07.04.09

02:00:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Dance of the dead

Petite comédie horrifique sans prétention faisant partie de la collection "Ghost house Underground" aux côtés entre autres de The last house in the woods ou encore Dark floors, ce Dance of the dead ne cherchera jamais à révolutionner le genre pour se contenter de revisiter des situations communes, mais en les adaptant sur un ton dynamique, souriant et traduisant un amour du genre bien heureusement communicatif.
Le script va réveiller les morts d'une petite ville le soir du bal du lycée, laissant seuls quelques loosers en mesure de se défendre et de lutter contre cette invasion de morts-vivants.

Dance of the deadDans sa séquence d'introduction, le métrage va avancer un homme travaillant dans un cimetière et ayant du fil à retordre avec les morts puisqu'il sera par exemple obligé de sectionner la main sortie de terre d'un défunt pour un premier effet de surprise bien classique et déjà prévisible qui reflétera bien l'ensemble du film, tout en mettant également en avant une certaine volonté graphique jamais démentie par la suite, passée l'obligatoire présentation des différents protagonistes qui ici se fera dans un joyeux désordre surfant sur un humour résolument orienté "teenagers".

Dance of the deadEn effet, pour introduire ses protagonistes, l'intrigue va se positionner dans ce lycée et y suivre lors de courtes séquences les personnages bien entendu appelés à devenir le groupe de survivants que nous allons découvrir dans des situations légères et souriantes mais terriblement communes et basiques. C'est ainsi que nous allons entre autre faire la connaissance de Jimmy, un adolescent guère impliqué dans ses études et dans sa relation avec sa petite amie Lindsey, ce qui poussera celle-ci à le délaisser pour le bal du collège prévu le soir même au profit d'un autre chevalier servant plus fringant, tandis que Steven, un autre jeune timide n'arrivera pas à inviter Gwen, une pom-pom girl, au bal, avec pour témoins gênants les trois membres du club de "Science-fiction" local.

Dance of the deadMais grâce à son rythme vif et à son développement succinct, cette mise en situation passera largement sans ennuyer le spectateur avant que le métrage ne parvienne à lâcher ses morts-vivants du cimetière où ils reposaient, tout en s'arrangeant pour que bien sûr quelques uns des protagonistes y soient présents. Cette déferlante offrira d'ailleurs au film ce qui sera certainement sa meilleure séquence, avec toujours un ton très vif et une originalité pour littéralement faire jaillir les morts de terre tranchant avec les habituelles séquences de résurrections lentes ou macabres pour ici préférer une fougue décapante et tonifiante.

Dance of the deadEt si ensuite l'intrigue va quelque peu marquer le pas (l'épisode dans la maison funéraire), ce sera pour mieux rebondir ensuite lors d'un dernier acte donnant son sens au titre en s'installant dans ce bal de lycée où les morts auront une place de choix mais sans jamais tomber dans la parodie trop facile (avec heureusement contrairement à ce que l'on pouvait penser au premier abord une absence salutaire de "danse des morts") pour privilégier l'aspect graphique et même tenter d'installer un petit suspense superficiel (l'intrusion dans le gymnase envahi de morts-vivants), tout en continuant évidemment à dérouler les différentes situations avec cet humour souvent facile mais jamais navrant.

Dance of the deadLe métrage recherchera ostensiblement une identification de la part de son public adolescent visé au travers de ses protagonistes "normaux" ayant des problèmes de scolarité tout en étant par exemple victimes d'une brute épaisse (qui offrira au film son personnage le plus délirant et haut en couleurs, rien que dans sa présentation) et bien entendu confrontés à leurs problèmes de cœur avec les demoiselles de ce lycée typique américain. Mais hélas ce procédé exclura de fait quelque peu les autres spectateurs qui devront se contenter de suivre les péripéties avec un regard extérieur, certes amusé mais bannissant toute implication.

Dance of the deadHeureusement l'intrigue saura se montrer aussi bien référentielle, lors de nombreux clins d'œil aux "classiques" du genre (un des morts-vivants ne criera-t-il pas "Brain" en attaquant comme le faisaient ceux de la franchise Le retour des morts-vivants par exemple, ou encore une mise à mort qui renverra directement au final du Jour des morts-vivants de George A. Romero), qu'innovante avec cette curieuse méthode pour rendre les morts-vivants amorphes ou encore par de petits éléments surprenants (ces deux amoureux morts et revenus à la mort s'auto dévorant littéralement dans un élan affectif sauvage), mais hélas, tout cela restera quand même superficiel et prévisible sur la globalité.

Dance of the deadEn effet, déjà l'origine du retour des morts à la vie demeurera bien évasif (avec juste la présence d'une centrale nucléaire aux abords de la ville), mais surtout les développements de l'intrigue suivront un tracé couru d'avance et même certaines révélations et découvertes sur la véritable personnalité des protagonistes (et notamment celui qui deviendra le chef musclé et armé du groupe) laisseront un sentiment de déjà-vu récurrent qui se répercutera dans l'action même, aussi bien avec ces apparitions "inopinées" des morts-vivants que dans les parades trouvées pour détruire et exterminer les morts qui verseront quand même régulièrement dans un gore plutôt généreux et varié malgré une tendance à pratiquer le hors-champ pour évacuer les passages trop sanglants.

Dance of the deadL'interprétation est juste cohérente, les jeunes acteurs et actrices ayant quand même du mal à faire passer leurs émotions et à paraître complètement crédibles sur la longueur, tandis que la mise en scène du réalisateur est dynamique, très vive pour suivre l'action et insuffler un rythme tonique à l'ensemble du métrage se refusant de s'attarder sur les situations pour toujours rebondir. Les effets spéciaux sont par contre convaincants, pour des effets sanglants qui arriveront lorsqu'ils seront mis en œuvre à se montrer francs et directs pour arracher les bras, couper en deux les morts ou encore leur faire exploser les têtes, tandis que les maquillages des morts-vivants seront eux aussi très graphiques et réussis.

Donc, ce Dance of the dead arrivera à divertir et à faire régulièrement sourire mais se montrera bien trop superficiel pour espérer autre chose, et ce malgré ses quelques bonnes idées !

Dance of the deadLe DVD de zone 1 édité par Lionsgate dans sa collection "Ghost House Underground" avancera une image claire et ne connaissant pas de défaut, même lors des séquences se déroulant dans l'obscurité, tandis que la bande-son sera à l'image du film, dynamique, tonique et largement rythmée, celui-ci étant proposé dans sa version originale anglaise avec des sous-titres optionnels en anglais et en espagnol.
Au niveau des bonus, on pourra suivre quelques scènes coupées ou étendues guère passionnantes (mise à part cette présentation plus longue du voyou du film), un making-of assez exhaustif laissant intervenir les membres de l'équipe du film sur un ton hélas souvent promotionnel, un court métrage valant le détour, ainsi que la bande-annonce du film suivie de celles d'autres titres de l'éditeur.

Pour ceux qui voudraient découvrir cette petite comédie horrifique amusante, le DVD de zone 1 est disponible ici ou !

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