23.04.08

02:00:00, Catégories: Dossier  
Smallville

Pour ma part, la saison 4 de Smallville reste la plus faible - niveau scénario - de toute la franchise. Les créatifs prennent des libertés peu crédibles vis-à-vis du matériau original et nous pondent, en mal d’inspiration une succédanée de Charmed pour introduire, non sans peine, la Forteresse de Solitude. Là où le film magistral de Donner (dont je vous épargnerai la critique sous peine d’être traité de fétichiste à la longue) nous permettait de nous familiariser avec cet endroit si particulier en moins d’une demi heure fantastique (qui mine de rien représente un résumé bienvenu de Smallville) , là ou Lois et Clark abordait à peine le sujet en nous montrant un Kal-El hurlant son désespoir dans un endroit enneigé et perdu au milieu de nulle part suite à la demande en mariage de Lois par Lex, là où, la série animée nous met en place la dite forteresse en moins d’une minute de présentation, il faut ici se taper 22 épisodes plus ou moins inégaux dans leur traitement pour assister à l’arrivée de Clark au pôle Nord (ou Sud,je laisse les détracteurs potentiels se tirer dessus sans moi). Comble d’ironie crispante, il faudra en plus attendre le premier épisode de la saison 5 pour avoir le privilège de voir s’ériger ce monolithe de SFX mal construit, alors que la pluie de météorite finale de cette saison restait particulièrement marquante. Quand on pense à Donner et à ses mates paintings emplis de poésie et d’un charme rétro tellement évocateur du monde de Superman, on ne peut que crier au scandale.
Coup de bol néanmoins, la saison a malgré tout bien marché aux States et la suite des évènements redressera le tir de manière spectaculaire pour aboutir à la brillante sixième saison (la dernière ?).
On s’assoit, on se fait un chocolat chaud et c’est parti pour 22 analyses et résumés , toujours selon le principe critique – résumé – comparaison.
Bonne lecture.

S04E01 - Renaissance

La critique de cet épisode sera assez longue, ce qui reste logique car le premier et le dernier épisode d’une saison sont généralement les plus marquants.

Il est prêt pour accomplir sa terrible (sic) vocation. Clark rentre à Smallville sous l’allure de son alter ego Kal-El (c’est vrai qu’on les différencie sans problème, il suffit de jeter un œil aux œillades maléfiques de Welling pour comprendre le changement opéré. Aussi expressif que les multiples poses de Ben Stiller dans Zoolander ! N’oublions pas bien sûr la finesse de raisonnement des créateurs car quand Clark est méchant ou perturbé ou dopé à la colle, il porte de l’Armani noir (ooooooooooooooooooouaaaaaaaaaaaaaaaaaah !) … mais peut être (suspense insoutenable) que Martha sait comment lui rendre sa personnalité originale. Lois Lane vient enquêter sur le décès supposé de Chloé (elle est bien bonne, jusqu’aux trois secondes de fin, Lois et persuadée que sa cousine est bien morte). (Pour ceux qui prendraient la navette spatiale en route, les résumés en italiques sont simplement une reprise de ceux données dans les coffrets dvd, ce qui explique leur caractère spécieux écrits sous extasie pour exciter l’imagination sabordée des ados en rut et en mal de SFX d’aujourd’hui)

La saison 3 s’achevait sur l’un des meilleurs climax (que celui qui me rappelle celui de la saison 2 se calme, une crise d’adolescence barbiturée à la kryptonite rouge ne peut avoir la même intensité car cette fois, tout échappe au contrôle de nos héros – les Kent – qui prennent tout dans la figure sans pouvoir faire quoique ce soit) de cette série avec un Lionel Luthor plus puissant que jamais bien qu’au fond du gouffre sur fond de musique classique et qui réussissait le tour de force de faire gicler les ¾ du casting en moins de cinq minutes tandis que Clark – Kal-El se décidait contraint et forcé à suivre sa foutue destinée .Notons que ce qui prend une demi-heure dans le film de Donner commence à sentir le renfermé pour Smallville. Il serait temps qu’il se décide à s’y mettre une fois pour toute qu’on puisse enfin avancer.

Pour rappel, Chloé se fait éjecter, Lex se fait un shoot mortel au cognac tandis que Lana s’exile à Paris (ne croyez pas au Père Noël pour autant car elle reviendra avec son double masculin cucu-j’ai un gros secret pas bô dans ma hôte) alors que Clark (pour ne pas faire répétition) se barre dans une dimension parallèle - à poil - car c’est bien connu, Krypton est un bloc de glace et le tourisme se fait en tenue légère. Pa et Ma Kent quant à eux se retrouvent seuls et vont devoir dégoter une excuse pas piquée des vers pour expliquer l’absence de leur bambin parti sans laisser d’adresse (Clark Kent aka Kal-EL – dimension inconnue, cela ne fait pas sérieux). Entre nous, ce n’est pas grave, ils ont l’habitude, le sale gosse leur faisant régulièrement le coup (Métropolis, zone fantôme, forteresse de solitude….).

L’épisode commence par une allusion à peine voilée au(x) Terminator(s) de James Cameron. Tandis que Lois apparaît pour la première fois dans la série, un orage éclate et comme nous sommes à Smallville, il est normal que ce dernier dégénère en phénomène paranormal. Comme il est communément admis que ce bourg est la capitale mondiale des météorites, pourquoi ne pas varier sur les éclairs. De plus, puisqu’il faut de nouveau appâter le chaland, il est normal d’en faire des tonnes pour le retour tant attendu (plusieurs mois normalement pour les fans de TV, trois minutes pour les dvdvores le temps de changer de rondelle) de Kal-El. Ni une , ni deux, on se retrouve avec un montage quasi identique à celui des arrivées du T1000, 800 et consort avec déflagration en sus (les effets spéciaux ayant évolués) , gerbes de flammes concentrées en sphère et héros glabre en intégral. Etant admis qu’il s’agit du bad Clark , celui se comporte comme un cyborg amnésique et rencontre pour la première fois le futur grand amour de sa vie (quoique parti comme c’est là, je suis impatient de savoir comment le scénarii va retomber sur les pattes du comics). Evidemment, ils entament la conversation et Lois emmène le bellâtre à l’hôpital.


Qui dit Superman dit forcément Luthor. On n’hésitera pas à faire une offrande sur les tombes de Siegel et Shuster pour obtenir un jour sur grand ou petit écran un Lex digne de la BD. Pourquoi ne pas faire écrire au passage quelques histoires par Byrne et ses potes ? On peut rêver. Bref, on se retrouve donc en Egypte via l’emploi d’un filtre jaune des plus affreux , sur un site de fouilles archéologiques ou des autochtones locaux se démène pour trouver quelque chose à mettre sous la dent de leur patron. Les parallèles cinématographiques sont évidents. On pensera de prime abord à La Momie des années 30 avec une équipe d’occidentaux en retrait tandis que les habitants du coin en mal d’argent creusent à tout va jusqu’à trouver un truc à se mettre sous la cloche. Passerelle facile dès qu’il s’agit de fouilles égyptiennes puisqu’on peut aussi citer de multiples épisodes de Sydney Fox l’aventurière (vous savez ,la série qui fonctionne sur le canevas suivant : salle de cours, trésor à trouver , voyage exotique, Nigel qui se travesti sous l’œil amusé de Tia Carrere, un piège I-N-E-V-I-T-A-B-L-E suivi d’un passage secret pour s’en sortir, trois coups de poings sur l’evil pignouf du jour et retour à l’université avec une blague vaseuse à la standardiste qui ne pige rien d’autre que les fringues…) ou bien encore un tvfilm récent avec Casper Van Dien qui s’acharne à retrouver 4 morceaux d’une tablette mythique donnant accès au mal absolu , Seth.
Transition aisée pour amorcer l’arrivée de la première des trois pierres (comme quoi, les influences sont cycliques) qui vont nous occuper pendant 22 épisodes et après lesquelles les Luthor , père en tête, ont consacré des sommes folles pour mettre la main dessus . Logique que nous pauvres spectateurs ne l’apprenions que maintenant. Mais on ne vous dira pas tout de suite.

On se retrouve ensuite au Smallville Medical Center (SMC) avec Lois qui ne sait quoi faire de Clark jusqu’à l’arrivée de Martha qui , le hasard faisant bien les choses ,veille son mari qui est condamné par les médecins alors qu’elle, vaillante, croit dur comme fer qu’il va s’en sortir . La série se recycle elle-même puisque la situation inverse a eu lieu deux saisons plus tôt avec Martha cliniquement morte sauvée par le vaisseau de Clark. De toutes façons, dans tout soap qui se respecte (j’insiste sur soap car comment qualifier autrement la relation entre Lana et Clark ?) , tout le monde passe par la case coma, hôpital ,prison et Smallville ne déroge pas à la règle, faites le calcul, vous verrez bien si je me trompe.

Martha donc, sortant dans le couloir, réussi à reconnaître Clark, à le récupérer en tenue d’Adam, à bazarder Lois hors de l’ascenseur tout en ne remplissant aucun papier.
Incohérence suprême avec Clark au passage, car depuis 3 saisons maintenant, le boy scout a passé le plus clair de son temps à amener tous les loqueteux et mal en point du coin dans cette fichue clinique, il est présent sur tous les rapports de police (on nous le rappelle assez tout au long de la série) et bien évidemment, pas un médecin, pas un interne ne parvient à savoir qui est ce mystérieux Adam ? D’accord, il ne porte pas sa sempiternelle chemise à carreaux mais quand même !!!
On file ensuite en vrac à Paris où Lana semble fricoter avec l’ex de Dark Angel code barre en moins tout en filant vers une cathédrale pour faire un frottage d’une tombe obscure. Bien sûr, elle est toujours trop tarte pour remarquer la ressemblance entre la gravure et elle ainsi qu’entre le blason du bouclier et les symboles de la grotte. Une fusion psychique plus tard, retour dans l’avion de Lex. Celui-ci a droit à une transfusion intégrale car son sang est contaminé grâce à son père. On se dit alors que ce point de détail va être assez intéressant pour lancer de multiples arcs scénaristiques.
Peau de zob. On aura droit à tout ce bataclan médical uniquement dans cet épisode. Par la suite, Lex est tout à fait normal et pas une allusion ne filtrera sur sa guérison miracle. Je risquerai une référence à Captain America qui connaît des problèmes similaires de nombreuses fois dans sa carrière via son sérum de super soldat.
Une turbulence bienvenue permet la mise à jour du premier artefact, entraînant une note suraiguë (qui sera en fait un identifiant de la famille El, comme on découvrira dans l’épisode de la saison 6 avec Bow Wow) qui

va réveiller le côté noir de Clark qui jusque là était en stand-by. Un décollage calqué sur Matrix qui lui-même faisait référence à Superman dans la fameuse trilogie et c’est parti pour le premier vol du futur meilleur représentant du Spandex. La scène en soi est assez bonne (surtout pour une série TV), prémices du sauvetage aérien de Superman Returns de Singer mais n’enlève en rien le manque de cohérence d’un Lex qui trente secondes avant était en état de choc et qui maintenant, récupère à vitesse grand V pour se hisser au niveau du trou laissé dans le mur pour voir qui est le voleur alors que l’avion est dépressurisé. Mouaip…

S’en suit un caméo de Bridgette Crosby (Margott Kidder bien défraîchie, l’étincelle de la Lois Lane quasi originale ayant disparue) qui comme par hasard remplace le Dr Swann (Reeve ayant disparu entre temps)et fourni une kryptonite inédite à Martha. Elle lui explique of course son utilité alors que jusqu’à maintenant, on ignorait son existence.
Là-dessus, précisons deux ou trois choses. L’existence d’une kryptonite noire n’est pas un problème en soi. Tout fan sait pertinemment qu’il en existe une version dorée qui transforme tout kryptonien en être humain normal (bien que Donner et Lester n’aient pas souhaités s’en servir pour les différentes versions de Superman II) et une autre qui permettra à Batman d’obtenir pour un temps les pouvoirs de Superman (avec risque mortel à la clé). On passera sur les versions bleues, blanches….
La rouge et la verte sont les plus connues avec des effets constants quelques soient les versions (la verte) ou aléatoires (la rouge qui rend au choix Superman indifférent à tout ou qui lui donne des pouvoirs exacerbés (Lois et Clark) ou bien qui le rend monstrueusement fanfaron et égocentrique (Smallville). Pour mémoire, citons aussi la verte améliorée employée par Pryor dans Superman III et qui a les mêmes effets que la rouge dans Lois et Clark).
Ce qui me gène ici, c’est qu’on sort celle-ci de nulle part et qu’on sait d’office qu’elle est son utilité. Lorsque le prof Fine (Brainiac) aura recours à une version argentée, on saura au moins de quoi il retourne. Ici, nada. Et on ne la reverra plus (l’épisode sur le double Lex prend une tournure différente, malgré une roche noire elle aussi).
Kal El file vers la grotte ; met à jour une nouvelle section dissimulée par une lézarde large comme une paume de main et dépose le premier cristal. En sortant, il se retrouve face à Martha qui lui tend la pierre noire. Résultat : le bad Clark déchire sa chemise, laissant un individu torse-nu pour exprimer la transition entre les deux côtés de la personnalité et cède la place au good (et falot) Clark qui du même coup permet la guérison miracle de son père.
Clark Kent récupère sa mémoire terrienne et tout rentre dans l’ordre.
Viens alors un scène à l’incohérence grotesque : Clark se recueille sur la tombe de Chloé, rejoint par Lois qui accepte le fait qu’un gus venu du ciel à poil et se comportant comme un parfait cyborg soit maintenant tout à fait humain.
Révélation finale sur le cercueil vide et fin de l’épisode.

Note : 8/10 pour la scène de vol tant attendue - 6/10 pour tout le reste car il est difficile de maintenir la tension instaurée par le final de la saison 3.

Références cinématographiques : La Momie, Matrix, Le cinquième élément, Terminator et dans une moindre mesure Le silence des agneaux avec Lionel possédant de nombreuses réponses.

Reférences comics : Captain America, Superman
Influences DC : pour Superman Returns

Permalink 2621 mots par ivenpast Email , 582 vues • Réagir

Commentaires, Pingbacks:

Cet article n'a pas de Commentaires/Pingbacks pour le moment...

Laisser un commentaire:

Votre adresse email ne sera pas affichée sur ce site.
Votre URL sera affichée.

Balises XHTML autorisées: <p, ul, ol, li, dl, dt, dd, address, blockquote, ins, del, span, bdo, br, em, strong, dfn, code, samp, kdb, var, cite, abbr, acronym, q, sub, sup, tt, i, b, big, small>
(Les retours à la ligne deviennent des <br />)
(Sauver le nom, l'email et l'url dans des cookies.)
(Autoriser les utilisateurs à vous contacter par un formulaire de message (votre adresse email ne sera PAS révellée.))
This is a captcha-picture. It is used to prevent mass-access by robots.

S.V.P entrer les caractères présents dans l'image ci dessus (casse non sensitive)

Article précédent: Critique DVD Zone 1 : The burningArticle suivant: Critique DVD Zone 0 : August underground's penance

Mai 2012
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      

Le Blog des DVDpasChériens

Les dvdpascheriens ayant la fibre journalistique peuvent participer à ce blog. Sur le thème des DVD, de la HD et de la vente en ligne. On y trouve des critiques, des dossiers, des articles sur les nouveautés ...

Rechercher

Qui est en ligne?

  • Visiteurs: 17

powered by
b2evolution