19.03.09

06:25:00, Catégories: Test / Critique  

par Nicore

Dark floors

Faisant partie de la collection "Ghost house underground" aux côtés entre autres de Trackman et de The last house in the woods, ce Dark floors est le film initié par le groupe de métal "Lordi", surtout connu chez nous pour avoir ébranlé le concours Eurovision de la chanson en 2006 en débarquant grimés en monstres pour finalement remporter les suffrages et gagner le concours.
Mais si le film servira de vitrine aux membres du groupe en les présentant dans les rôles de créatures démoniaques, le métrage n'en demeurera pas moins prenant et parfois original dans son concept, tout en connaissant hélas des longueurs et une tendance à répéter ses situations.
Le script va suivre la tentative de fuite d'un père voulant sortir sa fille autiste d'un hôpital où elle est soignée, mais hélas pour lui, une bien étrange panne d'électricité va le bloquer dans un ascenseur en compagnie d'autres personnes. Le courant rétabli, le groupe va découvrir un hôpital déserté de toute vie humaine et seules des créatures malfaisantes apparaîtront pour attaquer.

Dark floorsD'entrée, le métrage va nous présenter son personnage central, Sarah, une jeune fille autiste subissant un scanner sous les yeux des médecins et de Ben, son père qui va franchement devenir inquiet pour la santé de sa fille et la fiabilité de l'hôpital après une défaillance dudit scanner, au moins une fois la nuit tombée de vouloir quitter l'endroit avec sa fille. Rejoint dans un des couloirs par l'infirmière s'occupant de Sarah, Ben va quand même monter dans l'ascenseur devant le mener au rez-de-chaussée en compagnie de celle-ci qui va essayer de le raisonner. Mais une panne de courant va immobiliser l'ascenseur, laissant Ben, Sarah, l'infirmière, un agent de sécurité accompagnant un clochard et un visiteur dans le noir.

Dark floorsPlutôt expéditive, l'entame du film se contentera de rapidement mettre en avant ses différents personnages et surtout cette jeune fille autiste passant son temps à gribouiller des dessins depuis son fauteuil roulant en répétant les même phrases à l'infini et qui donnera bien du souci à Ben, son père ne désirant que le bien-être de sa fille tout en paraissant bien impuissant. C'est ainsi que l'intrigue va sans traîner enfermer ses personnages dans cet ascenseur, ce qui nous laissera vaguement le temps de découvrir les autres protagonistes, par ailleurs plutôt stéréotypés dans les caractères avancés, entre cet agent de sécurité noir qui représentera l'autorité, ce visiteur sûr de lui et surtout individualiste, et bien entendu cette jeune et jolie infirmière qui attirera l'œil de Ben.

Dark floorsEt lorsque le courant va revenir, le métrage va lâcher ces personnages dans un hôpital complètement désert, contrastant avec l'effervescence régnant avant la panne, ce qui va instantanément générer un climat de tension et d'interrogations pesant largement entretenu par des situations jouant avec une certaine réussite sur le suspense de cet environnement improbablement déserté, pour ne laisser filtrer que sporadiquement des événements annonciateurs de la présence maléfique qui seront distillés avec une aisance leur donnant de l'impact, jusqu'à la première apparition d'une des créatures.

Dark floorsEn effet, le métrage va quand même se décider à mettre en scène ces monstres lors d'une séquence probante, pour lancer alors une partie de cache-cache entre le groupe se réduisant à chaque confrontation, tout en exploitant une sorte de faille spatio-temporelle qui va venir se mêler aux rebondissements de façon convaincante pour donner de l'ampleur à une intrigue par ailleurs bien basique et ayant hélas une tendance à répéter ses situations plusieurs fois, finissant presque par lasser quelque peu, surtout qu'une défaillance du rythme viendra plomber en partie l'ambiance savamment installée dans la phase d'exposition.

Dark floorsMais cela n'empêchera pas l'ensemble de se montrer régulièrement inventif, aussi bien pour créer des situations originales (notamment lorsque l'intrigue exploitera son concept de rupture temporelle), que lors des apparitions, physiques ou éthérées, des créatures qui sauront se montrer graphiques et imposants, sans pour autant monopoliser l'écran comme on aurait pu le craindre. Dans ce contexte, il sera quand même dommage que le dernier acte devienne un peu fourre-tout pour avancer des zombies en plus des spectres et des monstres déjà présents sans réelle justification, et ce même si le final sera mélancolique au milieu de sa justification mystique simpliste.

Dark floorsLe métrage pourra, en plus de l'aspect purement graphique de ces créatures, compter sur des décors remarquablement mis en avant par une photographie adaptée pour présenter les couloirs et autres salles de l'hôpital corrompus par le Mal jusqu'à devenir sordides et glauques, tranchant ainsi clairement avec la clarté de l'introduction, sentiment encore renforcé par ces cadavres jonchant le sol de manière aisément macabre ou obstruant carrément un escalier, ce qui offrira à l'ensemble une aura malfaisante remarquable.

Dark floorsPar contre les personnages ne parviendront pas franchement à s'imposer, du fait de leur aspect stéréotypé flagrant, notamment au travers de ce visiteur se moquant ouvertement de ses compagnons et qui prouvera son individualisme de façon ouvertement méchante, tandis que le couple formé par Ben et cette infirmière verra une obligatoire attirance mutuelle naître de manière bien inopportune dans une telle situation, laissant de la sorte seule la frêle Sarah rester bien mystérieuse et ambiguë surtout qu'elle semblera connaître les tenants et les aboutissants de l'inconfortable situation dans laquelle va évoluer les protagonistes.

Dark floorsCes personnages bénéficieront malgré tout d'une interprétation cohérente et sans surjouage autre que les membres du groupe "Lordi" qui joueront les monstres de manière outrancière, tandis que la mise en scène du réalisateur sera plutôt efficace pour créer l'ambiance dans la première partie, mais n'arrivera pas à transformer l'essai en laissant un faux rythme accabler la seconde moitié du film. Les effets spéciaux sont convaincants, aussi bien dans le maquillage des créatures et des morts-vivants, que pour les quelques petits effets sanglants rapides et guère graphiques.

Donc, ce Dark floors parviendra à se montrer parfois efficace et prenant mais souffrira quand même de défauts récurrents réduisant son impact !

Dark floorsLe DVD de zone 1 édité par Lionsgate avancera une image nette et ne connaissant aucun défaut, tandis que la bande-son sera efficace avec une partition musicale adaptée et sachant se montrer discrète pour laisser le suspense s'installer, le métrage étant ici proposé dans sa version anglaise avec des sous-titres anglais et espagnols optionnels.
Au niveau des bonus, on pourra suivre un intéressant reportage sur la première du film qui inclura des interviews des membres de l'équipe du film et une prestation scénique du groupe "Lordi", un petit making-of promotionnel axé sur le personnage de Sarah mais avançant aussi les dessous des maquillages du film, deux clips musicaux de "Lordi", ainsi que la bande-annonce du film accompagnée par celles d'autres titres de l'éditeur.

Pour ceux qui voudraient découvrir cet hôpital gangrené par le Mal et ses créatures démoniaques, le DVD de zone 1 est disponible ici ou !

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