demeurera prévisible et même rabâchée dans les difficultés endurés par les deux tourtereaux épiés puis traqués par les loups-garous, tout en sous-exploitant carrément la différence de condition entre Vivian et son amoureux. Mais surtout, si Vivian arrivera sans mal à gagner un minimum de sympathie auprès du spectateur avec ses joies, déceptions et ses tourments hérités du passé, il n'en ira pas du tout de même pour Aiden, un bien fade artiste dont l'unique intérêt étant sa passion pour les lycanthropes peuplant ses "romans graphiques" puisque son passif quand même hautement improbable ne gagnera certainement pas à être dévoilé et au lieu de renforcer sa personnalité, cela ne fera que le discréditer complètement.

Blood & chocolateMais heureusement, le métrage comportera quand même quelques situations s'attardant sur la vie de ces loups-garous que nous verrons le plus souvent dans leur apparence humaine et quasiment anonyme, pour nous permettre de prendre part à une chasse à l'homme rituelle laissant les lycanthropes retrouver leur instinct bestial l'espace d'une nuit, le temps de traquer et de dévorer un humain, scène qui sera renouvelée de manière plus impliquée dans l'intrigue par la suite. Mais le spectateur venu chercher de l'action devra rapidement se faire une raison, le métrage ne sera que rarement trépidant, pour uniquement "s'énerver" quelque peu lors de sa dernière partie ponctuée de rebondissements enfin dignes de ce nom, et pour cette première confrontation entre Aiden et un lycanthrope venu l'intimider et qui se transformera en un duel réussi et mordant.

Blood & chocolatePar contre, la grande déconvenue du film viendra de l'absence de transformation digne de ce nom, passage pourtant prisé du genre et quasiment obligatoire qui sera ici éludé puisque nous n'aurons affaire qu'à des vrais loups qui viendront se substituer à l'apparence humaine des lycanthropes lorsqu'ils se mettront en chasse et bondiront pour dans un hâle blanc ressortir en loups, pour un effet véritablement minimaliste et bien évidemment très décevant, ce qui n'empêchera pas certaines situations d'être quand même probante, la réalisatrice parvenant régulièrement à donner un aspect surnaturel dans la démarche et les gestes des loups sous leur apparence humaine, et les scènes faisant intervenir des loups véritables seront plutôt bien agencées.

Blood & chocolateLes personnages seront travaillés de manière mitigée car si Vivian deviendra un minimum attachante, Aiden restera transparent, tandis que ce Gabriel, chef de meute se voulant ténébreux, sera assez ridicule et guère crédible, l'ensemble étant porté par une interprétation au diapason qui laissera Agnes Bruckner seule s'épanouir pleinement pour jouer Vivian. La mise en scène de la réalisatrice sera posée pour laisser les sentiments des protagonistes s'exprimer tout en parvenant sporadiquement à dynamiser les quelques séquences d'action du film. Les effets spéciaux sont donc largement décevants, non pas dans leur réalisation qui rendra assez belles les mutations rapides des hommes en loups, mais dans la frustration engendrée par ce procédé simpliste.

Donc, ce Blood and chocolate sera quand même plus largement destiné à un public adolescent porté sur un fantastique "soft" et prétexte à des bluettes à rebondissements qu'aux fans de films de loups-garous agressifs et saignants !

Blood & chocolateLe DVD de zone 1 édité par Sony Pictures Home Entertainment avancera une image nette jusque dans ses séquences se déroulant dans la pénombre, tandis que la bande-son sera dynamique et guère originale, le métrage étant ici proposé dans sa version anglaise et dans sa version française, avec des sous-titres français anglais et espagnols optionnels.
Au niveau des bonus, il faudra se contenter d'une kyrielle des scènes coupées pas franchement indispensables en proposant principalement de petites situations superficielles supplémentaires et des scènes de dialogues, suivies par quelques bandes-annonces d'autres titres de l'éditeur.

Pour ceux qui voudraient découvrir cette histoire d'amour impossible sur fond de lycanthropie, le DVD de zone 1 est disponible ici ou !

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20.08.09

08:15:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Scourge

Variation démoniaque sur le thème du Hidden de Jack Sholder, ce Scourge ne brillera évidemment pas par l'originalité de son propos mais se montrera suffisamment vif et parfois même généreux pour se suivre sans déplaisir au détour de quelques situations volontairement grotesques, souriantes ou graphiques.
Le script va laisser une créature démoniaque passant de corps en corps s'échapper de l'église où elle était tenue prisonnière pour semer la terreur dans une petite ville.

ScourgeAprès une courte séquence d'introduction obscure prenant place en 1871 une nuit d'orage près d'une église et suivant quelques moines offrant aux éclairs un homme avec pour résultat de voir des tentacules sortir de son abdomen, le métrage va se diriger directement vers le présent pour suivre conjointement des pompiers venant d'éteindre un incendie ayant ravagé l'église vue auparavant et le personnage principal, Scott, un jeune homme au passé trouble (comme le démontrera rapidement une première confrontation avec le shérif local) revenant dans le quartier de son enfance pour y rencontrer Jessie, son ancienne camarade de jeu et d'adolescence avec qui il avait coupé tout lien depuis deux ans.

ScourgeBien entendu, un pompier inspectant les décombres de l'église va découvrir un trou suspect dans le sol avant d'être projeté au sol et secoué de spasmes, avant de se relever comme si de rien n'était, pour l'instant. Car une fois rentré à la caserne, il va se mettre à avoir un comportement étrange, se goinfrant de toute nourriture passant à portée avant de prendre une douche au cours de laquelle il se grattera le front au point de s'écorcher, pour en ressortir titubant et prendre le large avec une démarche pour le moins spéciale. Pendant ce temps-là, Scott aura eu le temps de renouer quelques liens avec Jesse, nous permettant d'en apprendre plus sur leur passé commun, laissant ainsi le réalisateur essayer de rendre attachants ces deux protagonistes au final bien basiques et presque superficiels dans les sentiments évidents qu'ils éprouvent l'un pour l'autre.

ScourgeMais le hasard faisant bien les choses, le pompier contaminé va se rendre au match de hockey sur glace disputé par Scott le soir pour y retrouver Lydia, la petite amie officielle de Scott présente comme spectatrice et après avoir traversé l'aire de jeu d'une démarche encore moins assurée et provoquant quelques sourires, il va entraîner cette Lydia dans les vestiaires pour lui transmettre une vilaine créature qui sortira de sa bouche pour se glisser dans la ventre de son nouvel hôte par le nombril. Lydia changera alors à son tour peu à peu de comportement, délaissant Scott qui pourra la suivre se rendant dans un night-club où elle va également très vite trouver un nouvel corps pour la créature et lorsque ce sera fait, Scott se retrouvera suspecté de son meurtre puisqu'il sera le seul témoin de la mort graphique de sa petite amie qui vomira tripes et boyaux.

ScourgeScott ne trouvera rien de mieux à faire que d'aller se cacher chez Jesse, par ailleurs nièce du shérif, pour essayer de la convaincre de son innocence et lui demander de l'aider. Jesse sera évidemment au départ sceptique avant peu à peu de se mettre à croire à cette histoire invraisemblable à al vue des événements étranges se produisant dans la ville. L'intrigue n'inventera rien en plaçant cet innocent mais avancé comme "coupable idéal" au centre de l'action, tandis que la créature continuera de passer de corps en corps en provoquant diverses catastrophes souvent amusantes comme le saccage d'une galerie marchande en jouant sur la gloutonnerie grotesque des corps servant d'hôte et sur des tenues vestimentaires inadaptées pour sortir en public.

ScourgePar contre, le métrage jouera franchement la facilité pour laisser Scott et Jesse découvrir l'origine de la créature, laissant même Jesse aller rendre visite à une vieille femme membre de la famille ayant lutté contre la bête en 1871 qui, en plus de la recevoir sans problème, lui fournira toutes les informations au travers de grimoires et autres instruments en sa possession depuis des lustres, pour nous laisser appréhender cette histoire de démon quasiment immortel capturé et caché depuis dans les sous-sols de l'église ayant brûlé, démon devant transiter dans une série de corps humains pour grandir et arriver à maturité, ce qui pourra vaguement expliquer la boulimie des victimes.

ScourgeHeureusement, l'intrigue s'orientera vers l'action pour suivre l'enquête et la lutte des deux protagonistes contre cette créature, nous offrant au passage quelques petites surprises débouchant sur des situations assez prenantes (lorsque le shérif sera contaminé à son tour notamment) et graphiques, pour déboucher sur un dernier acte ouvertement loufoque lorsque Jesse draguera le nouvel hôte répugnant de la créature pour l'attirer dans un piège concocté avec Scott, mais l'intrusion carrément sous-exploitée de ce religieux traqueur de démons tombera complètement à plat pour bâcler un final du coup sans grande saveur et largement en deçà des attentes légitimes.

ScourgeA partir de cette idée sympathique de transformer l'extraterrestre de hidden en démon ressemblant quand même physiquement à n'importe quel "alien" tout en dents et en mandibules, l'intrigue se contentera hélas de ressasser des situations au fort goût de "déjà-vu", entre ces séquences impliquant les contaminés qui se comporteront n'importe comment et évidemment sans se soucier des autres ou des dégâts qu'ils peuvent commettre, et surtout cette bluette renaissante entre les deux personnages principaux qui demeurera téléphonée et sans envergure, ces protagonistes laissant le spectateur de marbre en n'arrivant pas à exister réellement à l'écran et surtout en n'obtenant pas la sympathie recherchée. En plus, le métrage se montrera elliptique quand cela l'arrangera et même les contaminés réagiront différemment au contact du démon, avec notamment un temps plus ou moins d'adaptation avant que la créature prenne définitivement le contrôle des faits et gestes de ses victimes.

ScourgeLes personnages principaux n'offriront donc que des personnalités basiques, laissant du coup les seconds rôles et notamment les victimes du démon être les seuls à paraître souriants et parfois même originaux, tel ce photographe ventripotent, pour ainsi véhiculer un humour largement souriant, tandis que l'ensemble bénéficiera d'une interprétation cohérente, le peu de charisme de Nic Rhind qui interprétera Scott sera compensé en partie par la toute mignonne Robyn Ledoux. La mise en scène de Jonas quastel, auparavant auteur de Ripper 2 est adaptée pour suivre l'action de près tout en parvenant à dynamiser ses séquences. Les effets spéciaux sont largement probants, aussi bien pour l'animation de al créature qui restera invisibles et bluffantes, que pour quelques effets gores graphiques et volontaires, comme cette mâchoire littéralement arrachée d'un coup de poing.

Donc, ce Scourge se suivra facilement grâce à un humour de situation contrastant avec le séreux de l'intrigue et par sa volonté graphique avérée !

ScourgeLe DVD de zone 1 édité par Lionsgate avancera une image nette et sans défaut, tandis que la bande-son sera efficace, avec une partition musicale dynamique et adaptée, le métrage étant ici proposé dans sa version originale anglaise avec des sous-titres optionnels et anglais et en espagnol.
Par contre, au niveau des bonus, il faudra se contenter de la bande-annonce du film, suivie par celles de quelques autres titres variés de l'éditeur.

Pour ceux qui voudraient découvrir cette créature démoniaque, le DVD de zone 1 est disponible ici ou !

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18.08.09

07:30:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Delirium

Juste avant son extravagant Black magic rites, le réalisateur italien Renato Polselli imposait déjà une bonne dose de délire nonsensique dans ce bien nommé Delirium pour nous livrer une œuvre inclassable, oscillant entre le "giallo" et l'érotisme, qui connut en plus plusieurs montages différents selon ses pays d'exploitation, avec notamment une version américaine incluant un traumatisme hérité de le guerre de Vietnam pour justifier les exactions d'un personnages principal tourmenté sexuellement.
Le script va suivre les crimes commis par un criminologue aidant par ailleurs la police à enquêter sur ces meurtres, mais bientôt suspecté, il va se rendre compte qu'un second assassin rôde et tue selon les mêmes méthodes que lui.

DeliriumDès sa première séquence le métrage va avancer son personnage principal, Herbert Lyutak, accoudé au comptoir d'un bar et visiblement plus qu'intéressé par une demoiselle court vêtue qu'il s'arrangera pour approcher en lui proposant de l'emmener au night-club où elle devrait rejoindre ses amis contactés par téléphone. Ce sera donc sous le regard suspicieux du barman que notre homme va quitter les lieux en charmante compagnie mais, au lieu de prendre la route de la boîte de nuit, il va quitter la ville pour aller s'isoler près d'une rivière et après avoir traqué sa victime, il va pouvoir la dénuder, la violenter et l'étrangler.

DeliriumCette séquence d'introduction sera largement efficace, troublante par l'attitude de cet Herbert grimaçant de plus en plus puisqu'il ne pourra pas s'empêcher de lorgner copieusement vers les jambes de la demoiselle l'accompagnant, au point de l'effrayer définitivement. La scène de meurtre sera brutale mais sans exagération pour continuer de bien affirmer la névrose du personnage hystérique dans son comportement. Ensuite, l'intrigue va laisser deux inspecteurs de police scruter les clichés pris sur les lieux du crime vu juste auparavant, indiquant qu'il s'agit du septième suivant le même mode opératoire, tandis que nous allons retrouver Herbert chez lui s'apprêtant à sortir en trouvant un prétexte bidon auprès de sa charmante épouse, Marcia, pour aller dans son bureau cacher quelque chose dans un petit coffre situé sur une cheminée. Mais Marcia aura suivi toute la scène et dès que son mari aura le dos tourné elle ira fouiller pour retrouver une chemise tachée de sang roulée en boule dans sa cachette.

DeliriumPendant ce temps-là, Herbert se sera rendu auprès des deux policiers pour les aider par son métier de criminologue, mais l'arrivée du barman de l'introduction va changer quelque peu la donne puisqu'il va devra justifier sa présence dans le bar le soir du meurtre et surtout mentir en expliquant qu'il a laissé la demoiselle assassinée vivante devant le night-club et non morte près d'une rivière. De par sa position, la police le croira, surtout que peu après nous allons suivre une nouvelle séquence de meurtre, une demoiselle réfugiée dans une cabine téléphonique finira étranglée lors d'une scène hélas peu convaincante car trop théâtrale, et Herbert étant en compagnie des inspecteurs en moment de ce nouveau crime, la moindre suspicion contre lui sera de fait levée.

DeliriumEnsuite l'intrigue va suivre parallèlement cette enquête policière quelque peu superficielle et biscornue avec notamment la présence d'un autre suspect ridicule et bien empressé de se mêler de ce qui ne le regarde pas, et les relations troubles entre ce Herbert ayant bien du mal à refreiner ses pulsions et son épouse Marcia qui l'aimera au point d'accepter tout et n'importe quoi, laissant au passage le réalisateur nous gratifier d'une petite séance de sadomasochisme. Renato Polselli pourra alors se livrer à de nombreuses séquences délirantes, aussi bien lors de cauchemars érotiques et violents de Marcia (toujours sur fond de domination et de plaisirs sexuels saphiques) que pour suivre des rebondissements improbables mais ô combien décapants et hystériques comme lors d'un final hallucinant malgré une certaine opacité.

DeliriumPar contre l'intrigue ne pourra pas longtemps espérer demeurer mystérieuse et cacher l'identité du second assassin, tant les pistes offertes seront trop grossières (avec ce suspect relâché mais continuant à fouiner dans l'entourage d'Herbert) pour ainsi désigner d'office l'autre coupable dont les motifs seront mêmes clairement avancés tôt dans le métrage. Mais cela ne sera pas grave, tout comme les ficelles éculées utilisées lors de l'enquête biscornue au possible dans ses situations pour espérer créer une tension (comme par exemple cet appât tendu au tueur) qui arrivera sporadiquement à se montrer efficace, notamment grâce à la personnalité tourmentée du personnage principal imprévisible dans ses réactions face à la gente féminine qui sera ici toujours affriolante et portant des mini-jupes dévastatrices.

DeliriumL'érotisme sera d'ailleurs bien présent, non pas pour suivre de quelconques ébats, mais plutôt pour dénuder les jeunes et charmantes actrices (avec une obsession pour les jambes largement scrutées par la caméra) même lors des séquences de mise à mort (devenant même parfois légèrement sulfureux lorsque Herbert s'attaquera à des proies mineures dont le réalisateur s'empressera de filmer le physique en gros plans, ou encore en sous-entendu grassement l'amour charnel porté par la nièce de Marcia à celle-ci qui écaltera lors du final du métrage), et avancer des détails inutiles mais volontaires (la domestique du couple se masturbant sans raison évidente), mais ce seront les rêves de Marcia qui offriront au film ses passages les plus osés en étant largement graphiques et généreux dans une ambiance toujours déchaînée.

DeliriumLes personnages seront bien entendu largement travaillés, avec en tête ce Herbert qui offrira une personnalité trouble et obsédée sexuellement alors qu'il n'arrivera pas à satisfaire son épouse du coup encore vierge, mais dont la folie sera parfaitement retranscrite et donnera de l'ampleur à l'ensemble pour ainsi justifier le film à lui seul, tandis que son épouse Marcia sera elle aussi dérangeante dans sa servitude aveugle poussée à l'extrême, laissant de fait les autres protagonistes rester en retrait pour tout au plus apporter un peu plus d'excentricité et de folie.

DeliriumL'interprétation est ici convaincante, portée par Mickey Hargitay dont le faciès se prêtera à merveille à toute une série de grimaces diaboliques exagérées, tandis que Rita Calderoni offrira son charme indéniable, accompagnée par toute une série d'actrices au physique engageant. La mise en scène de Renato Polselli est à l'image du métrage, trouble, étrange et non conventionnelle pour participer activement à rendre ses situations délirantes. Très peu porté sur un aspect sanglant presque absent, le métrage n'utilisera que quelques petits effets spéciaux sommaires vite expédiés.

Donc, ce Delirium portera bien son nom pour nous offrir une séance de cinéma nonsensique décapant, volontaire jusqu'à l'extrême mais pas frocément accessible à tous !

DeliriumLe DVD de zone 1 édité par Anchor Bay avancera une image plutôt nette mais perdant quelque peu ses détails lors des séquences se déroulant dans l'obscurité, tandis que la bande-son sera efficace avec une partition musicale décalée excellente, le métrage étant ici proposée dans sa version originale italienne sous-titrée en anglais pour le montage international et uniquement en anglais pour le montage américain. Car en effet, le principal bonus de cette édition sera la présence du montage américain, devenu très rare, et qui offrira une direction complètement différente au film, en présentant des séquences additionnelles en introduction pour sous-entendre que le trauma du personnage principal lui vient de la guerre du Vietnam, tandis qu'un personnage en plus sera présent (et finira mal pour une scène annonçant le Black Christmas de Bob Clark) et que le final différera complètement. Mais on pourra aussi suivre une interview croisée de Renato Polselli et de Mickey Hargitay qui reviendront sur le métrage, sur les différentes versions du film et sur la censure dont il fut victime.

Delirium
Delirium

Pour ceux qui voudraient découvrir cet assassin perturbé au sein d'une intrigue délirante, le DVD de zone 1 est disponible ici ou !

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17.08.09

08:05:00, Catégories: Test / Critique  

Titre du film : Very bad trip (The hangover)
Réalisateur : Todd Phillips
Durée du film : 1h30
Date de sortie en salles : 24 juin 2009

Par Nicofeel

Réalisé par Todd Philips, auteur du récent long métrage sur Starsky et Hutch, Very bad trip (The hangover de son titre original) n'augurait rien de bon. D'autant que le film semblait vouloir surfer avec un pitch de base et un titre ressemblant étrangement au film Very bad things.
En effet, on se retrouve ici avec trois copains et le frère de l'un d'entre eux qui décident de se rendre à Las Vegas afin d'enterrer la vie de célibataire d'un des copains. Se rendant dans un hôtel, les copains boivent ensemble un coup et puis subitement c'est le trou noir... Les copains ne se souviennent plus de la soirée qu'ils ont passé. Et puis ils ont perdu leur copain qui est censé se marier.
Eh bien jusqu'à ce moment du réveil, le film a tout de la comédie américaine bien calibrée, à destination des adolescents. On se dit alors que l'on va avoir droit à un film du style de Mec, elle est où ma caisse. Eh bien pas du tout ! Very bad trip surprend en bien et c'est peu de le dire.
Very bad trip enchaîne les situations les plus absurdes à un rythme d'enfer. Et puis cerise sur le gâteau le film ne se contente pas de faire rire le spectateur. Very bad trip a le mérite de faire dans le politiquement incorrect. Dans ce film, on a même droit à une critique de notre société contemporaine. Tout le monde, à des degrés divers, en prend pour son grade.

Les blagues du film sont parfois d'un goût douteux (le frère attardé qui fait croire à ses camarades que le bébé qu'ils ont récupéré est en train de se masturber) mais elles ne peuvent pas laisser indifférents. A partir du réveil des personnages le film ne cesse d'aller de l'avant.

Le scénario est d'ailleurs astucieux car on apprend que progressivement ce qui s'est réellement passé. Ce n'est que par petites touches que l'on comprend ce qui a eu lieu lors de cette soirée. C'est en fait au même moment que les personnages du film que des explications nous sont délivrées. Encore que, pour pouvoir remettre en place toutes les pièces du puzzle, il faudra attendre la fin du film.

Certaines scènes sont vraiment incroyables. Le coup du tigre que l'on retrouve dans la salle de bain est énorme. Les personnages vont être obligés d'endormir le tigre et de le ramener à son propriétaire qui n'est autre que Mike Tyson ! Le caméo de Mike Tyson dans sa villa donne lieu à une scène vraiment hilarante. Ce qui est appréciable dans ce film c'est que ces scènes pourtant peu croyables pourraient arriver à n'importe qui. Nos protagonistes n'ont rien de héros. Ce sont simplement des hommes qui ont dérapé à un moment donné et qui voient les événements les plus défavorables s'enchaîner contre eux.
La découverte du bébé est également tout aussi surprenante que celle de l'apparition du tigre.

Mais le film n'est pas qu'une débauche de gags. C'est également l'occasion pour le cinéaste de se livrer à une critique de notre société contemporaine.

Ainsi, les policiers sont loin d'être idéalisés. La démonstration du tazer évoque sans vergogne l'idée selon laquelle certains policiers abusent du pouvoir qui leur a été confié. De plus, l'incompétence des policiers est également manifeste avec nos protagonistes qui n'ont aucun mal à s'emparer d'une voiture de police.

Very bad trip se permet également de se montrer le racisme qu'il peut y avoir entre américains et asiatiques. Le chef de gang asiatique passe vraiment pour un guignol lorsque dans une scène hallucinante, il sort nu du coffre d'une voiture. Ce même chef, qui est décrit comme un homosexuel notoire, n'hésite pas quant à lui à se moquer de notre joyeuse équipe qui apparaît vraiment comme stupide (voir à ce sujet la scène de l'échange d'une somme d'argent contre un prisonnier qui n'est pas leur copain disparu !).

Enfin, le puritanisme des américains est battu en brèche. On voit que sur ce point le réalisateur s'est bien fait plaisir. L'épouse du dentiste est véritablement détestable, prenant son mari pour un gentil toutou et lui empêchant de faire ce qu'il veut. Ce dernier doit se conformer à un rythme de vie bien déterminé. Le plus étonnant dans le film est certainement le fait que le cinéaste réussit à rendre plus noble et plus sympathique une jeune femme strip-teaseuse que va épouser (pendant cette nuit) le dentiste par rapport à l'épouse de ce dernier. Les normes sociales ont sans conteste explosé à ce moment. Et puis le cinéaste nous montre bien que l'amour est plus important que tout, la condition sociale ne signifiant pas tout. A ce moment, on peut penser que Todd Philips s'est servi comme modèle du sublime et touchant Embrasse-moi idiot de Billy Wilder.
Et puis il y a vers la fin du film une scène mémorable où le garçon employé pour chanter lors du mariage se met à faire des phrases autour du sexe. On est carrément surpris de trouver autant de propos crus sur le sexe dans un film américain. La chanson en elle-même est hilarante. Mais ce n'est pas encore fini.
L'apothéose intervient lors du fabuleux générique de fin qui est hilarant. Sur la musique énergique du groupe Flo-Rida (Right round), on a droit à des photos qui nous montrent ce qui s'est passé lors de cette mémorable soirée. Tout y passe : moment très rapproché avec des strip-teaseuses, vol d'un tigre, situations obscènes, etc.

Terminons en disant que Very bad trip ne serait pas aussi réussi sans le talent de ses acteurs principaux qui jouent parfaitement les monsieur-tout-le-monde qui doivent affronter des épreuves pour le moins peu conventionnelles.

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14.08.09

08:15:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Sick nurses

Petit délire sans prétention nous venant de Thaïlande, ce Sick nurses va appliquer sur une intrigue basique de vengeance fantomatique un traitement décomplexé, aussi humoristique que saignant pour un résultat très sympathique bien que quelque peu superficiel et ne pouvant jamais espérer provoquer l’effroi du spectateur par un manque de crédibilité heureusement en majeure partie assumé.
Le script va suivre la vengeance d’une infirmière tuée par ses collègues dirigées par le médecin de leur service alors qu’elle les menaçait de dénoncer leur trafic de corps humains.

Sick nursesDans sa première séquence, le métrage va rapidement revenir sur le triste sort de Tawan, assassinée par ses collègues infirmières sous les yeux complices du docteur Taa parce qu’elle voulait rendre public leur commerce illégal de cadavres, devenant de la sorte elle-même le prochain objet d’échange aussitôt vendu. Cette introduction, au goût d’inachevé comblé par la suite, sera plutôt efficace pour mettre en condition le spectateur en étant gentiment macabre dans les préparatifs du cadavre, tout en laissant quelques interrogations en suspens au travers de rapides plans intrigants qui dénoteront déjà du manque de linéarité de l’intrigue à venir.

Sick nursesEn effet ensuite la présentation des principaux personnages se fera de manière complètement désordonnée avec des séquences très courtes et sans raccord francs pour mettre en avant ces infirmières sexys désoeuvrées et surtout leurs travers avancés de façon excessive et souriante, insistant ainsi sur l’anorexie boulimique de l’une d’elles de manière graphique et répugnante, tandis que l’excès de coquetterie d’une autre sera singée abusivement ou que deux lesbiennes joueront à se photographier avec leurs téléphones portables dans un élan sensuel, le tout déroulé sur un ton léger et amusant, parfois même volontairement grotesque, mais assurant toujours un spectacle sexy bien en phase avec le fantasme masculin représenté par le mythe de l’infirmière.

Sick nursesPendant ce temps-là, le docteur Taa se sera absenté pour se rendre au rendez-vous fixé sept jours après le meurtre de Tawan afin de vendre le corps conservé dans de la glace dans son coffre de voiture, laissant les demoiselles, seules dans un hôpital apparemment déserté de tout patient, vaquer à leurs occupations tout en jouant à se faire peur avec une légende impliquant la venue du fantôme de leur victime qui pourrait revenir se venger au soir du septième jour suivant sa mort, ce qui bien entendu va se produire. C’est ainsi que chacune des jeunes femmes va rencontrer le spectre de Tawan au cours de scènes jamais flippantes mais assez réussies visuellement pour proposer des idées assez folles (le shampooing aux cheveux du fantôme par exemple) mais qui pourront déstabiliser car au lieu de suivre la destinée de chacune d’entre elles séparément, le métrage va s’attacher à suivre conjointement et chronologiquement les événements.

Sick nursesNous suivrons donc au sein d’une première partie assez modérée et inoffensive les différentes apparitions du fantôme de Tawan, présenté sous une déclinaison originale des traditionnels spectres asiatiques aux cheveux noirs et longs lancé par Ring, mais sans que ces séquences n’aboutissent, annihilant tout effet de suspense et faisant régulièrement retomber le début de tension installé en revenant à chaque fois au ton léger prolongeant la mise en condition des protagonistes. Mais malgré cela, cette phase du film restera largement intéressante surtout qu'elle approfondira l'intrigue en présentant de nouveaux éléments éludés lors de l'entame et venant donner un peu de consistance à l'ensemble tout en expliquant certains détails et les motivations de chacun.

Sick nursesMais il faudra attendre que les différentes situations exposées s'entrechoquent pour que le métrage décolle véritablement et devienne jouissif et débridé dans une série de séquences sanglantes aussi graphiques qu'originales pour suivre les sévices infligés aux différentes infirmières qui seront surtout amenées à s'automutiler, le fantôme de Tawan ne frappant pas directement mais prenant possession d'une partie du corps de ses victimes (bien souvent les bras) pour les obliger à se faire subir diverses atrocités graphiques et souvent en liaison avec les travers exposés (l'une d'elles mangera aussi bien des mégots que des résidus humains, tandis qu'une autre avalera des lames de rasoir, se sectionnant carrément la mâchoire avant qu'un dernier outrage ne vienne la finir), mais aussi littéralement horrifiques, avec cette autre demoiselle qui découpera en morceaux son amie anesthésiée.

Sick nursesLes éléments avancés offriront à l'intrigue un petit twist final certes anticipable mais bien agencé et porteur d'une certaine perversité évasive mais bien réelle en faisant preuve d'une belle immoralité pour peu de prendre le temps de bien reconsidérer chacun des événements et de sonder un des protagonistes, ce qui tranchera largement avec le côté quand même superficiel laissé jusqu'alors par un ensemble plutôt porté sur son caractère déraisonnable et débridé, pour de la sorte nous fournir tous les renseignements nécessaires pour appréhender chacun des aspects de l'intrigue voulus par les deux réalisateurs thaïlandais.

Sick nursesLes personnages resteront bien évidemment stéréotypés pour une outrance jouissif et sexy même si l'ensemble n'ira jamais loin dans l'érotisme (même l'obligatoire séance de douche se fera habillée) pour préférer s'attarder sur les décolletés ou les fessiers des ravissantes actrices, tandis que le docteur, malgré son peu de temps de présence à l'écran, offrira son lot de perversion et de manipulations. Hélas, l'interprétation surjouée plombera la crédibilité globale du film, avec des demoiselles certainement choisies en fonction de leur physique et non de leur talent devant la caméra. La mise en scène du duo de réalisateurs est efficace, dynamique et efficiente pour créer une atmosphère surréaliste en jouant avec une photographie adéquate et des couleurs tour à tour vives ou fades adaptées. Les effets spéciaux sont probants pour avancer des plans saignants volontaires et parfois même très graphiques, avec juste ces inserts numériques qui resteront visibles, tandis que le maquillage du spectre sera réussi.

Donc, ce Sick nurses offrira un spectacle enjoué et souriant, volontaire et sans prétention dans un délire régulièrement jouissif !

Sick nursesLe DVD de zone 1 édité par Magnolia Home Entertainment avancera une image nette et exempte de tout défaut, tandis que la bande-son sera efficace avec une partition musicale adaptée et dynamique, le métrage étant ici proposé dans sa version originale thaïlandaise ou dans sa version anglaise, avec dans tous les cas des sous-titres anglais optionnels.
Au niveau des bonus, seul un petit making-of, laissant quasiment exclusivement la parole aux réalisateurs et aux différentes actrices qui reviendront sur leur prestation, sera disponible, accompagné par les bandes-annonces d'autres titres de l'éditeur.

Pour ceux qui voudraient découvrir cette vengeance sexy et sanglante, le DVD de zone 1 est disponible ici ou !

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12.08.09

07:55:00, Catégories: Nouveautés  

par Nicore

Vendredi 13
Vendredi 13

Alors que la vague de remakes et autres suites continue d'accaparer une bonne partie de la production horrifique américaine, il n'y a rien d'étonnant à ce que la franchise des Vendredi 13 et son boogeyman attitré Jason Vhoorhees soient à leur tour revisités pour redonner vie une fois encore au tueur de Crystal Lake sous l'impulsion de Marcus Nispel qui nous avait déjà gratifié de la très bonne surprise qu'avait été le remake de Massacre à la tronçonneuse. Le métrage, après un passage en salles obscures en février dernier où il a drainé 129 500 spectateurs, arrive en DVD et en Blu-ray à partir du 11 août sous la houlette de Paramount.

Vendredi 13

Le script, piochant notamment dans les deux premiers volets de la franchise, va laisser Jason Voorhees, un petit garçon difforme, assister à la décapitation de sa mère psychopathe. Donné pour mort, il déambule dans la région abandonnée de Crystal Lake. Au fil des années, il acquiert une force surhumaine et une rage aveugle envers tous les adultes. Aujourd'hui, un groupe d'adolescents décide de passer un week-end près du lac, et vont déclencher la folie meurtrière de Jason.

Vendredi 13

D'après les avis recueillis, Marcus Nispel aurait, malgré les écueils placés sur sa route, réussi à nous gratifier d'un "slasher" respectueux du matériau d'origine tout en étant très "fun", avec notamment des répliques d'une stupidité volontaire d'anthologie, tandis que l'intrigue offrirait presque une synthèse de la franchise tout en forçant quelque peu la dose sur les plans érotiques ou sanglants, mais sans aller trop loin et en laissant le boogeyman commettre même quelques meurtres en hors-champ, le tout sur un rythme vivifiant, mais avec pour seuls petits bémols une image trop nette et léchée ne retrouvant pas l'aspect 80's et un jason Vhoorhees manquant de charisme à l'écran !

Vendredi 13

Le DVD édité par Paramount avancera une image en 2.35 (16/9 anamorphique) et proposera le film dans sa version française et anglaise en DD5.1 avec des sous-titres optionnels. Au niveau des bonus, on pourra visionner quelques scènes alternatives, un making-of et un module revenant sur les méfaits de Jason au travers des effets spéciaux utilisés pour le film. L'édition Blu-ray du film proposera une image en 2.40 (16/9) et la bande-son en français en DD5.1, laissant seulement la version anglaise avec sous-titres optionnels bénéficier du DDTHD5.1. En ce qui concerne les bonus, outre ceux présents sur le DVD, on pourra rejoindre directement aux sept meilleures scènes du métrage et accéder en PIP à toute une série d'anecdotes sur la franchise.

Vendredi 13

Donc, c'est à partir du 11 août que nous allons pouvoir nous replonger dans le mythe de Jason Vhoorhees grâce au DVD ou au Blu-ray de ce remake quand même largement attendu par les fans de la saga !

Vendredi 13

Vendredi 13 (2009)

Vendredi 13 (2009)
Amazon à 9.58€
Fnac à 12.09€
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Vendredi 13 (2009) - (Blu-ray)

Vendredi 13 (2009) - (Blu-ray)
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10.08.09

08:00:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Spider baby

Réalisé par le grand Jack Hill, ce Spider baby bénéficia d’un statut de "film-culte" amplement mérité tant le métrage, outre sa sincérité communicative pour manier aussi bien l'effroi que l'humour noir, aura une incidence sur toute une partie de la production horrifique à venir avant d'être remis au goût du jour par Rob zombie dans ses deux premiers méfaits.
Le script va s'intéresser aux derniers descendants d'une famille de dégénérés cannibales souffrant d'une maladie rare qui vont se retrouver aux prises avec des héritiers peu scrupuleux voulant les chasser de leur demeure.

Spider babyAprès un générique magnifique imprimé d'une chanson magnifique et entraînante interprétée par Lon chaney Jr lui-même, le métrage va laisser un homme tranquillement installé dans un fauteuil évoquer le "syndrome de Merrye", une maladie très rare provoquée vraisemblablement par la consanguinité qui provoque une dégénérescence progressive du cerveau et un retour à l'état animal de ceux qui en sont atteints. Heureusement, ce syndrome sera décrété comme disparu avec l'extinction de la famille Merrye qui en souffrit et dont ce narrateur va nous raconter les dernières heures pour remonter une dizaine d'années en arrière, lançant ainsi véritablement le métrage comme un long flash-back.

Spider babyC'est ainsi que nous allons commencer par suivre un postier débonnaire parti à la recherche de la maison des Merrye, guère aidé par les personnes croisées sur son chemin qui vont paraître effrayées en entendant le nom de la destination de l'homme, mais finalement il va réussir à se débrouiller tout seul pour arriver devant cette bâtisse sinistre et guère engageante. L'intrigue présentera cette demeure sous un aspect gothique à cette demeure avec par exemple ce portail grinçant et s'ouvrant tout seul, laissant le postier monter les marches craquantes et héler un éventuel habitant dans une ambiance relativement tendue jusqu'à ce que, se penchant par une fenêtre, il voit débouler de l'intérieur une demoiselle hystérique jouant au jeu de "l'araignée" et lui jetant une sorte de toile sur la tête. Ce qui prêterait à sourire si ensuite cette jeune femme ne s'était pas armée de couteaux pour frapper à de nombreuses reprises le pauvre homme qui perdra même une oreille.

Spider babyCette tigresse, prénommée Virginia, se fera alors houspillée par sa sœur Elizabeth qui la laissera craindre le retour de Bruno, qui arrivera bientôt et sera présenté comme étant le chauffeur de la famille ayant à sa charge ces deux demoiselles mais dont il semblera tolérer de telles incartades en se contentant de sermonner Virginia, lui interdisant à l'avenir de jouer au jeu de "l'araignée" avant de laisser sortir de son véhicule Ralph, le troisième fils du patron de Bruno, un être presque difforme au comportement quasiment animal et plus particulièrement canin qui paraîtra intéressé par le cadavre du postier mais trouvera la lettre qu'il leur amenait, courrier qui annoncera l'arrivée le jour même de lointains cousins et de leur avocat.

Spider babyCette nouvelle mettra tout ce petit monde en branle pour faire disparaître les traces du meurtre du postier, Virginia ramassant l'oreille coupée pour la conserver amoureusement dans une petite boîte tandis que le cadavre sera descendu dans une cave secrète pour être jeté en pâture aux mystérieux oncle Ned et à la tante Clara. Cette présentation des personnages principaux sera largement attractive, arrivant même presque à rendre ces trois dégénérés attachants malgré leurs travers macabres et violents, mais ce sera ce chauffeur, Bruno, qui gagnera la sympathie du spectateur, ayant promis au père de ceux-ci sur son lit de mort de protéger ses enfants et qui donc s'occupera d'eux de son mieux en essayant de limiter la "casse".

Spider babyCette sympathie pour ces personnages sera encore accrue quand débarqueront ces cousins éloignés, Emily et Peter, et cet avocat détestable accompagné par sa charmante assistante Ann, puisque ces intrus dans l'univers des Merrye seront globalement présentés sous un jour peu reluisant, entre cet avocat dédaigneux et sûr de lui dans une attitude inquisitrice et cette Emily dont l'appât du gain constitué par la maison sera tout de suite identifiable en plus de laisser apparaître sa mesquinerie, laissant ainsi seul ce Peter se montrer aimable et charmant. Mais bien entendu la rencontre entre ces deux mondes va être explosive et Bruno aura autant de mal à préserver les secrets de la famille Merrye qu'à refreiner les pulsions des trois rejetons.

Spider babyL'intrigue réussira aisément son savant dosage de terreur et d'humour, en s'appuyant aussi bien sur ses protagonistes que sur l'ambiance et les décors pour surprendre constamment le spectateur. Déjà la maison des Merrye recèlera son lot de surprises, entre les habitants de la cave, les découvertes macabres faites dans les chambres ou encore la présence de ces araignées très envahissantes mais choyées par Virginia qui se prendra elle-même pour un arachnide. Ensuite, chaque personnage apportera sa contribution à cet humour souvent noir qui traversera le métrage sur sa longueur pour nous livrer des séquences largement souriantes, tel cet avocat citant les lois le protégeant lorsqu'il se fera attaqué, et d'une manière générale, les dialogues fourmilleront de clins d'œil (deux protagonistes ne parleront-ils pas des films d'horreur mettant en scène la momie ou le loup-garou en présence de Lon Chaney Jr ?) et de sous-entendus amusants mais également parfois plus glauques lorsqu'il s'agira d'évoquer l'inceste ou le cannibalisme.

Spider babyMais l'intrigue en elle-même nous réservera également quelques situations brillantes, comme ce repas incroyable et appelé à rester dans les mémoires ou encore la fureur et la férocité inouïe avec laquelle les deux sœurs vont s'attaquer aux intrus, tandis que d'autres séquences seront plus langoureuses et troubles, comme lorsque Virginia tentera de séduire un Peter attaché au cours d'un nouveau jeu de "l'araignée" qui lui aussi sera au final bien surprenant. Et cette succession de péripéties fluides, arrivant même à présenter l'arrivée des cousins comme un viol de l'intimité de la famille Merrye, donnera une force évidente au propos du film qui trouvera sa justification lors d'un final rendue terriblement douloureux mais hélas inéluctable.

Spider babyLes personnages joueront un rôle plus qu'important dans la réussite du film, et notamment les membres du clan Merrye, entre la troublante Virginia qui sera la plus violente et certainement la plus dérangée dans son obsession des araignées, au point de les avaler et de vouloir agir comme elles, Elizabeth qui si elle semblera plus effacée sera également plus vicieuse pour essayer de discréditer sa sœur, et enfin ce Ralph animal et au physique détonnant aura de quoi faire frémir mais aussi sourire, laissant de fait la palme de l'émotion revenir au chauffeur, Bruno, qui dans sa droiture à respecter un engagement pris sera témoin et acteur dans le drame à venir. Face à ces personnalités fortes, les autres protagonistes auront du mal à les surclasser, cet avocat puant sera juste comique tandis que la bluette naissante entre Peter et Ann n'apportera pas grand-chose, si ce n'est de pouvoir fournir le clin d'œil final.

Spider babyL'interprétation est largement convaincante, portée par un Lon Chaney Jr excellent, sincère et chargé en émotions qu'il parviendra facilement à nous communiquer, tandis que Sid Haig offrira son physique particulier à Ralph, pour laisser le soupçon d'érotisme revenir à Carol Ohmart qui se promènera une partie du métrage en tenue affriolante tandis que Jill Banner nous offrira une Virginia troublante et démentielle. La mise en scène de Jack Hill est efficace, adaptée pour avancer ses surprises et autres retournements de situations tout en parvenant à garder un rythme constant même lors des nombreuses séquences de dialogues.

Donc, ce Spider baby devrait sans mal s'attirer une immense sympathie de la part de ses spectateurs grâce à son humour accompagnant ses situations horrifiques dans une ambiance excellente !

Spider babyLe DVD de zone 1 édité par Dark Sky films avancera une image incroyablement nette dans un noir et blanc somptueux et débarrassé du moindre défaut d'origine, tandis que la bande-son sera probante, avec une partition musicale adaptée et dynamique, le métrage étant ici proposé dans sa version originale anglaise avec des sous-titres anglais optionnels.
Au niveau des bonus, on pourra suivre un documentaire revenant sur la genèse et la production du film en laissant intervenir aussi bien le réalisateur que certains acteurs et membres de l'équipe technique pour un condensé d'anecdotes passionnantes, un autre petit module reviendra sur la musique du film et son auteur Ronald Stein, pour laisser ensuite Jack Hill revenir sur les lieux du tournage pour une petite visite anecdotique des extérieurs de la maison des "Merrye" tandis qu'une ouverture alternative et une scène rallongée viendront se rattacher au métrage, avec également une conséquente galerie de photos du film et de son tournage.

Spider baby
Spider baby

Pour ceux qui voudraient découvrir ce film inestimable, le DVD de zone 1 est disponible ici ou !

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07.08.09

07:20:00, Catégories: Test / Critique, Test de commande  

par Nicore

Byleth

Oscillant entre fantastique, "giallo" et romantisme érotique, ce Byleth osera affronter de face un des derniers tabous modernes, l'inceste entre frère et sœur, pour une intrigue hélas n'allant pas au fond de ses thématiques pour du coup laisser quelque peu le spectateur sur sa faim.
Le script va faire coïncider une série de meurtres avec le retour dans sa propriété de la sœur du duc Lionello, ce dernier étant profondément amoureux d'elle.

BylethDans sa séquence d'introduction plutôt prometteuse malgré son aspect classique, le métrage va avancer un premier meurtre, celui d'une prostituée que nous aurons auparavant eu le temps de découvrir en plein ébat avec un client se gaussant de l'abstinence de sa femme légitime, cette demoiselle va donc ensuite recevoir une visite d'un inconnu la poignardant au cou sans autre forme de procès, laissant le réalisateur illustrer à sa manière le "giallo" avec son assassin filmé en caméra subjective et portant des gants noirs suivant en gros plan la souffrance puis la mort de la victime, sans pour autant faire preuve de la moindre violence et surtout en demeurant bien timoré puisque le crime se fera en hors-champ.

BylethEnsuite, après un splendide générique fait de peintures démoniaques, le métrage va laisser les autorités évacuer le corps de la prostituée sous le regard de la foule parmi laquelle on découvrira le personnage principal du métrage, le duc Lionello assistant à la scène du haut de son cheval blanc. A peine rentré dans son domaine, il sera averti de l'arrivée de Barbara, une jeune femme qu'il se dépêchera de rejoindre dans sa chambre pour une accolade passionnée et émue avant d'aller ensemble se promener dans le parc, Barbara lui racontant son voyage d'une année au travers de l'Italie pour ensuite réserver une surprise au spectateur qui apprendra que Lionello et Barbara sont frère et sœur, alors que leur comportement pouvait largement laisser à penser qu'ils étaient amants. Mais ce ne sera pas tout puisque Barbara va également annoncer à son frère qu'elle s'est mariée, ce qui plongera Lionello dans une fureur noire suivie d'une tristesse incommensurable.

BylethPassées ces présentations, la première partie va s'attacher à suivre l'évolution du comportement de Lionello, bien obligé de composer avec la présence de Giordano, le mari de Barbara (un homme largement plus âgé qu'elle qui tentera de sympathiser avec lui), pour bien mettre en avant ses tourments et ses attitudes troubles, entre ses divagations érotiques dans lesquelles il se voit faire l'amour à sa sœur, son agressivité démesurée envers Giordano lors d'une partie d'escrime qui manquera de mal tourner, quand il ne se montrera pas voyeur pour épier les ébats de leur servante avec le majordome dans une grange, ce qui ne semblera pas l'exciter plus que cela mais au contraire le dégoûter. Ce tempérament de voyeur sera par ailleurs remis en avant lorsque ce sera Barbara et Giaordano dont Lionello espionnera l'intimité.

BylethMais cela n'empêchera pas le métrage d'avancer bientôt un autre meurtre se rapprochant du duc, puisque ce sera comme par hasard la servante qui sera assassinée en pleine nuit alors qu'elle dormait nue dans sa chambre, toujours avec cette même arme (qui restera floue et jamais montrée clairement) spéciale possédant trois lames pour une nouvelle séquence héritée du "giallo" toujours aussi avare en effets sanglants mais présentant un érotisme sensuel. Le juge local interrogera même Lionello sans en tirer grand-chose, mais ce sera lorsque Giaordano décidera de faire venir sa cousine au domaine dans l'espoir de détourner Lionello de Barbara et donnera une réception que l'élément fantastique va se "matérialiser".

BylethEn effet, un prêtre présent dans l'assistance va évoquer la possibilité d'avoir affaire à un meurtrier possédé par un démon nommé "Byleth" qui a pour particularité de faire vivre ses victimes dans l'inceste et de leur faire assassiner des jeunes femmes en apparaissant toujours sur un cheval blanc… Beaucoup de coïncidences frappantes avec Lionello, surtout qu'en plus nous apprendrons bientôt que son père pratiquait la sorcellerie et que le jeune homme avait évoqué le nom de "Byleth" lors d'une crise dans son enfance. Cela entraînera un dernier acte quelque peu confus notamment lors de la séquence finale bâclée et aucunement explicative, tandis que même les sentiments de Barbara envers son frère demeureront plus troubles que jamais.

BylethHélas, malgré les thématiques assez fortes proposées par le métrage, jamais le réalisateur n'arrivera véritablement à donner de l'ampleur à ses situations, même lors des "jeux" limites de Barbara et de son frère qui symboliseront cet inceste forcément interdit et mis en avant de manière plutôt romantique en présentant les peines endurées par Lionello dans son amour impossible. L'aspect "giallo" du métrage sera quant à lui très superficiel pour ces quelques meurtres rapides et uniquement quelque peu savoureux pour cet érotisme charmant, surtout que l'intrigue ne jouera pas franchement sur l'ambiguïté quant à l'identité du meurtrier. L'apport de l'élément fantastique avec ce démon qui donnera son nom au film restera également minime et plutôt brumeux, nous gratifiant certes de quelques scènes presque oniriques lors des apparitions de ce démon à visage humain chevauchant son cheval blanc près de Lionello, mais jamais nous ne saurons si ces apparitions sont issues de son imagination délirante ou non.

BylethPar contre, l'érotisme sera très présent, dès l'introduction, pour ne jamais hésiter à dévoiler les charmes d'actrices adorables et les laisser participer à quelques ébats qui ne seront jamais vulgaires ou ouvertement scabreux pour paraître même plutôt stylisés avec une sensualité exacerbée sans racolage inutile dans ce contexte, même lors des dérives mentales de Lionello où il apparaîtra en compagnie de sa sœur en pleine action, tandis que les visions de demoiselles nues et envoûtantes qui viendront aguicher et perturber un peu plus le personnage principal déjà bien préoccupé seront certes gratuites mais très agréables à suivre.

BylethLes personnages seront bien travaillés et bénéficieront d'une interprétation largement convaincante, aussi bien Mark Damon qui donnera vie à Lionello de manière efficace et impactante mais sans surjouage néfaste, tandis que Aldo Bufi Landi nous offrira une prestation bien plus matérialiste et volontairement opposée aux dérives du personnage central, laissant Claudia Gravy apporter son charme dans le rôle de Barbara, mais il ne faudra pas oublier la toute belle Marzia Damon apparaissant déshabillée pour avancer ses charmes en jouant la servante assassinée. La mise en scène du réalisateur est cohérente mais peinera à inculquer un rythme régulier au métrage.

Donc, ce Byleth manquera d'audace pour réussir à marquer de son empreinte le cinéma-bis des années soixante-dix, mais demeurera quand même une petite curiosité jamais déplaisante et sensuelle !

BylethLe DVD de zone 2 allemand édité par X-Rated Kult, toujours dans ce format "livre" plus que plaisant, avancera une image nette mais ayant conservé quelques défauts d'origine, tandis que la bande-son sera plutôt efficace avec une partition musicale adaptée et lyrique, le métrage étant ici proposé dans sa version allemande et italienne avec le possibilité de lire des sous-titres anglais optionnels.
Au niveau des bonus, on pourra juste suivre un court module sur la restauration de l'image avec le résultat à l'écran comparé à l'image issue de la VHS du film, une galerie d'affiches du film ainsi que quelques bandes-annonces d'autres titres de l'éditeur.

Pour ceux qui voudraient découvrir cette petite curiosité naviguant entre les genres, le DVD de zone 2 est disponible ici ou dans une de ses deux affiches alternatives !

Permalien 1354 mots par nicore, 2014 vues • Réagir

05.08.09

07:00:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Avere vent'anni

Film maudit pour son réalisateur Fernando Di Leo, ce Avere vent'anni, présenté à l'époque comme une comédie sexy avançant les deux starlettes sexys les plus en vue du moment, fît scandale à cause de son final d'une violence extrême tranchant définitivement avec le reste du métrage beaucoup plus insouciant et léger au point d'être très vite retiré de l'affiche et remonté pour évacuer le malaise de son dernier acte remplacé par une happy-end quelconque. Mais la version originale intégrale du film conservera tout son intérêt, avec bien entendu cette issue nihiliste terrible.
Le script va suivre le parcours de deux demoiselles vivant en marge de la société et qui vont atterrir dans une communauté hippie singulière.

Avere vent'anniD'entrée, le métrage va avancer la rencontre de ses deux personnages principaux, Lia et Tina, deux jeunes femmes se retrouvant seules puisque le groupe de jeunes gens avec qui elles étaient installées sur une plage va se dissoudre, imposant une séance de présentation forcée qui va pousser les deux demoiselles, aussi insouciantes l'une que l'autre, à faire un bout de chemin ensemble. C'est ainsi qu'au cours du générique nous allons les retrouver en train de faire du stop en n'hésitant pas user de leurs charmes mis en avant pour se faire remarquer, laissant alors une citation ("Avoir vingt ans. Je ne laisserai jamais personne dire que c’est le plus bel âge de la vie" de Paul Nizan) apparaître sur l'écran et qui se révélera être terriblement bien choisie à l'issue du métrage.

Avere vent'anniL'entame du film sera extrêmement légère pour suivre nos deux demoiselles dans toute une série de péripéties souriantes et vaguement coquines, celles-ci usant de leur charme pour obtenir ce qu'elles veulent, un café, un paquet de Marlboro en troublant le vendeur d'un certain âge, ou encore pour une séquence bien désuète de vol dans un supermarché, tout en refusant l'argent proposé par une bourgeoise moralisatrice, le tout dans un esprit de rébellion paillard bien superficiel et ne valant uniquement que par la présence charmante de ces deux jeunes actrices aguicheuses et fraîches. Mais heureusement Fernando Di Leo ne s'attardera pas sur ces situations quelque peu naïves pour ensuite laisser l'intrigue s'installer dans une communauté hippie squattant une grande demeure que Tina et Lia vont rejoindre, cette dernière ayant quelques temps auparavant rencontré le régisseur, Nazariota.

Avere vent'anniLa découverte de l'endroit par les deux héroïnes permettra au métrage d'avancer toute une galerie de protagonistes amusants, déroutants ou surréalistes, tel cet homme grimé en "Pierrot" pleureur qui passera son temps à méditer sans jamais bouger, cette mère de trois triplés et surtout ce Nazarieto ayant certainement perdu l'esprit hippie puisqu'il n'hésitera pas à demander un loyer aux nouvelles arrivantes. Ce tour d'horizon de cette petite communauté servira de critique de l'esprit "flower power" en pleine déliquescence, gangrené par la drogue qui fait planer presque tous les occupants tandis que le capitalisme aura repris ses droits (le loyer, la vente d'encyclopédies) et que la corruption et la prostitution y régneront en maître absolu. Cela provoquera toute une série de situations encore amusantes, toujours légères avec notamment ce clown triste méditant qui occasionnera quelques scènes comiques, et surtout gentiment sensuelles lorsque Lia et Tina se livreront par exemple à un ébat saphique, surtout que nous découvrirons le statut d'assoiffée de sexe de Tina qui aura bien du mal à trouver quelqu'un de vaillant parmi les drogués endormis malgré ses tentatives de séduction.

Avere vent'anniCette plage centrale du film traînera quelque peu en longueur, reproduisant des situations déjà utilisées puisque Lia et Tina useront encore de leurs charmes pour vendre leurs encyclopédies, mais déjà une pointe de désillusion se fera sentir. En effet, outre une présentation des origines des deux demoiselles pour un "film dans le film" tourné dans la communauté et qui avancera un passé guère reluisant, si Tina continuera à bien s'amuser en aguichant ceux qu'elle va visiter pour mieux les frustrer ensuite, Lia semblera se lasser de ce jeu et refusera même les avances d'une femme désirant la payer contre un ébat entre femmes, alors que c'était cette même Lia qui avait entraîné Tina dans une étreinte langoureuse. Le premier virage s'effectuera ensuite avec l'arrivée de policiers effectuant une descente dans la communauté pour y chercher de la drogue.

Avere vent'anniFernando Di Leo, expert en polars violents au travers de ses "Poliziotteschi", retrouvera ses marques pour quelques séances d'interrogatoires presque brutaux au cours desquelles les baffes vont parfois pleuvoir, mais aussi pour des passages humoristiques (toujours avec l'homme méditant), mais laissant quand même également percevoir une critique douce-amère de cette jeunesse se moquant des autorités et des règles quitte à en subir les conséquences. Conséquences qui se traduiront par une extradition de Lia et de Tina, sommées par l'inspecteur en charge de l'affaire (qui sera lui aussi ensuite ridiculisé par l'intrigue) de quitter Rome et de rejoindre leur villes natales.

Avere vent'anniCe sera au cours d'une pause que les deux jeunes femmes vont s'arrêter déjeuner dans un restaurant isolé et avec leur insouciance retrouvée, elles vont se mettre à danser de manière lascive et quand même provocante au son d'un juke-box devant une tablée d'hommes assez louches et présidée par un homme en complet guère engageant. Se croyant provoqués, les hommes vont commencer à tourner autour d'elles, dansant de plus en plus près, ce qui fera fuir Lia et Tina puisque ces mâles deviendront plus que collants et pressants. Reprenant alors le chemin menant à la grande route, elles vont être poursuivies en voiture par cette meute d'hommes en chaleur qui vont bientôt les rattraper, les dévêtir et les violer sans ménagement puisque chacune d'elles sera frappée et Tina connaîtra même un sort définitivement ignoble puisque le chef de cette troupe va la violer avec un gros morceau de bois meurtrier tandis que Lia sera quant à elle frappée à la tête férocement, laissant alors un dernier plan s'éloigner de leurs cadavres gisant dans le chemin, comme si la caméra était honteuse d'avoir assisté à un tel spectacle, laissant alors le spectateur pantois tandis que la citation de l'introduction reviendra évidemment en mémoire pour trouver toute sa justification.

Avere vent'anniOn pourra donc aisément comprendre les spectateurs de l'époque, choqués par ce final que rien ou presque ne laissait présager et faisant basculer le métrage dans une horreur absolue insoupçonnable et tétanisante en plus par sa morale assez limite, puisque ce sera après avoir aguiché (vraiment volontairement ou non, le métrage n'avancera pas franchement de pistes sur le sujet !) ces hommes que les demoiselles se retrouveront en bien mauvaise posture, comme le rappellera le chef des meurtriers, laissant bien entendu à penser que si Lia et Tina étaient restées sagement dans leur coin, rien ne leur serait arrivé, et que ce sont elles les responsables de leur sort, finalement…par leur tenue et leur attitude provocante, ! De quoi alimenter une polémique qui n'est pas prête de s'éteindre à la vue de certaines tenues vestimentaires de la jeunesse actuelle…

Avere vent'anniLes personnages resteront globalement superficiels dans une volonté humoristique franche, hormis les deux héroïnes un peu plus fouillées mais qui seront surtout attachantes par leur attitude espiègle et fraîche, surtout qu'elles bénéficieront de l'interprétation de la craquante Gloria Guida jouant Lia, tandis que ce sera une autre starlette en vue, Lilli Carati qui incarnera Tina. Par contre, les autres interprètes n'offriront qu'un jeu parfois trop limité. La mise en scène de Fernando Di Leo est adaptée, vive et dynamique pour suivre les péripéties pour devenir ensuite plus inquisitrice et voyeuse lors du final extrêmement glauque du métrage.

Donc, ce Avere vent'anni aura largement de quoi surprendre par sa rupture de ton débouchera sur une ignominie terrible, marquante et déstabilisante qui tranchera frontalement avec le reste du film plus léger et souriant, même si l'esprit critique du réalisateur se fera régulièrement sentir !

Avere vent'anniLe DVD de zone 2 italien édité par Raro vidéo avancera une image nette, juste vaguement granuleuse et ne connaissant que quelques petits défauts d'origine lors de la dernière partie censurée et présentée ici pour la première fois en DVD. La bande-son est convaincante, avec une partition musicale adaptée et parfois même grinçante, notamment lors du final.
Cette édition "collector" deux DVD proposera donc le métrage dans sa version originale tel qu'il fut présenté en salles en italien avec des sous-titres anglais optionnels, tandis que sur le second DVD, on pourra suivre la version remontée, présentée elle en version italienne et anglaise, mais ce remontage n'apportera rien, puisque son issue en happy-end dénaturera la volonté du réalisateur.
Au niveau des bonus, on pourra un très intéressant documentaire laissant le réalisateur ainsi que plusieurs acteurs revenir sur le film au travers d'anecdotes incluant bien entendu la censure dont fût victime le métrage, une conséquente galerie de photos du film et de sa production, ainsi que la biographie et la filmographie du réalisateur.

Pour ceux qui voudraient découvrir cette œuvre sulfureuse et radicale, le DVD de zone 2 italien est par exemple disponible ici !

Permalien 1642 mots par nicore, 1632 vues • 2 retours

03.08.09

08:10:00, Catégories: Test / Critique, Box office cinéma  

par Nicore

Bacterium

Réalisé par Brett Piper, un aimable artisan abonné aux petits budgets étriqués toujours généreux notamment au sein du studio "Shock-O-Rama" (Screaming dead ou encore Bite me ! par exemples), ce Bacterium ne dérogera pas à la règle en nous offrant un spectacle souriant et efficace, certes régulièrement imparfait mais bénéficiant d'un capital sympathie évident.
Le script va laisser quelques amis s'adonner à une partie de paint-ball non loin d'un bâtiment dans lequel un savant certainement un peu fou a concocté pour l'armée une arme bactériologique.

BacteriumDans sa séquence d'introduction, le métrage va tout de suite lancer l'action en suivant un homme au visage ravagé et mal en point tentant de fuir l'hélicoptère le pourchassant transportant deux hommes en combinaison antiradiations qui vont finalement ne pas avoir de mal à intercepter le fuyard. En effet, celui-ci va finir sa route contre une cabane, laissant ses deux poursuivants se poser pour récupérer une fiole contenant un liquide verdâtre et finalement l'un d'eux va incendier les alentours du véhicule ainsi que son compagnon, coupable d'avoir peut-être touché le fugitif. Cette entame du métrage de facture assez classique aura le mérite d'identifier immédiatement la menace tout en mettant en avant les dégâts causés sur les humains lors de cette séquence généreuse et convaincante dans ses effets.

BacteriumEnsuite l'intrigue va nous présenter ses personnages principaux directement en action puisque nous allons suivre Beth et Jiggs en pleine partie de paint-ball dans une forêt qui vont rapidement apercevoir un groupe d'hommes armés n'appartenant pas à leur équipe, se décidant bien entendu à les suivre discrètement. C'est ainsi qu'ils vont découvrir une baraque apparemment abandonnée qu'ils vont décider d'investir dans un style militaire souriant, notamment à la vue de leurs armes factices. Mais au lieu de nous proposer la traditionnelle visite des lieux tentant d'installer un quelconque suspense, le réalisateur va très vite laisser Jiggs déclencher un signal d'alarme qui va faire sortir de son antre un homme en combinaison, le laissant réussir à mettre la main sur Beth.

BacteriumBeth va alors être contrainte de se déshabiller entièrement, offrant un passage l'opportunité au réalisateur de nous gratifier d'une petite scène de nudité bienvenue, pour être placée de force dans une pièce remplie d'un gaz soporifique avant que ce savant, le Dr. Boskovic, ne retourne à ses expériences nébuleuses qui sembleront l'avoir marqué profondément puisque même ses rêves tourneront au cauchemar. Mais pendant ce temps-là Jiggs, rejoint par une troisième participante à la partie de paint-ball, Brook, va se mettre à la recherche de Beth pour parvenir à la délivrer, forçant Boskovic à leur en apprendre plus sur ses activités, tout en plaçant enfin l'enjeu du métrage lorsque l'expérimentation en cours va libérer une créature spongieuse semblant apprécier la chair humaine et animale puisqu'elle va engloutir aussi bien Boskovic que des rats de laboratoire.

BacteriumCette mise en place de l'intrigue restera bien vivante et dynamique pour suivre les différents protagonistes tout en les mettant en péril aussi bien en mettant en avant la dangerosité des militaires postés non loin qui vont ouvrir le feu et blesser Beth ayant tenté une sortie qu'en s'introduisant dans le quartier général des militaires surveillant de près Boskovic et le résultat de ses expériences, au point de dépêcher sur place deux autres scientifiques chargés de mesurer la situation, ceux-ci ne tardant pas à se retrouver eux aussi bloqués à l'intérieur du bâtiment, l'armée craignant une contagion généralisée causée par cette bactérie amatrice de chair humaine.

BacteriumLa seconde partie du métrage restera résolument orientée vers l'action pour suivre les tentatives de fuite du petit groupe tandis que la bactérie gluante va bien entendu s'échapper du laboratoire de Boskovic et se multiplier, orientant l'intrigue vers une conclusion aussi souriante qu'originale dans son traitement humoristique (les décisionnaires jouant à pile ou face pour se décider, par exemple), dans l'argument étonnant avancé pour espérer se débarrasser de la créature qui occasionnera une double séquence finale d'envergure bien réussie malgré la petitesse du budget et dans une mobilisation inattendue décomplexée pour venir délivrer Jiggs et ses amies.

BacteriumBrett Piper fera preuve de sa générosité permanente pour suivre les déboires de ses personnages, laissant la créature dévorer ses victimes pour les réduire à l'état de squelette ou carrément s'attaquer à un hélicoptère, tout en adoptant un ton amusant souvent présent au travers d'un humour bien placé et ne souffrant jamais de la moindre lourdeur pour au contraire devenir même parfois référentiel (un des personnages ne citera-t-il pas le "Blob", inspiration évidente du métrage pour la bactérie, lorsqu'il se retrouvera face à la "chose") et, conscient de son petit budget, jamais il ne se lancera dans des situations surdimensionnés qui auraient été vouées à l'échec.

BacteriumPar contre, tout ne sera pas parfait, certaines séquences souffriront d'une direction artistique de groupe hésitante et venant plomber leur crédibilité (l'attaque finale et ses soldats immobiles ou surjouant lors de leur mort) tandis que l'intrigue globale restera classique et sans réel envergure, réduisant de la sorte considérablement le suspense pour laisser le spectateur anticiper la majorité des situations, notamment au petit jeu de "qui va mourir et qui va survivre" et même se hasarder à des situations peu réalistes (Beth blessée par balle au ventre et qui arrivera quand même à se déplacer bien facilement dans les premiers temps), mais ces petits défauts ne viendront pas entacher l'ambiance bon enfant de l'ensemble et au contraire peaufiner ce côté attachant inhérent aux œuvres de Brett Piper.

BacteriumL'interprétation est cohérente, parfois assez superficielle et manquant de présence à l'écran pour réussir à rendre les personnages attachants, mais sans heureusement tomber dans l'amateurisme. La mise en scène de Brett Piper est adaptée au contexte pour suivre l'action de près, avec une utilisation de la caméra subjective en introduction intéressante sans pour autant que ce procédé ne vienne ensuite investir trop fréquemment l'écran en se mettant à la place de la bactérie que très sporadiquement, parvenant de la sorte à donner un rythme assez constant au métrage malgré quelques petites baisses heureusement de courte durée. Les effets spéciaux sont globalement probants, aussi bien pour visualiser cette créature gluante ne ressemblant à rien de particulier pour justement devenir presque originale que pour les quelques plans sanglants ou horrifiques du film.

Donc, ce Bacterium se suivra aisément pour les amateurs de cinéma-bis à petits budgets grâce à la générosité de son réalisateur toujours partant pour satisfaire son spectateur !

BacteriumLe DVD de zone 1 édité par Shock-O-Rama avancera une image juste parfois quelque peu floue, tandis que la bande-son sera cohérente, avec une partition musicale hélas quelque peu en retrait, le métrage étant ici proposé dans sa version originale anglaise sans aucun sous-titre.
Au niveau des bonus, on pourra suivre un vrai making-of revenant sur le tournage du film au travers d'images et des paroles de l'équipe technique et artistique qui resteront naturelles et certainement pas orientées vers un ton promotionnel ici définitivement absent, laissant ensuite un petit bêtisier souriant et quelques bandes-annonces venir clore ces bonus efficients.

Pour ceux qui voudraient découvrir cette bactérie agressive, le DVD de zone 1 est disponible ici ou !

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